Étiquette : Truchaud
Le démon noir par R. Bloch
Fiche de Le démon noir
Titre : Le démon noir
Auteur : R. Bloch
Date de parution : 1983
Traduction : F. Truchaud, G. de Chergé, J.-P. Gratias, H. Fagne
Editeur : Clancier-Guénaud
Sommaire de Le démon noir
- Le secret de la tombe
- L’expérience de James Allington
- Le dieu sans visage
- Le démon noir
- La créature de l’horreur
- Le secret de Sebek
- Le sanctuaire du pharaon noir
- Les serviteurs de Satan
- Le dieu des abysses
Première page de Le secret de la tombe
« Le vent mugissait étrangement au-dessus d’une tombe, au cœur de la nuit. La lune, telle une chauve-souris d’or, luisait sur les sépultures anciennes et son œil funeste de nyctalope lorgnait à travers le brouillard blafard. Des terreurs désincarnées étaient peut-être tapies parmi les sépulcres voilés par les cèdres ou se glissaient, invisibles, parmi les cénotaphes recouverts par les ombres. Car cette terre n’était pas consacrée. Mais les tombes abritent souvent d’étranges secrets et il y a des mystères plus noirs que la nuit et plus lépreux que la lune.
J’étais venu à la recherche d’un tel secret, seul et à l’insu de tous, avançant dans la nuit vers le caveau de mes ancêtres. Sorciers et magiciens dans les temps anciens, ils avaient été enterrés en conséquence, à l’écart du lieu de repos des autres hommes, ici dans ce mausolée tombant en ruines, en un lieu oublié, seulement entouré par les tombes de ceux qui avaient été leurs serviteurs. Mais tous ne gisaient sans doute pas là, car il y a ceux qui ne meurent pas. »
Extrait de : R. Bloch. « Le démon noir. »
La nuit de l’éventreur par R. Bloch
Fiche de La nuit de l’éventreur
Titre : La nuit de l’éventreur
Auteur : R. Bloch
Date de parution : 1988
Traduction : F. Truchaud
Editeur : Clancier-Guénaud
Première page de La nuit de l’éventreur
« La nuit du 5 août 1888, Eva Sloane sortit du music-hall Paragon et se retrouva en Enfer.
L’Enfer est fuligineux.
C’est ce que Shakespeare avait écrit, voici bien longtemps, mais il aurait pu utiliser les mêmes mots pour décrire Londres.
Sous le voile de fumée noir recouvrant la ville, la lueur des becs de gaz vacillait et flamboyait, tandis que les âmes perdues s’éloignaient lentement dans les rues ténébreuses de l’Inferno.
Des démons demeuraient ici… des terrassiers ivres entrant en titubant dans des assommoirs, des déchards tapis devant des taules sordides, des rupins nippés façon bourgeois rôdant dans les ruelles, à la recherche d’accrocheuses.
Eva se demanda ce que Papa dirait si elle lui racontait tout cela. Un respectable pasteur de campagne ne savait certainement pas qu’un « assommoir » était une brasserie, que des « déchards » étaient des hommes sans travail et sans argent, que »
Extrait de : R. Bloch. « La Nuit de l’Éventreur. »
Etranges éons par R. Bloch
Fiche d’Etranges éons
Titre : Etranges éons
Auteur : R. Bloch
Date de parution : 2019
Traduction : F. Truchaud, P. Mallet
Editeur : Mnémos
Première page d’Etranges éons
« MAINTENANT
ALBERT KEITH NE CROYAIT PAS au coup de foudre. Et puis il vit le portrait.
Il ne s’agissait pas d’un visage aux traits harmonieux. À vrai dire, il évoquait plutôt celui d’un chien, avec ses yeux injectés de sang qui étincelaient, son museau aplati en guise de nez, ses lèvres maculées de bave et ses oreilles pointues. Quant au corps accroupi et couvert de moisissure, il n’était que vaguement humain : les membres supérieurs se terminaient par des ongles osseux couverts d’écailles, et, plus bas, les pieds semblaient fourchus.
