Étiquette : Richard-Bessière
On a hurlé dans le ciel par François Richard-Bessière

Fiche de On a hurlé dans le ciel
Titre : On a hurlé dans le ciel
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1959
Editeur : Fleuve noir
Première page de On a hurlé dans le ciel
« L’autojet glissa longuement sur la large piste qui descendait en spirales régulières autour du bloc compact la bâtisse brillamment éclairée et prit la direction des bas quartiers.
Dans le ciel nocturne, brillaient des myriades d’étoiles et la lune dessinait un cercle blafard, imprécis, offrant un éternel spectacle qui n’intéressait plus les humains.
Les bergers et les pierrots des temps jadis avaient depuis longtemps disparu de la planète et la blonde Phébé n’inspirait plus personne. Ce n’était plus qu’un bloc de matière comme les autres, roulant dans l’espace selon les lois immuables et connues de tous, une source de richesses inestimables savamment exploitées par l’homme, un monde conquis, étudié, classé, connu dans ses moindres détails, et n’offrant plus le moindre intérêt. »
Extrait de : Richard-Bessière. « On a hurlé dans le ciel. »
Objectif soleil par François Richard-Bessière

Fiche de Objectif soleil
Titre : Objectif soleil
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1956
Editeur : Fleuve noir
Première page de Objectif soleil
« Le Colonel Garland fit entrer Mac Norton dans son bureau. Ses doigts boudinés ne cessaient de pianoter nerveusement sur le meuble tandis qu’il lui parlait d’une voix cassée :
— Écoutez, mon cher Franck, j’ai passé une partie de la nuit à lire votre rapport, et j’ai dû avaler une bonne moitié d’un tube d’aspirine pour essayer de comprendre votre histoire. J’avais parfois l’impression que mon cerveau allait éclater. Donnez-moi un peu de feu.
Il était de notoriété publique que Garland n’avait jamais sur lui ni briquet ni allumettes. Après avoir lancé au plafond quelques bouffées denses de fumée, il reprit :
— Le F.B.I. vous charge d’une mission vraiment de tout repos, et vous revenez six mois plus tard en nous racontant une histoire invraisemblable. Franck, j’ai personnellement une grande admiration pour vous, nous avons fait la guerre ensemble et j’ai eu l’occasion de vous apprécier. Vous avez toujours été un de nos meilleurs agents secrets. Je suis tout prêt à vous éviter des ennuis, mais pour l’amour du ciel, comprenez que j’ai besoin d’explications. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Objectif soleil. »
N’accusez pas le ciel par François Richard-Bessière

Fiche de N’accusez pas le ciel
Titre : N’accusez pas le ciel
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1964
Editeur : Fleuve noir
Première page de N’accusez pas le ciel
« La nouvelle arriva comme une bombe à l’instant même où je m’apprêtais à me mettre au lit.
La sonnerie du visiophone retentit violemment et je repérai d’un coup d’œil sur le cadran sélecteur le numéro d’appel.
Cela émanait de la tour de contrôle du gigantesque spatiodrome.
Je grognai, pris le temps de dénouer ma cravate, puis branchai la communication en 3-D.
Le visage criblé de taches de rousseur d’un jeune sergent m’apparut immédiatement en même temps qu’une voix empreinte d’émotion résonnait dans le coffre mural :
— Commandant, un message en provenance du troisième relais nous annonce le retour de la 248-B-26. »
Extrait de : Richard-Bessière. « N’accusez Pas Le Ciel. »
N’aboyez pas trop fort Mr Brenton par François Richard-Bessière

Fiche de N’aboyez pas trop fort Mr Brenton
Titre : N’aboyez pas trop fort Mr Brenton
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1981
Editeur : Fleuve noir
Première page de N’aboyez pas trop fort Mr Brenton
« C’était un combat à mort. L’un des deux hommes avait déjà mordu la poussière. Il avait glissé et, presque immédiatement, un éperon d’acier lui avait troué l’épaule. Dominant sa douleur il s’était relevé d’un bond, face à son adversaire, lequel, à présent, et devant le sang qui coulait, croyait tenir la victoire. Il se déportait rapidement, à droite, à gauche afin d’affaiblir les réflexes physiques et moraux de son adversaire.
Il donna encore un coup de pied mais l’ergot d’acier n’atteignit pas l’autre homme. Celui-ci s’était reculé, brusquement, évitant ainsi le coup mortel lancé avec force et précision. II contre-attaqua à son tour, utilisant la longue pointe d’acier nouée à son avant-bras et qu’il maintenait solidement de ses doigts. Car, pour ce combat, tous deux avaient été armés de solides et tranchants éperons. Curieusement, cela rappelait les combats de coqs d’autrefois. »
Extrait de : Richard-Bessière. « N’aboyez pas trop fort, Mr. Brenton. »
Les survivants de l’au-delà par François Richard-Bessière

Fiche de Les survivants de l’au-delà
Titre : Les survivants de l’au-delà
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1982
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les survivants de l’au-delà
« C’était une bien belle demeure. Et pourtant s’il m’avait été donné de prolonger mon existence sur ce monde, rien ne m’aurait convaincu d’y remettre les pieds. Car c’est là, dans cette demeure, que tout a commencé. Elle est, en effet, le point de départ de cette ténébreuse histoire.
A cette époque-là, je ne croyais en rien. Ni aux fantômes, ni à la survie de l’âme après la mort et encore moins à la réincarnation. Tout cela, pour moi, appartenait à la rêverie, à une sorte de philosophie qui se voulait apaisante, tout simplement imaginée pour calmer les inquiétudes de l’homme quant à son devenir après le dernier battement de cœur.
Pour moi, il n’y avait rien, plus rien au-delà de la tombe. Comme une montre dont le ressort est cassé. Irréparable, on s’en débarrasse et l’on y pense plus. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Les Survivants De l’Au-Dela. »
Les sources de l’infini par François Richard-Bessière

