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Les germes de l’infini par Max-André Rayjean

Fiche de Les germes de l’infini
Titre : Les germes de l’infini (Tome 10 sur 14 – Jé Mox)
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1976
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les germes de l’infini
« Ils étaient tous les quatre, depuis plusieurs heures, plongés dans le délicieux sommeil hypnotique. Ils dormaient, décontractés, détendus, récupérant la fatigue de la journée. Et ils préféraient ce sommeil-là à celui des pilules, trop chimique à leur avis et autrement plus nocif, toxique.
Tandis que l’hypnose…
Leur subconscient les transportait dans des paradis où la vie était magnifique. Ils ne se privaient pas des dernières nouveautés de la science et ils utilisaient fréquemment le sélectionneur de rêves. Alors, béats, alanguis, amorphes, ils souriaient les yeux fermés, déconnectant totalement leur esprit du monde actuel.
Le sommeil venait difficilement dans l’espace, même si l’organisme était entraîné. Et puis c’était tellement facile de brancher deux électrodes sur les tempes avec l’assurance garantie d’un repos réparateur. La tentation était trop forte. Aucun équipage n’y échappait. »
Extrait de : M.-A. Rayjean. « Les germes de l’infini – Jé Mox. »
Les géants de Komor par Max-André Rayjean

Fiche de Les géants de Komor
Titre : Les géants de Komor (Tome 9 sur 14 – Jé Mox)
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1976
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les géants de Komor
« L’étroit compartiment était annexé à la spacieuse cabine centrale de pilotage. Des parois translucides en délimitaient le périmètre. Assis sur son siège gyroscopique, face à ses appareils de radiotélécommunications, Gia Paz hocha la tête et soupira.
Il avait un air rêveur, nostalgique. Certes, il pouvait à tout moment contacter sa propre planète et le colonel Zolos, patron du Centre de Secours Spatial. Il lui suffisait de lancer des ondes à travers le sub-espace. Mais aucune raison impérative nn motivait la nécessité.
Aussi il tira une visionneuse d’une boite, la brancha, et aussitôt une grosse boule bleuâtre apparut sur le petit écran.
Paz avait presque les larmes aux yeux. Ce n’était pas son genre. Jé Mox le surprit et avec autorité, il pénétra dans la cellule occupée par son ami. »
Extrait de : M.-A. Rayjean. « Les géants de Komor – Jé Mox. »
Le secret des cyborgs par Max-André Rayjean

Fiche de Le secret des cyborgs
Titre : Le secret des cyborgs (Tome 7 sur 14 – Jé Mox)
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1974
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le secret des cyborgs
« Les Arcans sont une entité biologique totalement différente des hommes. En vain cherche-t-on un point de comparaison.
Ou plutôt si. Il existe une lointaine analogie. Les deux races possèdent une taille à peu près identique, légèrement inférieure pour les Arcans.
Au sommet d’une masse jaune bouton d’or, trois énormes protubérances cohabitent en parfaite indépendance. Chacune orbite en tous sens, comme la tourelle d’un char de combat. Munies d’une sorte d’œil sans paupières, elles voient de tous les côtés à la fois.
Il s’agit bel et bien d’organes sensoriels extrêmement délicats, assurant des fonctions auditives, visuelles, olfactives. De très courtes antennes oscillent à la partie supérieure des protubérances.
Sous celles-ci, le corps s’amincit très rapidement, s’effile en une colonne terminée par un socle cartilagineux, large pied adhésif permettant une assise solide.
De gros anneaux superposés, apparents et noirâtres, dessinent une tresse à la base de la colonne. Ils forment des soufflets comme sur un accordéon. Muscles puissants, ils servent aux déplacements de la créature. »
Extrait de : M.-A. Rayjean. « Le Secret des Cyborgs. »
La révolte de Gerkanol par Max-André Rayjean

