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Voyages en France par Robert-Louis Stevenson

Fiche de Voyages en France

Titre : Voyages en France
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1878
Traduction : L. Bocquet
Edition : Arthaud

Sommaire de Voyages en France

  • En canoë sur les rivières du Nord
  • Voyage avec un âne dans les Cévennes
  • Le haut Gévaudan
  • Notre-Dame des Neiges
  • Encore le haut Gévaudan
  • Le pays des camisards

Première page de En canoë sur les rivières du Nord

« Notre arrivée provoqua grande agitation dans les docks d’Anvers. Un arrimeur et un groupe de portefaix enlevèrent nos deux canoës et, au galop, les portèrent à l’embarcadère. Une foule d’enfants les escorta, poussant des hourras. La Cigarette s’éloigna au milieu d’un clapotement de vaguelettes brisées. L’instant d’après, L’Aréthuse suivait. Un vapeur descendait. Des hommes sur le tambour gueulaient de rauques avertissements ; l’arrimeur et ses portefaix braillaient sur le quai de nous garer. Mais, en quelques coups de rames, les canoës étaient hors d’atteinte au milieu de l’Escaut et tous les steamers, arrimeurs et autres embarras du rivage restaient derrière nous.
Le soleil brillait d’un vif éclat ; la marée accomplissait ses quatre bons milles à l’heure ; le vent soufflait régulier, avec, de temps à autre, une rafale. »

Extrait de : R.-L. Stevenson. « Voyages en France. »

Voyage avec un âne dans les Cévennes par Robert-Louis Stevenson

Fiche de Voyage avec un âne dans les Cévennes

Titre : Voyage avec un âne dans les Cévennes
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1879
Traduction : L. Bocquet
Edition : Flammarion

Première page de Voyage avec un âne dans les Cévennes

« Dans une petite localité, nommée Le Monastier, sise en une agréable vallée de la montagne, à quinze milles du Puy, j’ai passé environ un mois de journées délicieuses. Le Monastier est fameux par la fabrication des dentelles, par l’ivrognerie, par la liberté des propos et les dissensions politiques sans égales. Il y a dans cette bourgade des tenants des quatre partis qui divisent la France : légitimistes, orléanistes, impérialistes et républicains. Et tous se haïssent, détestent, dénigrent et calomnient réciproquement. Sauf, quand il s’agit de traiter ou une affaire ou de se donner les uns aux autres des démentis dans les disputes de cabaret, on y ignore jusqu’à la politesse de la parole. C’est une vraie Pologne montagnarde. Au milieu de cette Babylone, je me suis vu comme un point de ralliement. Chacun avait à cœur d’être aimable et utile pour un étranger. »

Extrait de : R.-L. Stevenson. « Voyage avec un âne dans les Cévennes. »

Apologie des oisifs par Robert-Louis Stevenson

Fiche de Apologie des oisifs

Titre : Apologie des oisifs
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1877
Traduction : L. Dor, M. Fitzsimons
Edition : Editions Allia

Sommaire de Apologie des oisifs

  • Une apologie des oisifs
  • Causeries et causeurs
  • Causeries et causeurs 2

Première page de Une apologie des oisifs

« Aujourd’hui, chacun est contraint, sous peine d’être condamné par contumace pour lèse-respectabilité, d’exercer une profession lucrative, et d’y faire preuve d’un zèle proche de l’enthousiasme. La partie adverse se contente de vivre modestement, et préfère profiter du temps ainsi gagné pour observer les autres et prendre du bon temps, mais leurs protestations ont des accents de bravade et de gasconnade. Il ne devrait pourtant pas en être ainsi. Cette prétendue oisiveté, qui ne consiste pas à ne rien faire, mais à faire beaucoup de choses qui échappent aux dogmes de la classe dominante, a tout autant voix au chapitre que le travail. De l’avis général, la présence d’individus qui refusent de participer au grand handicap pour gagner quelques pièces est à la fois une insulte et un désenchantement pour ceux qui y participent. Un jeune homme (comme on en voit tant), prend son courage à deux mains, parie sur les six sous, et, pour employer un américanisme énergique, “se lance”. »

Extrait de : R.-L. Stevenson. « Apologie Des Oisifs. »

