Étiquette : Opta
Soleil mort Kesrith par C. J. Cherryh
Fiche de Soleil mort Kesrith
Titre : Soleil mort Kesrith (Tome 1 sur 3 – Les guerres Mri)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de parution : 1978
Traduction : R. Lathière
Editeur : Opta
Première page de Soleil mort Kesrith
« Nées du soleil, du vent qui gronde,
Que sont les Kath ?
Source de joie, mères fécondes,
Voici les Kath.
Ils jouaient au shon’ai – le Jeu du Passage – réunis dans le clair-obscur de la grande salle, dans la Tour des Kel, neuf hommes et une femme en robes noires, faisant cercle. Tous guerriers, ils ne jouaient pas comme les petits, avec deux pierres. Eux, ils lançaient les as’ei, les lames qui tournoyaient, qui pouvaient blesser ou tuer. Chaque fois qu’un claquement de doigts marquait le temps fort, les as’ei fendaient l’air à hauteur de poitrine, mais d’autres mains happaient prestement les lames et les tenaient brandies jusqu’au prochain temps fort.
Nés du feu, nés d’astres lointains,
Que sont les Kel ?
Jongleurs d’épées et de quatrains,
Voici les Kel.
Ils jouaient d’ailleurs sans prononcer le moindre mot. Ils suivaient simplement le rythme des doigts, la brève trajectoire des lames, communion de la chair et du métal. En eux, le Jeu signifiait plus que l’acte, plus que la naïveté des strophes. Ils l’appelaient : le Jeu du Peuple. »
Extrait de : C. J. Cherryh. « Les guerres Mri – Kesrith. »
Les oubliés de Gehenna par C. J. Cherryh
Fiche de Les oubliés de Gehenna
Titre : Les oubliés de Gehenna (Tome 2 sur 3 – L’ère du rapprochement)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de parution : 1983
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta
Première page de Les oubliés de Gehenna
« DÉPART
H – 190 heures.
Message du Ministère de la Défense de l’Union
au US Venture,
Station de Cyteen.
ORIG : CYTQG/MINDEF/CODE111A/USVENTURE
DEST : Mary Engles, capt. US VENTURE
Ci-joint enveloppes codées ; instructions de navigation à l’intérieur. US CAPABLE et US SWIFT feront partie du convoi. Code de la mission : WISE. Citoyens embarqueront sur liste non-citoyens identifiables par absence de tatouage d’identification. Les séparer des non-citoyens après embarquement »
Extrait de : C. J. Cherryh. « L’ère du rapprochement – Les oubliés de Gehenna. »
L’opéra de l’espace par C. J. Cherryh
Fiche de L’opéra de l’espace
Titre : L’opéra de l’espace (Tome 4 sur 7 – Les guerres de la compagnie)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de parution : 1982
Traduction : M. Darroux, B. Emerich
Editeur : J’ai lu
Première page de L’opéra de l’espace
« Ils se prénommaient Sandor et Allison… Leurs patronymes respectifs étaient Kreja et Reilly. Celui de Reilly était connu dans les bureaux et les bars de la station Viking : ceux qui le portaient appartenaient tous à l’équipage du Dublin Again. Cet énorme vaisseau, dont le port d’attache était Fargone, se livrait à un négoce des plus régulier sur la boucle des étoiles de l’Union : Mariner et Russell, Espérance et Paradise, Wyatt et Cyteen, Fargone, Voyager et Viking. Reilly était un Nom avec une majuscule parmi les marchands, une puissance dont il fallait tenir compte en tous lieux.
Le nom de Kreja, lui, n’évoquait rien sur Viking. Du temps de sa splendeur, il n’avait navigué qu’entre les lointaines Espérance et Pan-Paris. Plus tard, sur Mariner et Russell, l’épithète « débiteur » avait été accolée à son pseudonyme. Le vaisseau de Kreja s’appelait la Lucy… officiellement ; sa base était censée être Wyatt, c’est-à-dire le plus loin possible – et même à une distance déraisonnable pour un navire de sa taille et de son âge –, et son capitaine prétendait transporter des excédents de marchandises pour le compte d’un cartel de cette station. Les douanes recherchaient perpétuellement la Lucy bien qu’elle leur rendît visite[…] »
Extrait de : C. J. Cherryh. « Les guerres de la compagnie – L’opéra de l’espace. »
Forteresse des étoiles 2 par C. J. Cherryh
Fiche de Forteresse des étoiles 2
Titre : Forteresse des étoiles 2 (Tome 3 sur 7 – Les guerres de la compagnie)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de publication : 1981
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta
Première page de Forteresse des étoiles 2
« PRÈS DE PELL ; 4/10/52 5 1145 HEURES.
Pell.
