Étiquette : Richard-Bessière
Les marteaux de vulcain par François Richard-Bessière

Fiche de Les marteaux de vulcain
Titre : Les marteaux de vulcain
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1969
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les marteaux de vulcain
« — Nous voilà partis, monsieur Bennet. Obéissez, respectez nos accords, et tout se passera très bien.
Il ajoute avant de regagner le poste de pilotage :
— Et vous serez un homme riche !
Son rire gras, énorme, se perd dans le ronronnement des machines. Moi, je reste là, devant œil démesuré d’un hublot ouvert sur le vide infini.
Des myriades d’étoiles piquettent l’espace ténébreux comme des diamants jetés sur un fond de velours.
Des diamants ! Curieuse association d’idée qui me pénètre l’esprit à la manière d’une dague. Je me révolte, je m’insurge et je maudis mon impuissance, et tout cela derrière un sourire qui m’oblige à ravaler ma hargne et ma colère. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Les Marteaux de Vulcain. »
Les maîtres du silence par François Richard-Bessière

Fiche de Les maîtres du silence
Titre : Les maîtres du silence
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1965
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les maîtres du silence
« Dès l’instant où l’aiguille s’enfonce dans mon bras, je reste étendu sur le dos, immobile, assistant à l’évanouissement progressif de mes sensations corporelles.
Au niveau fondamental du « conscient », s’ouvrent soudain, tout grands, les arcanes de mes souvenirs, et le détail se superpose au détail, avec une netteté et une précision terrifiantes.
Alors, je ferme les yeux, et le film des récents événements se déroule, comme à l’intérieur d’un gigantesque kaléidoscope, avec l’étrange sensation de me dissoudre dans un tourbillon de couleurs et de mouvements.
C’est ainsi que tout cela a commencé. Avec une statue géante inscrite dans le large rectangle de lumière. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Les Maîtres du silence. »
Les lunes de Jupiter par François Richard-Bessière

Fiche de Les lunes de Jupiter
Titre : Les lunes de Jupiter
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1960
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les lunes de Jupiter
« — Qui es-tu ?
— Jean-Pierre Verneuil.
— D’où viens-tu ?
— D’une planète qu’on appelle la Terre.
— Depuis combien de jours es-tu ici ?
— 242.
— Qu’as-tu fait hier ?
— Rien.
— Aujourd’hui ?
— Rien.
— Que feras-tu demain ?
— Dieu seul le sait.
— Qu’espères-tu ?
— La mort, mais elle ne veut pas de moi. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Les Lunes De Jupiter. »
Les jardins de l’apocalypse par François Richard-Bessière

Fiche de Les jardins de l’apocalypse
Titre : Les jardins de l’apocalypse
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1963
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les jardins de l’apocalypse
« La « chose » s’étirait, grasse et molle, derrière la fenêtre. Elle collait au grillage fin, comme une création invraisemblable échappée d’un cerveau malade.
Hallucinante.
Karen la considéra avec dégoût jusqu’à ce que sa masse glauque se fût enfin arrachée du treillis protecteur pour s’élancer dans les airs avec cette nonchalance sournoise qui semblait caractériser cette race étrange et mystérieuse.
Ahurissante.
Il en flottait encore quelques-unes dans la rue déserte et abandonnée. Bien moins qu’autrefois, mais l’approche du printemps en faisait toujours surgir de nouvelles, plus colorées, plus lumineuses… plus vivantes aussi, d’une densité égale à celle de l’atmosphère, comme de gros ballons transparents, sans bouche, sans yeux, sans nez, sans oreilles. Rien qu’une membrane fine, toute frémissante, et qui se déformait sans cesse pour prendre brusquement les apparences les plus variées. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Les Jardins de l’apocalypse. »
Légion Alpha par François Richard-Bessière

Fiche de Légion Alpha
Titre : Légion Alpha
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1961
Editeur : Fleuve noir
Première page de Légion Alpha
« Le professeur Michael Perkins sortit lentement de la chambre. Il resta un long moment indécis, immobile au milieu du laboratoire, les yeux pleins de larmes, contemplant dans son désespoir les objets de verre et d’acier qui semblaient danser et se déformer devant lui.
Pourquoi avait-il fait cela ?… Pourquoi ?
Il eut soudain l’impression que toute la douleur et toute la misère du monde s’abattaient sur lui comme une masse, et il s’appuya lourdement contre la porte métallique, au-delà de laquelle venait de se jouer le drame.
Maintenant, c’était fini. TOUT était fini.
Que pouvait-il faire à présent ?
Une pensée domina toutes les autres au fond de lui-même, et, comme un homme ivre, il se dirigea vers sa table de travail, hésita une brève seconde, puis décrocha le combiné et composa un numéro. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Légion Alpha. »
Le vaisseau de l’ailleurs par François Richard-Bessière

