Étiquette : Opta
Le monde des Ptavvs par L. Niven
Fiche de Le monde des Ptavvs
Titre : Le monde des Ptavvs
Auteur : L. Niven
Date de parution : 1974
Traduction : J. Polanis
Editeur : Opta
Première page de Le monde des Ptavvs
« Un instant s’écoula. Cet instant – si court qu’on n’était jamais parvenu à le mesurer et pourtant toujours beaucoup trop long – durant lequel chaque esprit dans l’univers, chaque esprit qui avait jamais existé ou qui existerait jamais, semblait lui hurler ses émotions les plus profondes.
Puis ce fut fini. Les étoiles avaient changé à nouveau.
Même pour Kzanol, pourtant bon astrogateur, il était vain de vouloir, ne serait-ce que par une approximation fort imprécise, tenter d’estimer la position actuelle du vaisseau. À 0,93 lumière, vitesse à laquelle la masse moyenne de l’univers devient assez grande pour permettre l’entrée dans l’hyperespace, les étoiles devenaient méconnaissables. En avant, elles flamboyaient d’un blanc bleuté douloureux. En arrière, elles étaient d’un rouge terne, comme des braises éparpillées. »
Extrait de: L. Niven. « Le monde des Ptavvs. »
Nouvelles de l’espace connu par L. Niven
Fiche de Nouvelles de l’espace connu
Titre : Nouvelles de l’espace connu
Auteur : L. Niven
Date de parution : 1971
Traduction : P. Billon, B. Martin, Y. Hersant, F. Truchaud
Editeur : Galaxie / Opta
Sommaire de Nouvelles de l’espace connu
- Les guerriers
- Jusqu’au fond de l’univers
- L’étoile invisible
- Jusqu’au coeur
- L’arme molle
Première page de Les guerriers
« — « Ils nous ont vu arriver, j’en suis certain, réitéra l’officier des technologies étrangères. Voyez-vous cet anneau, commandant ? »
L’image argentée du vaisseau ennemi occupait presque toute la surface de l’écran vidéo. Elle se présentait sous la forme d’un vaste et large anneau encerclant un axe cylindrique, comparable à un crayon, flottant au centre d’un bracelet de platine. Un engin empenné saillait de l’extrémité pointue du corps axial. Des lettres anguleuses étaient tracées le long du cylindre, dont la forme ne rappelait en rien les points et virgules de l’écriture kzinti.
— « Bien entendu, je le vois, » répondit le commandant.
— « Il se trouvait en rotation lorsque nous l’avons repéré pour la première fois. Il s’est immobilisé lorsque nous sommes parvenus à moins de trois cent mille kilomètres, et il n’a pas bougé depuis. »
Le commandant remua la queue d’avant en arrière, doucement, pensivement, comme une lanière rose.
— « Vous me rendez perplexe, », dit-il « S’ils sont avertis de notre présence, pourquoi n’ont-ils pas essayé de s’esquiver ? Seraient-ils tellement cer »
Extrait de : L. Niven. « Nouvelles de l’espace connu. »
Les ingénieurs de l’anneau-monde par L. Niven
Fiche de Les ingénieurs de l’anneau-monde
Titre : Les ingénieurs de l’anneau-monde (Tome 2 sur 4 – Le cycle de l’Anneau-Monde)
Auteur : L. Niven
Date de parution : 1980
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta
Première page de Les ingénieurs de l’anneau-monde
« SOUS FIL
Louis Wu était sous fil lorsque deux hommes vinrent troubler son intimité.
Il était dans la position du lotus sur le tapis luxuriant d’herbe intérieure jaune. Son sourire était béat, rêveur. L’appartement ne comportait qu’une grande pièce. Il pouvait voir les deux portes. Mais, perdu dans une joie que seuls les intoxiqués du fil connaissent, il ne les vit pas arriver. Soudain, ils furent là : deux jeunes gens de plus de deux mètres, pâles, examinant Louis avec un sourire méprisant. L’un d’eux émit un reniflement de dérision et glissa dans sa poche un objet qui faisait penser à une arme. Ils approchaient lorsque Louis se leva.
