Étiquette : Presses de la cité

 

La rivière du crépuscule par G. Eklund

Fiche de La rivière du crépuscule

Titre : La rivière du crépuscule
Auteur : G. Eklund
Date de parution : 1979
Traduction : C. Jayat
Editeur : Presses de la cité

Première page de La rivière du crépuscule

« LA FILLE DU SORCIER

TAPI derrière un buisson rouge-sang, Sam l’Affreux, le musicien, fouilla du regard l’ombre qui envahissait les rives de la Grande Rivière et sourit devant le spectacle qui s’offrait à ses yeux.
— Vois-tu ce que je vois ? demanda-t-il dans un souffle à Cazie, un cobra femelle de six pieds de long, confortablement lové autour de son cou épais. N’est-ce pas la plus jolie chose qu’il t’ait jamais été donné de contempler ?
Il parlait de la fille. Nue, de l’eau jusqu’aux genoux, elle baignait son corps mince, ravissant, dans la rivière. Sam respira bruyamment. Son âme d’artiste s’embrasait au contact de la beauté, quelle qu’elle fût. Cazie manifesta son émotion en remuant doucement. Sam lui caressa le cou, juste au-dessous de la mâchoire inférieure, là où des lignes claires  »

Extrait de : G. Eklund. « La rivière du crépuscule. »

Doc Mathusalem par L. R. Hubbard

Fiche de Doc Mathusalem

Titre : Doc Mathusalem
Auteur : L. R. Hubbard
Date de parution : 1970
Traduction : M. Demuth
Editeur : Presses de la cité

Première page de Doc Mathusalem

« Ole Doc Mathusalem

Ole Doc Mathusalem n’avait pas vraiment l’esprit à ce qu’il faisait, sinon il ne se serait jamais posé sur Spico par cet après-midi tempétueux. Il avait mis au point quelques formules nouvelles pour les irradiations cellulaires – dans sa tête, car, comme d’habitude, il oubliait toujours ses tables d’enregistrement – et le seul fait de se trouver à bord de son vaisseau spatial avait été trop pour lui. Il repéra l’astéroïde à temps, réduisit sa vitesse et se posa.

Il demeura quelques instants immobile aux commandes, le regard posé sur une prairie et un ruisseau accueillants, et acheva rapidement ses calculs. »

Extrait de : L. R. Hubbard. « Doc Mathusalem. »

Au bout du cauchemar par L. R. Hubbard

Fiche d’Au bout du cauchemar

Titre : Au bout du cauchemar
Auteur : L. R. Hubbard
Date de parution : 1940
Traduction : M. Demuth
Editeur : Presses de la cité

Première page d’Au bout du cauchemar

« Par cette délicieuse journée de printemps, dans le bureau du docteur Chalmers, à la clinique du collège d’Atworthy, deux petits esprits de l’air auraient pu être tapis dans l’ombre dense, derrière la porte, pressés l’un contre l’autre, évitant autant que possible la tiède clarté du soleil qui se coulait doucement sur le tapis.

Le professeur Lowry, tout en boutonnant sa chemise, déclara :

— Ainsi, je suis bon pour une autre année, n’est-ce pas ?

— Pour trente-huit ans, dit le docteur Chalmers avec un sourire. Un type avec une constitution aussi robuste que la vôtre n’a pas trop à se soucier de la malaria. Ni même de la plus redoutable vermine du Yucatan. Certes, vous aurez quelques frissons, mais pas de quoi vous inquiéter. À propos, quand retournez-vous au Mexique ? »

Extrait de : L. R. Hubbard. « Au bout du cauchemar. »

L’ennemi intérieur par L. R. Hubbard

Fiche de L’ennemi intérieur

Titre : L’ennemi intérieur (Tome 3 sur 10 – Mission Terre)
Auteur : L. R. Hubbard
Date de parution : 1986
Traduction : M. Demuth, P. Berts
Editeur : Presses de la cité

Première page de L’ennemi intérieur

« Mise en garde du Censeur voltarien

La Couronne se refuse à accepter la moindre responsabilité dans les effets que ce récit hautement fictif pourrait produire sur quiconque aurait la naïveté de croire que la planète « Terre » existe ou que les actes ridicules qui sont rapportés puissent avoir le moindre rapport avec la réalité.
La prétentieuse tentative consistant à glisser le nom de quelques personnages réels, comme Jettero Heller, dans ce tissu de faits imaginaires afin de lui donner une apparence de crédibilité est la pire forme de licence dramatique qui soit. On dit aussi qu’il s’agirait de la « confession » d’un assassin notoire qui aurait voué toute son existence au mensonge, au vol, au chantage et à tous les méfaits criminels possibles. Ce qui en soi devrait constituer un avertissement suffisant.
Par conséquent, celui qui se hasarde dans la lecture de ce récit collusoire le fait à ses risques et périls. La prétendue planète « Terre » N’EXISTE  »

