Étiquette : Vandel
Mission dans l’espace par Charles Chilton

Fiche de Mission dans l’espace
Titre : Mission dans l’espace
Auteur : Charles Chilton
Date de parution : 1959
Traduction : L. Joye, J. G. Vandel
Editeur : Fleuve noir
Première page de Mission dans l’espace
« La première surprise survint juste après que nous eûmes bouclé le circuit autour de la Lune. Nous étions sur le point de mettre le moteur en marche afin de provoquer une brève accélération, suffisamment puissante pour nous faire échapper de l’orbite du satellite de la Terre et pour nous lancer sur la voie du retour.
Sur l’ordre de Jet Morgan, nous avions repris place sur nos couchettes. Sur le petit téléviseur placé à moins de deux mètres au-dessus de ma tête, je voyais le paysage tourmenté de l’hémisphère supérieur de la Lune, tel qu’il se déroulait lentement au-dessous de nous. À un peu plus de la moitié de l’écran, nettement définie par le noir ciel lunaire, s’étirait la ligne courbe de l’horizon. Dans un instant, tel un soleil levant, la Terre allait apparaître au-dessus de cette ligne.
— La voilà !
Ce fut Mitch, notre ingénieur, qui la vit le premier. »
Extrait de : C. Chilton. « Mission dans l’espace. »
Territoire robot par Jean-Gaston Vandel

Fiche de Territoire robot
Titre : Territoire robot
Auteur : Jean-Gaston Vandel
Date de parution : 1954
Editeur : Fleuve noir
Première page de Territoire robot
« Kusnek posa délicatement son sustentor sur la vaste plate-forme de ciment qui couvrait le building. Il sauta avec légèreté de son appareil, referma celui-ci et se dirigea vers une des grandes ouvertures circulaires qui donnaient accès à l’intérieur de l’immeuble.
Marchant d’un pas assuré vers le trou béant de cinq mètres de large, et des bords duquel la vue plongeait à une profondeur de cent soixante-quinze mètres, Kusnek avança sans hésitation comme s’il voulait s’élancer dans le vide. Mais, contrairement à ce qu’aurait pu craindre un spectateur non prévenu, il ne tomba pas ; il amorça simplement une chute molle grâce au champ de moindre gravitation qui régnait à l’intérieur du long cylindre vertical. »
Extrait de : J.-G. Vandel. « Territoire robot. »
Pirate de la science par Jean-Gaston Vandel

Fiche de Pirate de la science
Titre : Pirate de la science
Auteur : Jean-Gaston Vandel
Date de parution : 1953
Editeur : Fleuve noir
Première page de Pirate de la science
« Il était un peu plus de minuit. Les rues de Stanmore, dans la banlieue nord de Londres, paraissaient profondément endormies. Le ciel sans lune pesait comme une masse noire sur les maisons silencieuses. De temps à autre, le vent d’automne lançait sur la petite cité une brusque rafale et, dans les jardins, les arbres agitaient leurs feuillages dans un bruissement qui ressemblait à une vague rumeur de pluie.
Le souffle qui venait de la campagne était lourd, humide, et on sentait que les premiers brouillards allaient bientôt faire leur apparition.
A quelques kilomètres de Stanmore, une grande maison carrée, trapue et sinistre, cachait sa silhouette solitaire au centre d’un parc dont la végétation sauvage, désordonnée, était comme un rempart naturel qui séparait l’habitation du monde extérieur. Une seule grille donnait accès au chemin de cendrée par lequel on pouvait pénétrer dans le domaine. Mais cette grille de fer, qui avait dû être belle autrefois, était maintenant rongée par la rouille. »
Extrait de : J.-G. Vandel. « Pirate de la Science. »
Les titans de l’énergie par Jean-Gaston Vandel

