Étiquette : Milady
Qui regarde la montagne au loin par Pierre Pelot

Fiche de Qui regarde la montagne au loin
Titre : Qui regarde la montagne au loin (Tome 1 sur 5 – Sous le vent du monde)
Auteur : Pierre Pelot
Date de parution : 1997
Editeur : Milady
Première page de Qui regarde la montagne au loin
« De sa langue bleue paresseuse, la nuit léchait les hautes herbes et les feuilles acérées des arbres. De loin en loin, montaient l’appel d’une bête, le cri saccadé d’une autre, déchirant les mailles lâches du lacis tressé par les gloussements d’oiseaux qui glissaient et rebondissaient dans les branches.
Elle écoutait la nuit proche.
Parfois, cela faisait comme un bruit de pierre râpant la première peau d’une branche, quand on la pèle. Ce n’était pas un bruit unique et répété, mais plusieurs, tantôt ici, tantôt là, qui montaient du chuchotis caressant.
Un peu après que le jour d’avant se fut éteint avec la plongée sous terre de la boule de lumière rouge, le petit souffle d’air s’était levé ; il semblait sortir de chacune des tiges d’herbes qui s’agitaient pour le retenir ou l’attraper, empêcher sa course invisible ; les feuilles et les épines des plus petites branches, entre ciel et terre, faisaient de même. »
Extrait de : P. Pelot. « Qui regarde la montagne au loin – Sous le vent du monde. »
Les pirates du Graal par Pierre Pelot

Fiche de Les pirates du Graal
Titre : Les pirates du Graal (Tome 2sur 2 – Matthieu Garden)
Auteur : Pierre Pelot
Date de parution : 1998
Editeur : Milady
Première page de Les pirates du Graal
« Cinq jours avant Noël et la température extérieure, sur Paris, avoisinait les 25 °C. Sur toutes les chaînes de télé, les hérauts de la météo en bégayaient, répétant qu’on n’avait pas vu l’équivalent depuis plus d’un siècle. « Et pour cause, connard ! » ne pouvait s’empêcher de penser Nadia à chaque fois que lui parvenait à l’oreille l’annonce ressassée de l’événement, après que James, au journal, eut lancé une première fois l’apostrophe à l’adresse d’un quelconque Gillopétré ébahi en gros plan sur l’écran de la vieille télé, au fond de la salle de rédac.
Dans les rues, c’étaient moiteurs et transpirations, entassements d’affalés aux terrasses. »
Extrait de : P. Pelot. « Les Pirates du Graal – Matthieu Garden. »
Le chant de l’homme mort par Pierre Pelot

Fiche de Le chant de l’homme mort
Titre : Le chant de l’homme mort (Tome 1 sur 2 – Matthieu Garden)
Auteur : Pierre Pelot
Date de parution : 1995
Editeur : Milady
Première page de Le chant de l’homme mort
« Il se versa une autre tequila. Le remous de liquide enveloppa la rondelle de citron, au fond du verre. Tequila gold. Combien déjà ? Sans doute un peu trop. Matt répondit, d’un sourire, à celui de Cat-Cathy, qui passait. Il alla reposer la bouteille sur la table.
— Tu fais le plein ? demanda le nouveau copain de Cat-Cathy. Vous en avez prévu, dans les rations alimentaires de survie ?
— Naturellement, dit Matt. Et des citrons verts lyophilisés pré-salés. Le must.
Le type s’appelait Lido – et non pas Ludo, il le précisait chaque fois qu’il se présentait –, genre chemise blanche-cravate en toutes occasions, le cheveu savamment flou, le bagou haut placé, œil de velours à la demande, mâchoire volontaire, sourire superman : un connard. »
Extrait de : P. Pelot. « Le Chant de l’homme mort – Matthieu Garden. »
La marche des bannis par Pierre Pelot