Fiche de Les sources de l’infini
Titre : Les sources de l’infini
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1974
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les sources de l’infini
« Mon nom est Patrice Nel. J’ai 35 ans et je suis kadiste de mon métier. Je n’ai jamais écrit de ma vie, ou si peu, et voilà bien mes difficultés.
C’est Valérie qui m’en a donné l’idée. Non, pas elle précisément, mais plutôt ce que cette fille représente pour moi.
Avec ce cahier, j’ai voulu… heu… comment dirais-je ? j’ai voulu… non, je ne peux pas m’exprimer… je veux seulement dire le besoin que j’éprouve de coucher sur le papier tous les petits événements qui, chaque jour, se rattachent à Valérie.
Je l’aime, mais je n’ai pas encore osé le lui avouer.
Il est vrai que c’est très difficile, d’abord à cause du travail, et aussi parce qu’elle ne me connaît pas assez pour que je me permette de lui faire cet aveu.
Comment pourrais-je la décrire ? Je ne sais pas. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Les Sources de l’infini. »
Les seigneurs de la nuit par François Richard-Bessière

Fiche de Les seigneurs de la nuit
Titre : Les seigneurs de la nuit
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1973
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les seigneurs de la nuit
« En ce temps-là, les hommes vivaient dans des cavernes.
En ce temps-là, le ciel était d’un bleu immense et profond, les arbres étaient comme des cathédrales vertes et frémissantes, et les forêts épaisses et ténébreuses étaient le paradis des bêtes hideuses ou belles, craintives ou féroces.
Les fleuves coulaient, environnés de vapeurs métalliques, les aurochs parcouraient la savane dans un bruyant martèlement de sabots, le brasier rouge du soleil dévorait les futaies, craquelait le sol, échauffait les parois rugueuses des montagnes en dents de scie et, la nuit tombée, dans la confuse transsudation stellaire, s’éveillait une autre vie, celle qui se poursuivait dans la nuit carnivore, parmi les glissements, les piétinements, les hurlements et les grondements sinistres. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Les Seigneurs de la nuit. »
Les quatre vents de l’éternité par François Richard-Bessière

Fiche de Les quatre vents de l’éternité
Titre : Les quatre vents de l’éternité
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1980
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les quatre vents de l’éternité
« Restez à terre, docteur Le Quérec, n’allez surtout pas en mer. Cette nuit est maudite. »
C’est le conseil que m’avait donné, le matin même à Douarnenez, le vieux Guinard après que je lui eus fait part du petit voyage en mer que j’avais l’intention d’entreprendre à bord de mon voilier.
D’où diable tenait-il cette idée ? Du fait que nous étions le 21 juin, en plein solstice d’été et que, selon les vieilles légendes, cette date serait annuellement vouée aux puissances du Mal ?
Depuis environ une heure, le temps s’était gâté. De lourds nuages noirs montaient à l’horizon, la mer s’agitait, les vagues gonflaient de minute en minute…
En direction de l’est, un éclair a zébré les nues et presque immédiatement le vent a soufflé en rafales. J’avais déjà ramené les voiles et, la barre bien en main, je luttais contre l’assaut des vagues tout en remettant le cap sur Audierne. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Les quatre vents de l’Éternité. »
Les pantins d’outre-ciel par François Richard-Bessière

Fiche de Les pantins d’outre-ciel
Titre : Les pantins d’outre-ciel
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1960
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les pantins d’outre-ciel
« La petite fusée ionique se posa sans heurt sur l’aire cimentée du vaste astrodrome de Tel Aviv. Au zénith, un soleil de plomb embrasait le ciel, dardant ses rayons sur un sol brûlant, comme si les feux de l’enfer prenaient un malin plaisir à se manifester continuellement sur cette terre de légende qui conservait toujours l’empreinte divine. Ironie du sort…
On était en 2.099. Le 21e siècle s’achevait, comme tant d’autres, et comme tant d’autres encore il n’avait été ni meilleur ni pire.
L’évolution avait suivi son cours, et si le progrès avait un peu bouleversé et modifié les habitudes de l’homme, celui-ci, dans le fond, était resté le même avec sa ration de temps quotidienne.
Vingt-quatre heures. Pas une de plus, pas une de moins.
Vingt-quatre heures employées à dormir, à manger et à s’occuper, et cela durait depuis l’origine du monde. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Les Pantins d’Outre-Ciel. »
Les mutants sonnent le glas par François Richard-Bessière

Fiche de Les mutants sonnent le glas
Titre : Les mutants sonnent le glas
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1961
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les mutants sonnent le glas
« La mule s’arrêta en bas du sentier, juste à l’endroit où apparaissait la piste sinueuse qui se perdait dans le désert de sable et de pierre des hauts plateaux.
Le soleil était au zénith et, malgré l’altitude, la chaleur était presque suffocante. L’homme souffla un instant, sauta au sol et s’empara du havresac accroché au flanc de la mule, tandis que le guide lui désignait la piste d’un geste mesuré.
Son bras s’éleva à la hauteur de l’horizon et il murmura simplement :
— C’est tout droit.
Jolfrid en savait assez pour s’orienter convenablement jusqu’au prochain poste de communication. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Les Mutants Sonnent Le Glas. »