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Le règne des mutants par Jimmy Guieu

Fiche de Le règne des mutants

Titre : Le règne des mutants (Tome 2 sur 3 – Le règne des mutants)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1957
Editeur : Plon

Première page de Le règne des mutants

« Aux aguets, Perry Jenkins prêtait l’oreille, tapi dans les buissons. Son ouïe, très développée, avait perçu un bruit de pas encore fort éloigné. Il rampa jusqu’à un éperon rocheux surplombant l’Hudson, se coula dans une large fissure et, les sens en éveil, attendit. Dans sa ceinture d’écorce était passé un long poignard au manche en os.
La nuit tombait et Jenkins n’avait pas très chaud sous le blouson de cuir élimé qui recouvrait son torse d’adolescent athlétique. Son short en toile plastifiée était déchiré, usé. Au hasard de sa route, à travers les cités en ruine éloignées des zones encore peuplées, peut-être découvrirait-il des vêtements en plastex imputrescible, sous les décombres d’un magasin, par exemple, ou d’une maison qui aurait pu échapper aux investigations de ses semblables… ou des autres ?
En plus des vêtements, il lui fallait des vivres. Le sac grossier qu’il portait dans son dos ne contenait plus que des fruits secs, un morceau de viande fumée et une ligne en nylon avec
quelques hameçons de rechange. La pêche, bientôt, constituerait son unique ressource. L’Hudson, plus en aval, était-il poissonneux ? »

Extrait de : J. Guieu. « Le règne des Mutants. »

L’univers vivant par Jimmy Guieu

Fiche de L’univers vivant

Titre : L’univers vivant (Tome 4 sur 4 – Jerry Barclay)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1953
Editeur : Plon

Première page de L’univers vivant

« Cela avait commencé il y a fort longtemps, ainsi que l’exposait un vieil article de vulgarisation intitulé : Galaxies en collision.
Un demi-siècle plus tard, les astronomes se demandaient toujours pourquoi les observatoires du monde entier continuaient d’enregistrer de pareils phénomènes et quelle pouvait bien être la cause de ces cataclysmes cosmiques ?
Depuis la guerre interstellaire qui avait ravagé notre planète, la Science bénéficiait du prodigieux apport des connaissances techniques de nos alliés venus de la lointaine nébuleuse d’Andromède : la Galaxie Bètlyor.
Aussi était-ce en présence des astrophysiciens de cet univers que s’achevait, à New York, le Congrès Intergalactique d’Astronomie et d’Astrophysique. Sous la présidence du professeur Hemingway, directeur de l’observatoire du Mont Palomar, plusieurs centaines de savants, parmi les plus éminents, avaient confronté les résultats de leurs travaux dont la synthèse était attendue avec impatience par la communauté scientifique aussi bien que par le monde profane, inquiet des rumeurs alarmantes qui commençaient à circuler. »

Extrait de : J. Guieu. « L’univers Vivant – Jerry Barclay. »

Hantise sur le monde par Jimmy Guieu

Fiche de Hantise sur le monde

Titre : Hantise sur le monde (Tome 3 sur 4 – Jerry Barclay)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1953
Editeur : Plon

Première page de Hantise sur le monde

« Dès 14 heures, ce jour-là, de mémoire d’homme, un tel rassemblement ne s’était jamais vu. Le Stadium géant de Central Park, à New York, spécialement aménagé pour la circonstance, était plein à craquer. Au petit jour, déjà, les premiers spectateurs se pressaient aux entrées ! Plus de cinq cent mille personnes occupaient maintenant les gradins et une foule considérable attendait encore à l’extérieur de trouver une place !
Malgré leur coupe-file, les télé-reporters avaient bien du mal à circuler ; ils jouaient des coudes pour traverser la cohue, mais l’appareil de transmission qu’ils portaient comme un sac tyrolien sur le dos, surmonté d’une courte antenne étoilée, ne facilitait guère leur progression.
Les hélicoptères de la World Space O’Vision survolaient lentement Central Park, transmettant sans arrêt les images captées par les reporters et diffusées en direct. Grâce aux satellites de télécommunication, le monde entier suivait ce reportage télévisé. »

Extrait de : J. Guieu. « Hantise sur le monde – Jerry Barclay. »

L’invasion de la terre par Jimmy Guieu

Fiche de L’invasion de la terre

Titre : L’invasion de la terre (Tome 2 sur 4 – Jerry Barclay)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1952
Editeur : Plon