Fiche de Les titans de l’énergie
Titre : Les titans de l’énergie
Auteur : Jean-Gaston Vandel
Date de parution : 1955
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les titans de l’énergie
« Le professeur Beer, après avoir longuement tergiversé, estima qu’il était de son devoir d’accomplir une démarche. Depuis des années, il surveillait le phénomène avec un étonnement qui, peu à peu, s’était mué en crainte. Il n’en avait parlé à personne autour de lui, pas même à ses collègues immédiats. Mais, à présent, sa détermination était prise. S’il continuait à se taire, on lui reprocherait sans doute durement, dans quelques années, de n’avoir pas attiré l’attention des milieux compétents sur l’étrange évolution qui était en train de se dessiner et qui, sans nul doute, contenait en germe des facteurs de troubles.
Beer se leva, redressa les épaules pour distendre sa poitrine trop longtemps comprimée par une attitude méditative, puis soupira ; il éprouvait un soulagement à l’idée qu’il ne serait bientôt plus seul à endosser cette responsabilité. »
Extrait de : J.-G. Vandel. « Les titans de l’énergie. »
Le troisième bocal par Jean-Gaston Vandel

Fiche de Le troisième bocal
Titre : Le troisième bocal
Auteur : Jean-Gaston Vandel
Date de parution : 1956
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le troisième bocal
« Tandis que le vaisseau Colomb III rayait l’espace comme une comète artificielle les quatre hommes enfermés dans ses flancs renouèrent une conversation interrompue depuis près d’un quart d’heure.
— On peut penser ce qu’on veut de Mac Allister, affirma posément le biologiste Marcel Maillet, un jeune homme de vingt-huit ans au visage ouvert, mais le fait est qu’il fallait être écossais pour imaginer un moyen aussi économique pour aller jusqu’à l’orbite de Jupiter en un temps record…
La face sympathiquement laide de Charlie Sprague s’illumina d’un sourire. Le géologue américain, habitué aux prodigalités de ses compatriotes, n’avait pas désapprouvé la nomination de Mac Allister à la Direction du Fonds International de Recherche Scientifique. »
Extrait de : J.-G. Vandel. « Le troisième bocal. »
Le soleil sous la mer par Jean-Gaston Vandel

Fiche de Le soleil sous la mer
Titre : Le soleil sous la mer
Auteur : Jean-Gaston Vandel
Date de parution : 1953
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le soleil sous la mer
« Après un hiver exceptionnellement rude, le printemps de l’année 2249 semblait apporter des promesses réconfortantes. Depuis les premiers jours de mars, le soleil réchauffait la terre et les soirées étaient douces, toutes parfumées des senteurs fraîches que dégageaient les bourgeons des arbres et les premières fleurs de la saison.
Ce soir-là, justement, il faisait particulièrement beau. La nuit était tombée après un superbe coucher de soleil, et l’air était tiède, plein d’une suavité gonflée de diffuse espérance, de joie de vivre, de jeunesse…
Sur la terrasse du « Big Silver Building », un des plus gigantesques gratte-ciel de la ville d’Amazonia, deux hommes gesticulaient et se lançaient à la tête de violentes injures.
Curieux contraste ! Alors que le charme poétique de la nuit aurait dû les incliner à l’amitié, à la
calme douceur, les deux jeunes hommes paraissaient en proie aux pires démons de la colère. »
Extrait de : J.-G. Vandel. « Le soleil sous la mer. »
La foudre anti-D par Jean-Gaston Vandel

Fiche de La foudre anti-D
Titre : La foudre anti-D
Auteur : Jean-Gaston Vandel
Date de parution : 1956
Editeur : Fleuve noir
Première page de La foudre anti-D
« D’un geste nerveux, Henry Hossine coupa le contact de la machine devant laquelle, depuis plus d’une heure, il dictait son courrier.
Durant quelques minutes, il demeura complètement immobile, les yeux dans le vague, l’esprit absent. Puis, se levant d’un mouvement brusque, il contourna sa table de travail, souleva le capot en plastique de la machine grafodict, empoigna la pile des lettres produites par la dactylographeuse automatique, les déchira et jeta le tout, rageusement, dans la corbeille à papier.
Décidément, ça n’allait pas ce matin.
Perplexe, un peu désemparé même, Henry Hossine s’approcha de la fenêtre. Comme son bureau se trouvait au dix-huitième étage, à l’angle du building, on pouvait contempler de là-haut une partie de la ville neuve, le Cap Vert et la mer. »
Extrait de : J.-G. Vandel. « La foudre anti-D. »
Incroyable futur par Jean-Gaston Vandel