Fiche de Le vaisseau de l’ailleurs
Titre : Le vaisseau de l’ailleurs
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le vaisseau de l’ailleurs
« Cauchemar…
Un ciel couleur de suie, un soleil nébuleux dispensant une clarté livide…, une légère couche de cendre couvrant le sol.
Un vent chaud agitant les rideaux de brume qui s’étendent jusqu’aux lointains rivages…, barrière de rochers noirs et pointus qui m’apparaît comme le bout du monde.
Au-delà, c’est la mer, l’océan ; le grand océan noir, infini, avec ses vagues lourdes, huileuses, frangées de-ci de-là d’écume blanche, comme un bout de jupon qui apparaîtrait furtivement à la robe d’une veuve.
Du noir et du blanc. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Le vaisseau de l’ailleurs. »
Le troisième astronef par François Richard-Bessière

Fiche de Le troisième astronef
Titre : Le troisième astronef
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1959
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le troisième astronef
« — Eh bien ! mes amis, c’est en petit comité que nous terminerons celte soirée, placée dans le cadre de notre Congrès annuel. Si vous êtes réunis ici, ce soir, c’est parce que je vous ai fait la promesse de vous dévoiler un épisode marquant dans l’histoire astronautique de notre planète.
Les faits que je vais vous relater par le détail n’ont jamais été portés à la connaissance du grand public, et on aurait très bien pu continuer à les ignorer, si le hasard ne m’avait pas fait entrer en possession de ces documents. Mais ils sont là, dans cette sacoche, à peu près intacts malgré les siècles. Ils nous parviennent d’une époque fort lointaine où l’homme n’était pas encore en mesure de s’élancer dans les espaces sub-éthériques que nous connaissons aujourd’hui. À peine entrevoyait-il la conquête de nos planètes voisines, Vénus, Mars, Mercure, et c’est tout.
Les autres secteurs du cosmos n’étaient pas encore à la portée de ces hommes-là, de ces hommes qui ont fait d’Astropolis ce qu’elle est actuellement. Au XXe siècle, cette cité n’existait pas, ce n’était qu’un terrain d’expérience portant le nom, vous le savez, de Cap Canaveral. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Le troisième astronef. »
La mort vient des étoiles par François Richard-Bessière

Fiche de La mort vient des étoiles
Titre : La mort vient des étoiles
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1962
Editeur : Fleuve noir
Première page de La mort vient des étoiles
« Tout a commencé le 21 juin de l’année 2128.
Maudite année ! Maudite date !
Nul n’aurait pu empêcher ce qui est arrivé. Nul, même pas le professeur Wallace Cooper, car s’il n’avait pas lui-même capté le fameux message, d’autres que lui l’auraient fait un jour ou l’autre.
Et tout se serait passé comme prévu.
C’était inévitable.
Cooper était un homme de bon sens, un savant honnête et malchanceux comme tous les savants honnêtes. Et, comme tous les savants honnêtes, il était resté sincère dans ses idées, ce qui lui avait valu quelques blâmes de la part du Centre Scientifique de la planète, sitôt après la rupture des relations qui s’était produite entre le gouvernement terrien et le bureau résidentiel de Mars, le 14 janvier 2098. »
Extrait de : Richard-Bessière. « La Mort Vient Des Étoiles. »
La guerre des dieux par François Richard-Bessière

Fiche de La guerre des dieux
Titre : La guerre des dieux
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1961
Editeur : Fleuve noir
Première page de La guerre des dieux
« La ville de La Paz, au 21 ème siècle, était restée la capitale de la Bolivie, qui figurait parmi les dix Etats de la Confédération Américaine du Sud.
On y retrouvait encore l’empreinte des siècles précédents, aussi bien dans les constructions basses aux balcons de fer forgé que dans les ruelles étroites et mal pavées bordant les faubourgs.
Même les costumes locaux portés par les natifs aux attitudes nonchalantes ne pouvaient que surprendre celui qui y venait pour la première fois.
On éprouvait subitement l’impression d’être plongé dans un monde à part, totalement différent de l’autre, c’est-à-dire de celui qui dominait la planète avec son esprit mécanisé, technocratique, positif et régulier comme les battements d’une horloge de précision.
Pourtant, ce monde-là était en train de mourir. »
Extrait de : Richard-Bessière. « La Guerre Des Dieux. »
L’homme qui vécut deux fois par François Richard-Bessière

Fiche de L’homme qui vécut deux fois
Titre : L’homme qui vécut deux fois
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1978
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’homme qui vécut deux fois
« Donnez-moi un levier, et je soulèverai le monde », a dit le brillant Archimède.
A condition d’avoir un point d’appui dans l’espace, un simple levier suffirait, en effet, à soulever le monde, de même qu’un événement, le plus banal soit-il, peut suffire à changer la face des choses. Suivant les circonstances qui interviennent dans votre décision, le fait, par exemple, de se rendre à tel endroit ou de ne pas y aller, ou simplement le choix qui vous est donné dans l’accomplissement d’une tâche quelconque dont les répercussions interviendront infailliblement, non seulement sur votre existence, mais aussi sur celle des autres.
C’est ce qu’on appelle la réaction en chaîne des événements, selon le vieux principe de cause à effet. Toute cause a un effet, et c’est toujours l’effet qui reste à considérer dans l’historicité d’un événement. Mais sommes-nous maîtres des causes ? Comment l’humanité elle-même peut-elle décider de son choix dans un monde où l’avenir lui échappe ? »
Extrait de : Richard-Bessière. « L’Homme qui vécut deux fois. »