Étiquette : Presses de la cité

 

Le dernier cadeau du temps par P. J. Farmer

Fiche de Le dernier cadeau du temps

Titre : Le dernier cadeau du temps
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1972
Traduction : M.-C. Ferrer
Editeur : Presses de la cité

Première page de Le dernier cadeau du temps

« La violence de la déflagration ébranla la colline.
Une onde de choc terrifiante dévala la pente, déferlant sur la vallée et la rivière avant de revenir frapper de plein fouet la forme oblongue qui achevait de se matérialiser.
Tout en restant parfaitement immobile dans l’espace, le H.G.Wells I venait d’effectuer un formidable bond dans le temps, passant de l’année 2070 de notre ère à l’année 12 000 avant Jésus-Christ.
Après s’être immobilisé à environ soixante centimètres au-dessus du bord de la falaise, l’appareil s’écrasa brusquement sur le sol spongieux et se mit à descendre le coteau en roulant doucement sur lui-même. Prenant rapidement de la vitesse, il fit exploser des blocs de calcaire et décapita un bosquet de pins nains avant d’arrêter sa course folle cent mètres plus bas. »

Extrait de : P. J. Farmer. « Le dernier cadeau du temps. »

Sommeil de mort par J. Sohl

Fiche de Sommeil de mort

Titre : Sommeil de mort
Auteur : Jerry Sohl
Date de parution : 1983
Traduction : M. Decourt, J.-L. Estèbe
Editeur : Presses de la cité

Première page de Sommeil de mort

« Le rêve commençait toujours dans une obscurité épaisse. Dans un parc, quelque part sur une route, elle serrait Jon dans ses bras, et Alex venait se poster devant eux pour leur faire une muraille de son corps. Curtis approchait lentement, un éclair meurtrier dans les yeux, brandissant un cimeterre qui luisait dans la lumière des phares.

La voiture était derrière lui. Dans la nuit chaude, humide, un homme allongé dans l’herbe observait la scène. En arrière, elle devinait la présence d’un autre spectateur.

Les phares de la voiture découpaient la silhouette menaçante de Curtis. Elle retenait son souffle, le cœur battant à grands coups sourds, clouée de terreur. Dans ses bras, Jon tremblait comme une feuille. Curtis avançait avec une lenteur désespérante. »

Extrait de : J. Sohl. « Sommeil De Mort. »

Les enfants du Jedi par B. Hambly

Fiche de Les enfants du Jedi

Titre : Les enfants du Jedi (Star Wars)
Auteur : B. Hambly
Date de parution : 1995
Traduction : J.-M. Toussaint
Editeur : Presses de la cité

Première page de Les enfants du Jedi

« Les cieux lourds d’acide déversaient des trombes de pluies empoisonnées. Le chasseur accéléra l’allure, trébucha et perdit l’équilibre. Il tituba sur une dizaine de mètres et se précipita à couvert. Un b‚timent, pensa-t-il.
Ou du moins il l’espérait car, l’espace d’un instant, telle une vision d’horreur, la forme recourbée avait semblé se redresser et se tordre, comme un ver monstrueux aux crocs acérés. La gueule de la bête, ténèbres impénétrables, vomissait des ossements pourris à la puanteur repoussante.
Des serpents – des tentacules? – se coulèrent vers le sol pour le saisir àl’aide de ce qui semblait de petites mains bleu foncé.
La pluie acide lui rongeait la chair. Il ferma les yeux et se jeta vers le monstre. En un instant, son esprit fut plus clair et il comprit que les tentacules n’étaient que des racines et des lianes parsemées de fleurs bleues. »

Extrait de : B. Hambly. « Star Wars – Les enfants du Jedi. »

Au cabaret des oiseaux par M. Jeury

Fiche de Au cabaret des oiseaux

Titre : Au cabaret des oiseaux
Auteur : M. Jeury
Date de parution : 2007
Editeur : Presses de la cité