Fiche de Incroyable futur
Titre : Incroyable futur
Auteur : Jean-Gaston Vandel
Date de parution : 1953
Editeur : Fleuve noir
Première page de Incroyable futur
« Maintenant qu’il avait terminé la dernière phase de ses recherches, Bill Cardell avait peur…
Pendant quelques minutes, il demeura complètement immobile, assis à sa table, fixant d’un œil un peu égaré les vingt comprimés rouges dont il venait d’achever la fabrication.
Puis, brusquement, il se leva et il marcha vers la fenêtre. Comme c’était étrange ! Voilà qu’il était pris de panique à l’instant précis où il devait faire le geste décisif, le geste qui allait lui apporter la réponse à la grande question de sa vie !…
Serait-ce la réussite ? Serait-ce un nouvel échec ?
De toute façon, les résultats de l’expérience auraient un caractère définitif, car Bill avait poussé ses travaux aussi loin qu’il l’avait pu et il ne voyait plus le moyen de modifier quoi que ce soit à la formule qu’il avait mise au point.
Debout devant la fenêtre, il resta encore un moment sans bouger, indifférent à la beauté radieuse du vaste ciel bleu de cette journée d’été. »
Extrait de : J.-G. Vandel. « Incroyable futur. »
Frontières du vide par Jean-Gaston Vandel

Fiche de Frontières du vide
Titre : Frontières du vide
Auteur : Jean-Gaston Vandel
Date de parution : 1953
Editeur : Fleuve noir
Première page de Frontières du vide
« Le petit cimetière de Carbonado frémissait sous le vent froid qui descendait des Montagnes Rocheuses. Les cyprès, en s’inclinant dans la bise nocturne, émettaient une longue plainte. Pas une lumière n’adoucissait la nuit dont les ténèbres profondes engloutissaient la nécropole, ses allées de ciment, ses pierres tombales… Le ciel, opaque, masquait les étoiles, et de lourds nuages chargés de pluie se poursuivaient dans une course silencieuse.
Parfois, le vent s’apaisait et les arbres en fer de lance se redressaient avec ensemble. Au gémissement prolongé succédait alors un calme inquiétant. Un bruissement étrange, à peine perceptible, révélait des mouvements menus : une pomme de pin tombant sur une dalle, des feuilles jouant les unes sur les autres avec un crissement de papier froissé, un caillou qui roulait, poussé par une mystérieuse impulsion.
Puis le vent revenait, couvrant de sa plainte déchirante les mille petits bruits du sol, emportant vers l’Ouest une odeur de terre humide et fraîchement remuée. »
Extrait de : J.-G. Vandel. « Frontières du vide. »
Bureau de l’invisible par Jean-Gaston Vandel

Fiche de Bureau de l’invisible
Titre : Bureau de l’invisible
Auteur : Jean-Gaston Vandel
Date de parution : 1955
Editeur : Fleuve noir
Première page de Bureau de l’invisible
« Le crépuscule commençait à tomber sur Londres, mais l’affaiblissement de la lumière diurne n’était pas encore suffisant pour déclencher l’allumage automatique de l’éclairage public. Le dôme de la cathédrale Saint-Paul, surplombant à peine les édifices de parking érigés aux alentours, se colorait d’une belle teinte orangée sous les derniers rayons du soleil couchant. Des reflets sanglants miroitaient sur la Tamise, où l’intense activité quotidienne s’apaisait progressivement.
Perdue parmi la foule qui déambulait dans Oxford Street, Joan Melrose marchait d’un pas pressé. Âgée d’une quarantaine d’années, elle avait conservé la silhouette svelte d’une jeune fille de vingt ans, mais les soins de beauté n’avaient pu effacer de son visage les altérations qu’y avaient imprimées les tracas et les inquiétudes. »
Extrait de : J.-G. Vandel. « Bureau de l’invisible. »