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A perte de temps par J. Brunner

Fiche d’A perte de temps

Titre : A perte de temps
Auteur : J. Brunner
Date de parution : 1969
Traduction : B. Blanc, D. Brotot
Editeur : Opta

Première page d’A perte de temps

« Don Miguel Navarro, Licencié de la Société du Temps et loyal sujet de sa Très Catholique Majesté, Philip IX, Rey y Imperador, se réfugia dans une antichambre tranquille à l’écart du grand salon et poussa un soupir de soulagement. Arrivé à la réception depuis moins d’une heure, il cherchait déjà un moyen de s’éclipser sans se faire remarquer.
Il ressentait bien plus qu’un légitime agacement : la nette impression d’avoir été roulé.
Quelques jours plus tôt, il avait le choix entre plusieurs emplois du temps et n’arrivait pas à se décider.
Évidemment cette année 1988 n’était qu’une longue suite de célébrations. Depuis janvier, bals, soirées et festivités diverses se succédaient à un rythme effréné pour commémorer le quatre centième anniversaire de la conquête de l’Angleterre par la puissante Armada Espagnole – cet événement clé de l’Histoire qui empêcha la disparition de l’Em »

Extrait de : J. Brunner. « À perte de temps. »

Ceux de nulle part – Les robinsons du cosmos par F. Carsac

Fiche de Ceux de nulle part – Les robinsons du cosmos

Titre : Ceux de nulle part (Tome 1 sur 2 – Ligue des mondes humains)
Titre : Les robinsons du cosmos
Auteur : F. Carsac
Date de parution : 1970
Editeur : Opta

Première page de Ceux de nulle part

« Les Visiteurs – PROLOGUE

Je sonnai, ce matin de mars 197. à la porte de mon vieil ami le docteur Clair, ne me doutant certes pas que j’allais bientôt entendre un fantastique et incroyable récit. Je dis « mon vieil ami », bien que nous ayons, lui et moi-même, à peine dépassé la trentaine, car nous nous connaissions depuis l’enfance, et ne nous étions perdus de vue que depuis quatre ans.
La porte fut ouverte – ou plutôt entrouverte – par une vieille femme habillée de noir, comme toutes les vieilles femmes de ce pays. Elle bougonna :
« Si c’est pour une visite, le docteur ne reçoit pas aujourd’hui. Il fait ses « espériences ». »
Excellent médecin, Clair n’exerçait pourtant pas régulièrement. Grâce à une solide fortune il pouvait consacrer presque tout son temps à de délicates  »

Extrait de : F. Carsac. « Ligue des mondes humains – Ceux de nulle part. »

Première page de Les robinsons du cosmos

« Le Cataclysme – LES SIGNES PRÉCURSEURS

Qui je suis, d’abord. Pour vous, mes descendants immédiats, les précisions sont inutiles. Mais bientôt vos enfants, puis les enfants de vos enfants oublieront même que j’ai un jour existé. Combien peu de chose je sais sur mon propre grand-père !
Ce mois de juillet 1985, j’achevais ma première année comme assistant au laboratoire de Géologie de la Faculté des sciences de Bordeaux, une ville de la Terre. J’avais alors vingt-trois ans, et, sans être beau, j’étais un jeune homme bien planté. Si ma taille, réduite par l’âge, fait piètre figure dans ce monde de jeunes géants, sur Terre mes 1 m 83 et ma carrure en imposaient. Pour vous, 1 m 83 n’est qu’une taille moyenne ! Si vous voulez connaître mon aspect, regardez mon premier petit-fils, Jean. Comme lui, j’étais brun, avec un grand nez, de grandes mains et des yeux verts. »

Extrait de : F. Carsac. « Les robinsons du Cosmos. »

Toxicofuturis par M. Demuth

Fiche de Toxicofuturis

Titre : Toxicofuturis
Auteur : M. Demuth
Date de parution : 1977
Editeur : Opta

Sommaire de Toxicofuturis

  • Mens sana in corpore sano par J. de Fast
  • Les merveilles de la nature par D. Klein
  • L’écheveau embrouillé par G. W. Barlow
  • Pipi caca bobo par Y. Frémion
  • Et je lui donnerai pour nom : Emmanuel ! par J.-P. Fontana
  • L’adieu aux lucioles par K. Alexandre et M. Jeury
  • Tango : nécrose lente par D. Walther
  • Cinq cent milligrammes d’enfer par J. Houssin
  • Rond et lisse comme le désespoir par B. Mathon
  • A la place de Grèves par Y. Dermèze
  • Journal volé à une jeune fille par P. Curval
  • Soyez patients par M. Leriche