Fiche de La révolte de Gerkanol
Titre : La révolte de Gerkanol (Tome 6 sur 14 – Jé Mox)
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1973
Editeur : Fleuve noir
Première page de La révolte de Gerkanol
« Assis à son bureau, le colonel Zolos observe l’écran posé devant lui. Il reconnaît très nettement Jé Mox et il hoche la tête, satisfait.
Jé ne se fait jamais attendre quand il est convoqué. C’est un employé modèle, ponctuel, et Zolos voudrait bien en posséder beaucoup de cette trempe.
Il coupe tous les autres circuits de communications le reliant aux différents services du Centre de Secours Spatial.
Il s’isole ainsi complètement et recherche la tranquillité absolue. Il ne veut pas être dérangé.
Il vérifie par sécurité, sur un décodeur, le numéro de l’onde corporelle émise par la combinaison climatisée de Jé. Aucune erreur n’est possible et un étranger ne peut pas s’introduire clandestinement dans le Centre sans être immédiatement repéré.
Le C.S.S. s’occupe évidemment des opérations de secours dans l’espace, mais il enquête aussi sur les problèmes les plus divers. Ses archives sont bourrées de documents secrets et on comprend les mesures de précaution imposées au personnel. Les contrôles d’identité sont fréquents, voire permanents.
Le colonel appuie sur le contacteur commandant l’ouverture de la porte et il se compose une attitude joviale.
Pourtant, il n’arrive pas à dissimuler complètement son inquiétude et Mox le remarque aussitôt. »
Extrait de : M.-A. Rayjean. « La Révolte de Gerkanol – Jé Mox. »
L’autre passé par Max-André Rayjean

Fiche de L’autre passé
Titre : L’autre passé (Tome 5 sur 14 – Jé Mox)
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’autre passé
« La combinaison climatisée de Mox émet une onde corporelle immédiatement captée par les enregistreurs. Jé enfile un long couloir. Sa marche est suivie constamment par des caméras invisibles. Il s’arrête devant une porte numérotée.
Une porte qu’il connaît bien. Là, derrière, le colonel Zolos l’attend.
L’officier supérieur, l’œil figé sur un écran, aperçoit le commandant de l’autre côté de la cloison. Il vérifie le code bio-corporel du visiteur.
Il déploie d’énormes précautions. Le Centre de Secours Spatial – le fameux C.S.S. – détient des dossiers secrets, des informations et une documentation de la plus haute importance. Les personnes étrangères au service ne sont pas admises. Sinon, il faut un laissez-passer spécial. Des gardes filtrent sévèrement les entrées.
Jé connaît le règlement très strict. Il patiente. Enfin un clignoteur vert signale que tout est en ordre. Le panneau coulisse.
Zolos, derrière son bureau surchargé de claviers et d’écrans, accueille son meilleur agent. Il lui désigne un fauteuil. »
Extrait de : M.-A. Rayjean. « L’autre passé. »
L’arbre de cristal par Max-André Rayjean

Fiche de L’arbre de cristal
Titre : L’arbre de cristal (Tome 4 sur 14 – Jé Mox)
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’arbre de cristal
« Le soleil décline à l’horizon et ourle de pourpre la ligne sombre des montagnes ciselées de glace. Avec un peu d’imagination, les hommes se croiraient sur Ter-VII, éloignée de quatorze années-lumière.
Le soleil est le même, ou presque. Juste un peu plus jaune. La glace possède des reflets bleutés et les rochers ont des teintes mauves. Le ciel se fond dans une couleur indigo. Pur, lumineux. Comme un ciel terrestre à quatre ou cinq mille mètres d’altitude.
Ce monde s’appelle Zélad. Une atmosphère raréfiée l’entoure. Un organisme humain respire sans trop de difficulté à condition qu’il ne produise aucun effort. Sinon c’est l’asphyxie.
Alors les hommes font gaffe. Ils se surveillent. Ils se traînent comme des lézards. C’est encore préférable que de courir avec un scaphandre sur le dos.
Ils sont tous d’accord à la base. Ils ne portent pas de masque respiratoire. Mais ils marchent au ralenti. Au début, ça surprend. Question d’habitude, d’adaptation. À la longue, on s’y fait. Et puis les poumons s’endurcissent. »
Extrait de : M.-A. Rayjean. « L’Arbre de cristal – Jé Mox. »
Cellule 217 par Max-André Rayjean

