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Throy par Jack Vance

Fiche de Throy

Titre : Throy (Tome 4 sur 4 – Les chroniques de Cadwal)
Auteur : Jack Vance
Date de parution : 1992
Traduction : E. C. L. Meistermann
Editeur : Presses Pocket

Première page de Throy

« A Stroma, la terrasse de l’Auberge d’Utward s’avançait de la falaise sur dix mètres, dans une région de vide ensoleillé surplombant de deux cent cinquante mètres les eaux du fjord, glaciales et d’un vert bleuté. A une table contre la balustrade était assis un groupe de quatre hommes.
Torq, Tump et Farganger n’étaient pas originaires de Cadwal ; ils buvaient de l’ale dans des mugs en grès. On avait servi à messire Denzel Attabus une mesure d’alcool d’herboriste dans un godet en étain, tandis que Roby Mavil, l’autre résident de Stroma, buvait dans un gobelet du vin vert d’Araminta. Messire Denzel  »

Extrait de : J. Vance. « Les chroniques de Cadwal – Throy. »

Araminta 2 par Jack Vance

Fiche d’Araminta 2

Titre : Araminta 2 (Tome 2 sur 4 – Les chroniques de Cadwal)
Auteur : Jack Vance
Date de parution : 1988
Traduction : A. Rosenblum
Editeur : Presses Pocket

Première page d’Araminta 2

« Glawen se rendit en courant sur le pont du Faraz et appela par radio le Bureau B à la station d’Araminta.

– Ici, Glawen Clattuc. J’ai à parler au Chef Wook. Affaire urgente.

Quelques secondes plus tard, une voix rauque résonna dans l’appareil.

– Ici Bodwyn Wook.

Sachant que son appel était sans doute écouté, Glawen choisit avec soin ses paroles :

– Nous sommes actuellement dans une situation ridicule, qui pourrait pourtant devenir grave. Kirdy a été arrêté. Les Oomps prétendent qu’il a volé le manteau d’Arles. »

Extrait de : J. Vance. « Les chroniques de Cadwal – Araminta 2. »

La station d’Araminta par Jack Vance

Fiche de La station d’Araminta

Titre : La station d’Araminta (Tome 1 sur 4 – Les chroniques de Cadwal)
Auteur : Jack Vance
Date de parution : 1988
Traduction : A. Rosenblum
Editeur : Presses Pocket

Première page de La station d’Araminta

« Le seizième anniversaire de Glawen Clattuc donna lieu à une modeste célébration dont le moment fort devait être l’allocution solennelle du Chef de Maison, Fratano, et l’annonce par lui de l’  » IS  » de Glawen (ou Indice de Statut) un chiffre qui, dans une large mesure, déterminerait la direction de son avenir.
Tant pour la commodité que par économie, cette célébration se ferait pendant le  » dîner de la Maison « , dîner hebdomadaire auquel tous les Clattuc en résidence étaient obligés d’assister, ni l’âge ni une indisposition n’étant une excuse pour manquer d’y paraître.
Le matin de la fête se passa tranquillement. Le père de Glawen, Scharde, lui offrit une paire d’épaulettes en argent et turquoise comme en portaient les hommes de la bonne société dans les stations les plus chics de l’aire Gaïane, s’il fallait en croire les revues de mode. »

Extrait de : J. Vance. « Les chroniques de Cadwal – La station d’Araminta. »

Tempête d’une nuit d’été par P. Anderson

Fiche de Tempête d’une nuit d’été

Titre : Tempête d’une nuit d’été
Auteur : P. Anderson
Date de parution : 1974
Traduction : P. Marcel
Editeur : Presses Pocket

Première page de Tempête d’une nuit d’été

« TONNERRE ET ÉCLAIRS. UNE LANDE QUI ATTEND LA FOUDRE
CE fut une longue journée morose, rythmée périodiquement par les échanges de canonnades entre les armées en présence. Il n’y eut pas d’autre signe de guerre. Rupert avait d’abord attendu les régiments du Yorkshire ; par la suite, c’est l’aube qu’il attendit, sachant que d’ici là la faim, et le souvenir des défaites qu’il leur avait déjà infligées, rongeraient ses ennemis pour lui.
Mais alors que le soir s’avançait, des nuages bleu foncé s’amassèrent en travers des cieux. Un vent triste hululait sous leur panse, et ricanait doucement entre les ajoncs. Les ténèbres flambèrent et tonnèrent. C’est Dieu qui maintenant va déchaîner Sa propre artillerie, songea Rupert. Mêlée au fracas de l’orage, une rumeur lui parvint, aussi pénétrante mais plus sèche que celle des cieux en fureur. La mitraille des tambours qui accompagnent un hymne des Têtes-Rondes y fait réponse. Ils  »

Extrait de : P. Anderson. « Tempête d’une nuit d’été. »

