Étiquette : Robin Muscat

 

Plus loin qu’Orion par Maurice Limat

Fiche de Plus loin qu’Orion

Titre : Plus loin qu’Orion (Tome 6 sur 9 – Robin Muscat)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir

Première page de Plus loin qu’Orion

« Il se demanda, tout d’abord, s’il rêvait. Ou bien, s’il était ivre…

Stupide hypothèse… Il était sûr de lui. Il savait bien qu’il n’avait pas mis les pieds, de la
journée spatiale, au bar de l’astronef.

L’appareil s’était littéralement envolé sous ses yeux et, projeté comme par une main aussi
invisible que puissante, était allé percuter la paroi opposée, dans le poste d’astronavigation.

Ridder n’avait pu réagir. Il était resté là dix secondes avant de bondir sur ses pieds de se
précipiter…

Le sextant-Canopus, ainsi nommé en souvenir des premiers compas-robots tous axés sur cette étoile au départ de la Terre, ce miraculeux et si délicat engin qui servait à diriger les vaisseaux de l’espace, était pratiquement hors d’usage. »

Extrait de : M. Limat. « Plus loin qu’Orion – Robin Muscat. »

Fréquence « ZZ » par Maurice Limat

Fiche de Fréquence « ZZ »

Titre : Fréquence « ZZ » (Tome 4 sur 9 – Robin Muscat)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1965
Editeur : Fleuve noir

Première page de Fréquence « ZZ »

« Robin Muscat détestait la pluie. Il avait pourtant connu les orages diluviens des planètes de Cassiopée, les mascarets de Vénus, les rafales d’Antarès, les trombes des mondes du Bélier, la grêle brûlante de Jupiter et les coulées sanglantes du ciel martien.

De retour sur la Terre, il souhaitait du beau temps. Rien que du beau temps.

Et il trouvait odieux, après tant d’enquêtes interastrales, d’être voué à une filature des plus banales, à Créteil, à un des terminus du métro monorail de la banlieue parisienne.

Être là, sous l’eau qui tombait interminablement, à guetter un quidam quelconque, vaguement soupçonné d’on ne savait quel trafic.

Robin Muscat bâilla et alluma une cigarette… une de plus. »

Extrait de : M. Limat. « Fréquence  »ZZ ». »

Les créatures d’Hypnôs par Maurice Limat

Fiche de Les créatures d’Hypnôs

Titre : Les créatures d’Hypnôs (Tome 3 sur 9 – Robin Muscat)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1963
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les créatures d’Hypnôs

« Le bruit même des moteurs vrombissants des astronefs n’arrivait plus à réveiller Ian Forestier. Son métier de steward de l’espace lui avait donné un sommeil parfait, qui entretenait en lui une santé florissante et, sur les lignes interplanétaires, ses camarades disaient en riant que, pour l’éveiller, il aurait fallu pour le moins l’explosion d’une supernova.

Et pourtant, cette nuit-là, il ne dormait pas. Il ne pouvait plus dormir.

Assis sur son lit, dans le petit studio parisien où il venait retrouver un peu de vie terrestre à chaque escale, il fourrageait avec rage dans son abondante tignasse noire. À trente ans, ce vigoureux garçon que l’esprit d’aventure avait poussé vers une profession « spatiale » se demandait ce qui pouvait bien lui arriver. »

Extrait de : M. Limat. « Les créatures d’Hypnôs
Maurice Limat
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Lumière qui tremble par Maurice Limat

Fiche de Lumière qui tremble

Titre : Lumière qui tremble (Tome 2 sur 9 – Robin Muscat)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1962
Editeur : Fleuve noir

Première page de Lumière qui tremble

« Deux soleils montaient, créant une bien curieuse aurore. Les ombres doubles évoquaient les surimpressions des images en anaglyphes. Êtres et choses se nimbaient joliment d’orangé et de turquoise.

Sur le double flamboiement des soleils, un globe sombre dérivait lentement. La planète Evkeer, dont le planétoïde était le satellite.

Et l’astre majeur et son sujet, soumis aux fluctuations de l’étoile double, dansaient, dans le Cosmos, un ballet éternellement fantaisiste, à désespérer les astronomes et les cosmonautes, qui ne les retrouvaient que difficilement au cours de leurs phases perturbées.

En dépit de l’irradiation des astres, l’un doucement auréolé d’or et l’autre éclaboussant de bleu-vert, le planétoïde ne présentait pas un décor agréable.

Une atmosphère, bien sûr, tout comme sur Evkeer son chef de file, les deux planètes étant du type terrien.