Première page de Au cabaret des oiseaux

« C’est un matin de juillet, peu avant les grandes vacances. On est en 1929, l’année des tours du monde : celui du Zeppelin, le dirigeable allemand, et celui du marin français Alain Gerbault.
Je m’appelle Many Lagrange et j’ai presque dix ans. J’habite Miraval, une commune boisée du Périgord noir. Maman est morte depuis longtemps, je ne me souviens pas très bien d’elle, quelquefois à peine, quelquefois un peu plus, mais c’est peut-être un rêve. À Pâques, il y a quelques mois, on a conduit au cimetière grand-mère Virginie, qui me racontait tant d’histoires. Mon père, Antoine Lagrange, est très occupé par son métier de cabaretier. C’est ma tante Douce-Aimée qui s’occupe de moi, à sa façon.
Elle a quarante-cinq ans, mais paraît bien plus vieille. »

Extrait de : M. Jeury. « Au cabaret des oiseaux. »

Le loup des étoiles par F. Brown

Fiche de Le loup des étoiles

Titre : Le loup des étoiles
Auteur : F. Brown
Date de parution : 1957
Traduction : P. Sabathé
Editeur : Presses de la cité

Première page de Le loup des étoiles

« IL N’AVAIT PAS DE NOM.
Sa pensée ignorait les noms. Sa pensée ignorait les mots. Il n’avait pas de langage. Il était seul. Son voyage avait débuté dans la nuit des temps, à l’extrême limite de la galaxie, lorsqu’il s’était mis en tête de se découvrir des cousins. Mais plusieurs milliards d’années-lumière d’espace désertique avaient considérablement refroidi son enthousiasme. Il savait maintenant qu’il était le seul être pensant de l’univers. L’espoir ne le guidait plus, l’habitude le poussait encore : il continuait sur sa lancée.
Il n’était pas né, puisqu’il était unique. Extérieurement, avec son kilomètre et demi de diamètre, il ne se différenciait guère des millions d’astéroïdes qui parcourent librement l’espace. Mais ceux-ci n’étaient que de la matière inanimée. Lui, il était conscient. L’accident qui avait fait de lui un être pensant – une combinaison particulière d’atomes donnant vie à une molécule – ne s’était reproduit qu’une seule fois, à l’aube de notre histoire, lorsque des atomes de carbone, en se »

Extrait de : F. Brown. « Le loup des étoiles. »

La piste des étoiles par F. Brown

Fiche de La piste des étoiles

Titre : La piste des étoiles
Auteur : F. Brown
Date de parution : 1953
Traduction : J.-L. Estèbe
Editeur : Presses de la cité

Première page de La piste des étoiles

« Je comptais rester encore plusieurs jours, mais quelque chose, cet après-midi-là, me fit changer d’avis : le reflet que me renvoyait le miroir de la salle de bains, chez mon frère Bill. Nu comme un ver, dégoulinant de flotte, perché sur une patte – forcément : je n’en ai qu’une – avec la baignoire derrière moi qui se vidait dans un bruit de succion, je décidai de mettre les bouts sur-le-champ.

Le temps s’écoulait de ma vie comme l’eau de cette bon sang de baignoire. Et c’est ça, cruellement, que me montrait mon reflet.

Un miroir ne ment pas. Quand il vous dit que vous faites vos cinquante-sept ans, c’est qu’il a raison. Dans ces cas-là s’il vous reste des rêves à réaliser, des vieux projets de voyage, il vaut mieux s’y mettre en vitesse et boucler ses valises. Il vaut mieux profiter du peu de temps qu’on vous laisse, parce que vous ne réussirez jamais à l’empêcher de foutre le camp. »

Extrait de : F. Brown. « La piste des étoiles. »

Les ombres de l’Empire par S. Perry

Fiche de Les ombres de l’Empire

Titre : Les ombres de l’Empire (Star Wars – La Guerre des étoiles)
Auteur : S. Perry
Date de parution : 1996
Traduction : J.-M. Toussaint
Editeur : Presses de la cité

Première page de Les ombres de l’Empire

« Il ressemble à un mort vivant pensa Xizor. On dirait un cadavre momifié décédé depuis plus de mille ans. C’est étonnant qu’il soit toujours en vit mais ça l’est bien moins que le fait qu’il soit l’homme le plus puissant de toute la galaxie. Il n’est même pas si âgé que cela ; c’est un peu comme si quelque chose le rongeait de l’intérieur, inexorablement.