Prières par Robert-Louis Stevenson

Fiche de Prières

Titre : Prières
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1928
Traduction :
Edition : Editions du Cerf

Première page de Prières

« Pour la réussite

Seigneur voici notre famille rassemblée
Nous Te remercions pour le lieu où nous demeurons
Pour l’amour qui nous unit.
Pour la paix qui nous est accordée en ce jour.
Pour l’espoir avec lequel nous attendons le lendemain.
Pour la santé, le travail, la nourriture.
Et les cieux brillants qui rendent nos vies délicieuses.
Pour nos amis répandus par toute la terre.
Et pour nos aides amicaux sur cette île étrangère. »

Extrait de : R.-L. Stevenson. « Prières. »

Nouvelles mille et une nuits par Robert-Louis Stevenson

Fiche de Nouvelles mille et une nuits

Titre : Nouvelles mille et une nuits
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1882
Traduction :
Edition : BnF

Sommaire de Nouvelles mille et une nuits

  • Le club du suicide
  • Le diamant du rajah

Première page de Le club du suicide

« Lors de son séjour, à Londres, le prince Florizel de Bohême conquit l’affection de toutes les classes de la société par le charme de ses manières, la culture de son esprit et sa générosité. Ce qu’on savait de lui suffisait à révéler un homme supérieur ; encore ne connaissait-on qu’une bien petite partie de ses actes. Malgré son calme apparent dans les circonstances ordinaires de la vie et la philosophie avec laquelle il considérait toutes les choses de. ce monde, le prince de Bohême aimait l’aventure, et ses goûts sous ce rapport ne cadraient guère avec le rang où l’avait placé sa naissance.
De temps en temps, lorsqu’il n’y avait de pièce amusante à voir dans aucun des théâtres de Londres, lorsque la saison n’était favorable ni à la chasse ni à la pêche, ses plaisirs de prédilection, il proposait à son grand écuyer, le colonel Geraldine, une excursion nocturne. Geraldine
était la bravoure même ; il accompagnait volontiers son maître. »

Extrait de : R.-L. Stevenson. « Nouvelles Mille et Une Nuits. »

Le roman du Prince Othon par Robert-Louis Stevenson

Fiche de Le roman du Prince Othon

Titre : Le roman du Prince Othon
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1885
Traduction :
Edition : BnF

Première page de Le roman du Prince Othon

« Vous chercheriez en vain sur la carte d’Europe l’État de Grunewald. Principauté indépendante et membre infinitésimal de l’Empire d’Allemagne, ayant joué pendant quelques siècles son rôle dans les discordes européennes, elle disparut enfin à la maturité des âges et sous la baguette magique de certains diplomates déplumés, comme disparaît un spectre à l’aube. Moins fortunée que la Pologne, elle n’a légué aucun regret à la mémoire des hommes, et jusqu’au souvenir même de ses frontières s’est effacé.

C’était un lambeau de territoire montagneux, couvert d’épaisses forêts. Maints cours d’eau prenaient naissance dans ses vallons, et animaient ses moulins. Elle possédait une ville, Mittwalden, et nombre de hameaux, se reliant entre eux çà et là au-dessus des torrents par un pont couvert, et dont les toits bruns et rouges semblaient grimper les uns sur les autres le long de la montée ardue. »

Extrait de : R.-L. Stevenson. « Le Roman du Prince Othon. »

Le reflux par Robert-Louis Stevenson

Fiche de Le reflux

Titre : Le reflux
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1894
Traduction : T. Varlet
Edition : Bibliothèque numérique romande

Première page de Le reflux

« Disséminés par tout le monde insulaire du Pacifique, des hommes appartenant aux diverses races européennes et à presque tous les rangs de la société, y portent leur activité et y propagent leurs maladies.
Quelques-uns réussissent, d’autres végètent. Ceux-là sont montés sur des trônes et ont possédé des îles et des flottes. Ceux-ci en sont réduits, pour vivre, à se marier : une dame au teint chocolat, épaisse et joviale luronne, entretient leur paresse ; et, vêtus en indigènes, mais gardant toujours quelque trait hétéroclite d’allure et de maintien, parfois même un dernier souvenir (voire un simple monocle) de l’officier et du gentleman, ils se carrent sous des vérandas en feuilles de palmier et font les délices d’un auditoire indigène avec des souvenirs de café-concert. Et il y en a aussi d’autres, moins souples, moins habiles, moins heureux, peut-être moins vils, qui persistent, jusque dans ces îles de cocagne, à manquer de pain. »

