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Les joyaux d’Aptor par S. R. Delany

Fiche de Les joyaux d’Aptor

Titre : Les joyaux d’Aptor
Auteur : S. R. Delany
Date de parution : 1968
Traduction : A. Rosenblum
Editeur : Opta

Sommaire de Les joyaux d’Aptor

  • Les joyaux d’Aptor par S. R. Delany
  • Combler un océan par J. F. Bone

Première page de Les joyaux d’Aptor

« ENSUITE, elle fut conduite au bord de la mer.
Comme elle ne se sentait pas très bien, elle s’assit sur un rocher et enfonça la pointe de ses pieds dans le sable humide qui crissait. Elle regarda l’eau, se voûta légèrement : « Je trouve que c’était vraiment affreux ! Je trouve que c’était terrible ! Pourquoi me l’avez-vous montré ? Ce garçon était tout jeune. Quelle raison pouvait-on avoir de lui faire ça ? »
— « Il ne s’agit que d’un film. Nous te l’avons montré pour que tu t’instruises. »
— « Mais c’était le film de quelque chose qui est arrivé réellement ! »
— « Il y a plusieurs années, à plusieurs centaines de kilomètres d’ici. »
— « Mais c’est arrivé ! Vous avez utilisé un faisceau de lumière cohérente pour les espionner et quand l’image est apparue sur l’écran vous l’avez filmée, et… Pourquoi m’avez-vous montré ça ? »
— « Que t’avons-nous enseigné ? »
Mais elle était incapable de réfléchir : il n’y avait dans son cerveau que le film, des gestes violents, des  »

Extrait de : S. R. Delany. « Les joyaux d’Aptor. »

La chute des tours – l’intégrale par S. R. Delany

Fiche de La chute des tours – l’intégrale

Titre : La chute des tours – l’intégrale
Auteur : S. R. Delany
Date de parution : 1971
Traduction : M. Demuth
Editeur : Opta

Sommaire de La chute des tours – l’intégrale

  • Prisonniers de la flamme
  • Les tours de Toron
  • La cité des mille soleils

Première page de Prisonniers de la flamme

« Depuis soixante années, silencieux comme le serpent qui dort, il reliait le cœur de Telphar au Palais Royal de Toromon. Des cendres de la cité morte à la capitale de l’île, il unissait les deux villes qui avaient autrefois dominé Toromon et dont une seule subsistait maintenant.
Dans Telphar, il se dressait au-dessus des scories et des voies effondrées. Il escaladait la nuit.
Kilomètre après kilomètre, la frange des ténèbres pâlissait devant le matin et, dans l’ombre imprécise du ruban de transfert, près d’un champ de lave, entre les hautes fougères bruissantes, se déployaient des rangées de cabanes basses et mornes, non loin des mines de tétron.
La pluie fine s’était interrompue un instant auparavant. Les dernières gouttes glissaient au long des colonnes qui soutenaient le ruban de transfert, noir dans la nuit qui s’achevait.
Six hommes d’une taille exceptionnelle apparurent à l’orée de la jungle. Les quatre premiers portaient deux corps inertes. Les deux hommes restés en arrière prirent encore quelque recul pour converser.
« L’autre n’ira pas loin. »
— « S’il réussit, il sera le premier à échapper aux gardes forestiers depuis douze ans. »
— « Peu m’importe qu’il s’échappe. Mais je me demande pourquoi les tentatives deviennent si fréquentes depuis[…] »

Extrait de : S. R. Delany. « La chute des tours – Prisonniers de la flamme. »

Première page de Les tours de Toron

« Sur le carton lisse, les caractères inclinés étaient comme les danseurs minuscules d’un ballet figé :
 
À Sa Grâce la Duchesse de Petra :
« Nous avons un ennemi au-delà de la Barrière »
Vous êtes Invitée à honorer de votre
présence le bal que donnera à l’aube
Son Altesse Royale Uske
pour fêter notre imminente victoire
dans la guerre qui nous oppose à Ketrall
 