Le barde du futur par P. Anderson

Fiche de Le barde du futur

Titre : Le barde du futur
Auteur : P. Anderson
Date de parution : 1988
Traduction : A. Rosenblum, R. Lathière, M. Deutsch, D. Hersant
Editeur : Presses Pocket

Sommaire de Le barde du futur

  • Les enfants de demain
  • La critique de la raison impure
  • Le barbare
  • La vaillance de Cappen Varra
  • Terrien, prends garde !
  • Le martyr
  • Duel sur la Syrte
  • Interdiction de séjour
  • Sam Hall

Première page de Les enfants de demain

« À seize mille mètres de haut, cela ne se voyait guère. La Terre était une tache verte et brune voilée par des nuages, la vaste voûte de la stratosphère s’étendant sans limites apparentes dans l’espace infini, et, mis à part les vibrations du moteur, il régnait autour du vaisseau un silence et une sérénité que nul homme ne pourrait jamais entamer. En regardant vers le bas, Hugh Drummond distinguait le Mississippi brillant tel un sabre au clair, et ses méandres paresseux avaient le même tracé que ceux montrés par sa carte. Les montagnes, la mer, le soleil, aussi bien que le vent et la pluie, n’avaient pas changé. Point n’y avait suffi le lent cheminement de moins d’un million d’années, ni les initiatives humaines qui n’avaient jeté dans la nuit sans fin qu’un éclat trop bref pour avoir une influence quelconque. »

Extrait de : P. Anderson. « Le barde du futur. »

Les sortilèges de la nuit par T. Lee

Fiche de Les sortilèges de la nuit

Titre : Les sortilèges de la nuit (Tome 5 sur 5 – Le dit de la terre plate)
Auteur : T. Lee
Date de parution : 1987
Traduction : E. C. L. Meistermann
Editeur : Presses Pocket

Première page de Les sortilèges de la nuit

« Dans l’ourlet de la forêt reposait un village. Une vieille route courait près du lieu, menant vers les villes du sud et, par le passé, c’était elle qui avait donné au village de l’importance et une certaine prospérité. Depuis lors, d’autres artères avaient été construites et de moins en moins de voyageurs traversaient les bois profonds. Il y avait sept années qu’une caravane n’avait été aperçue dans la région. Les pierres roses dont était construit le village s’étaient faites plus tendres et les cœurs plus durs. Sur une colline, parmi les arbres, se dressait un temple. Ses piliers étaient cerclés d’or terni et les tuiles turquoise du toit s’étaient écaillées. Néanmoins, les prêtres vivaient bien, car les villageois étaient restés pieux. Tous les soirs, sur le point le plus élevé du temple, un fanal était allumé pour rappeler aux dieux où reposait le village.
Il arrivait parfois qu’une famille convenable du pays, en découvrant qu’elle avait trop de bouches à nourrir, offrît au temple un fils cadet (aucune femme n’y était permise) en tant que serviteur. Tel était précisément le cas de Scarabée.
A l’âge de sept ans, sa nourrice l’avait abandonné, à la lumière fantomatique qui précède l’aube, dans la cour extérieure du temple. Autour de son cou, sur un morceau de soie, était accroché un petit rubis avec un crapaud. C’était le « cadeau » de l’enfant, sans lequel il ne pouvait espérer de place dans le sanctuaire. Le pauvre Scarabée (qui, à l’époque, »

Extrait de : T. Lee. « Le dit de la terre plate – Les sortilèges de la nuit. »

La maîtresse des délires par T. Lee

Fiche de La maîtresse des délires

Titre : La maîtresse des délires (Tome 4 sur 5 – Le dit de la terre plate)
Auteur : T. Lee
Date de parution : 1986
Traduction : E. C. L. Meistermann
Editeur : Presses Pocket

Première page de La maîtresse des délires

« Il faisait nuit, et le jeune homme qui était assis sur le toit en terrasse garda un moment les yeux levés sur le grand dôme du ciel. Puis il lut dans son livre à voix haute :

— Bleu comme les yeux bleu foncé de ma bien-aimée, le crépuscule emplit les cieux. Les étoiles mettent leurs robes d’argent et, si elles sont belles, aucune ne l’est autant qu’elle.

Ses compagnons étaient allongés, appuyés sur les coudes, et le considérèrent d’un air intrigué. Il referma le livre et déclara :

— L’amour aussi est une simple folie.

Ce commentaire provoqua chez eux de frénétiques gestes de dénégation.