Première page de L’invasion de la terre

« Les Etats-Unis du Monde célébraient — ou allaient célébrer selon leur méridien — le 365e jour de l’année, dédié à la Fête Internationale de l’Harmonie Universelle. Ce jour nouveau s’intercalait entre le samedi 30 décembre et le dimanche 1er janvier dans le Calendrier Perpétuel dont aucun jour, désormais, ne variait plus.
Brillamment illuminées, les rues de New York offraient à maints carrefours un magnifique arbre de Noël enguirlandé de rubans lumineux aux pulsations multicolores.
La monumentale horloge fluorescente de Pennsylvania Station marquait 23 h 40.
Dans la 7e Avenue, face au New York Times Building, l’appartement de Jerry Barclay résonnait des échos d’un joyeux réveillon. Une quinzaine d’amis s’y étaient réunis pour fêter et l’Harmonie Universelle et donc, le Nouvel An. »

Extrait de : J. Guieu. « L’Invasion de la terre – Jerry Barclay. »

Au-delà de l’infini par Jimmy Guieu

Fiche de Au-delà de l’infini

Titre : Au-delà de l’infini (Tome 1 sur 4 – Jerry Barclay)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1952
Editeur : Plon

Première page de Au-delà de l’infini

« Le crépuscule étendait son voile indigo sur le désert du Nouveau-Mexique. A l’est, dans le loin- tain, les lumières d’Alamogordo étaient autant de points brillants qui se confondaient presque avec les étoiles dominant le massif de Mountain Park.
Une brise tiède agitait faiblement l’herbe rabougrie qui croissait par touffes chétives le long du chemin conduisant au Navajo Ranch, ainsi baptisé depuis qu’au siècle dernier une bataille rangée avait mis aux prises pionniers américains et indiens Navajos.
A un demi-mile à l’ouest, le ranch, éclairé par la lune, dressait sa bâtisse allongée.
Etendus à même le sable encore chaud du soleil torride de la journée, un jeune homme blond, en blouson de daim et une jeune fille en jean bleu et chemisier blanc, contemplaient le ciel, sans parler. »

Extrait de : J. Guieu. « Au-dela de l’infini – Jerry Barclay. »

Prisonniers du passé par Jimmy Guieu

Fiche de Prisonniers du passé

Titre : Prisonniers du passé (Tome 12 sur 12 – Jean Kariven)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1956
Editeur : Plon

Première page de Prisonniers du passé

« Le Boeing qui transportait la Commission Internationale d’Etudes déléguée par le CMRS (Centre Mondial de la Recherche Scientifique) avait décollé de Tokyo, à 10 h
30, heure locale, à destination de Nagasaki.
Ce 9 août 1982, soit exactement trente-sept ans après la destruction de Nagasaki par la seconde bombe atomique, l’ONU et le CMRS envoyaient sur les lieux une équipe de chercheurs de diverses nationalités. Durant quinze jours, ils se consacreraient à l’étude systématique des éventuelles altérations génétiques et manifestations récurrentes observées sur les descendants directs des survivants atteints jadis par les radiations.
A bord du Boeing, et sous la conduite du docteur Saïgo Kato, tératologiste japonais de renommée mondiale, avaient pris place le docteur Jean Kariven, anthropologue ; Michel Dormoy, géophysicien et Robert Angelvin, ethnographe, représentant la délégation française. »

Extrait de : J. Guieu. « Prisonniers du passé – Jean Kariven. »

Opération Aphrodite par Jimmy Guieu

Fiche de Opération Aphrodite

Titre : Opération Aphrodite (Tome 7 sur 12 – Jean Kariven)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1955
Editeur : Plon

Première page de Opération Aphrodite

« Malgré l’heure matinale, un soleil de plomb dardait ses rayons sur Mila, le premier « port lunaire » édifié au nord-ouest de Cap Kennedy, sur les anciens marécages de Merrit Island, Floride (ex-Cap Canaveral).
Ce vaste triangle de terre, bordé à l’ouest par la Banana River et à l’est par l’océan Atlantique, constituait le John Fitzgerald Kennedy Space Center, avec ses aires de lancement reliées par de très larges routes au VAB (Vehicle Assembly Building = édifice d’assemblage des véhicules, sous entendu « spatiaux ») : le plus grand bâtiment du monde avec son kilomètre de périmètre et sa hauteur prodigieuse au sommet parfois masqué par les nuages !
Sous un hangar à l’échelle de ce site de titan, on apercevait un Crawler Transporter, colossal engin chenillé apte à transporter les fusées géantes, leur table de lancement et leur tour ombilicale jusqu’au pad de tir ; un ensemble au poids très supérieur à celui de la tour Eiffel (7175 tonnes) et plus gros encore que ne l’étaient les Crawlers des années 60/70. »

