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Aux douze vents du monde par U. Le Guin

Fiche d’Aux douze vents du monde
Titre : Aux douze vents du monde
Auteur : U. Le Guin
Date de parution : 2018
Traduction : J. Bailhache, P.-P. Durastanti, A. Le Bussy, L. Murail, H.-L. Planchat, J. Polanis, J.-P. Pugi, C. Saunier, N. Zimmermann
Editeur : Bélial
Sommaire d’Aux douze vents du monde
- Le collier de Semlé
- Avril à Paris
- Les maîtres
- La boîte d’ombre
- Le mot de déliement
- La règle des noms
- Le roi de Nivôse
- Voyage
- Neuf existences
- Les choses
- La forêt de l’oubli
- Plus qu’un vaste empire
- Etoile des profondeurs
- Le champ de vision
- Le chêne et la mort
- Ceux qui partent d’Omelas
- A la veille de la révolution
Première page de La collier de Semlé
« Comment discerner la légende de la réalité sur des mondes dont tant d’années nous séparent ? – planètes sans nom que leurs habitants appellent le Monde, planètes sans histoire dont les mythes se nourrissent du passé, à telle enseigne qu’un explorateur revenant après quelques années d’absence s’aperçoit que ses actions antérieures sont devenues des postures divines. La déraison assombrit cette brèche creusée dans le temps et annihilée par nos vaisseaux aussi rapides que la lumière, et dans les ténèbres l’incertitude et la démesure poussent comme des herbes folles.
Raconter, avec quelques années de recul, l’histoire d’un homme, simple ethnologue de la Ligue découvrant un monde de cette sorte, anonyme et mal connu, équivaut à travailler tel l’archéologue qui, parmi les ruines millénaires, tantôt lutte contre un enchevêtrement touffu de feuilles, de fleurs, de branchages et de vigne sauvage pour tomber soudain, brillante trouvaille, sur quelque objet géométrique, roue ou pierre angulaire polie, tantôt franchit une porte ensoleillée que rien ne distingue des autres pour voir jaillir dans l’obscurité le scin- »
Extrait de : U. Le Guin. « Aux douze vents du monde. »
Les croisés du cosmos par P. Anderson

Fiche de Les croisés du cosmos
Titre : Les croisés du cosmos
Auteur : P. Anderson
Date de parution : 1960
Traduction : C. Saunier
Editeur : Denoël
Première page de Les croisés du cosmos
« Le capitaine leva les yeux et la lampe de bureau dessina sur son visage des reliefs d’ombre et de lumière. Un panneau s’ouvrait sur la nuit d’été d’un monde étranger.
« Alors ? dit-il.
— J’ai pu le traduire, monsieur, répondit le sociotechnicien. Il a fallu que j’extrapole à rebours à partir des langages modernes, et cela m’a pris beaucoup de temps. Mais j’en ai appris assez en faisant ce travail pour pouvoir parler à ces… créatures.
— Très bien, grogna le capitaine. Nous allons peut-être pouvoir découvrir de quoi il s’agit. Enfer et damnation ! Je m’attendais à rencontrer pratiquement n’importe quoi, mais ça alors !
— Je comprends vos sentiments, monsieur. J’ai moi-même de la difficulté à croire au récit original, malgré toutes les preuves matérielles devant mes yeux.
— Je vais le lire immédiatement. Pas de répit pour les damnés. »
Le capitaine le congédia d’un signe de tête et le sociotechnicien sortit de la cabine.
Le capitaine resta un long moment immobile, les yeux fixés sur le manuscrit sans le voir. Le livre original qu’ils avaient découvert était d’une impressionnante antiquité, écrit en lettres onciales sur du »
Extrait de : P. Anderson. « Les croisés du cosmos. »
Femmes et merveilles par P. Sargent

Fiche de Femmes et merveilles
Titre : Femmes et merveilles
Auteur : P. Sargent
Date de publication : 1974
Traduction : C. Saunier
Editeur : Denoël
Sommaire de Femmes et merveilles
- L’enfant rêve par S. Dorman
- Et seule une mère … par J. Merril
- Cet homme est contagieux par K. MacLean
- Les voix du vent par M. Zimmer Bradley
- Une nef chantait par A. McCaffrey
- Quand j’étais miss Dow par S. Dorman
- La plus grande vedette du monde de K. Wilhelm
- Plus vaste qu’un empire par U. Le Guin
- Fausse aurore par C. Quinn Yarbro
- De brume, d’herbe et de sable par V. McIntyre
Première page de L’enfant rêve
« L’enfant rêve que son rêve
Est plus rapide que la lumière, parce que
Nous lui avons promis qu’ainsi la mort
viendrait la prendre. Reine du ciel,
elle s’enfuira aussi vite qu’elle voudra,
et rêve de fusées assez grosses
pour s’élever au-dessus des océans.
Elle prend son essor à travers l’univers,
laissant les falaises où sa famille
demeure ; elle ne sera pas Andromède,
liée au rocher jusqu’à ce que le prince
arrive, mais s’envole libre
hors de nos cuisines étouffantes. »
Extrait de : P. Sargent. « Femmes et merveilles. »