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Le bouddha vivant par H. J. Magog

Fiche de Le bouddha vivant

Titre : Le bouddha vivant
Auteur : H. J. Magog
Date de parution : 1952
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande

Première page de Le bouddha vivant

« Emportant son lot de touristes qui, dans sa nacelle, faisait le tour du monde, le dirigeable Paris passait au-dessus du mystérieux Thibet, dont les cimes neigeuses défilaient, en arrière-plan, à travers les baies vitrées de l’aérienne salle à manger.

Les passagers, curieux, intrigués, se pressaient contre les vitres, pour contempler le spectacle.

Sous le dirigeable, le relief du sol réduit à de simples taches de couleur, de larges vallées fleuries de rhododendrons, devaient monter, entre les hautes falaises, vers quelque lac de montagne ; un limpide ruisseau s’étirait sur un lit de pierres gris-mauves. Ou peut-être passait-on au-dessus d’un de ces monastères thébaïdes, dont les maisonnettes blanches et basses se pressent autour des temples battus par les vents.

On survolait le Thibet. Cela valait quelque curiosité. »

Extrait de : H.J Magog. « Le Bouddha vivant. »

La veillée d’armes de Don Quichotte par H. J. Magog

Fiche de La veillée d’armes de Don Quichotte

Titre : La veillée d’armes de Don Quichotte
Auteur : H. J. Magog
Date de parution : 1906
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande

Première page de La veillée d’armes de Don Quichotte

« L’HÔTE seul, au milieu de la salle

Voici la fin du jour…

(Retournant ses poches vides)

et voici tout mon gain !
Est-ce là ton pouvoir, ô Dieu ? Qu’il est mesquin !
Ton serviteur pourtant, aux heures d’infortune,
Toujours s’adresse à toi. La présente en est une.
Tire-m’en, doux Seigneur ! fais frapper à mon huis
Quelque bon ventre-creux, de bourse pleine… et puis,
Que sa panse s’emplisse aux dépens de sa bourse !
Il sera plus dispos pour achever sa course !…
Je t’invoque !

(Bruit à gauche. On frappe)

L’HÔTE courant à la porte

Sitôt combles-tu mon espoir ?
Ah ! je te bénirai dans mes loisirs…

(Il ouvre. Entrent deux bacheliers de pauvre mine) »

Extrait de : H.J Magog. « La Veillée d’armes de Don Quichotte. »

L’énigme de la malle rouge par H. J. Magog

Fiche de L’énigme de la malle rouge

Titre : L’énigme de la malle rouge
Auteur : H. J. Magog
Date de parution : 1929
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande

Première page de L’énigme de la malle rouge

« Je venais tout juste de rentrer chez moi, quand on frappa à ma porte deux coups discrets.

— Entrez ! criai-je, ainsi que j’avais coutume de le faire.

La porte s’entre-bâilla aussitôt et laissa paraître une silhouette placide de bureaucrate, tandis qu’une voix déférente demandait :

— M. Wellgone ?

— C’est ici, répondis-je avec assurance.

En réalité, j’affirmais une chose inexacte, et le souci de la vérité aurait dû me faire déclarer :

— M. Wellgone habite à côté et il est absent. Mais, moi Antonin Bonassou, son voisin de palier, je me suis chargé de répondre à ses visiteurs. Et c’est pourquoi vous avez trouvé sa carte sur ma porte.

Mais cela faisait bien des explications et je trouvais plus simple – plus agréable aussi pour mon amour-propre – de répondre tout bonnement :

— C’est ici. »

Extrait de : H.J Magog. « L’Énigme de la malle rouge. »

L’île tombée du ciel par H. J. Magog

Fiche de L’île tombée du ciel

Titre : L’île tombée du ciel
Auteur : H. J. Magog
Date de parution : 1923
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande

Première page de L’île tombée du ciel

« C’était cependant un beau jour. Un clair soleil printanier brillait très haut dans le ciel, d’une pureté merveilleuse ; et les rares flocons blancs qu’on apercevait demeuraient immobiles, suspendus dans l’espace comme par d’invisibles fils.

Mais la foule, qui emplissait les rues et les avenues de tourbillons capricieux, était muette et sinistre. Elle allait sans but, piétinant parfois sur place, désemparée. L’angoisse convulsait les visages. Instinctivement, les têtes se relevaient sans cesse, interrogeant le ciel, comme si son azur eût renfermé quelque menace. Et c’était terrifiant et bizarre de voir frissonner tant de gens sous ce firmament ensoleillé.