Fiche de La marche des bannis
Titre : La marche des bannis (Tome 9 sur 22 – Dylan Stark)
Auteur : Pierre Pelot
Date de parution : 1968
Editeur : Milady
Première page de La marche des bannis
« Il était assis dans les caillasses, absolument immobile, enroulé dans sa couverture pelée, grise comme la roche.
Les jours précédents, les dieux avaient lavé le ciel : dernière toilette avant bien longtemps.
La terre, toute fendillée, crevassée comme une peau de vieillard, buvait l’onde bien vite. L’eau coulait en rus éphémères le long des pentes, comme une sueur. Sans trouver le temps de s’alanguir en flaques. La terre avait grand soif.
Pourtant, les terres étaient encore craquantes, et la course d’une bande de coyotes, quelques minutes après l’averse, élevait un long sillage pulvérulent. Mais elles avaient bu. Alors, on vit pointer le nez des herbes, tendres, fragiles, visiteuses inquiètes et paisibles dans un pays où la poussière et l’air sec tuaient comme la peste. »
Extrait de : P. Pelot. « Dylan Stark – La Marche des bannis. »
Némésis par Shaun Hutson

Fiche de Némésis
Titre : Némésis
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : J. Guiod
Date de parution : 1989
Editeur : Milady
Première page de Némésis
« Ça se rapprochait.
Pas de doute là-dessus.
Le grondement qui emplissait le couloir souterrain semblait émaner de chaque brique, pour grossir à son contact comme un orage qui s’annonce.
George Lawrenson savait que le tunnel dans lequel il courait se trouvait à plus de vingt mètres sous le pavé de Whitehall, malgré tout, chaque secousse l’ébranlait. De temps en temps, de la poussière se décollait du plafond, de minuscules morceaux de plâtre délogés par le tremblement incessant se détachaient, pour tomber comme de la neige solide. Sans cesser de marcher, Lawrenson épousseta sa veste et releva la tête quand les ampoules vacillèrent.
Sous terre, il y avait de la lumière. En surface, c’était le noir.
Cet étrange renversement des rôles, ce bouleversement de la normalité que chacun connaissait depuis plusieurs semaines, trouvait ici sa parfaite illustration, songea Lawrenson. Là où devraient régner les ténèbres resplendissait la lumière. Là où les réverbères auraient dû illuminer les rues, ce n’était qu’obscurité.
Les seules lueurs en surface étaient celles des flammes.
Des bombes incendiaires lâchées par la Luftwaffe, des maisons et des usines ravagées par le feu. »
Extrait de : S. Hutson. « Némésis. »
La cave par R. Laymon

Fiche de La cave
Titre : La cave (Tome 1 sur 4 – Beast House Chronicles)
Auteur : R. Laymon
Traduction : L. Lenoir
Date de parution : 1980
Editeur : Milady
Première page de La cave
« Jenson agrippa le micro de la radio. Il eut un instant d’hésitation avant de presser le bouton. Levant de nouveau les yeux vers la fenêtre à l’étage de la vieille maison victorienne de l’autre côté de la rue, il ne vit que le reflet de la lune sur la vitre. Il laissa retomber le micro sur ses cuisses.
Soudain, un pinceau de lumière illumina l’intérieur de la maison.
Il remit le micro devant ses lèvres, et appuya sur le bouton :
— Jenson à contrôle.
— Contrôle à Jenson, à vous.
— Il y a un rôdeur dans la Maison de la Bête. »
Extrait de : R. Laymon. « La cave – Beast House Chronicles. »
Le dieu de lumière par J.-P. Andrevon

Fiche de Le dieu de lumière
Titre : Le dieu de lumière
Auteur : J.-P. Andrevon
Date de parution : 1973
Editeur : Milady
Première page de Le dieu de lumière
« La porte se referma avec un claquement sec autant que définitif. Patrick Bensousan, qui avait franchi le sas le dernier, se retourna pour tâter du plat de la main la surface lisse du métal.
— Cette fois, ça y est, lâcha-t-il sans enthousiasme excessif.
Ses trois compagnons se retournèrent vers lui. Sous leur scaphandre boudiné, leur silhouette disparaissait et ce n’était plus qu’un groupe de Bibendum qui faisait face à Patrick — au commandant Patrick. Carol fut la première à parler. Sa voix incisive était un peu voilée, non par l’émotion, songea Patrick, mais simplement par l’épaisseur de métal, de verre et de kevlon qui murait sa bouche.
— On dirait que le commandant regrette déjà son voyage, fit-elle avec une moue visible à travers »
Extrait de : J.-P. Andrevon. « Le Dieu de lumière. »
Le vol du serpent à M. Jeury