Xizor se tenait en retrait, à quatre mètres de l’Empereur. Il observa l’homme qui jadis avait été le Sénateur Palpatine s’avancer et se placer dans le champ de l’holocaméra. Il s’imagina pouvoir sentir l’odeur de décomposition qui émanait du corps décrépit de l’Empereur. Sans doute n’était-ce qu’une illusion due à l’air recyclé. L’oxygène devait circuler au travers de douzaines de filtres pour éviter la propagation éventuelle de gaz empoisonné. A force d’être filtré de ses moindres particules de vie, l’air n’était peut-être plus qu’une fragrance mortelle. »

Extrait de : S. Perry. « Star Wars – Le Guerre des étoiles – Les Ombre de l’Empire. »

Janus par A. Reynolds

Fiche de Janus

Titre : Janus
Auteur : A. Reynolds
Date de parution : 2005
Traduction : F. Dolisi
Editeur : Presses de la cité

Première page de Janus

« Elle s’appelait Chromis Pasqueflower Bowerbird, et elle avait fait un long voyage pour venir défendre sa cause. Elle envisageait depuis toujours l’infime possibilité d’un échec. Son vaisseau l’avait transportée jusqu’à la capitale-monde du Congrès après un vertigineux voyage de plusieurs années-lumière, elle s’était enfin matérialisée sur New Far Florence, et l’infime possibilité avait enflé jusqu’à lui nouer le ventre. Elle était convaincue qu’elle allait subir une défaite cuisante. Il s’était toujours trouvé des gens pour lui seriner que cette cause était perdue d’avance, mais pour la première fois il lui vint à l’esprit qu’ils avaient peut-être raison. Son projet défiait toutes les règles de l’orthodoxie, il fallait l’admettre.

— C’est quand même une journée parfaite, lui dit Rudd Indigo Mammatus en la rejoignant sur le balcon perché au-dessus des terrasses et des jardins en escalier perdus dans les nuages du bâtiment du Congrès.

— Pour subir une humiliation abjecte, vous voulez dire ? »

Extrait de : A. Reynolds. « Janus. »

Evolution par S. Baxter

Fiche d’Evolution

Titre : Evolution
Auteur : S. Baxter
Date de parution : 2003
Traduction : D. Haas, D. Camus
Editeur : Presses de la cité

Première page d’Evolution

« L’avion venait d’amorcer sa descente vers Darwin lorsqu’il traversa un épais nuage de fumée noire. L’habitacle s’obscurcit aussitôt, privant les passagers de la douce lumière de l’été australasien, et les réacteurs firent entendre un gémissement aigu. Joan, qui parlait tranquillement avec Alice Sigurdardottir, se tortilla sur son siège, tendant désagréablement la ceinture sur son ventre. C’était un avion spacieux et confortable, où même les fauteuils de la classe économique étaient disposés par groupes de quatre ou six autour de petites tables. Rien à voir avec ces vieux appareils, qui tenaient plus du fourgon à bestiaux, à bord desquels Joan voyageait dans son enfance, quand elle faisait le tour du monde avec sa mère, une paléontologue de renom. Il est vrai qu’on était en 2031, et qu’en cette forte période de troubles peu de gens se risquaient à voyager. Ceux qui le faisaient se voyaient offrir un léger surcroît de confort. »

Extrait de : S. Baxter. « Evolution. »

L’empire des esprits par C. D. Simak

Fiche de L’empire des esprits

Titre : L’empire des esprits
Auteur : C. D. Simak
Date de parution : 1970
Traduction : G. Colson
Editeur : Presses de la cité

Première page de L’empire des esprits

« Sans cesse, mes pensées retournaient à mon vieil ami et à ce qu’il m’avait dit lors de notre dernière rencontre. Cela se passait deux jours seulement avant qu’il ne se fasse tuer, sur une route facile qui, à l’heure de l’accident, était beaucoup moins fréquentée que d’habitude. Sa voiture n’était plus qu’une masse informe de métal tordu et les traces de pneus montraient comment cela s’était passé, comment sa voiture s’était tout à coup fait emboutir par une autre, sortie sans crier gare de sa bande de circulation. Tout s’expliquait très bien – sauf qu’il n’y avait aucune trace de cette autre voiture…
J’essayais de songer à autre chose mais au fur et à mesure que passaient les heures, que le long ruban de béton se déroulait sous mes roues et que la campagne au printemps s’imprimait sur mon pare-brise en éclairs successifs, je me surpris plus d’une fois à revivre en pensée cette dernière soirée passée en sa compagnie. »

Extrait de : C. D. Simak. « L’empire des esprits. »