Première page de Mens sana in corpore sano

« Suivant l’usage immémorial, c’est toujours au petit matin qu’ils sonnent à la porte – l’heure où l’esprit est encore engourdi, les réflexes déficients et la vulnérabilité à son maximum. Le père de famille est en train de se raser avant de partir à son travail, son épouse, en robe de chambre délavée et le visage trop nu que le maquillage ne protège pas encore, court éperdument entre ses fourneaux et les lits défaits, les enfants mal débarbouillés se disputent autour de la table du petit déjeuner, avides de remplir leur estomac et talonnés par la peur d’arriver en retard à l’école. Le timbre n’avait pas fini de vibrer que déjà le battant s’ouvrait – dans sa grande sagesse, la Loi interdisait l’usage de verrous qui auraient pu gêner  »

Extrait de : M. Demuth. « Toxicofuturis. »

Contes de terreur par R. Bloch

Fiche de Contes de terreur

Titre : Contes de terreur
Auteur : R. Bloch
Date de publication : 1974
Traduction : M. Deutsch
Editeur : Opta

Sommaire de Contes de terreurs

  • Le chasseur de têtes
  • Dominick
  • L’intouchable
  • Surgelé
  • Le crâne du marquis de Sade
  • L’improbable vêtement
  • La hache
  • La reconnaissance du diable
  • Une question de vie
  • Epouse modèle
  • L’homme qui collectionnait Poe
  • Une imagination fertile
  • La machine à écrire
  • Oqoq
  • Terreur dans la nuit
  • La dame en rouge
  • L’ami Roderick
  • Jettatura
  • Le lotus noir
  • Une souris et des rats
  • Le croque-mitaine viendra te chercher
  • Le phonographe de satan
  • Le coeur de Lisa
  • Un retour au pays natal
  • A chacun son hobby
  • Cours du soir
  • Pin-up girl
  • La rime ne paie pas
  • L’épingle
  • Le collier

Première page de Le chasseur de têtes

« IL s’appelait Otto Krantz et c’était le plus grand acteur de Berlin. Berlin n’était-elle pas la capitale universelle de la raison ?
Otto Krantz apparaissait chaque jour devant le public dans la même pièce et dans le même rôle. En 1937, il semblait que le spectacle dût se poursuivre sans fin, mais nul ne paraissait se lasser de l’exhibition d’Otto Krantz et celui-ci faisait de son mieux pour que les choses se poursuivent ainsi. Il n’était jamais satisfait et continuait de répéter et de perfectionner sa prestation.
Tenez… La question du costume, par exemple. Krantz se présentait toujours en habit de soirée, mais son frac était d’une coupe extrêmement simple et la sobriété de sa tenue faisait un effet de contraste saisissant car beaucoup de petits rôles arboraient  »

Extrait de : R. Bloch. « Contes de Terreur. »

La ligue de tous les mondes – l’intégrale par U. Le Guin

Fiche de La ligue de tous les mondes – l’intégrale

Titre : La ligue de tous les mondes – l’intégrale
Auteur : U. Le Guin
Date de parution : 1972
Traduction : J. Bailhache
Editeur : Opta

Sommaire de La ligue de tous les mondes

  • Le monde de Rocannon
  • Planète d’exil
  • La cité des illusions

Première page de Le monde de Rocannon

« Le Collier

Comment discerner la légende de la réalité en des mondes dont tant d’années nous séparent ? – planètes sans nom que leurs habitants appellent le Monde, planètes sans histoire dont les mythes se nourrissent du passé, à telle enseigne qu’un explorateur revenant après quelques années d’absence s’aperçoit que ses actions antérieures sont devenues celles d’un dieu. La déraison assombrit cette brèche creusée dans le temps et annihilée par nos vaisseaux photiques, et dans les ténèbres l’incertitude et la démesure poussent comme des herbes folles.
Raconter, avec quelques années de recul, l’histoire d’un homme, d’un simple ethnologue de la Ligue découvrant un monde de cette sorte, anonyme et mal connu, c’est être comme un archéologue qui, parmi les ruines millénaires, tantôt lutte contre un  »