Extrait de : R.-L. Stevenson. « Le Reflux. »

Le naufrageur par Robert-Louis Stevenson

Fiche de Le naufrageur

Titre : Le naufrageur
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1906
Traduction : L. Zeys
Edition : Bibliothèque numérique romande

Première page de Le naufrageur

« C’était par un après-midi d’hiver, à Taiohaé, capitale française et port des îles Marquises ; il était environ trois heures. Le vent soufflait par rafales, et le ressac battait furieusement la grève. Le bâtiment de guerre, chargé de planter le drapeau de la France et d’établir son influence dans ces îles, était amarré au-dessous de Prison-Hill et tanguait fortement. Les nuages étaient si bas, qu’ils semblaient soutenus par les cimes environnantes. Durant toute la matinée, la pluie n’avait cessé de tomber, une de ces pluies des tropiques, véritables trombes d’eau par leur violence, et les flancs de la montagne portaient encore les traces du torrent qui les avait ravinés.
À l’exception du commandant, qui dirigeait momentanément les travaux des forçats occupés à un nouvel aménagement du jardin de la Résidence, toute la population semblait plongée dans une somnolence profonde.  »

Extrait de : R.-L. Stevenson. « Le Naufrageur.  »

Le mort vivant par Robert-Louis Stevenson

Fiche de Le mort vivant

Titre : Le mort vivant
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1889
Traduction :
Edition : Atramenta

Première page de Le mort vivant

« Combien le lecteur, – tandis que, commodément assis au coin de son feu, il s’amuse à feuilleter les pages d’un roman, – combien il se rend peu compte des fatigues et des angoisses de l’auteur ! Combien il néglige de se représenter les longues nuits de luttes contre des phrases rétives, les séances de recherches dans les bibliothèques, les correspondances avec d’érudits et illisibles professeurs allemands, en un mot tout l’énorme échafaudage que l’auteur a édifié et puis démoli, simplement pour lui procurer, à lui, lecteur, quelques instants de distraction au coin de son feu, ou encore pour lui tempérer l’ennui d’une heure en wagon !

C’est ainsi que je pourrais fort bien commencer ce récit par une biographie complète de l’Italien Tonti : lieu de naissance, origine et caractère des parents, génie naturel (probablement hérité de la mère), exemples remarquables de précocité, etc. Après quoi je pourrais également infliger au lecteur un traité en règle sur le système économique auquel le susdit Italien a laissé son nom. J’ai là, dans deux tiroirs de mon cartonnier, tous les matériaux dont j’aurais besoin pour ces deux paragraphes ; mais je dédaigne de faire étalage d’une science d’emprunt. »

Extrait de : R.-L. Stevenson. « Le mort vivant. »

Le Maître de Ballantrae par Robert-Louis Stevenson

Fiche de Le Maître de Ballantrae

Titre : Le Maître de Ballantrae
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1889
Traduction : J.-P. Naugrette
Edition : Le livre de poche

Première page de Le Maître de Ballantrae

« La vérité pleine et entière sur cette étrange affaire, voilà ce que le monde attend depuis longtemps, et que la curiosité publique ne manquera point d’accueillir. Il se trouve que je fus intimement mêlé aux dernières années et à l’histoire de la maison ; et il n’existe personne d’autre que moi capable de rendre compte des faits, ni aussi désireux de les narrer fidèlement. J’ai connu le Maître ; sur bien des étapes secrètes de sa carrière je possède un mémoire authentique ; j’étais sur le même bateau que lui, lors de son dernier voyage, presque seul à bord ; je faisais partie de ce voyage d’hiver à propos duquel on a conté tant d’histoires ; et j’étais là lorsqu’il est mort. Quant à mon défunt lord Durrisdeer, je l’ai servi et aimé pendant près de vingt années ; et l’estimai davantage, à force de le côtoyer. »

Extrait de : R.-L. Stevenson. « Le Maître de Ballantrae. »