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Outredune par Hugh Howey

Fiche de Outredune

Titre : Outredune (Tome 2 sur 2 – Outresable)
Auteur : Hugh Howey
Date de parution : 2022
Traduction : T. Arson
Editeur : Actes Sud

Première page de Outredune

« Vic se rappelait la première fois qu’elle avait désiré tuer quelqu’un. Et pas en manière de plaisanterie comme le font les enfants quand ils disent “Je vais te tuer !” à un camarade qui leur a fait un tort quelconque, mais sur un mode mûrement réfléchi, planifié, qui débouche sur la décision finale de prendre une vie. D’y mettre un terme définitif.

C’est une chose qui vous change, lorsque vous découvrez cette ligne tracée dans le sable. Et elle vous change davantage dès que vous la franchissez.

Les hommes qui la plaquaient au sol dans le bordel de sa mère allumèrent une braise chez Vic, et elle ne culpabilisa pas de ce qui s’ensuivit. Tout comme elle ne culpabiliserait pas pour cette ville peuplée de monstres qui avaient torturé les siens depuis plus longtemps que quiconque pouvait s’en souvenir.

Elle avait accompli un long voyage afin de se venger des hommes qui avaient rasé Springston, qui avaient abattu le grand mur, là où elle avait passé son enfance. »

Extrait de : H. Howey. « Outredune – Outresable. »

Outresable par Hugh Howey

Fiche de Outresable

Titre : Outresable (Tome 1 sur 2 – Outresable)
Auteur : Hugh Howey
Date de parution : 2014
Traduction : T. Arson
Editeur : Actes Sud

Première page de Outresable

« La lumière des étoiles les guidait à travers la vallée des dunes et les terres désolées du Nord. Une douzaine d’hommes avançait en file indienne, le foulard noué au cou et relevé pour protéger les narines et la bouche, dans les crissements du cuir et le claquement des fourreaux. Ils suivaient un chemin sinueux, mais s’ils étaient allés en ligne droite ils auraient dû gravir les monticules sableux et braver le plus fort des rafales de vent. Il y avait le chemin long et le chemin rude, et les brigands des déserts nord choisissaient rarement le chemin rude.

Palmer ruminait ses pensées en silence, tandis que les autres échangeaient des plaisanteries obscènes et des fanfaronnades sur tous les articles du butin qu’ils avaient obtenus. Son ami Hap marchait un peu en avant des autres, dans l’espoir de se faire bien voir des anciens. S’aventurer au cœur de ces terres désolées avec une bande de pillards était plus qu’imprudent, mais Palmer était un plongeur des sables. Il vivait en équilibre sur ce fil du rasoir entre la folie pure et le bon sens. Et puis, avec leurs barbes et leur puanteur corporelle, ces brigands payaient l’équivalent d’un mois pour deux jours de travail. Que représentaient une petite virée dans le désert et une plongée rapide, en comparaison d’un joli tas de pièces ? »

Extrait de : H. Howey. « Outresable. »