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Transmission Z par Vargo Statten

Fiche de Transmission Z

Titre : Transmission Z
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1954
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de Transmission Z

« Dans la première moitié du vingtième siècle, des milliers d’ingénieurs de radio amateurs passaient le plus clair de leurs heures de liberté à se transmettre l’un à l’autre des programmes et à discuter radio, parfois d’un bout du monde à l’autre.

La seconde moitié du siècle vit naître une nouvelle espèce de fanatiques. Ces jeunes gens s’intéressaient principalement, dans l’ensemble, à la transmission d’images télévisées, monochromes ou colorées et, vers la fin de 1970, ils se transmettaient des scènes à trois dimensions, qui n’avaient aucun rapport avec les bandes normales de télévision.

Curtis Drew, cependant, brillant ingénieur de la télévision, ne se contentait pas du simple échange de projections à trois dimensions à des milles de distance. Il rêvait d’une découverte qui le mettrait finalement en possession d’une fortune.

Il n’avait que trente ans et conservait la certitude que ce travail qui occupait constamment ses heures de loisir devrait, étant donnée son indéniable habileté, aboutir à quelque chose de valable. »

Extrait de : V. Statten. « Transmission Z. »

Mystérieux délai par Vargo Statten

Fiche de Mystérieux délai

Titre : Mystérieux délai
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1954
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de Mystérieux délai

« Le Nuage Cosmique, vaisseau sidéral géant de l’année 1990, effectuait son premier voyage à destination de Vénus.  Il se trouvait à vingt-huit millions de milles environ de la Terre. Jamais les hommes n’avaient tenté une aussi longue randonnée interplanétaire. Leurs efforts antérieurs s’étaient limités à des essais à bord de petits vaisseaux, avec pour principal objectif la Lune et ses environs.

Ainsi avaient-ils obtenu la preuve que l’espace, jusqu’à la Lune, ne présentait aucun danger.

De courageux ilotes avaient aussitôt supposé qu’il n’y avait non plus rien à craindre dans les profondeurs qui s’étendaient au-delà du satellite de la Terre.

Cependant, entre deux cent quarante mille milles, distance déjà parcourue, et soixante millions de milles, distance à affronter, la différence était énorme. Bien qu’il n’en laissât rien paraître, le commandant du Nuage Cosmique avait hâte de voir achevé ce voyage à destination de Vénus. »

Extrait de : V. Statten. « Mystérieux délai. »

Métal de mort par Vargo Statten

Fiche de Métal de mort

Titre : Métal de mort
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1952
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de Métal de mort

« À quarante millions de milles du soleil, Mercure suit son orbite inclinée sur l’écliptique. Une face de la planète est solidifiée par le gel d’innombrables cycles de temps ; l’autre est en fusion et les métaux en ébullition y grésillent sous l’action terrifiante des rayons solaires. Monde absolument mort, planète de terreur.

Mais l’esprit d’aventure est si grand, chez l’homme, que même cette planète infernale l’a finalement attiré.

Deux silhouettes, déformées par les pesants vidoscaphes et par les énormes bottes destinées à créer une force de gravitation équivalente à celle de la Terre, avançaient lentement le long de la « Ligne Terminatrice ». Cette ligne frontière, au centre de ce monde vacillant sur lequel étaient séparés la nuit éternelle et le jour sans fin, délimitait approximativement les deux régions. »

Extrait de : V. Statten. « Métal de mort. »

Les fabricants de soleil par Vargo Statten

Fiche de Les fabricants de soleil

Titre : Les fabricants de soleil
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1950
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les fabricants de soleil

« L’inauguration du Grand Planétarium de Londres fut l’un des événements les plus sensationnels des festivités organisées un peu partout dans le monde pour célébrer l’an 2000.

Ce nouveau musée astronomique était du reste un authentique chef-d’œuvre. Il s’élevait sur le terrain qui, primitivement, avait été occupé par l’ancien observatoire de Greenwich et couvrait une immense esplanade de plus de cinq mille mètres carrés.

Financé par l’Etat, il était destiné-à faire connaître à un public scientifique toujours plus nombreux les merveilles de l’univers et du système solaire. Dans les vastes halls étaient reproduits, à l’échelle exacte, tous les astres connus et toutes les planètes, y compris naturellement la Terre, le Soleil et les constellations identifiées.

Au cours des cérémonies inauguratives, l’Administrateur général du Planétarium fut officiellement décoré pour services rendus au pays, et la presse lui décerna de vifs éloges. »

Extrait de : V. Statten. « Les fabricants de soleil. »

Le martien vengeur par Vargo Statten

Fiche de Le martien vengeur

Titre : Le martien vengeur
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1951
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le martien vengeur

« La planète Vénus allait mourir. On ne pouvait en douter. La haute civilisation scientifique qui existait sur Vénus avait atteint son apogée et elle devait affronter maintenant l’ultime problème qui toujours, inéluctablement, se présente à toutes les races : trouver le moyen de continuer à vivre sur une planète qui est à son déclin.

La mort prochaine de Vénus était l’unique préoccupation de tous les savants qui habitaient la planète. Pendant de nombreux siècles, ils avaient négligé les premiers signes précurseurs du désastre : la lente raréfaction des nuages, l’évaporation progressive des océans que l’espace indifférent aspirait peu à peu, la disparition presque complète de vapeur d’eau.

La planète était devenue insensiblement un monde brûlé par le soleil, par ce soleil qui ne se trouvait qu’à soixante-trois millions de milles et qui dardait sur Vénus sa terrible chaleur. Des rafales torrides balayaient les blanches plaines poudreuses et faisaient monter dans le bleu-violet du ciel d’énormes volutes de poussière. »

Extrait de : V. Statten. « Le Martien vengeur. »

Le maître de Saturne par Vargo Statten

Fiche de Le maître de Saturne

Titre : Le maître de Saturne
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1950
Traduction : J. L. Young
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le maître de Saturne

« Le croiseur sidéral  – un des six vaisseaux de la flotte spécialement conçue et construite pour les grandes croisières d’exploration à travers l’Espace  – regagnait la Terre.

