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Soleil sanglant par M. Zimmer Bradley

Fiche de Soleil sanglant

Titre : Soleil sanglant (Tome 23 sur 33 – Ténébreuse – L’âge de Régis Hastur)
Auteur : M. Zimmer Bradley
Date de parution : 1964
Traduction : S. Hilling
Editeur : Presses Pocket

Première page de Soleil sanglant

« LÉONIE HASTUR était morte.
L’ancienne léronis, magicienne des Comyn, Gardienne d’Arilinn, télépathe, détentrice de tous les pouvoirs de la science des matrices de Ténébreuse, était morte comme elle avait vécu, recluse, au plus haut de la Tour d’Arilinn.
Personne ne sut à quelle heure la mort était venue la prendre, pour l’emporter dans l’un de ces mondes où elle évoluait aussi facilement que dans son jardin clos, personne, pas même son apprentie, la prêtresse-novice Janine Leynier de Storn.
Elle mourut seule ; personne ne la pleura. Léonie était crainte, révérée, adorée presque à l’égal d’une déesse dans tous les Domaines de Ténébreuse, mais elle n’était pas aimée. »

Extrait de : M. Zimmer Bradley. « Ténébreuse – L’âge de Régis Hastur – Soleil Sanglant. »

La captive aux cheveux de feu par M. Zimmer Bradley

Fiche de La captive aux cheveux de feu

Titre : La captive aux cheveux de feu (Tome 21 sur 33 – Ténébreuse – L’âge de Damon Ridenow)
Auteur : M. Zimmer Bradley
Date de parution : 1970
Traduction : S. Hilling
Editeur : Presses Pocket

Première page de La captive aux cheveux de feu

« BARRON fourra ses affaires dans un sac à dos, serra la coulisse et dit tout haut :
— Voilà, c’est décidé, et qu’ils aillent au diable.
Il se redressa et regarda une dernière fois le monde minuscule et propret de son logement au quartier général de l’Astroport. Construit avec une grande économie de matériaux (c’était le premier bâtiment terrien édifié sur Ténébreuse, là où fut élevée plus tard la Cité du Commerce), chaque logement ressemblait un peu à une cabine de vaisseau spatial : étroit, clair, propre et encombré, avec des meubles fonctionnels, presque tous encastrés. Parfait pour un astronaute professionnel. Pour les rampants, c’était autre chose ; ça les rendait claustrophobes.
Barron s’en était plaint comme les autres, affirmant qu’un tel logement serait parfait pour deux souris, sous réserve que l’une d’elles suive un régime draconien. Mais maintenant qu’il le quittait, il ressentait un curieux pincement au cœur, à la limite de la nostalgie. Il y avait vécu cinq ans. »

Extrait de : M. Zimmer Bradley. « Ténébreuse – L’âge de Damon Ridenow – La captive aux cheveux de feu. »

La tour interdite par M. Zimmer Bradley

Fiche de La tour interdite

Titre : La tour interdite (Tome 19 sur 33 – Ténébreuse – L’âge de Damon Ridenow)
Auteur : M. Zimmer Bradley
Date de parution : 1989
Traduction : S. Hilling
Editeur : Presses Pocket

Première page de La tour interdite

« DAMON Ridenow chevauchait à travers une contrée libérée.
Le grand plateau des Kilghard avait dépéri toute l’année sous l’influence maléfique des hommes-chats. Les moissons avaient séché sur pied dans les champs, sous une pénombre anormale qui masquait la lumière du soleil ; les pauvres du district, craignant de s’aventurer dans la campagne maudite, étaient restés claquemurés chez eux.
Et voici que les hommes se remettaient au travail sous la lumière du grand soleil rouge de Ténébreuse, rentrant leurs récoltes avant les neiges prochaines, l’automne commençait et les moissons étaient presque toutes engrangées.
Le Grand Chat avait été massacré dans les grottes de Corresanti ; sa matrice géante avait été détruite, et la terrible menace ne pesait plus sur les plateaux[1]. Les hommes-chats survivants s’étaient enfuis dans les forêts vierges au-delà des montagnes ou étaient tombés sous les coups des Gardes commandés par Damon. »

Extrait de : M. Zimmer Bradley. « Ténébreuse – L’âge de Damon Ridenow – La tour interdite. »

La chaîne brisée par M. Zimmer Bradley

Fiche de La chaîne brisée

Titre : La chaîne brisée (Tome 14 sur 33 – Ténébreuse – Les amazones libres)
Auteur : M. Zimmer Bradley
Date de parution : 1976
Traduction : A. Vincent
Editeur : Presses Pocket