Extrait de : U. Le Guin. « La Ligue de tous les mondes – l’intégrale. »

Les mondes de Magnus Ridolph par Jack Vance

Fiche de Les mondes de Magnus Ridolph

Titre : Les mondes de Magnus Ridolph
Auteur : Jack Vance
Date de parution : 1955
Traduction : S. Hilling
Editeur : Opta

Première page de Les mondes de Magnus Ridolph

« LES GUERRIERS DE KOBOD

Assis sur la jetée de cristal, à Providence, Magnus Ridolph remuait son verre de Ruine Bleue. Derrière lui s’élevait la Tête de Grenade, et devant s’étendait l’océan des Mille Îles et sa myriade de petits îlots, chacun pourvu de ses arbres et de sa villa néo-classique. Un ciel bleu magnifique se déployait au-dessus de sa tête, et sous ses pieds, passé la porte de cristal de la jetée, se creusait le Canon de Corail, avec ses nuées de phalènes de mer, qui brillaient et scintillaient comme des flocons de métal. Magnus Ridolph sirota une gorgée de son cocktail tout en considérant le relevé de son compte en banque, lequel lui représentait une situation à peine discernable de l’indigence. Il avait sans doute été trop confiant dans ses placements. Quelques mois plus tôt, la Société Immobilière d’investissements de l’Empire Extérieur, à laquelle il avait confié une somme considérable, s’était déclarée en faillite. Le président du Conseil d’administration et le président-directeur général, un certain Mr. See et un certain Mr. Holpers, s’étaient attribués des salaires stupéfiants, en grande partie prélevés sur le capital de Magnus Ridolph. »

Extrait de : J. Vance. « Les mondes de Magnus Ridolph. »

Emphyrio par Jack Vance

Fiche d’Emphyrio

Titre : Emphyrio
Auteur : Jack Vance
Date de parution : 1969
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : Opta

Première page d’Emphyrio

« Dans la salle, au sommet de la tour, se trouvaient six personnages : trois de ceux qui avaient choisi de se faire appeler « seigneurs » ou « réparateurs », un homme du peuple – pitoyable – qui était leur prisonnier, et deux Garrions. La salle avait un côté théâtral et étrange, elle était de dimensions irrégulières, tendue de lourds panneaux de velours marron. À une extrémité, une embrasure laissait pénétrer un rai de lumière couleur d’ambre fumé, comme si la vitre était maculée de poussière – ce qui n’était pas le cas ; en fait, la nature de ce verre était très particulière, produisant des effets remarquables. À l’autre bout de la pièce se trouvait une porte basse, d’acier, de forme trapézoïdale.
Le captif, inconscient, était emprisonné dans une structure articulée compliquée. Le sommet de son crâne avait été ôté et, sur le cerveau nu, reposait une gelée jaune couverte de striures. Au-dessus, était suspendue une capsule noire, un objet curieusement laid, simple combinaison de verre et de métal. Sa surface était couverte d’une douzaine de protubérances semblables à des verrues ; chacune d’elles projetait dans la gelée un faisceau tremblant de radiations. »

Extrait de : J. Vance. « Emphyrio. »

La planète géante par Jack Vance

Fiche de La planète géante

Titre : La planète géante (Tome 1 sur 2 – Les aventuriers de la planète géante)
Auteur : Jack Vance
Date de parution : 1957
Traduction : A. Rosenblum
Editeur : Opta

Sommaire de La planète géante

  • La planète géante
  • Pas par mer par H. L Morris
  • Prez par R. Goulart

Première page de La planète géante

« SABOTAGE

ARTHUR HIDDERS, avait-il dit se nommer. Il était vêtu à la mode de la Terre et, à part ses cheveux longs et sa moustache en croc, il avait l’apparence d’un vrai Terrien. Il mesurait près d’un mètre soixante-cinq ; il était svelte, avec des traits délicats un peu trop rapprochés dans une grosse tête ronde.
Abandonnant sa contemplation de l’espace, il se détourna du hublot pour fixer sur le vieil Eli Pianza un regard d’une ingénuité presque enfantine. « Tout cela est très intéressant… mais n’est-ce pas, eh bien, futile ? »
— « Futile ? » répliqua Pianza avec une grande dignité. « Je ne comprends pas ce que vous voulez  »