Fiche de Le vol du serpent
Titre : Le vol du serpent (Tome 2 sur 3 – Les colmateurs)
Auteur : M. Jeury
Date de parution : 1982
Editeur : Milady
Première page de Le vol du serpent
« Le chef de division Herb Drake regardait d’un air indigné Ulysse Rakkar, l’irascible ingénieur planétaire de la Maintenance.
— L’opération de colmatage Assar-Hydrus est donc annulée ?
— Exactement !
— Mais c’est… c’est du sabotage ! Il y a au moins dix brèches. On circule entre ces deux Terres comme du port à la mer !
Ulysse Rakkar ricana longuement.
— Beaucoup mieux que ça. Il n’y a pas besoin de prendre le bateau !
— Je peux demander pourquoi, Ulysse ?
— Pourquoi il n’y a pas besoin de prendre le bateau ?
— Mais non. Pourquoi on ne colmate pas.
— Eh bien, ces foutues brèches sont là depuis des années. Elles attendront quelques années de plus ! »
Extrait de : M. Jeury. « Les Colmateurs – Le Vol du serpent. »
Cette Terre par M. Jeury

Fiche de Cette Terre
Titre : Cette Terre (Tome 1 sur 3 – Les colmateurs)
Auteur : M. Jeury
Date de parution : 1981
Editeur : Milady
Première page de Cette Terre
« — Un jour, je t’emmènerai sur la Terre de Joe, petit ! disait-il au jeune Rob qui n’avait guère plus de cinq ans.
Son prénom était George, et beaucoup de gens, dont Paul Seidon, le père de Rob, l’appelaient « Jo » ou « Joe ». Rob comprenait donc : « Je t’emmènerai dans mon pays… » Il fallut quelques années supplémentaires à Rob pour soupçonner que le pays de George Chavalange était vraiment une autre Terre. Et aussi qu’il y avait dans le cosmos beaucoup de Terres différentes – des Terres où l’Empire britannique n’existait pas, où la France avait toujours été libre et indépendante, et toutes les variations historiques ou géographiques qu’on pouvait imaginer, et toutes celles qu’on ne pouvait même pas imaginer quand on était un jeune villageois de Falborough, dans le Comté de Trois-Rivières.
À cinq ans, il s’était amusé à transformer le nom de son ami. C’était trop naturel, trop tentant. Chavalange était devenu Chevalange, Cheval-Ange, pour toujours et à jamais. »
Extrait de : M. Jeury. « Les Colmateurs – Cette Terre. »
La moisson du temps par A. Reynolds

Fiche de La moisson du temps
Titre : La moisson du temps (Dr Who)
Auteur : A. Reynolds
Date de parution : 2013
Traduction : M. Durand
Editeur : Milady
Première page de La moisson du temps
« La pire machine de l’univers se présentait sous la forme d’une boîte d’un gris marbré, pas plus grande qu’un cercueil ou une malle. La base était plus large et plus longue que le couvercle, imposant une légère inclinaison aux côtés. Trois des quatre parois étaient neutres, simplement décorées des entrelacs du marbre. Au bout du quatrième se trouvait une console inclinée, avec sur le dessus une matrice carrée de commandes blanches, dont chacune était estampée d’un symbole noir issu d’un alphabet extraterrestre. Cent soixante-neuf commandes, cent soixante-neuf symboles, et le peuple de la Reine Rouge en comprenait environ soixante-quinze. Le reste tenait en échec leurs meilleurs scientifiques depuis des siècles.
Aux yeux de la Reine Rouge, cette machine était fondamentalement malveillante. Si le terme « maléfique » ne devait s’appliquer qu’à une seule chose, ce serait à cette machine. Et pourtant elle ne pouvait se permettre de négliger son pouvoir de transformation. »
Extrait de : A. Reynolds. « Dr Who – La Moisson du Temps. »