Sommaire de La chaîne brisée

« LA nuit tombait sur la Ville Sèche, hésitante, comme si le grand soleil rouge répugnait à se coucher en cette saison. Liriel et Kyrrdis, pâles dans le jour déclinant, flottaient juste au-dessus des murs de Shainsa.
À l’intérieur des portes de la cité, à la lisière de la grande place du marché balayée par le vent, une petite troupe de voyageurs était en train d’établir son campement, de desseller les montures et de décharger les bêtes de somme.
Ils n’étaient pas plus de sept ou huit. Tous étaient vêtus des pèlerines à capuchon, des tuniques épaisses et des culottes de cheval des gens de la montagne, dans la lointaine contrée des Sept Domaines. Il faisait chaud dans les terres désertes de Shainsa, à cette heure où le soleil dardait encore ses rayons brûlants avec assez de force, mais les voyageurs n’en gardaient pas moins leurs pèlerines à capuchon. Et si chacun était armé d’un couteau et d’une dague, aucun ne portait une épée. »

Extrait de : M. Zimmer Bradley. « Ténébreuse – Les amazones libres – La chaîne brisée. »

Les héritiers d’Hammerfell par M. Zimmer Bradley

Fiche de Les héritiers d’Hammerfell

Titre : Les héritiers d’Hammerfell (Tome 11 sur 33 – Ténébreuse – Les cent royaumes)
Auteur : M. Zimmer Bradley
Date de parution : 1989
Traduction : S. Hilling
Editeur : Presses Pocket

Première page de Les héritiers d’Hammerfell

« L’orage grondait sur les Heller ; des éclairs déchiraient le ciel, suivis du fracas du tonnerre qui se répercutait en longs échos dans les vallées. Les nuages couraient dans le ciel blafard, où brillaient encore les derniers rayons de l’énorme soleil rouge, et, comme accroché au sommet du pic le plus haut, le croissant pâle de la lune turquoise luisait. Par les déchirures des nuages, s’entrevoyait parfois, proche du zénith, la lumière affaiblie de la lune violette. Les pics étaient couverts de neige, et des plaques de glace compromettaient l’équilibre précaire du chervine fuyant sur l’étroit sentier. Les deux autres lunes n’étaient pas levées, mais le voyageur n’en avait cure. »

Extrait de : M. Zimmer Bradley. « Ténébreuse – Les cent royaumes – Les héritiers d’Hammerfell. »

Le loup de Kilghard par M. Zimmer Bradley

Fiche de Le loup de Kilghard

Titre : Le loup de Kilghard (Tome 10 sur 33 – Ténébreuse – Les cent royaumes)
Auteur : M. Zimmer Bradley
Date de parution : 1980
Traduction : S. Hilling
Editeur : Presses Pocket

Première page de Le loup de Kilghard

« Paul Harrell s’éveilla, la vue brouillée, à demi-inconscient, avec l’impression d’avoir survécu à un long cauchemar : les muscles douloureux comme après une rage de dents, et des élancements dans la tête comme après une gueule de bois monumentale. Souvenirs vagues, l’homme avait son visage, sa propre voix demandait : Qui es-tu, bon sang ? Tu ne serais pas le diable, par hasard ? Non qu’il crût au diable, à l’enfer, ni à toutes ces fariboles conçues pour forcer des gens à faire non ce qu’ils voulaient, mais ce que d’autres estimaient qu’ils devaient faire.
Il remua la tête, déclenchant une douleur qui le fit grimacer. Ouah ! J’ai dû en prendre une sérieuse hier soir !
Il s’étira, essaya de se retourner, et s’aperçut qu’il était confortablement allongé, les jambes écartées. Cela l’éveilla tout à fait en état de choc.
Il pouvait remuer, s’étirer ; il n’était plus dans le caisson de stase !
Se pouvait-il que tout n’eût été qu’un cauchemar ? La fuite devant la police d’Alpha, la révolte de la colonie dont il avait été le chef, la confrontation  »

Extrait de : M. Zimmer Bradley. « Ténébreuse – Les cent royaumes – Le Loup des Kilghard. »

La belle fauconnière par M. Zimmer Bradley

Fiche de La belle fauconnière

Titre : La belle fauconnière (Tome 5 sur 33 – Ténébreuse – Les âges du chaos)
Auteur : M. Zimmer Bradley
Date de parution : 1982
Traduction : S. Hilling
Editeur : Presses Pocket