La créature représentée sur la toile était gigantesque ; en comparaison, la silhouette humaine qu’il tenait entre ses griffes paraissait »
Extrait de : R. Bloch. « Étranges éons. »
Autopsie d’un kidnapping par R. Bloch
Fiche d’Autopsie d’un kidnapping
Titre : Autopsie d’un kidnapping
Auteur : R. Bloch
Date de parution : 1954
Traduction : F. Truchaud
Editeur : NEO
Première page d’Autopsie d’un kidnapping
« J’arrivai en ville vers le premier du mois de mai. Le voyage depuis la Floride avait été assez rapide et j’avais même mis de côté cinquante dollars. Voyager dans un train de marchandises ne m’a jamais posé de problème, et l’argent économisé me serait utile si j’étais obligé de traîner un peu avant de trouver du boulot.
En fait, tout se passa très facilement.
Je trouvai une chambre meublée sur Clay Street, et le premier journal que j’achetai demandait, dans la colonne « offres d’emplois », des ajusteurs-monteurs. C’est une branche où il y a toujours de l’embauche, et ça paie plutôt bien. Enfin, pour un ouvrier.
Je me rendis aussitôt chez Foster Brothers et ils me mirent dans une équipe de nuit. C’était une grande entreprise qu’ils avaient là, passant des »
Extrait de : R. Bloch. « Autopsie d’un kidnapping. »
Psychose 2 par R. Bloch
Fiche de Psychose 2
Titre : Psychose 2 (Tome 2 sur 3 – Psychose)
Auteur : R. Bloch
Date de parution : 1982
Traduction : F. Truchaud
Editeur : NEO
Première page de Psychose 2
« Norman Bates regardait par la fenêtre de la bibliothèque, essayant de toutes ses forces de ne pas voir les barreaux.
Simplement les ignorer, c’était ça l’astuce. L’ignorance est source de joie. Mais il n’y avait pas de joie et les astuces et les trucs étaient inefficaces, ici, derrière les barreaux de l’Hôpital d’Etat. Autrefois c’était l’Hôpital d’Etat pour criminels irresponsables ; maintenant nous vivons une époque plus éclairée et on ne l’appelle plus ainsi. Mais il y avait toujours des barreaux aux fenêtres et il était toujours à l’intérieur, regardant au-dehors.
Des murs de pierre ne font pas une prison, ni des barreaux de fer une cage. Richard Lovelace, le poète, avait dit cela, jadis, au XVIIe siècle, il y avait très longtemps. Et Norman était ici depuis très longtemps… pas depuis trois cents ans, non, mais pour lui, cela équivalait à des siècles. »
Extrait de : R. Bloch. « Psychose – Psychose 2. »
Retour à Arkham par R. Bloch
Fiche de Retour à Arkham
Titre : Retour à Arkham (Tome 1 sur 2 – Arkham)
Auteur : R. Bloch
Date de parution : 1978
Traduction : F. Truchaud
Editeur : Presses Pocket
Première page de Retour à Arkham
« Maintenant
Albert Keith ne croyait pas au coup de foudre. Jusqu’au jour où il vit le portrait.
Il ne s’agissait pas d’un joli visage de plus. En fait, les traits étaient plutôt canins ; ses yeux injectés de sang étincelaient ; il avait en guise de nez un museau aplati ; ses oreilles étaient pointues et ses lèvres maculées de bave. Son corps accroupi, couvert de moisissure, était vaguement humain… les membres supérieurs se terminaient par des griffes osseuses et squameuses, les pieds semblaient fourchus.