Ce n’est pas seulement le sourire béat qui les trompa. Ce fut la boîte de la taille du poing, posée, comme un ulcère de plastique noir, sur la tête de Louis Wu. Ils avaient affaire à un intoxiqué au courant et savaient à quoi s’attendre. Depuis des années, l’individu ne devait penser qu’au fil qui distillait le courant dans le centre du plaisir de son cerveau. Il devait être presque mort de faim, à force de se négliger. »
Extrait de : L. Niven. « Le cycle de l’Anneau-Monde – Les Ingénieurs de l’Anneau-Monde. »
L’anneau-monde par L. Niven
Fiche de L’anneau-monde
Titre : L’anneau-monde (Tome 1 sur 4 – Le cycle de l’Anneau-Monde)
Auteur : L. Niven
Date de parution : 1973
Traduction : J. Polanis
Editeur : Opta
Première page de L’anneau-monde
« LOUIS WU
Au cœur nocturne de Reykjavík, dans l’un des alvéoles d’une rangée de cabines publiques de transfert, Louis Wu surgit à la réalité.
Sa natte, longue d’une trentaine de centimètres, était blanche et brillante comme de la neige artificielle. Sa peau et son cuir chevelu épilé étaient jaune chrome ; les iris de ses yeux étaient d’or, sa toge était bleu roi, avec une somptueuse broderie représentant un dragon doré. À l’instant où il apparut, il arborait un large sourire ouvert sur des dents nacrées d’une forme parfaite, et il faisait un signe de la main. Mais le sourire s’estompa bientôt ; un instant plus tard il avait disparu, et le visage s’affaissa comme un masque de caoutchouc en train de fondre. Louis Wu accusait son âge.
Il observa pendant un moment le flot mouvant de la ville les gens qui se matérialisaient dans les cabines, arrivant d’endroits inconnus ; les groupes qui passaient en marchant, maintenant que les trottoirs mécaniques, ici, étaient arrêtés pour la nuit. Puis les horloges se mirent à sonner vingt-trois heures. Louis Wu redressa les épaules et sortit se mêler au monde. »
Extrait de : L. Niven. « Le cycle de l’Anneau-Monde – L’Anneau-Monde. »
Ox par P. Anthony
Fiche d’Ox
Titre : Ox (Tome 3 sur 3 – Omnivore)
Auteur : P. Anthony
Date de parution : 1976
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta
Première page d’Ox
« TRIO
Cela avait un poli noir et luisant, de grosses chenilles, une lame tournoyante… Et c’était rapide. C’était apparemment une machine, mais elle n’était manifestement pas au service de l’homme.
Veg tira dessus avec son fulgurateur. La charge projetée aurait dû chauffer le métal jusqu’à l’explosion et en arracher un morceau. Mais la peau polie se contenta de projeter quelques étincelles et d’émettre une brève lueur rouge. La créature pivota avec une agilité consternante et se dirigea à nouveau vers lui, la lame en avant.
Veg recula d’un bond, saisit une longue barre à mine et la plongea dans la lame tournoyante.
« Essaye un peu ça ! » s’écria-t-il, protégeant ses yeux contre la fragmentation prévisible. »
Extrait de : P. Anthony. « Omnivore – OX. »
Omnivore et Orn par P. Anthony
Fiche d’Omnivore et Orn
Titre : Omnivore (Tome 1 sur 3 – Omnivore)
Titre : Orn (Tome 2 sur 3 – Omnivore)
Auteur : P. Anthony
Date de parution : 1973
Traduction : J. Parsons
Editeur : Opta
Sommaire d’Omnivore et Orn
- Omnivore
- Orn
Première page d’Omnivore
« Une miche de pain
Au nord des monts Appalaches subsiste une étendue de nature sauvage. Subble confronta la topographie du terrain qu’il apercevait avec ce qu’il en connaissait d’après les cartes et dirigea son avion vers un endroit où il allait pouvoir atterrir sans heurt, tout près d’un bouquet de conifères hérissés d’aiguilles. Quand il sauta à terre, il se sentit environné par l’odeur caractéristique de la résine, et ses pieds firent crisser des aiguilles en train de pourrir, accumulées la depuis des dizaines d’années.
