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Le livre d’or par A. E. van Vogt
Fiche de Le livre d’or
Titre : Le livre d’or de la science-fiction
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1980
Traduction : P. Duvic, D. Hersant, F. Straschitz, G. Bernier, B. Martin,
Editeur : Pocket
Sommaire de Le livre d’or
- Self-made superman
- Le fantôme
- Cinémathèque
- Processus
- Futur parfait
- Ne retenez pas votre souffle …
- Le premier Rull
- Le détective Ā
- Jane et les androïdes
Première page de Le livre d’or
« SELF-MADE SUPERMAN
Non-axiomes
Dans l’intérêt de la raison, utilisez la formule ET CÆTERA. Quand vous dites : « Van Vogt est plein d’imagination ! » ne perdez pas de vue que Van Vogt est bien autre chose que « plein d’imagination ». Van Vogt est « plein d’imagination », inspiré, curieux, introspectif, méthodique, ET CÆTERA, ce qui signifie qu’il possède encore d’autres caractéristiques. Il vaut la peine de se rappeler également que la psychiatrie moderne – 1978 – ne considère pas que l’individu « plein d’imagination » ait une personnalité très saine.
« Ce qui me différencie de la plupart des autres professionnels de la science-fiction, affirme A. E. Van Vogt (78), c’est qu’ils ont démarré grâce à un talent naturel. Et moi, non. » Et d’insister, lors de la Convention Européenne de Bruxelles et pendant son séjour en Europe, sur ce manque de « dons », sur ce manque de « talent naturel ». »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « A. E. Van Vogt. »
La bête par A. E. van Vogt
Fiche de La bête
Titre : La bête
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1943
Traduction : J. Martinache
Editeur : Pocket
Première page de La bête
« À demi enfoui, le moteur gris-bleu gisait sur la pente d’une colline verdoyante, objet inanimé de métal recelant des forces presque aussi puissantes que la vie elle-même. La pluie ruisselait sur sa masse insensible, le soleil de l’été 1972(1) y dardait ses rayons ; la nuit, les étoiles accrochaient à sa surface métallique des reflets blafards et insouciants. Le vaisseau dont il avait été le propulseur s’apprêtait à pénétrer dans l’atmosphère de la Terre lorsqu’une météorite avait transpercé le châssis qui le tenait en place. Instantanément, avec une force irrésistible, le moteur avait réduit en lambeaux ce qui restait du bloc et avait amorcé une longue chute.
Depuis, il gisait sur la colline. Apparemment sans vie, il vivait pourtant, à sa manière. La terre qui se trouvait dans son champ de force était si tassée qu’il eût fallu une acuité visuelle exceptionnelle pour remarquer sa rotation rapide, et aucun des jeunes garçons qui s’étaient assis un jour sur un des rebords du moteur n’avait vu les convulsions de la poussière. Si d’aventure l’un d’eux avait glissé une main crasseuse dans l’enfer tourbillonnant du »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « La bête. »