Première page de La belle fauconnière

« ROMILLY était si fatiguée qu’elle tenait à peine debout.
Il faisait noir dans la fauconnerie, sans aucune lumière à part la sourde clarté d’une lanterne pendue à une solive ; mais les yeux du faucon étaient aussi brillants, aussi sauvages et aussi rageurs que jamais. Non, se répéta Romilly ; il n’y avait pas que de la rage dans ces yeux, mais aussi de la terreur.
Elle a peur. Elle ne me hait pas ; elle a peur, c’est tout, pensa Romilly de sa femelle.
Elle la sentait au tréfonds d’elle-même, cette terreur palpitant sous la rage, au point qu’elle arrivait à peine à distinguer entre ce qui était elle-même – lasse, les yeux brûlants, prête à s’écrouler d’épuisement dans la paille souillée – et ce qui, venant du cerveau du faucon, submergeait son esprit : haine, peur, désir sauvage et frénétique de sang et de liberté. »

Extrait de : M. Zimmer Bradley. « Ténébreuse – Les âges du chaos – La belle fauconnière. »

Le dragon de l’épée par M. J. Moorcock

Fiche de Le dragon de l’épée

Titre : Le dragon de l’épée (Tome 3 sur 3 – Erekosë)
Auteur : M. J. Moorcock
Date de parution : 1986
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Presses Pocket

Première page de Le dragon de l’épée

« L’homme s’appelait Ulrich von Bek et il s’était échappé d’un camp en Allemagne, du nom de Sachsenwald. Son crime était d’être chrétien et d’avoir tenu des propos antinazis. On l’avait relâché (grâce à des amis bien intentionnés) en 1938. En 1939, sa tentative pour tuer Hitler ayant échoué, il avait échappé à la Gestapo en pénétrant dans le royaume où nous nous trouvions tous deux. Je l’appelais le Maaschanheem, mais lui disait simplement les Marches du Milieu. Il fut surpris que je connaisse le monde qu’il avait quitté. « Vous avez plutôt l’aspect d’un guerrier du Nibelungenlied ! dit-il. Et vous parlez cet allemand bizarrement archaïque qui semble être la langue des environs. Pourtant, vous dites être venu initialement d’Angleterre ? »
Je ne voyais pas l’intérêt de trop lui en dire sur ma vie de John Daker, ni de mentionner que j’étais né dans un monde où Hitler avait été vaincu. J’avais appris depuis longtemps que de telles révélations »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Erekosë – Le dragon de l’épée. »

Les guerriers d’argent par M. J. Moorcock

Fiche de Les guerriers d’argent

Titre : Les guerriers d’argent (Tome 2 sur 3 – Erekosë)
Auteur : M. J. Moorcock
Date de parution : 1970
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Presses Pocket

Première page de Les guerriers d’argent

« D’UNE TERRE RESSUSCITÉE

JE connais le chagrin, je connais l’amour et je crois connaître la mort, bien qu’on me dise immortel. On m’a dit que j’ai un destin, mais lequel ? Être toujours emporté çà et là par les marées du hasard ? Exécuter des actes dérisoires ? Je n’en sais pas davantage.
Je portai le nom de John Daker, et peut-être bien d’autres encore. Puis je m’appelai Erekosë, le Champion Éternel, et j’exterminai la race humaine parce qu’elle avait trahi ce que je considérais comme mes idéaux, parce que j’aimais une femme d’une autre race, une race que je jugeais plus noble et dont les membres se nommaient les Xénans. Cette femme s’appelait Ermizhad et elle ne pourrait jamais me donner d’enfants.
Et, ayant exterminé ma race, j’étais heureux.
Avec Ermizhad et son frère Arjavh, je gouvernais les Xénans, ce peuple plein de grâce qui existait sur Terre bien avant que l’humanité vînt rompre son harmonie. »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Erekosë – Les guerriers d’argent. »

Le champion éternel par M. J. Moorcock

Fiche de Le champion éternel

Titre : Le champion éternel (Tome 1 sur 3 – Erekosë)
Auteur : M. J. Moorcock
Date de parution : 1970
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Presses Pocket

Première page de Le champion éternel

« UN APPEL À TRAVERS LE TEMPS

ENTRE l’état de veille et le sommeil, nous avons souvent l’impression d’entendre des voix, des bribes de conversations, des expressions prononcées avec un accent étrange. Parfois, nous essayons d’accorder notre esprit afin d’en entendre plus, mais nous n’y parvenons que rarement. Ces illusions sont appelées hallucinations hypnagogiques – amorces de rêves que nous ferons plus tard dans notre sommeil.
Il y avait une femme. Un enfant. Une ville. Un métier. Un nom : John Daker. Un sentiment de frustration. Un besoin d’accomplissement. Même si je les aimais. Je sais que je les aimais.
C’était l’hiver. Malheureux, couché dans un lit froid, je regardais la lune par la fenêtre. Je ne me rappelle plus mes pensées exactes. Elles portaient sur la condition de mortel et la futilité de l’existence humaine, sans aucun doute. Puis, entre la veille et le sommeil, je commençai à entendre chaque soir des voix… »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Erekosë – Le champion éternel. »