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L’étranglée de la porte Saint-Martin par Jules Lermina

Fiche de L’étranglée de la porte Saint-Martin

Titre : L’étranglée de la porte Saint-Martin
Auteur : Jules Lermina
Date de parution : 1908
Editeur : Oxymoron Editions

Première page de L’étranglée de la porte Saint-Martin

« TOUT le monde connaît le Courrier de Lyon, ce drame légendaire qui a fait pleurer nos mères et fera peut-être pleurer nos petits-fils…

Lesurques, l’innocent, Dubosc, l’assassin, son sosie, Courriol, Choppart dit l’Aimable… celui-là surtout féroce, cynique, le chef-d’œuvre de Paulin Menier qui savait si bien appeler en le sifflant l’ineffable Fouinard – Psst ! Ici, Fouinard ! – son inséparable – toutes figures gravées dans la mémoire populaire.

C’était bien la cinquantième reprise, dernière représentation avant une grande machine dont la répétition générale était annoncée pour le lendemain, et la salle de la Porte-Saint-Martin était bondée.

On applaudissait, on criait, on insultait Dubosc. C’était une tempête de bravos quand Fouinard enfin livrait Dubosc en lui coupant le chemin en haut d’une échelle. »

Extrait de : J. Lermina. « L’étranglée de la porte Saint-Martin. »

Le baron Stromboli par José Moselli

Fiche de Le baron Stromboli

Titre : Le baron Stromboli – l’intégrale
Auteur : José Moselli
Date de parution : 1912
Editeur : Oxymoron Editions

Première page de Le baron Stromboli

« — Sur l’eau grise, moirée par la brise, et que le soleil de juillet faisait luire, l’escadre poméranienne, au grand complet, était posée.

En une ligne symétrique, les gigantesques cuirassés, tout blancs, sans une tache, élevaient vers le ciel les cimes parallèles de leurs mâts d’acier et le panache roux des fumées de leurs chaudières.

Ils arboraient le grand pavois ! pas un de leurs cordages qui ne soutînt mille pavillons aux couleurs hurlantes. Et, à leur poupe, l’aigle noir, drapé de blanc, frissonnait. Derrière les cuirassés, les croiseurs, plus longs, aux lignes effilées, puis les minces torpilleurs aux énormes cheminées.

Toute la flotte poméranienne était là ! À l’horizon, la ville de Piel, grise, presque noire, s’étendait sur la côte basse et, entre deux bouées, cinq yachts de course aux mâtures invraisemblables attendaient le signal du départ.

En face des navires de guerre, la multitude des yachts de toutes les nations, depuis le grand steamer à marche rapide, vaste comme un paquebot, jusqu’aux coquilles de noix montées par deux hommes, se pressait pour assister à la fête unique qu’est l’inauguration de la grande semaine maritime de Piel. »

Extrait de : J. Moselli. « Le baron Stromboli – L’Intégrale. »

La momie rouge par José Moselli

Fiche de La momie rouge

Titre : La momie rouge
Auteur : José Moselli
Date de parution : 1925
Editeur : Oxymoron Editions

Première page de La momie rouge

« La sonnerie de l’appareil téléphonique suspendu au-dessus du lit de Ralph Gorse crépita violemment.

Ralph Gorse, un grand gaillard carré – carré de partout – se redressa.

C’était encore la nuit. Il tourna le commutateur de la lampe électrique fixée au-dessus du lit et, d’un geste machinal, regarda la montre de nickel fixée à son poignet par une large courroie de cuir. Elle marquait sept heures quarante, exactement. Ralph Gorse devait se rappeler ce détail…

À partir de ce mercredi, quatre janvier, à sept heures quarante, sa vie allait puissamment changer !

La sonnerie continuait son bruit de crécelle.

Ralph Gorse empoigna le récepteur de l’appareil et le plaqua à son oreille.

Après toute une nuit passée dehors, à la recherche des assassins d’une brocanteuse, il était rentré chez lui vers six heures du matin. Et, à sept heures quarante, on le réveillait ! »

Extrait de : J. Moselli. « La momie rouge. »