— L’amour n’existe pas. L’amour est le nom que donnent les femmes et leurs malheureux pères au  »

Extrait de : T. Lee. « Le dit de la terre plate – La Maitresse Des Délires. »

Le maître des illusions par T. Lee

Fiche de Le maître des illusions

Titre : Le maître des illusions (Tome 3 sur 5 – Le dit de la terre plate)
Auteur : T. Lee
Date de parution : 1981
Traduction : E. C. L. Meistermann
Editeur : Presse pocket

Première page de Le maître des illusions

« À un mille des murs de la ville, tout couverts d’émaux, là où le désert brasillait comme du verre doré, une femme d’une grande beauté était assise dans un donjon de pierres et jouait avec un os.
— Viendra-t-il me voir aujourd’hui ? demanda-t-elle à l’os en le berçant dans ses bras comme un enfant. Ou viendra-t-il me chercher cette nuit ? Toutes les étoiles brilleront, mais il brillera plus fort encore. Assurément, il n’osera venir dans la journée, car son éclat l’emporterait sur celui du soleil. Le soleil mourrait de honte et le monde sombrerait dans les ténèbres. Mais tu viendras, ô Nemdur, mon seigneur, fit la femme très belle.
Elle s’appelait Djasrin ; Nemdur était le roi dont la ville s’élevait un mille à l’est. Naguère, il était son mari, mais le temps avait passé.
Lorsque le jour commença à disparaître en s’enveloppant dans ses robes et en se glissant silencieusement hors du désert, Djasrin appela ses femmes. Elles n’étaient plus que deux, l’une très vieille, l’autre très jeune. Toutes deux éprouvaient pour elle de la pitié, mais elle ne leur prêtait que peu d’attention. Elle ne remarquait pas davantage leur aversion derrière cette pitié. À la porte du rez-de-chaussée, des hommes musculeux armés d’épées et de haches montaient la garde ; ils étaient chargés d’empêcher le danger d’entrer, ou de sortir. Des palmiers aux frondaisons d’un vert d’airain cernaient la tour et un petit étang reposait là, comme tombé du ciel. Au »

Extrait de : T. Lee. « Le dit de la terre plate – Le maître des illusions. »

Le maître de la mort par T. Lee

Fiche de Le maître de la mort

Titre : Le maître de la mort (Tome 2 sur 5 – Le dit de la terre plate)
Auteur : T. Lee
Date de parution : 1979
Traduction : E. C. L. Meistermann
Editeur : Presses Pocket

Première page de Le maître de la mort

« Narasen, la reine-léopard de Merh, se tenait à sa fenêtre et regardait Dame Calamité qui arpentait les rues de la cité. Dame Calamité portait sa robe jaune, car la maladie était une fièvre jaunâtre, jaune comme la poussière qui s’élevait en tourbillons des plaines, masquait la ville de Merh et l’étouffait, jaune comme la boue puante qu’était devenu le large fleuve de Merh. Et Narasen, impuissante et furieuse, demanda en elle-même à la Calamité : « Que dois-je faire pour me débarrasser de toi ? », et la femme jaune confusément distincte montra ses dents en une grimace qui semblait lui répondre : « Tu le sais, mais ne peux l’accomplir. » La tempête de sable l’enveloppa alors et Narasen referma en les faisant claquer les volets de la fenêtre.
Telle était la chambre à coucher de la reine de Merh : des armes de chasse et de guerre polies pendues aux murs qui étaient décorés de scènes de chasse et de guerre. Le plancher était couvert de tapis de peaux tachetées et rayées des bêtes que  »

Extrait de : T. Lee. « Le dit de la terre plate – Le maître de la mort. »

Le maître des ténèbres par T. Lee

Fiche de Le maître des ténèbres

Titre : Le maître des ténèbres (Tome 1 sur 5 – Le dit de la terre plate)
Auteur : T. Lee
Date de parution : 1978
Traduction : E. C. L. Meistermann
Editeur : Presses Pocket

Première page de Le maître des ténèbres

« Un Mortel en Terre Inférieure
 
Une nuit, Ajrarn, Prince des Démons, Premier des Seigneurs des Ténèbres, revêtit pour s’amuser la forme d’un grand aigle noir. Il vola d’est en ouest et du nord au sud en battant de ses ailes immenses jusqu’aux quatre coins du monde, car en ce temps-là la terre était plate et flottait sur l’océan du chaos. Il regarda les processions d’hommes qui rampaient au-dessous de lui avec des lampes petites comme des étincelles, et les brisures de la mer qui volaient en bourgeons blancs sur les rivages rocheux. Il survola avec un regard méprisant et ironique les hautes tours de pierre et les pylônes des cités, et se percha un moment sur la voile d’une galère impériale, où un roi et une reine festoyaient de rayons de miel et de cailles tandis que les rameurs peinaient aux avirons ; à un moment donné, il replia ses ailes d’encre sur le toit d’un temple et éclata de rire devant les idées qu’ont les hommes à propos des dieux.
Tandis qu’il retournait vers le centre du monde une heure avant le lever du soleil, Ajrarn, Prince des  »

Extrait de : T. Lee. « Le dit de la terre plate – Le maitre des ténèbres. »