La créature représentée sur la toile était gigantesque, et la chose qui avait été un homme minuscule en comparaison. Malgré la couche de poussière qui recouvrait le tableau, Keith fut à même de remarquer aussitôt que la tête de l’homme avait été rongée. »
Extrait de : R. Bloch. « Arkham – Retour à Arkham. »
Légendes et mythes de Cthulhu par Howard Phillips Lovecraft
Fiche de Légendes et mythes de Cthulhu
Titre : Légendes et mythes de Cthulhu
Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Date de parution : 1991
Traduction : C. Gilbert, F. Truchaud, G. Coisne, C. Boland-Maskens
Editeur : J’ai lu
Sommaire de Légendes et mythes de Cthulhu
- Les mangeuses d’espace par F. B. Long
- Les chiens de Tindalos par F. B. Long
- Talion par C. A. Smith
- La pierre noire par R. E. Howard
- La chose ailée sur le toit par R. E. Howard
- L’héritier des ténèbres par C. A. Smith
- Le feu d’Asshurbanipal par R. E. Howard
- Ubbo-Sathla par C. A. Smith
- Le visiteur venu des étoiles par R. Bloch
- Epouvante à Salem par H. Kuttner
- Au-delà du seuil par A. Derleth
- L’habitant de l’ombre par A. Derleth
- L’ombre du clocher par R. Bloch
- Manuscrit trouvé dans une maison abandonnée par R. Bloch
- On rôde dans le cimetière par J. V. Shea
- Sueurs froides par R. Campbell
- La cité soeur par B. Lumley
- Le rempart de béton par B. Lumley
- Ceux des profondeurs par J. Wade
- Le retour des Lloigors par C. Wilson
Première page de Les mangeuses d’espace
« L’horreur arriva à Partridgeville par un jour où tout était noyé dans le brouillard.
Tout au long de l’après-midi, des amas de vapeurs venus de la mer avaient tournoyé et tourbillonné autour de la ferme et la pièce dans laquelle nous nous tenions était tout imprégnée d’humidité. La brume, passant sous la porte, montait en spirales et ses longs doigts mouillés avaient tant caressé mes cheveux qu’ils en étaient trempés. Les fenêtres aux vitres carrées étaient couvertes d’une buée aussi dense qu’une forte rosée ; l’air était lourd, chargé d’eau, incroyablement froid.
Je fixai mon ami d’un œil sombre. Il avait tourné le dos à la fenêtre et écrivait avec une sorte de rage. C’était un homme mince et de haute taille, au dos légèrement voûté, à la carrure exceptionnelle. De profil, son visage laissait une forte impression. Il avait le front large, le nez long, le menton un peu protubérant – un visage plein de force, de sensibilité, qui trahissait une nature extrêmement imaginative, tempérée par une intelligence critique tout à fait extraordinaire. »
Extrait de : H. P. Lovecraft. « Légendes du mythe de Cthulhu. »
Le livre noir par Howard Phillips Lovecraft
Fiche de Le livre noir
Titre : Le livre noir – Nouvelles légendes du mythe de Cthulhu
Auteur : Howard Phillips Lovecraft et Ramsey Campbell
Date de parution : 1980
Traduction : F. Truchaud
Editeur : Presses Pocket
Sommaire de Le livre noir
- Crouch end par Stephen King
- Les étangs des étoiles par A. A. Attanasio
- Le second souhait par B. Lumley
- Sombre éveil par F. B. Long
- Le puits numéro 247 par B. Copper
- L’homme noir à la trompe par T. E. D. Klein
- Le livre noir par H. P. Lovecraft et M. S. Warnes
- Plutôt que de maudire les ténèbres par D. Drake
- Les visages de Pine Dunes par R. Campbell
Première page de Crouch end
« Enfin la femme s’en alla ; il était presque deux heures et demie du matin. Devant le poste de police de Crouch End, Tottenham Lane était une petite rivière morte. Londres était endormie… mais bien sûr, Londres ne dort jamais profondément, et ses rêves sont agités.
L’O.P. Vetter referma son calepin, qu’il avait presque entièrement rempli de notes à mesure que l’Américaine affolée débitait son étrange histoire. Il contempla la machine à écrire et la pile de formulaires vierges sur l’étagère à côté.
— Ça paraîtra plutôt bizarre demain matin, fit remarquer l’O.P. Vetter.
L’O.P. Farnham buvait un Coke. Il garda le silence un long moment.
— C’était une Américaine, dit-il finalement, comme si cela pouvait expliquer l’histoire qu’elle avait racontée. »
Extrait de : H. P. Lovecraft. « Le livre noir. »