Aux environs de l’Observatoire, dans l’avenue, le Luxembourg et le boulevard Saint-Michel, la foule se pressait davantage. Contre les grilles et dans les deux tronçons de la rue Cassini, ses vagues s’écrasaient ; une sourde rumeur courait au-dessus des têtes anxieuses, toutes tendues dans la même direction. Une feuille de papier, collée à l’angle de la loge du concierge, était le but de tant de regards. Les plus proches la déchiffraient et, de bouche en bouche, on se passait les nouvelles. »

Extrait de : H.J Magog. « L’Île tombée du ciel. »

L’homme qui devint gorille… par H. J. Magog

Fiche de L’homme qui devint gorille…

Titre : L’homme qui devint gorille…
Auteur : H. J. Magog
Date de parution : 1930
Editeur : Ebooks libres et gratuits

Première page de L’homme qui devint gorille…

« C’était très loin, très loin, tout au sud de Paris, dans un de ces quartiers inachevés, blancs de maisons neuves où, parce que le bruit cesse tout à coup, il semble que la vie soit aussi interrompue.

En bordure du parc Montsouris, la rue – un embryon de rue, encore béante comme une blessure – s’ouvrait, anonyme, et point terminée. La chaussée, crevassée d’ornières et poudrée encore de traînées de plâtre, ressemblait à un chemin de traverse, en pleine campagne. Elle se terminait en cul-de-sac, barrée par des pans de murs galeux et déchiquetés, qui avaient l’air d’implorer la pioche des démolisseurs. Surgis çà et là, à intervalles inégaux, trois hauts immeubles se dressaient comme des dents fausses et trop fraîchement émaillées, piquées sur un râtelier dégarni. Tout au fond, un quatrième, bas et massif, semblait une molaire. Un jour, indécis et finissant enfonçait entre les bâtisses des tampons de ouate sale. »

Extrait de : H.J Magog. « L’Homme qui devint gorille. »

La main criminelle par H. J. Magog

Fiche de La main criminelle

Titre : La main criminelle (Tome 2 sur 2 – L’enfant des halles)
Auteur : H. J. Magog
Date de parution : 1926
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande

Première page de La main criminelle

« Tandis que l’auto l’emportait, après un dernier geste d’adieu adressé à Jean, Renée avait éclaté en sanglots.

— Elle le garde… Elle me le prend, au moment où il allait peut-être m’aimer ! gémit-elle.

Les souvenirs mêlés – mêlés d’espoir et de découragement, de brusques joies et de désolation, de douceur et d’amertume – qu’elle emportait de cette soirée mouvementée la laissaient effondrée, à cette heure où elle se retrouvait seule.

Jusqu’au dernier instant, elle avait pu croire que la tendresse – l’amour un instant pressenti dans le regard et la voix de Jean Belmont – l’emporterait et triompherait des ruses d’une coquette.

Au cours de cette soirée, pour elle si émouvante en ses alternatives diverses, elle s’imaginait avoir joué sa vie – son amour. »

Extrait de : H.J Magog. « L’Enfant des halles (tome 2) La Main criminelle. »

Le môme Berlingot par H. J. Magog

Fiche de Le môme Berlingot

Titre : Le môme Berlingot (Tome 1 sur 2 – L’enfant des halles)
Auteur : H. J. Magog
Date de parution : 1926
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande

Première page de Le môme Berlingot

« — Chienne de vie !…

Cette apostrophe mâchonnée avec colère par un miséreux, sous les pieds duquel roulaient les cailloux du petit chemin en pente, était amplement justifiée par son aspect de hère piteux, aux chaussures éculées et aux vêtements rapiécés et sales.

Ce ne pouvait être qu’un de ces vagabonds, dont les silhouettes ne retiennent pas les regards indifférents, parce qu’à force de marcher dans la poussière des routes ils ont fini par en prendre la couleur et qu’ils s’en détachent à peine.

— Chienne de vie ! répétait-il.

Et sa voix exprimait cette rancune et cette révolte, nées de la conviction d’une injustice du sort – nées aussi d’une conscience d’être supérieur à ce destin.

