Étiquette : Professeur Challenger

 

Quand la Terre hurla par Arthur Conan Doyle

Fiche de Quand la Terre hurla

Titre : Quand la Terre hurla (Tome 5 sur 5 – Professeur Challenger)
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1928
Traduction :
Editeur :

Première page de Quand la Terre hurla

« Je me rappelais vaguement avoir entendu mon ami Edward Malone, de la Gazette, parler du Pr Challenger, en compagnie duquel il avait vécu quelques aventures assez remarquables. Mais je suis tellement accaparé par mon métier, et ma firme est si submergée de commandes qu’en dehors de ce qui touche à mes intérêts personnels je sais mal ce qui se passe dans le monde. En gros, j’avais gardé de Challenger l’image caricaturale d’un génie sauvage, violent et sectaire. Je fus grandement surpris de recevoir de lui une lettre d’affaires, rédigée dans les termes suivants :
 
14 bis, Enmore Gardens,
Kensington.

Monsieur,
J’ai l’occasion de louer les services d’un expert en forages artésiens. Je ne vous dissimulerai pas que mon opinion sur les experts n’est pas très haute : j’ai maintes fois constaté qu’un homme qui, comme moi-même, est doté d’un cerveau bien agencé, dispose d’une largeur de vues plus grande et plus saine qu’un soi-disant spécialiste, lequel se cantonne dans l’exercice d’un savoir particulier. Néanmoins, je suis résolu à vous mettre à l’épreuve.
»

Extrait de : A.C Doyle. « Quand la Terre hurla – Professeur Challenger. »

La machine à désintégrer par Arthur Conan Doyle

Fiche de La machine à désintégrer

Titre : La machine à désintégrer (Tome 4 sur 5 – Professeur Challenger)
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1928
Traduction :
Editeur :

Première page de La machine à désintégrer

« Le Pr Challenger était d’une humeur épouvantable. Devant la porte de son bureau, j’avais déjà une main sur la poignée et les pieds sur le tapis-brosse quand j’entendis un monologue qui ressemblait à ceci, les mots étant autant d’explosifs qui détonaient et se répercutaient à travers toute la maison :
– Oui, je vous dis que c’est la deuxième erreur ! La deuxième de la matinée. Est-ce que vous vous imagineriez par hasard qu’un homme de science a le droit d’être dérangé dans un travail capital par l’intrusion continuelle d’un idiot au bout du fil ? Je ne le tolérerai pas ! Passez-moi le directeur… Ah ! c’est vous, le directeur ! Eh bien ! pourquoi ne dirigez-vous pas ? Tout ce que vous êtes capable de faire, c’est de me déranger dans un travail dont l’importance dépasse naturellement les limites de votre intelligence. Passez-moi le directeur général ! Il n’est pas là ? J’aurais dû m’en douter ! Je vous assignerai en justice si pareil fait se reproduit. J’ai bien assigné des coqs qui chantaient ! Oui, et ma plainte a été reçue. Si elle a été reçue pour des coqs qui chantaient, pourquoi pas pour des sonneries détraquées ? L’affaire est claire. »

Extrait de : A.C Doyle. « La machine à désintégrer – Professeur Challenger. »

Au pays des brumes par Arthur Conan Doyle

Fiche de Au pays des brumes

Titre : Au pays des brumes (Tome 3 sur 5 – Professeur Challenger)
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1926
Traduction :
Editeur : Neo

Première page de Au pays des brumes

« Le grand Pr Challenger vient d’être victime d’une mésaventure : son personnage a inspiré, aussi abusivement que maladroitement, un romancier audacieux, et celui-ci l’a placé dans des situations impossibles dans le seul but de voir comment il réagirait. Oh ! les réactions n’ont pas tardé ! Il a intenté un procès en diffamation, engagé une action judiciaire – qui fut déclarée non recevable – pour que le livre fût retiré de la circulation, il s’est livré – deux fois – à des voies de fait, enfin il a perdu son poste de maître de conférences à l’École londonienne d’hygiène subtropicale. Ces broutilles mises à part, l’affaire s’est terminée plus paisiblement qu’on ne l’aurait cru.

Il est vrai que le Pr Challenger n’avait plus le même feu sacré. Ses épaules de géant s’étaient voûtées. Sa barbe noire assyrienne taillée en bêche était parsemée de fils gris. L’agressivité de ses yeux avait diminué. Son sourire arborait moins de complaisance envers soi. Il avait gardé une voix tonitruante, mais elle ne balayait plus aussi promptement les contradicteurs. »

Extrait de : A.C Doyle. « Au pays des brumes – Professeur Challenger. »

La ceinture empoisonnée par Arthur Conan Doyle

Fiche de La ceinture empoisonnée

Titre : La ceinture empoisonnée (Tome 2 sur 5 – Professeur Challenger)
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1913
Traduction :
Editeur : Neo

Première page de La ceinture empoisonnée

« Mon devoir est clair : je n’ai pas un instant à perdre ! Ces événements prodigieux sont encore frais dans ma mémoire : il faut donc que je les relate dans tous leurs détails, avec une exactitude que le temps pourrait effacer si je tardais. Mais, au moment d’écrire, comment ne saluerais-je pas le miracle grâce auquel c’est notre petite équipe du Monde perdu (le Pr Challenger, le Pr Summerlee, lord John Roxton et moi-même) qui a vécu cette nouvelle expérience passionnante ?

Lorsque, il y a quelques années, j’ai rendu compte dans la Daily Gazette de notre voyage sensationnel en Amérique du Sud, je ne pensais guère qu’il m’arriverait d’avoir à raconter un jour une aventure personnelle encore plus étrange. Or, celle-ci est unique dans les annales de l’humanité : sur les tablettes de l’Histoire, elle se détachera irrésistiblement ; un pic majestueux écrase toujours les modestes contreforts qui l’entourent.

Pour vivre cet épisode extraordinaire, nous nous sommes trouvés réunis tous les quatre le plus normalement du monde. »

Extrait de : A.C Doyle. « La Ceinture empoisonnée – Professeur Challenger. »

Le monde perdu par Arthur Conan Doyle

Fiche de Le monde perdu

Titre : Le monde perdu (Tome 1 sur 5 – Professeur Challenger)
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1912
Traduction :
Editeur : Ink Book

Première page de Le monde perdu

« M. Hungerton, son père, n’avait pas de rival sur la terre pour le manque de tact. Imaginez un cacatoès duveteux, plumeux, malpropre, aimable certes, mais qui aurait centré le monde sur sa sotte personne. Si quelque chose avait pu m’éloigner de Gladys, ç’aurait été la perspective d’un pareil beau-père. Trois jours par semaine je venais aux Chesnuts, et il croyait dans le fond de son cœur que j’y étais attiré uniquement par le plaisir de sa société, surtout pour l’entendre discourir sur le bimétallisme ; il traitait ce sujet avec une autorité croissante.
 
Un soir, j’écoutais depuis plus d’une heure son ramage monotone : la mauvaise monnaie qui chasse la bonne, la valeur symbolique de l’argent, la dépréciation de la roupie, ce qu’il appelait le vrai taux des changes, tout y passait. »

Extrait de : A.C Doyle. « Le Monde perdu – Professeur Challenger. »