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Babel 17 par S. R. Delany

Fiche de Babel 17

Titre : Babel 17
Auteur : S. R. Delany
Date de parution : 1966
Traduction : M. Perrin
Editeur : J’ai lu

Première page de Babel 17

« Une cité portuaire…
… au ciel corrodé par des vapeurs couleur de rouille, pensait le général. C’était l’heure de la grisaille crépusculaire que les fumées d’usines fardaient d’une touche d’orange, de rose saumon et de violet à dominante rouge, tandis qu’à l’ouest les navettes avec leur cargaison à destination des centres stellaires et des satellites lacéraient les nuages de leur incessant va-et-vient. Une cité qui suintait aussi la misère par tous ses pores, songeait-il encore en tournant un coin de rue jonché d’ordures.
Depuis l’invasion, six embargos désastreux de plusieurs mois chacun avaient étranglé cette cité dont le commerce interstellaire représentait le fluide vital. Emmurée de la sorte, la ville avait-elle seulement un moyen de survivre ? Six fois en vingt ans, la  »

Extrait de : S. R. Delany. « Babel 17. »

La boîte à maléfices par R. Bloch

Fiche de La boîte à maléfices

Titre : La boîte à maléfices
Auteur : R. Bloch
Date de parution : 1981
Traduction : M. Cazenave, J.-M. Dessaux, B. Martin, J. et M. Perrin, A. Rosenblum, J. Chambon
Editeur : Casterman

Sommaire de La boîte à maléfices

  • Monsieur Steinway
  • Console-moi, mon robot
  • Maudit sois-tu, docteur Fell
  • On se trompe peut-être
  • J’embrasse ton ombre …
  • Eve au pays des merveilles
  • La belle endormie
  • Le coin des gorges chaudes
  • Le monde de l’écran
  • Chez le dingue
  • Dans les siècles des siècles, ainsi soit-il
  • La maladie des entêtés

Première page de Monsieur Steinway

« La première fois où j’ai vu Léo, j’ai cru qu’il était mort.
Ses cheveux étaient si noirs et sa peau si blanche – je n’avais jamais vu des mains aussi pâles, aussi fines ; elles reposaient, croisées sur sa poitrine, dissimulant le rythme de sa respiration. Il émanait de lui quelque chose de presque repoussant ; il était mince, immobile, et son visage reflétait un tel néant ! On aurait dit un masque mortuaire réalisé un peu trop tard, après que le dernier signe de la personnalité vivante se soit à jamais enfui. J’ai regardé Léo, j’ai frissonné un peu, et j’ai commencé à m’éloigner.
Alors il a ouvert les yeux, et je suis tombée amoureuse.
Il s’est assis, a fait basculer ses jambes par-dessus l’énorme divan, m’a souri et s’est levé. J’imagine du moins qu’il a fait tout ça. Tout ce que j’ai vraiment remarqué, c’est le brun foncé de ses pupilles, et le désir ardent, riche, qu’elles déversaient en moi, le désir qui se déversait dans mon cœur et y trouvait un point d’ancrage. »

Extrait de : R. Bloch. « La Boite à maléfices. »