Extrait de : L. R. Hubbard. « Mission Terre – L’ennemi intérieur. »

Le plan des envahisseurs par L. R. Hubbard

Fiche de Le plan des envahisseurs

Titre : Le plan des envahisseurs (Tome 1 sur 10 – Mission Terre)
Auteur : L. R. Hubbard
Date de parution : 1985
Traduction : M. Demuth, P. Berts
Editeur : Presses de la cité

Première page de Le plan des envahisseurs

« Avant-Propos du Censeur voltarien

par Lord Invay, Historien Royal,
Président du Conseil des Censeurs
 
Palais Royal, Confédération de Voltar
 
En ces jours où une littérature médiocre et inquiétante enseigne à nos jeunes la violence et le délire, c’est avec plaisir que j’accepte cette invitation à rédiger un avant-propos à cette œuvre extravagante et excessivement imaginative.
Lorsque nous entendons des hommes et des femmes, par ailleurs raisonnables, donner quelque crédit à des balivernes du genre : « Les Terriens arrivent » ou : « Il y a des O. V. N. I. au-dessus de toutes les paisibles cités de Voltar – on en repère jour et nuit », nous ne pouvons nous empêcher de soupirer en songeant à la crédulité de notre jeunesse si facilement influençable. »

Extrait de : L. R. Hubbard. « Mission Terre – Le plan des envahisseurs. »

Némésis par I. Asimov

Fiche de Némésis

Titre : Némésis
Auteur : I. Asimov
Date de parution : 1989
Traduction : M. Lebailly
Editeur : Presses de la cité

Première page de Némésis

« Il était là, seul et cloîtré.
Dehors, il y avait les étoiles et une, en particulier, accompagnée de son petit système planétaire. Il pouvait la voir en imagination, plus clairement qu’il ne l’aurait vue de ses yeux en désopacifiant la fenêtre.
Une petite étoile, d’un rouge rosâtre – la couleur du sang et de la destruction – et au nom bien choisi.
Némésis !
Némésis, la Déesse du Châtiment.
Il se rappela l’histoire qu’il avait entendue dans son enfance – une légende, un mythe, le récit d’un Déluge planétaire qui avait anéanti une humanité pécheresse en épargnant une seule famille pour repartir à zéro. Pas d’inondation, cette fois. Juste Némésis. »

Extrait de : I. Asimov. « Némésis. »

Nous les robots par I. Asimov

Fiche de Nous les robots

Titre : Nous les robots (Tome A – Les robots)
Auteur : I. Asimov
Date de parution : 1982
Traduction :
Editeur : Presses de la cité

Sommaire de Nous les robots :

  • Robots non humains
    • Le meilleur ami du petit d’homme
    • Sally
    • Un jour …
  • Robots immobiles
    • Point de vue
    • Pensez donc !
    • L’amour vrai
  • Robots métalliques
    • AL-76 perd la boussole
    • Victoire par inadvertance
    • Etranger au paradis
    • Artiste de lumière
    • Ségrégationniste
    • Robbie
    • Noël sans Rodney
  • Robots humanoïdes
    • Assemblons-nous
    • Effet miroir
    • L’incident du tricentenaire
  • Powell et Donovan
    • Première loi
    • Cercle vicieux
    • Raison
    • Attrapez-moi ce lapin
  • Susan Calvin
    • Menteur !
    • Satisfaction garantie
    • Lenny
    • Le correcteur
    • Le petit robot perdu
    • Risque
    • Evasion !
    • La preuve
    • Conflit évitable
    • Le robot qui rêvait
    • Intuition féminine
  • L’après Susan
    • Pour que tu t’y intéresses
    • L’homme bicentenaire

Première page de Nous les robots

« INTRODUCTION

Je n’avais pas encore atteint vingt ans que j’étais déjà un lecteur assidu de science-fiction. J’avais lu de nombreuses histoires de robots, et j’avais découvert qu’on pouvait les ranger en deux catégories.
Dans la première apparaissait le « Robot-Menaçant ». Inutile de s’étendre sur ce sujet. De telles histoires mélangeaient les « clank-clank », les « aarghh » et les discours du genre : « Il est des choses que l’homme doit ignorer. » Assez rapidement, elles perdirent pour moi tout attrait.
La seconde catégorie, très nettement minoritaire en volume, était celle du « Robot-Émouvant ». Dans ces histoires, qui me ravissaient, les robots étaient attachants et la plupart du temps tyrannisés par de cruels échantillons de l’humanité. A la fin de l’année 1938, deux représentants de ce genre firent grosse impression sur moi. »