Sans âge – la fatigue et la saleté vieillissent – sous sa livrée de poussière, il demeurait confusément à la limite où se rejoignent la jeunesse finissante et la maturité commençante. »

Extrait de : H.J Magog. « L’Enfant des Halles (tome 1) Le môme Berlingot. »

Une histoire de revenants par Paul Féval

Fiche de Une histoire de revenants

Titre : Une histoire de revenants
Auteur : Paul Féval père
Date de parution : 1881
Editeur : Feedbooks

Première page de Une histoire de revenants

« La vieille église se cachait dans un pli du vallon ; le clocher montrait son coq de cuivre, incliné sur sa tige, que le temps avait faussée, au-dessus d’un groupe de chênes ébranchés, ressemblant de loin à des géants difformes.

C’était un carrefour de la Grand-Lande, entre Redon et Malestroit, au pays de Bretagne. Il y avait là une table de pierre couchée sur trois supports inégaux. L’ajonc épineux, les genêts et la haute fougère formaient comme une haie autour de ce monument druidique que jamais paysan du bourg d’Orlan n’avait osé toucher du pied ni du doigt : on l’appelait la Pierre-des-Païens.

On disait que, sous cette table de granit, se creusait un trou de forme ovale, caché par les ronces, et que ce trou donnait accès dans une caverne qui rejoignait les souterrains
du manoir de Treguern.

On disait cela ; mais personne n’y avait été voir, car la ceinture de fougère, de genêts et d’ajoncs était intacte et ne présentait pas d’ouverture apparente pouvant livrer passage à un lapin. »

Extrait de : P. Féval. « Une Histoire de revenants. »

Quatre femmes et un homme par Paul Féval

Fiche de Quatre femmes et un homme

Titre : Quatre femmes et un homme
Auteur : Paul Féval père
Date de parution : 1862
Editeur : Feedbooks

Première page de Quatre femmes et un homme

« Nous sommes une dynastie de commerçants sérieux. Ce mot, dans le langage des marchands de Paris, a une acception austère et presque solennelle. Le commerce sérieux est celui qui ne joue pas et opère constamment sur des bases certaines. Ces bases certaines manquent parfois ; car les meilleurs ponts peuvent crouler, et les négociants sérieux font la culbute. Ils passent alors à l’état de faillis sérieux. Leur naufrage entraîne presque toujours d’obscures et lugubres catastrophes, précisément parce que la confiance inspirée était générale et robuste. Le contre-coup se fait sentir la plupart du temps jusqu’aux couches sociales où le besoin est une règle. Mais il n’est pas rare de voir l’estime publique s’obstiner ; on pourrait même dire que la perte complète de la considération personnelle est ici l’exception. Si le commerçant sérieux ne s’est pas rendu coupable du crime de luxe, si les cachemires de sa femme n’ont pas blessé la vue de mesdames les négociantes aux jours de la prospérité, on lui jette volontiers la corde de sauvetage. Il a des parents nombreux et bien posés ; car ce monde est à part, et forme une sorte de tribu dans la grande ville. »

Extrait de : P. Féval. « Quatre femmes et un homme. »

Oeuvres par Paul Féval

Fiche de Oeuvres

Titre : Oeuvres
Auteur : Paul Féval père
Date de parution : 2015
Editeur : LCI-ebooks

Sommaire de Oeuvres

  • Contes de Bretagne
  • Le médecin bleu
  • Le loup blanc
  • Les fanfarons du roi
  • Les mystères de Londres
  • Les contes de nos pères
  • La quittance de minuit
  • Le fils du diable
  • Les belles-de-nuit ou les anges de la famille
  • La fée des grèves
  • La reine des épées
  • Le livre des mystères
  • La louve
  • Valentine de Rohan
  • Madame Gil Blas
  • Les compagnons du silence
  • Le bossu
  • Les errants de nuit
  • La fabrique de mariages
  • Le roi des gueux
  • La maison de Pilate
  • Quatre femmes et un homme
  • Le chevalier ténèbre
  • Le carnaval des enfants
  • Jean Diable
  • Les habits noirs
  • Annette Laïs
  • La fille du juif-errant
  • La vampire
  • Coeur d’acier
  • La fabrique de crimes
  • L’avaleur de sabres
  • La rue de Jérusalem
  • Le secret des habits noirs
  • Le cavalier fortune
  • Les compagnons du trésor
  • Le dernier vivant
  • La ville-vampire
  • La bande Cadet
  • Le dernier chevalier