Le heurt régulier de l’acier sur un tronc de bois dur l’amena à dépasser un bouleau à l’aspect tourmenté et à pénétrer dans un sous-bois de hêtres élevés. La forêt, avec son aspect désordonné, était plutôt agréable. Il se disait qu’il restait peu sur la Terre d’endroits aussi proches de la Nature primitive. »
Extrait de : P. Anthony. « Omnivore – Omnivore. »
Première page d’Orn
« Orn
Orn se réveilla épuisé. Son corps était froid et comme collant, et ses muscles semblaient devoir le trahir. Il ne parvenait pas à se rappeler comment il était arrivé là, mais il sentait qu’il n’était pas à l’abri d’une certaine déroute de tous ses sens.
Quelque chose n’allait pas. Il leva la tête et s’efforça d’ouvrir les yeux, qui avaient été collés par une substance gluante. Tout d’abord l’éclat du jour le blessa ; puis, ses yeux sensibles s’adaptant d’eux-mêmes pour se protéger, il ne perçut plus qu’une faible lueur. Il était dans la pénombre d’une caverne, au début ou à la fin de la journée. C’était tout ce qu’il pouvait saisir, en se remémorant le cycle qui avait précédé sa propre vie.
Il était inconfortablement étendu en travers de la pierre froide. Il glissa maladroitement sous son corps quatre membres collants, puis, son assurance revenant graduellement, il se leva pour se tenir sur deux d’entre eux. »
Extrait de : P. Anthony. « Omnivore – Orn. »
Université galactique par P. Anthony
Fiche d’Université galactique
Titre : Université galactique
Auteur : P. Anthony
Date de parution : 1970
Traduction : P. Alpérine
Editeur : Galaxie / Opta
Première page d’Université galactique
« QUAND arriva son tour, il entra dans la cabine et attendit, avec une certaine appréhension, qu’elle commence à fonctionner. Derrière lui un panneau se ferma hermétiquement en grinçant.
L’intérieur était sombre et il y régnait une insupportable chaleur, qui le fit ruisseler de la tête aux pieds. Puis la température tomba si brutalement que la sueur se figea sur sa peau en écailles glacées qui le firent frissonner. Une éclatante lumière l’éblouit, pour se fondre aussitôt en une obscurité complète. Une gamme de bruits variés l’assourdit, puis un écrasant silence l’oppressa. Une série d’irritations lui picota le nez. Il éternua.
Et ce fut soudain le printemps sur la pente d’une colline tapissée de trèfle, avec des bouffées de nectar et un ronronnement de bourdons. L’air frais était vivifiant. La cabine venait de s’adapter au métabolisme du candidat. »
Extrait de : P. Anthony. « Université galactique. »
Zodiacal par P. Anthony
Fiche de Zodiacal
Titre : Zodiacal
Auteur : P. Anthony
Date de parution : 1969
Traduction : F. Serph
Editeur : Opta
Première page de Zodiacal
« Ivo ne se rendit d’abord pas compte qu’il était suivi. Cependant une petite expérience le lui confirma : où qu’il aille, l’étranger allait.
Il avait remarqué l’homme, blême, gras et suant, dans une cafétéria, et n’en avait rien pensé jusqu’à ce que la répétition du fait fasse parvenir le problème jusqu’à son conscient. Il était, maintenant, alarmé.
