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Attentat cosmique par Jean-Gaston Vandel

Fiche de Attentat cosmique

Titre : Attentat cosmique
Auteur : Jean-Gaston Vandel
Date de parution : 1953
Editeur : Fleuve noir

Première page de Attentat cosmique

« A douze mille kilomètres d’altitude, dans l’inhumaine étendue des espaces sidéraux, une étrange machine volante planait depuis des heures et des heures.

Cependant, ni les observateurs de la navigation spatiale, ni les spécialistes de la Surveillance de l’Air, ni les pilotes en croisière dans le Vide, ni même les astronomes n’auraient pu déceler la présence de cet extraordinaire engin qui survolait avec lenteur la planète Terre.

L’appareil invisible venait de la planète 0-10, – celle qui évolue au delà de Pluton.

Ce n’était pas la première fois que les deux pilotes survolaient la planète 0-3 – c’est-à-dire la Terre, celle qui occupe la troisième place en partant du Soleil.

Depuis bien longtemps, les explorateurs sidéraux de 0-10 étudiaient l’astre 0-3 sans que les habitants de celui-ci ne s’en fussent doutés ; ces investigations secrètes s’étaient d’ailleurs considérablement intensifiées au cours du dernier siècle, très exactement depuis la naissance de l’ère atomique, entre les années terrestres 1942 et 1951. »

Extrait de : J.-G. Vandel. « Attentat cosmique. »

Alerte aux robots ! par Jean-Gaston Vandel

Fiche de Alerte aux robots !

Titre : Alerte aux robots !
Auteur : Jean-Gaston Vandel
Date de parution : 1952
Editeur : Fleuve noir

Première page de Alerte aux robots !

« La foule hurlait, gesticulait, trépignait d’enthousiasme, remplissant de ses clameurs passionnées le gigantesque édifice du Big-Circus, le stade couvert de Denver.

Plus de vingt mille personnes assistaient à la finale du championnat de boxe de la saison – tournoi qui clôturait les fêtes du printemps de l’an 2750.

On était au seizième round du combat. Les deux adversaires luttaient avec une fougue extraordinaire, échangeant des coups terribles et précis. Animés tous les deux d’un courage absolument déconcertant, ils méritaient l’admiration.

Le bâtiment du Big-Circus – d’une conception architecturale ultramoderne – faisait un peu penser à deux assiettes renversées l’une sur l’autre, dont les bords se rejoignaient. »

Extrait de : J.-G. Vandel. « Alerte aux robots. »

Agonie des civilisés par Jean-Gaston Vandel

Fiche de Agonie des civilisés

Titre : Agonie des civilisés
Auteur : Jean-Gaston Vandel
Date de parution : 1953
Editeur : Fleuve noir

Première page de Agonie des civilisés

« Le Général Duplin s’absorba pendant quelques instants devant le calendrier de la vie qui occupait tout un angle de son bureau. Des rangées entières d’ampoules jaunes, bleues, blanches et rouges clignotaient sans répit, tandis que des chiffres sautaient constamment sur les compteurs et que des points lumineux verts se déplaçaient d’une manière imperceptible sur des écrans gradués.

Duplin se retourna enfin vers son interlocuteur, un homme d’une trentaine d’années, athlétique, au visage bronzé, qui attendait patiemment la fin de sa méditation. Il fixa sur lui un regard pensif, empreint d’une certaine amitié.

— Mon cher Daluis, si paradoxal que cela puisse paraître, je ne puis m’empêcher de vous considérer comme un homme mort…

Le visage énergique de l’ingénieur changea d’expression. Ses traits se détendirent et firent place à un sourire amusé. »

Extrait de : J.-G. Vandel. « Agonie des civilisés. »

Raid sur Delta par Jean-Gaston Vandel

Fiche de Raid sur Delta

Titre : Raid sur Delta (Tome 2 sur 2 – Les Vitaliens)
Auteur : Jean-Gaston Vandel
Date de parution : 1955
Editeur : Fleuve noir

Première page de Raid sur Delta

« Debout devant les appareils de contrôle du four à chaux, Klem Harkel surveillait avec attention le double débit des chalumeaux à gaz et à oxygène. Le moment critique de l’opération approchait…

En effet, une petite lampe rouge se mit soudain à clignoter au-dessus des cadrans. Harkel fit aussitôt retomber devant ses yeux les grosses lunettes protectrices qu’il avait repoussées sur son front, enfila ses gants d’amiante et se dirigea vers le bloc carré, massif, du four aménagé dans un coin de l’usine-laboratoire.