Dans cette invitation, deux détails retenaient l’attention : tout d’abord, le carton était lisse et satiné, à l’exception d’une petite surface, tout autour du mot Ketrall, comme si quelque autre nom avait été gratté à cet endroit pour être remplacé par celui-ci. Ensuite, un filament de cuivre était fixé dans le coin inférieur droit. »

Extrait de : S. R. Delany. « La chute des tours – Les tours de Toron. »

Première page de La cité des mille soleils

« Qu’est-ce qu’une cité ?
Il s’en trouve une sur la planète Terre. Une cité isolée entre des mers redoutables, sur une île, non loin d’un continent baigné de radiations mortelles et dont seule une étroite frange a été reconquise. Les plaines d’eau et de terre, silencieuses et figées, composent un empire, l’empire de Toromon, dont la cité de Toron est la capitale.
Au milieu de l’univers, dans une galaxie isolée, il est une autre cité.
Une dent de rocher jaillit du sable sur lequel le soleil double dessine deux ombres. Le ciel est bleu et blanc, le sable, blanc d’écume, avec des ondulations qui, parfois, changent au souffle du vent. Des strates nuageuses s’esquissent au bord de l’horizon. Au bas du versant abrupt d’une dune poudreuse, il y a la cité.
Qu’est-ce que la cité ?
C’est une surface de sable dans laquelle les cris- »

Extrait de : S. R. Delany. « La chute des tours – La cité des mille soleils. »

L’intersection Einstein par S. R. Delany

Fiche de L’intersection Einstein

Titre : L’intersection Einstein
Auteur : S. R. Delany
Date de parution : 1967
Traduction : J. Polanis
Editeur : Opta

Première page de L’intersection Einstein

« De la garde à la pointe de ma machette, il y a un tube creux percé de trous. Quand je souffle dans l’embouchure de la poignée, je fais de la musique avec ma lame. Si tous les trous sont bouchés, le son est triste, aussi âpre que peut l’être un son tout en gardant sa douceur. Si tous les trous sont ouverts, le son cascade alentour du métal écrasé, apportant à l’œil comme des flocons de soleil sur l’eau. Il y a vingt trous. Et depuis que je joue de la musique, on m’a traité de fou d’un tas de façons différentes – plus souvent qu’on ne m’a appelé Lobey, qui est mon nom.

À quoi je ressemble ?

Laid, et grimaçant un sourire la plupart du temps. Avec un gros nez, des yeux gris et une grande bouche entassés dans un petit visage brun qui conviendrait à un renard. Et griffonné tout autour de cuivre entortillé en guise de cheveux. J’en taille la plus grande partie tous les deux mois environ avec ma machette. Ça repousse vite. Ce qui est bizarre, car j’ai vingt-trois ans et pas encore de barbe. J’ai la silhouette d’une quille, avec les cuisses, les mollets et les pieds d’un homme (d’un gorille ?) qui serait deux fois plus grand que moi (je mesure à peu près un mètre soixante-quinze) et des hanches en proportion. Il y a eu l’année de ma naissance une éclosion d’hermaphrodites, et les docteurs pensaient que j’en étais peut-être un. Mais j’en doute. »

Extrait de : S. R. Delany. « L’intersection Einstein. »

L’interprète par B. W. Aldiss

Fiche de L’interprète

Titre : L’interprète
Auteur : B. W. Aldiss
Date de parution : 1969
Traduction : C. et L. Meistermann
Editeur : Opta

Première page de L’interprète

« La pensée. La pensée : champ de forces qu’il reste encore à analyser. La pensée : aussi inséparable d’une créature supérieure que la gravité d’une planète. Elle m’enveloppe, tandis que mes sens effectuent leur interminable œuvre de transformation du monde extérieur en symboles. Je ne puis connaître nul objet extérieur sans le toucher (peut-être sans le transformer de quelque façon inimaginable) par ma pensée.
Les vilenies que j’ai vu mon propre peuple, les nuls, infliger à la planète Terre, étaient-elles réelles ou le résultat d’une erreur d’interprétation de mon esprit ?
Quoi qu’il en soit, à l’heure actuelle et en ce lieu, sans le sou et loin de ma patrie, il me faut préférer les questions d’ordre pratique. Mon regard doit  »