Ivo était un mince jeune homme de vingt-cinq ans aux cheveux noirs et courts, avec des yeux marron et une peau bronzée. Il aurait pu se confondre sans attirer particulièrement l’attention avec la population de pratiquement n’importe quelle grande cité du monde. En ce moment même, c’est ce qu’il essayait vaillamment de faire – mais le poursuivant ne se laissait pas attendrir.
Ce genre de chose arrivait moins souvent aujourd’hui qu’auparavant, mais Ivo savait que les gens comme lui pouvaient toujours mystérieusement disparaître dans certains endroits du pays. Jusqu’à maintenant, son expérience personnelle n’avait pas dépassé une inexplicable augmentation des prix dans certains restaurants et une soudaine raréfaction des chambres dans les motels. »
Extrait de : P. Anthony. « Zodiacal. » Apple Books.
Le jeu du sang par M. J. Moorcock
Fiche de Le jeu du sang
Titre : Le jeu du sang
Auteur : M. J. Moorcock
Date de parution : 1975
Traduction : S. Hilling
Editeur : Opta
Sommaire de Le jeu du sang
- Le jeu du sang
- Passage par L. Isaacs
Première page de Le jeu du sang
« Les trois hommes se rejoignirent enfin dans une ville terrible nommée Migaa, aux confins arides et aveuglants d’un désert. La planète et la ville portaient toutes deux le nom de Migaa, et c’était la planète de la Dernière Chance pour les fugitifs de la Galaxie.
Renark descendit de son croiseur personnel, gêné par l’éclat aveuglant d’un soleil de diamant. Il se fraya un chemin parmi les formes menaçantes d’une centaine d’autres vaisseaux, tandis que, le devançant, son esprit sondait la ville, à la recherche de ses deux amis. Son cerveau entraîné explora les rues et les immeubles, les gens et les choses, jusqu’à ce qu’enfin il les eut localisés, à moins d’un kilomètre, de l’autre côté de la ville.
Il s’éloigna de l’astroport à grands pas et là, il n’y avait pas de fonctionnaires des douanes pour l’arrêter. Il maintenait la forme de ses amis fermement présente à sa pensée tout en se hâtant vers eux. Ils semblaient nerveux, et il se dit qu’ils étaient peut-être engagés dans quelque mauvaise affaire.
Les gens le fixaient avec étonnement quand il passait, grand jeune homme décharné, aux yeux noirs profondément enfoncés dans son long visage sombre et méditatif. Mais ce n’était pas son visage »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Le jeu du sang. »
Les aventures uchroniques d’Oswald Bastable – l’intégrale par M. J. Moorcock
Fiche de Les aventures uchroniques d’Oswald Bastable – l’intégrale
Titre : Les aventures uchroniques d’Oswald Bastable – l’intégrale
Auteur : M. J. Moorcock
Date de parution : 1982
Traduction : D. Hersant, J. Schmitt
Editeur : Opta
Sommaire de Les aventures uchroniques d’Oswald Bastable – l’intégrale
- Le seigneur des airs
- Le léviathan des terres
- Le tsar d’acier
Première page de Le seigneur des airs
« LE FUMEUR D’OPIUM DE L’ILE DE ROWE
Au printemps de l’année 1903, sur le conseil de mon médecin, j’eus l’occasion de visiter cette magnifique et lointaine portion de terre située au milieu de l’océan Indien, que j’appellerai l’île de Rowe. Par suite de surmenage, je me trouvais victime de ce qu’à notre époque les charlatans se plaisent à qualifier d’« épuisement nerveux » ou même de « dépression ». En d’autres termes, j’étais complètement à plat et j’avais besoin d’un long repos très loin de tout. Je possédais quelques intérêts dans la compagnie minière qui constitue l’unique industrie de l’île (si l’on excepte la religion !) ; je savais que le climat de cette île était idéal, tout comme sa situation, ce qui en fait l’un des lieux les plus salubres du monde, à plus de quinze cents miles de toute forme de civilisation. »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Les aventures uchroniques d’Oswald Bastable – l’intégrale. »