Fiche de Cellule 217
Titre : Cellule 217 (Tome 3 sur 14 – Jé Mox)
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir
Première page de Cellule 217
« Relaxé, décontracté par une excellente nuit passée dans un caisson d’apesanteur, Jé Mox se sent en pleine forme. Il éprouve même une envie irrésistible d’utiliser sa force physique. Comme mi boxeur, il décoche de temps à autre des coups de poing dans le vide, contre un ennemi invisible. Histoire de se défouler.
Carré d’épaules, sportif, l’esprit clair et dynamique, parfaitement équilibré sur le plan psychique, il possède de sérieux atouts. Ses états de service particulièrement élogieux s’ajoutent à ce bilan positif.
Commandant du Cos-200, le vaisseau le plus perfectionné du Centre de Secours Spatial – le fameux C.S.S., célèbre dans cette partie de la Galaxie –, il doit sa notoriété à ses initiatives audacieuses. Pour sauver des types en danger, il n’hésite pas à payer de sa propre personne. Son courage complète sa témérité. Parfois même, il dépasse les limites de la prudence. »
Extrait de : M.-A. Rayjean. « Cellule 217. »
Prisonniers du temps par Max-André Rayjean

Fiche de Prisonniers du temps
Titre : Prisonniers du temps (Tome 2 sur 14 – Jé Mox)
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir
Première page de Prisonniers du temps
« L’homme, en uniforme du centre de secours spatial, marche vers les containers. Il enfile un long corridor. De chaque côté se succèdent des portes étanches, numérotées, toutes identiques. Dans les caissons d’apesanteur, des humains dorment. Leurs corps se reposent, se décontractent, ne fournissent aucun effort. Tous les organes rechargent ainsi leur potentiel énergétique, éliminent leurs déchets, se régénèrent en sept heures de sommeil complet.
L’agent, matricule 312, noyé dans l’anonymat, s’arrête devant le container 14. Il a reçu des ordres très stricts et il obéit. Il occupe un poste sans intérêt, sans responsabilité.
Il appuie sur un bouton d’appel. Une longue stridulation emplit le caisson étanche. Un écran extérieur s’allume immédiatement, montre un homme flottant dans l’espace, un peu ahuri par ce réveil brutal. »
Extrait de : M.-A. Rayjean. « Prisonniers du temps. »
Le zoo des Astors par Max-André Rayjean
Fiche de Le zoo des Astors
Titre : Le zoo des Astors (Tome 1 sur 14 – Jé Mox)
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1966
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le zoo des Astors
« James Ruong colla son front contre la paroi translucide, épaisse, lisse, qui n’était pas du verre, mais une substance analogue beaucoup plus résistante. De longues minutes, il resta dans cette position, l’œil vague, lointain, l’esprit vide, du moins en apparence. Car, en réalité, son cerveau bouillonnait. Des foules de questions l’assaillaient, et, malheureusement, il était incapable d’y répondre. Ni lui ni ses compagnons.
Il assena de grands coups de poing dans la paroi. Celle-ci ne vibra même pas et résista comme de l’acier. La rage, l’impuissance crispaient ses nerfs, nouaient sa gorge. Il ressentait une excitation extrême qu’il s’efforçait pourtant de maîtriser. Car, en d’autres circonstances, il avait prouvé qu’il gardait admirablement son sang-froid.
Anne Mole s’approcha de lui, glissant sa main menue sur son épaule. Ruong sursauta comme si un serpent l’avait piqué.
— James…, calmez-vous.
— Me calmer ? C’est impossible. Vous rendez-vous compte de la situation où nous sommes ?
Anne hocha la tête. Elle savait seulement qu’elle émergeait d’une sorte de brouillard et elle ne s’expliquait pas le phénomène. »
Extrait de : M.-A. Rayjean. « Le Zoo des Astors – Jé Mox. »