Extrait de : J. Vance. « Les aventuriers de la planète géante – La Planète Géante. »

Trullion et Marune par Jack Vance

Fiche de Trullion et Marune

Titre : Trullion Alastor 2262 (Tome 1 sur 3 – Alastor)
Titre : Marune Alastor 933 (Tome 2 sur 3 – Alastor)
Auteur : Jack Vance
Date de parution : 1977
Traduction : B. Martin
Editeur : Opta

Sommaire de Trullion et Marune

  • Trullion Alastor 2262
  • Marune Alastor 933

Première page de Trullion Alastor 2262

« La salle 2262 de l’Anneau des Mondes est réservée à Trullion, unique planète d’une petite étoile blanche, une étincelle dans une branche de la spirale qui s’incurve au bord de l’Amas. Un petit monde, Trullion, recouvert par les eaux en majeure partie, avec un seul continent étroit, Merlank2 , sous l’équateur. De vastes bancs de cumulus chassés de la mer viennent se briser contre les montagnes centrales ; des centaines de rivières descendent par de larges vallées où les fruits et les céréales poussent en telle abondance qu’ils n’ont pas de valeur marchande. 
Les premiers pionniers sur Trullion avaient conservé des habitudes de travail et d’économie qui leur avaient permis de continuer à vivre dans un milieu primitivement hostile. La première ère de l’histoire des Trills avait connu, après une douzaine de guerres, la constitution d’un millier de fortunes, d’une caste héréditaire d’aristocrates, et enfin une déperdition du dynamisme initial. La communauté trill s’était demandé : pourquoi peiner, pourquoi  »

Extrait de : J. Vance. « Alastor – Trullion. »

Première page de Marune Alastor 933

« Le Respectable Mergan avait atteint son grade de surintendant du Spatioport de Carfaunge surtout parce que ce travail exigeait que l’on supportât une routine inaltérable. Non seulement Mergan tolérait la routine, mais il comptait sur elle. Il se serait opposé à la suppression d’inconvénients tels que les pluies du matin, les lézards de verre avec leurs cris aigus et leurs cliquetis, les boues mouvantes qui envahissaient tous les jours le terrain, parce qu’il lui aurait alors fallu changer les méthodes en vigueur.
Le matin d’un jour qu’il devait par la suite identifier comme le 10 mariel gaéen24 , il arriva comme d’habitude dans son bureau. Il avait à peine eu le temps de s’asseoir que le portier de nuit apparut en compagnie d’un jeune homme au visage sans expression, vêtu d’un vague complet gris. Mergan grommela in petto ; il n’aimait guère les difficultés, surtout pas avant de s’être préparé à sa journée. La situation promettait pour le moins une rupture de la routine. Il murmura au bout d’un moment : « Eh bien, Dinster, qu’y a-t-il encore ? » 
De sa voix flûtée, Dinster cria : « Désolé de vous déranger, monsieur, mais qu’allons-nous faire de ce  »

Extrait de : J. Vance. « Alastor – Marune. »

La survivante par O. E. Butler

Fiche de La survivante

Titre : La survivante (Tome 3 sur 5 – Patternist)
Auteur : O. E. Butler
Date de parution : 1978
Traduction : B. Martin
Editeur : Opta

Première page de La survivante

« ALANNA

J’ÉTAIS trop ignorante pour juger de la valeur de mon père adoptif quand nous avons fait connaissance sur la Terre. J’avais alors environ quinze ans et ses Missionnaires m’avaient surprise en train de voler dans leur champ de maïs. Ils me tirèrent dessus et m’auraient tuée, mais il les en empêcha. Puis il m’emporta dans sa maison, fit venir un médecin pour panser ma blessure et annonça alors que lui et sa femme m’adoptaient. Tout simplement. J’entendis le médecin qui essayait de l’en dissuader, tandis qu’ils me croyaient sans connaissance.
« Vous commettez peut-être une erreur, Jules. Ce n’est pas l’innocente jeune fille qu’elle paraît. Et  »

Extrait de : O. E. Butler. « Patternist – La survivante. »