Extrait de : J. Guieu. « Opération Aphrodite – Jean Kariven. »

Le monde oublié par Jimmy Guieu

Fiche de Le monde oublié

Titre : Le monde oublié (Tome 5 sur 12 – Jean Kariven)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1954
Editeur : Plon

Première page de Le monde oublié

« Une irrépressible angoisse tenaillait la population du globe. Dans les rues, sur les places publiques, aussi bien à Paris qu’à Londres ou à New York, la foule manifestait, houleuse et menaçante. Des cris et des imprécations montaient de la cohue à l’adresse des chefs d’Etat.
Dans toutes les capitales du monde, l’agitation grondait.
A Washington, des voitures de police munies de haut-parleurs patrouillaient le long de Constitution Avenue, Pennsylvania Avenue et autres grandes artères conduisant à la Maison-Blanche. Par moments, des groupes de manifestants se voyaient repoussés par les forces de l’ordre qui avaient bien du mal à contenir le flot ininterrompu d’hommes et de femmes brandissant des pancartes de protestation.
Des banderoles en calicot arboraient ces slogans : We want to live ! Drop the bombs !.
A Paris, les manifestants descendaient en rangs serrés les Champs-Elysées, stoppant la circulation et créant, tout comme aux U.S.A., en Angleterre et partout ailleurs, des
embouteillages gigantesques. Des bagarres avaient fini par éclater, nécessitant l’emploi des lances à incendie pour disperser les manifestants. »

Extrait de : J. Guieu. « Le Monde oublié – Jean Kariven. »

La charnière du temps par Jimmy Guieu

Fiche de La charnière du temps

Titre : La charnière du temps (Tome 8 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1971
Editeur : Plon

Première page de La charnière du temps

« Insouciant des passants, le jeune couple déboucha de la rue de Rivoli en courant et tourna à gauche, le long du square Saint-Jacques. Le garçon et la fille (tous deux le visage maquillé au fond de teint) se tenaient par la main et riaient. Sans cesser de courir, ils échangèrent un bref baiser. Une vieille dame les toisa, outrée, et poursuivit son chemin en marmonnant. Le couple cessa brusquement de sourire et rompit son élan ; tous deux paraissaient interdits, gênés, puis ils tournèrent la tête vers l’autre angle du square, côté avenue Victoria.
— Coupez ! hurla le metteur en scène Max Barnay, en jaillissant de son fauteuil pliant.
Derrière lui, l’opérateur de prise de vues juché sur son praticable mettait hors circuit la caméra, imité par l’ingénieur du son dans la cabine du camion d’enregistrement garé sur le trottoir de l’avenue. Alentour, des barrières de métal empêchaient les badauds d’envahir le lieu de tournage. »

Extrait de : J. Guieu. « La charnière du temps – Gilles Novak. »

Expérimental X-35 par Jimmy Guieu

Fiche de Expérimental X-35

Titre : Expérimental X-35 (Tome 1 sur 2 – Expérimental X-35)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1960
Editeur : Plon

Première page de Expérimental X-35

« Le silence.
La faible rubescence d’un voyant lumineux qui décline et jette sur le tableau de bord sa lueur agonisante.
Le silence troublé par une respiration saccadée. La respiration d’un mort vivant. Etre ou non être ? D’un homme qui ne pense plus à force d’avoir pensé. Des jours et des jours, des nuits et des nuits. Périodes de temps sans signification pour l’occupant de cette capsule spatiale, épave en détresse dans l’espace sans fin.
Engoncé dans sa combinaison de vol pressurisée, l’homme ouvre les yeux et s’agite sous l’aiguillon émoussé de sa volonté faiblissante. Les minces tubes en polyéthylène assurant son alimentation en eau et en gelée nutritive meurtrissent la commissure de ses lèvres.
Les batteries d’accumulateurs de la capsule larguable sont « mortes » ou ne valent guère mieux. L’anémique rougeoiement du voyant rompt à peine l’obscurité de ce caisson cylindro-conique au fond duquel, ceinturé sur une couchette, gît l’astronaute naufragé. L’air synthétique, perpétuellement « recyclé » par les dispositifs purificateurs automatiques, parvient normalement à l’inhalateur de son casque globulaire : le générateur auxiliaire de secours fonctionne donc encore. »

Extrait de : J. Guieu. « Experimental X-35. »