Le Norvège était dans la Flotte, dont la masse apparut d’un seul coup dans l’espace réel. Les coms et le scan entrèrent aussitôt en action, cherchant le point qui était le géant, le Thibet, qui avait sauté en éclaireur, dans cette retraite.
« Affirmatif, » indiquèrent les coms au poste de commandement, avec une rapidité réconfortante. Le Thibet était à l’endroit prévu, intact, sonde qu’aucune activité hostile n’avait endommagée. Il y avait des vaisseaux dans tout le Système, commerce, sommations rapidement étouffées de la part de certains éléments d’une soi-disant milice. Un vaisseau de transport, pris de panique, avait sauté à l’arrivée du Thibet, et c’était une mauvaise nouvelle. L’Union n’avait pas besoin de savoir ce qui se passait ; mais on pouvait espérer que telle n’était pas actuellement la destination préférée des commerçants.
Et, quelques instants plus tard, la confirmation fut transmise par l’Europe, le quartier général du vaisseau amiral : ils étaient en sécurité et aucune action n’était envisagée. »
Extrait de : C. J. Cherryh. « Les guerres de la compagnie – Forteresse des étoiles T.2. »
Forteresse des étoiles 1 par C. J. Cherryh
Fiche de Forteresse des étoiles 1
Titre : Forteresse des étoiles 1 (Tome 3 sur 7 – Les guerres de la compagnie)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de parution : 1981
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta
Première page de Forteresse des étoiles 1
« TERRE ET ESPACE : 2005-2352.
Les étoiles, comme toutes les conquêtes de l’homme, étaient une impossibilité manifeste, une ambition aussi téméraire et irréalisable que la conquête des immenses océans de la Terre, de l’air ou de l’espace. La Station Sol fonctionnait depuis plusieurs années ; les premières mines, fabriques et centrales énergétiques de l’espace commençaient à rapporter. La Terre les assimila aussi rapidement qu’elle avait absorbé les autres éléments de son confort. Des missions parties de la station explorèrent le Système, programme que le public n’était absolument pas en mesure de comprendre mais qui ne se heurta à aucune opposition du fait qu’il ne mettait pas en péril le confort dont jouissait la Terre. »
Extrait de : C. J. Cherryh. « Les guerres de la compagnie – Forteresse des étoiles T1. »
Les dissidents d’Azraël par J. Brunner
Fiche de Les dissidents d’Azraël
Titre : Les dissidents d’Azraël
Auteur : J. Brunner
Date de parution : 1982
Traduction : F. Maillet
Editeur : Opta
Première page de Les dissidents d’Azraël
« Il y a des machines qui déplacent – qui déplacent bel et bien – un demi-million de personnes par jour d’un monde à l’autre, de façon aussi expéditive que des colis postaux, et un million de tonnes de marchandises en même temps, comme des écritures dans un livre de comptes, pour balancer.
Et moi, Jorgen Thorkild, je marche. Sur mes deux jambes, à l’ancienne mode. Le long d’un couloir que ne foule jamais un pied humain. Qui peut dire combien de temps s’est écoulé depuis que quelqu’un l’a emprunté ? Bien sûr, il n’y a pas de poussière ; des machines efficaces et silencieuses veillent à cela, chaque fois que c’est nécessaire. Celui qui a conçu le Centre des Ponts travaillait à une époque où nos créations n’étaient pas aussi fiables qu’à pré- »
Extrait de : J. Brunner. « Les dissidents d’Azraël. »
Le traqueur d’étoiles par J. Brunner
Fiche de Le traqueur d’étoiles
Titre : Le traqueur d’étoiles
Auteur : J. Brunner
Date de parution : 1968
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta
Première page de Le traqueur d’étoiles
« Craignant désespérément que le caprice qui avait amené l’homme vêtu d’or à accepter son invitation inspirée et partiellement sincère ne s’évapore face au mépris dans lequel ses pareils tenaient le présent, Creohan maudit intérieurement l’entrée de sa maison, qui lui parut mettre trop longtemps à leur ouvrir un passage. La haie protectrice d’épines empoisonnées parut s’écarter à contrecœur, comme si la maison eût souffert de sénilité.
Mais c’était peut-être à cause de la terreur installée dans son esprit, conséquence du savoir qu’il détenait, que les secondes lui paraissaient des heures, les minutes des avant-goûts d’éternité.
Dès que l’espace fut assez large pour leur permettre de passer, il prit son compagnon par le bras et l’entraîna. Automatiquement, l’homme vêtu d’or »
Extrait de : J. Brunner. « Le traqueur d’étoiles. »
La toile d’araignée – La tangence des parallèles par J. Brunner
Fiche de La toile d’araignée – La tangence des parallèles
Titre : La toile d’araignée
Titre : La tangence des parallèles
Auteur : J. Brunner
Date de parution : 1982
Traduction : F. Maillet
Editeur : Opta
Première page de La toile d’araignée
« Prenez garde ! »
À peine eut-il proféré ces mots – avec un frisson dû en parties égales à la brusque transition de l’excitation à l’inquiétude et à leur passage d’un climat subtropical à un climat subarctique – qu’il se rendit compte de leur absurdité, adressés à un aveugle. Mais Mustapha était habitué à son infirmité, au bout de… combien de temps ? Quinze ans, cinquante ? Ce n’était pas une question à poser.