Extrait de : B. W. Aldiss. « L’interprète. »

Frères de la Terre par C. J. Cherryh

Fiche de Frères de la Terre

Titre : Frères de la Terre (Tome 1 sur 2 – La rébellion de Hanan)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de publication : 1976
Traduction : B. Martin
Editeur : Opta

Première page de Frères de la Terre

« L’Endymion mourut sans bruit, étoile créée de la main de l’homme pour étinceler, puis s’éteindre en un bref instant.
Kurt Morgan l’avait observé jusqu’à ce qu’il n’y eût plus rien à voir, les yeux braqués sur l’écran arrière de la capsule. Quand ce fut fini, il passa à la vision avant et se concentra sur sa propre vie.
Ils avaient été quatre-vingts hommes et femmes à bord de l’Endymion, dont à présent soixante-dix-neuf avaient été pulvérisés et vaporisés en même temps que le vaisseau avec les restes duquel ils étaient confondus. À deux minutes en direction du soleil, flottait un autre nuage qui avait été le bâtiment ennemi et une centaine d’autres personnes originaires d’une vingtaine de mondes. Maintenant, destructeurs et détruits poursuivaient, en poussière, leurs routes divergentes. »

Extrait de : C. J. Cherryh. « La rébellion de Hanan – Frères de la Terre. »

Le voyageur de la nuit par C. J. Cherryh

Fiche de Le voyageur de la nuit

Titre : Le voyageur de la nuit (Tome 3 sur 4 – L’ère d’exploration)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de publication : 1984
Traduction : E. C. L. Meistermann
Editeur : Opta

Première page de Le voyageur de la nuit

« Trichanamarandu-kepta était le nom de <>, à la forme sujette à changement et aux configurations de conscience pareillement variables. Mais le Trichanamarandu-kepta interne se méfiait de la menace que présentaient les modifications subversives, car certains de ses hôtes à bord étaient instables de disposition et de santé mentale.
En ce qui concerne la propre stabilité mentale de <>, <> était raisonnablement assuré. <> possédait une perspective à plus longue échéance que la plupart et avait en conséquence un point de vue différent sur les événements. Les chronomètres qui pouvaient, après tant d’incidents et tant de transits dans l’espace discontinu, manifester des inexactitudes rampantes, rapportaient que le voyage avait jusqu’à présent duré plus de 100.000 années de vaisseau subjectives. Cela concordait avec la mémoire de <>. Des aberrations des deux côtés étaient possibles, mais <> était d’un autre avis. »

Extrait de : C. J. Cherryh. « L’ère d’exploration – Le voyageur de la nuit. »

Port éternité par C. J. Cherryh

Fiche de Port éternité

Titre : Port éternité (Tome 2 sur 4 – L’ère d’exploration)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de publication : 1978
Traduction : B. Blanc, D. Brotot
Editeur : Opta

Première page de Port éternité

« C’était une nef splendide, la Vierge d’Astolat, belle comme peuvent l’être les vaisseaux lorsque le constructeur a eu carte blanche pour dépenser sans compter – et, de fait, l’argent ne signifiait rien pour ma Dame Dela Kirn, hormis la volupté et le confort qu’il pouvait lui procurer. J’étais la seule de l’équipage – du moins depuis le jour de l’embarquement – à avoir eu la chance de contempler la Vierge de l’extérieur.
Oui, c’était une machine splendide, aux lignes élancées, dont la forme effilée, néanmoins sans grand intérêt aérodynamique, flattait l’œil et indiquait que l’on n’avait pas affaire à un navire marchand, loin de là. L’intérieur n’était que luxe et agrément, ce qui ne manquait pas de me plaire, plus encore que les subtilités de sa conception technique.  »

Extrait de : C. J. Cherryh. « L’ère d’exploration – Port Éternité. »

L’ange à l’épée par C. J. Cherryh

Fiche de L’ange à l’épée

Titre : L’ange à l’épée (Tome 1 sur 1 – Les nuits mérovingiennes)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de parution : 1985
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta

Première page de L’ange à l’épée

« À présent, dans le monde, il y avait plus de cent villes ; de sorte que le monde était bien meilleur que celui que les Ancêtres avaient laissé. Il y avait l’heptapole de Chattalen, s’étendant le long de la Mer Noire comme une rangée de perles sombres ; et il y avait les terres fluviales prospères de Nev Hettek, dont les bateaux descendaient le large Det jusqu’à la Mer Ensoleillée. Il y avait des colonies près des ruines étranges de Nex. Partout où l’entêtement humain trouvait à s’accrocher, le commerce se développait ; et le monde, qui s’appelait Merovin sur les cartes, allait son petit bonhomme de chemin, convaincu que l’humanité des autres planètes ne s’intéressait pas à lui et espérant continuellement que les Sharrh inhumains n’auraient pas besoin de lui, dans le présent ou dans l’avenir. Les Sharrh n’avaient certainement pas l’intention de chasser les habitants dispersés de Merovin dans l’espace.
Ainsi le monde – que les habitants appelaient Merovin exclusivement dans un contexte religieux – se débrouillait, ces cent villes étant issues d’êtres humains trop entêtés pour abandonner le monde lorsque le traité signé entre l’humanité et les Sharrh  »

Extrait de : C. J. Cherryh. « Les nuits mérovingiennes – L’ange à l’épée. »

Soleil mort Kutath par C. J. Cherryh

Fiche de Soleil mort Kutath

Titre : Soleil mort Kutath (Tome 3 sur 3 – Les guerres Mri)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de parution : 1979
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta

Première page de Soleil mort Kutath

« Le chaos régnait dans le dock ; Galey le constata en approchant, l’entendit, murmure d’instructions dans son oreille, lui demandant de se tenir à distance. Il maintint la navette légèrement à l’écart du vaisseau de guerre, vit trois petits appareils jaillir de l’Éperon, vaisseau d’un kilomètre de long. Des points apparurent sur l’écran de contrôle, image transmise par les coms de l’Éperon, indiquant la situation telle que l’Éperon la voyait. Le premier point le représentait ; le deuxième, bleu et également humain, devait être le Santiago – l’Éperon avait posté son unité portée entre lui-même et le point rouge symbolisant le Shirrug.
Les points qui s’éloignaient étaient également rouges : des navettes régul en formation serrée. Galey, mal à l’aise, comprit ce qui se passait, sans quitter des yeux le flot régulier d’informations qui défilaient sur l’écran. Il fallait se débarrasser d’un régul mort : c’était vraisemblablement ce qui arri- »

Extrait de : C. J. Cherryh. « Les guerres Mri – Kutath. »

Soleil mort Shon’jir par C. J. Cherryh

Fiche de Soleil mort Shon’jir

Titre : Soleil mort Shon’jir (Tome 2 sur 3 – Les guerres Mri)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de parution : 1978
Traduction : R. Lathière
Editeur : Opta

Première page de Soleil mort Shon’jir

« Les deux mri se trouvaient encore sous sédatif. On les maintenait hébétés, pratiquement inconscients, dans un local où des voix humaines et d’étranges machines bourdonnantes multipliaient leurs échos.
Sten Duncan était là, comme chaque jour, ainsi qu’un gardien veillant derrière la cloison vitrée des alcôves contiguës. Il voulait voir Niun. On ne l’en empêchait certes pas, d’autant moins qu’il était le seul occupant de la base à bien connaître les rescapés. Cette fois, les yeux aux prunelles d’ambre semblaient vivre, mais il crut y lire une détresse profonde.
Niun avait perdu du poids. Son épiderme montrait des blessures mal refermées, preuves d’un combat farouche livré dans les sables de Kesrith, combat auquel avait fait suite un deuxième, soutenu contre la mort, combat qu’il aurait abandonné s’il eût été à même de penser. Car Niun n’avait plus la notion des choses, ignorant les chercheurs qui joignaient leurs efforts à ceux des médecins et des  »

Extrait de : C. J. Cherryh. « Les guerres Mri – Shon’Jir. »