Mais aussi un sol aride, désolé, où des ombres étranges créaient des visions de malaise. Des roches aiguës émergeaient de flaques de verdure. »

Extrait de : M. Limat. « Lumière qui Tremble – Robin Muscat. »

Les foudroyants par Maurice Limat

Fiche de Les foudroyants

Titre : Les foudroyants (Tome 1 sur 9 – Robin Muscat)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1960
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les foudroyants

« Le lointain roulement fit sortir Martine de la tente. Elle passa une tête ébouriffée dans l’embrasure et regarda le ciel, par-dessus les grands arbres qui bordaient la clairière où les campeurs s’étaient installés.

Tout d’abord, elle avait pensé que c’était le départ du Terralune dont les échos lui parvenaient depuis l’astrodrome du Bourget, relativement proche de la forêt de Senlis où Martine campait, avec Ric et René.

Elle fit la moue, ce qui donnait un charme de plus à son visage encore gamin :

— Il va faire de l’orage !…

Cela la contrariait vivement. Ils avaient profité de ces journées d’un été finissant – celui de 1998 – pour fuir la cité et jouer un peu aux hommes des bois, parmi les piliers magistraux des essences végétales. Et voilà que, déjà, le temps se gâtait. »

Extrait de : M. Limat. « Les Foudroyants – Robin Muscat. »

Moissons du futur par Maurice Limat

Fiche de Moissons du futur

Titre : Moissons du futur (Tome 19 sur 39 – Bruno Coqdor) (Tome 8 sur 9 – Robin Muscat)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir

Première page de Moissons du futur

« Une rafale encore… Les longs cheveux d’Océane se plaquèrent sur son visage, avec une violence inouïe.

Flagellée, aveuglée, elle fit de nouveau quelques pas en titubant, s’écorchant les pieds sur les arêtes du roc.

Elle trébucha, sentit qu’elle allait tomber…

Tomber ? Non… Non. Pas cela ! Surtout pas cela.

Une femme comme elle ne doit pas tomber, n’a pas le droit à la chute.

Elle réussit à appuyer sa petite main sur un gros rocher. Cela lui fit mal, résonna dans tout son bras mais elle garda du moins son équilibre.

Océane releva, de sa main libre, les longs cheveux inondés.

Elle regarda tour à tour vers la terre et vers le large. »

Extrait de : M. Limat. « Moissons du futur – Bruno Coqdor – Robin Muscat. »

Les cosmatelots de Lupus par Maurice Limat

Fiche de Les cosmatelots de Lupus

Titre : Les cosmatelots de Lupus (Tome 15 sur 39 – Bruno Coqdor) (Tome 9 sur 9 – Robin Muscat)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les cosmatelots de Lupus

« — A-t-on le droit de faire une chose pareille ? Chevalier, je vous pose la question.

Et le commandant Martinbras, désormais responsable du spationef Aigle d’or, regardait en face son interlocuteur.

Coqdor, le chevalier de la Terre, lui qui avait parcouru depuis des années l’espace interplanétaire, lui qui avait porté l’honneur de la planète-patrie d’univers en univers, hésitait à répondre.

Jean Farnel revenait vers eux.

— Alors ?

— Le point se précise, commandant. Le laseradar apporte des renseignements. Il s’agit d’un petit astronef, vraisemblablement désemparé. Il ne gouverne plus. Il erre littéralement au flux des courants cosmiques… Tout porte à croire, ainsi que les techniciens l’avaient pressenti tout d’abord, qu’il s’agit bien d’une épave. »

Extrait de : M. Limat. « Les cosmatelots de Lupus – Bruno Coqdor – Robin Muscat. »

Le flambeau du monde par Maurice Limat

Fiche de Le flambeau du monde

Titre : Le flambeau du monde (Tome 5 sur 39 – Bruno Coqdor) (Tome 5 sur 9 – Robin Muscat)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1965
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le flambeau du monde

« — Je n’y comprends rien… dit le professeur Zell.

Ariane le regarda, de ses beaux yeux d’ambre. Il n’avait pas achevé sa phrase. Parce qu’un médecin ne dit pas, ne doit jamais dire tout ce qu’il pense. Et l’infirmière-chef, qui était là, et la cohorte des internes, tous savaient ce que signifiaient les paroles du patron.

Parce que leur malade devait, normalement, être mort depuis longtemps.

C’était absurde, illogique, contre nature. On ne vit pas quand on a été brûlé sur presque tout le corps au troisième degré. À tel point que le patient était amputé de la jambe gauche, de la main correspondante. Que les trois quarts de ses organes internes, atteints d’un traumatisme d’origine inconnue, ne fonctionnaient pratiquement plus. Il respirait à peine, le cœur devenait arythmique, il éliminait de façon minime et on ne le nourrissait qu’avec des
sondes.

Et cela durait depuis des semaines et des semaines, depuis que le croiseur spatial Fulgurant, mené à travers les étoiles par le commandant Martinbras, avait repêché cette épave humaine, flottant en plein vide, dans un de ces canots spatiaux qui servent de bouée, sur les astronefs. »

Extrait de : M. Limat. « Le Flambeau du Monde – Bruno Coqdor – Robin Muscat. »