Extrait de : I. Asimov. « Les robots – Nous les robots. »

Fondation et chaos par G. Bear

Fiche de Fondation et chaos

Titre : Fondation et chaos (Tome 2 sur 3 – Second cycle de Fondation)
Auteur : G. Bear et I. Asimov
Date de parution : 1998
Traduction : D. Haas
Editeur : Presses de la cité

Première page de Fondation et chaos

« En pantoufles et drapé dans son épaisse toge verte de professeur, Hari Seldon contemplait, depuis le balcon d’une tour d’entretien du niveau supérieur, la sombre surface d’acier et d’aluminium de Trantor. Le ciel était assez dégagé, ce soir-là. Seuls quelques nuages fuyaient devant les volutes et les draperies irisées que formaient les étoiles pareilles à des feux follets.
Deux cents mètres plus bas, par-delà les doux mamelons des dômes caressés par la nuit, s’étendait un océan à ciel ouvert. La couverture d’aluminium flottante avait été dégagée sur des centaines de milliers d’hectares, et la faible lueur de la mer ainsi révélée faisait écho à celle du ciel. Il ne savait plus comment elle s’appelait : mer du Sommeil, du Rêve ou de la Paix. Tous les océans couverts de Trantor portaient jadis des noms de ce genre, des noms de berceuse enfantine, sécurisants. Le cœur de l’Em- »

Extrait de : G. Bear. « Second cycle de Fondation – Fondation et chaos. »

Le peuple d’argile par D. Brin

Fiche de Le peuple d’argile

Titre : Le peuple d’argile
Auteur : D. Brin
Date de parution : 2002
Traduction : T. Arson
Editeur : Presses de la cité

Première page de Le peuple d’argile

« Il est difficile de rester cordial quand vous vous battez pour préserver votre vie, même si cette vie ne représente pas grand-chose.
Même quand vous n’êtes qu’une masse de glaise.
 
Un projectile de nature indéterminée – une pierre, je suppose – percuta le mur de briques à quelques centimètres et me constella le visage d’éclats. Il n’y avait aucun abri derrière lequel me jeter, sinon une poubelle débordante. Je saisis le couvercle et le brandis vers l’ennemi.
Juste à temps. Un autre tir percuta mon bouclier improvisé et mordit dans le plastique dur au lieu de toucher ma poitrine.
L’ennemi venait de me retrouver.
Un instant plus tôt la ruelle m’avait semblé un excellent lieu où me cacher le temps de reprendre mon souffle. Mais à présent l’obscurité glacée qui y régnait me trahissait. Même un ditto dégage un peu de chaleur corporelle. Bêta et sa bande ne s’aventurent pas armés dans cette partie de la ville, ils n’oseraient pas, mais leurs lance-pierres sont équipés de lunettes de visée infrarouge. »

Extrait de : D. Brin. « le peuple d’argile. »

Le triomphe de Fondation par D. Brin

Fiche de Le triomphe de Fondation

Titre : Le triomphe de Fondation (Tome 3 sur 3 – Second cycle de Fondation)
Auteur : D. Brin et I. Asimov
Date de parution : 1999
Traduction : D. Haas
Editeur : Presses de la cité

Première page de Le triomphe de Fondation

« Pour moi… c’est la fin.
Hari ne pouvait chasser ces paroles de son esprit. Elles s’y accrochaient comme la sempiternelle couverture que son serviteur lui remontait sans arrêt sur les genoux, malgré la chaleur qui régnait, ce jour-là, dans les jardins impériaux.
Pour moi, c’est la fin.
La phrase obsédante était sa compagne de tous les instants.
… la fin.
Devant lui s’étendaient les pentes accidentées du bosquet de Shoufeen, une section restée à l’état sauvage de la Cité Impériale où les plantes et les petits animaux de tous les coins de la Galaxie se mêlaient avec exubérance, croissant et se multipliant sans entraves. Dans cette petite oasis de verdure, de grands arbres masquaient les tours de métal omniprésentes du monde-cité le plus puissant de la Galaxie. »

Extrait de : D. Brin. « Second cycle de Fondation – Le triomphe de Fondation. »