En ce moment, il ne se trouvait plus qu’à un million de milles environ de sa planète natale et il filait à une vitesse qui diminuait progressivement à mesure que les réacteurs crépitaient avec furie pour compenser la puissante force attractive de la gravitation terrestre qui, déjà,
agissait dans l’immense étendue du vide.

Dick Blake était absolument seul à bord du croiseur.

Lorsque l’expédition avait pris le départ, Dick s’était lancé dans cette aventure comme un jeune navigateur intrépide et insouciant ; mais, à présent, il avait ce regard dur et ce visage marqué de ceux qui ont beaucoup souffert, qui ont vu trop de choses affreuses et qui ont frôlé de si près la mort qu’elle semble avoir laissé sur leur face une empreinte sombre. »

Extrait de : V. Statten. « Le maitre de Saturne. »

La planète pétrifiée par Vargo Statten

Fiche de La planète pétrifiée

Titre : La planète pétrifiée
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1951
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de La planète pétrifiée

« Le vaisseau-fusée, lancé à une vitesse prodigieuse dans le gouffre énorme de l’Espace, changea brusquement de direction lorsqu’il entra dans le champ d’attraction de la planète Vénus. Cette fois, l’avion bolide approchait du but ! C’était la dernière étape de cette croisière fantastique, c’était la victoire, c’était la réussite de l’exploit aérien le plus audacieux, le plus extraordinaire !

Malheureusement, les deux héros qui venaient d’accomplir cette prouesse magnifique n’en savaient rien eux-mêmes ! Dans la cabine de la fusée, un jeune homme et une jeune femme étaient étendus à plat ventre sur le plancher de métal, tous deux évanouis. Les régulateurs du dispositif d’approvisionnement d’air avaient cessé de fonctionner, subitement bloqués sans qu’on sût pourquoi ni comment. »

Extrait de : V. Statten. « La planète pétrifiée. »

La force invisible par Vargo Statten

Fiche de La force invisible

Titre : La force invisible
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1954
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de La force invisible

« Le physicien Mark Haslam devait sa réussite à son travail. À l’âge de trente-cinq ans, il allait occuper le poste le plus élevé de sa profession. Dès sa plus tendre jeunesse, il avait écarté tout ce qui pouvait s’opposer à ses efforts, ce qui, finalement, l’avait amené à passer le doctorat ès sciences sans parler des autres examens.

Mais, quelque flatteuses que fussent en elles-mêmes ces réussites successives, elles comptaient peu en comparaison de ce qui attendait le docteur en ce jour spécial. Il allait être nommé président de l’Institut des Hautes Études Scientifiques. Il devait y faire une conférence sur sa découverte de la désintégration et sur l’application de cette découverte aux forces élémentaires. C’était, pour le profane, une matière aride, mais pour ceux qui étaient de la partie, le sujet offrait un intérêt considérable. Nul n’avait réussi jusque-là à percer le secret de la désintégration pure qui allait peut-être changer la face du monde.

Le docteur Mark Haslam y pensait, tout en conduisant sa puissante limousine Jaguar le long des chemins ensoleillés de la campagne. »

Extrait de : V. Statten. « La Force Invisible. »

La flamme cosmique par Vargo Statten

Fiche de La flamme cosmique

Titre : La flamme cosmique
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1950
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de La flamme cosmique

« Londres, New-York, Paris, Moscou, Melbourne, Bombay… De tous les points du globe, les communiqués arrivaient depuis l’aube et les journalistes du monde entier se tuaient à la tâche. Le flot d’informations était une véritable avalanche, car les soucoupes volantes avaient été vues partout.

Cette fois, il n’était plus question de bluffer ou de raconter des sornettes, et il s’avérait impossible, désormais, d’imputer à l’imagination des foules ou à une mauvaise digestion d’un scénariste la présence fantastique des fameuses soucoupes dans le ciel terrestre. Du Pôle Nord au Pôle Sud, lignes téléphoniques, radios, télévidéos et téléjournaux ne cessèrent de transmettre la sensationnelle nouvelle.

Les peuples de tous les continents eurent la même pensée : l’invasion de la Terre paraissait imminente… Au-dessus de toutes les grandes villes, des escadrilles entières de ces étranges engins semblables à des disques étaient passées, puis avaient disparu sans causer le moindre dégât. Mission de reconnaissance, probablement. Et prélude à une offensive conquérante, non moins probablement. »

Extrait de : V. Statten. « La flamme cosmique. »

La bombe G par Vargo Statten

Fiche de La bombe G

Titre : La bombe G
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1952
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de La bombe G

« Sur la planète Mars, les Anciens siégeaient. Ils étaient une vingtaine, et ils représentaient l’élite de leur race.

Chefs des dix mille Martiens encore vivants, les Anciens assumaient la lourde tâche de veiller aux destinées d’un peuple qui jadis avait été nombreux et prospère. Depuis longtemps, les savants de Mars étaient parvenus à élucider la plupart des mystères de la science, mais maintenant, la race martienne subissait un déclin rapide, inexorable, dramatique.

Physiquement, les derniers Martiens n’avaient guère évolué. C’étaient des créatures de taille médiocre, aux têtes énormes, aux larges poitrines, des êtres parfaitement adaptés à l’atmosphère raréfiée et à la force de gravitation peu élevée de leur planète. »

Extrait de : V. Statten. « La bombe «G». »