Il obéit cependant, se raidit et entra dans cet étrange état de totale attention qui, avait parfois imaginé Hans Dykstra, pouvait réellement arrêter pour lui le passage du temps, lui permettre de se distancier du monde des gens ordinaires pour en dresser, sans le voir, un inventaire exhaustif.
Cela provoqua chez Hans un nouveau frisson, malgré sa combinaison climatisée.
Puis il comprit : bien sûr ! Des toiles d’araignée ! »
Extrait de : J. Brunner. « La toile d’araignée. »
Première page de La tangence des parallèles
« Je serais beaucoup plus rassuré, » grommela l’ambassadeur, « si je comprenais comment fonctionnent ces maudits expéditeurs. »
Dans leurs habits de cérémonie de couleur sombre, lui et sa compagne, la première secrétaire, vêtue de façon presque identique, avaient l’air d’intrus dans ce réduit en béton armé, enfoui très loin sous terre, qui se dissimulait sous l’ambassade. Toutes les autres personnes présentes portaient des combinaisons dont les couleurs correspondaient à un code, même l’homme qui, se faisant passer pour un attaché commercial, était le responsable local du service de renseignements.
Comme l’amitié entre nations n’existe pas dans cet univers paranoïaque habité par les espions, c’est lui qui aurait dû, normalement, diriger toute opération de cette nature. Mais celle qui allait se dérouler était sans précédent. »
Extrait de : J. Brunner. « La tangence des parallèles. »
L’empire interstellaire 2 par J. Brunner
Fiche de L’empire interstellaire 2
Titre : L’empire interstellaire 2
Auteur : J. Brunner
Date de parution : 1976
Traduction : J. Schmitt
Editeur : Opta
Première page de L’empire interstellaire 2
« L’Evadé des ténèbres – PROLOGUE
Le vaisseau fuyait les Ténèbres comme si tous les diables des dix mille enfers de dix mille planètes étaient aux trousses de son pilote. Le commandant d’un gros cargo poussif repéra sa trace sur ses détecteurs, dont l’infaillibilité sujette à caution l’incita à vérifier les circuits pour s’assurer que ses instruments avaient réellement signalé un vaisseau spatial lancé à une vitesse aussi folle, et il eut juste le temps de souhaiter n’avoir pas pris le risque d’une traversée directe entre Batyra Dap et les Marches de Klareth au lieu de suivre la route surveillée passant par Mallimameddy, avant que l’autre pilote, d’une dédaigneuse secousse imprimée à ses commandes, n’expédie son appareil à l’autre bout de l’espace.
Les Ténèbres — ce fossé de cent années-lumière qu’une monstrueuse pluie d’étoiles avait creusé entre les Marches de Klareth et le bras de la galaxie — ne vomissaient habituellement qu’une seule sorte d’appareils : ceux des pirates. »
Extrait de : J. Brunner. « L’empire interstellaire 2. »
L’empire interstellaire 1 par J. Brunner
Fiche de L’empire interstellaire 1
Titre : L’empire interstellaire 1
Auteur : J. Brunner
Date de parution : 1976
Traduction : J. Schmitt
Editeur : Opta
Première page de L’empire interstellaire 1
« L’AUTEL D’ASCONEL
Au terme de presque dix années, le moment était enfin arrivé. Il se sentait prêt à affronter la tâche qu’il avait à accomplir.
Spartak d’Asconel ferma le dernier des livres qu’il avait consultés par centaines, respira profondément et jeta un regard circulaire autour de sa cellule. D’autres livres s’entassaient sur toutes les étagères, à côté d’enregistrements sur bandes, sur cristaux et sur disques, de bobines de microfilms et de piles de manuscrits – autant de résultats du tri qu’il s’était efforcé, durant une décennie, d’opérer parmi la somme inouïe des connaissances emmagasinées sur la planète Annanmonde.
Pour transmuter ce savoir en enseignement, il lui suffirait de saisir le micro de son magnétophone et de se mettre à parler. Pourtant les choses n’étaient pas aussi simples, car ce seul instant allait bouleverser son existence – non dans son aspect matériel comme le jour où il avait définitivement quitté Asconel, mais subjectivement. Cette prise de conscience lui laissa une impression de flottement – comme s’il était resté suspendu dans l’espace, entre deux planètes. »
Extrait de : J. Brunner. « L’empire interstellaire 1. »