Ayant rabattu le volet mobile de la fenêtre de surveillance, Harkel se pencha pour mieux observer le métal en fusion dans le creuset. Il fallait une certaine expérience pour déterminer l’instant précis où la mousse de platine, débarrassée des oxydes
superflus, atteignait la qualité du métal pur.

Plusieurs minutes s’écoulèrent. Enfin, Harkel, satisfait, coupa le courant d’alimentation du four et brancha les refroidisseurs, tandis qu’un déclenchement annonçait la coulée du métal précieux dans les moules. »

Extrait de : J.-G. Vandel. « Raid sur Delta. »

Fuite dans l’inconnu par Jean-Gaston Vandel

Fiche de Fuite dans l’inconnu

Titre : Fuite dans l’inconnu (Tome 1 sur 2 – Les Vitaliens)
Auteur : Jean-Gaston Vandel
Date de parution : 1954
Editeur : Fleuve noir

Première page de Fuite dans l’inconnu

« Dans son vaste bureau du Centre Mondial de Médecine Publique, le docteur Hefnir étudiait les rapports quotidiens qui lui parvenaient sur les lignes prioritaires gouvernementales.
Les trois secrétaires du service, un homme et deux jeunes femmes, recueillaient sans arrêt les feuillets imprimés qui sortaient des soixante-dix appareils ondographiques. Ces feuillets, après avoir été passés dans la machine microphot qui prenait les copies destinées aux archives, étaient déposés sur la table du docteur.
Ce dernier, chauve et décharné mais encore très actif pour ses cent vingt-sept ans, classait les documents en deux tas distincts. Le premier tas ne retenait guère son attention ; il s’agissait là des statistiques planétaires des décès : chaque province envoyait un relevé complet des morts de la veille, avec indication en code de la cause ayant entraîné la mort. En gros, la plupart des chiffres étaient suivis d’un même et seul index, mais, pour l’éminent directeur du Centre, tout cela n’était que pure routine et ne l’intéressait plus. »

Extrait de : J.-G. Vandel. « Fuite dans l’inconnu – Les Vitaliens. »

Les astres morts par Jean-Gaston Vandel

Fiche de Les astres morts

Titre : Les astres morts (Tome 3 sur 3 – Les chevaliers de l’espace)
Auteur : Jean-Gaston Vandel
Date de parution : 1952
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les astres morts

« La sirène des usines de la H.F.C. (High Frequency Corporation) hurlait encore que déjà le flot des employés envahissait les cours séparant les grands cubes de béton. Il était cinq heures et demie et le soleil brillait sur la banlieue industrielle de Denver, illuminant un paysage propre et net, sans fumées, où dominaient le gris des bâtiments et le vert des pelouses.

La population de l’usine déferlait en direction de la ville. John Payne, ingénieur attaché au laboratoire de recherche pure, jeta un coup d’œil par la fenêtre, il n’aimait pas être mêlé à cette cohue. Sans hâte, il se dirigea vers le cabinet de toilette où Fred Willox, son collaborateur et ami, l’avait précédé. Ils formaient une bonne équipe, tous les deux.

Tout en dégrafant sa blouse, John interpella Willox :

— Tu n’as pas d’engagement ce soir ?

— Non, fit Willox, et ce simple mot semblait contenir un abîme de résignation. »

Extrait de : J.-G. Vandel. « Les astres morts – Les chevaliers de l’espace. »

Le satellite artificiel par Jean-Gaston Vandel

Fiche de Le satellite artificiel

Titre : Le satellite artificiel (Tome 2 sur 3 – Les chevaliers de l’espace)
Auteur : Jean-Gaston Vandel
Date de parution : 1952
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le satellite artificiel

« Le spectacle était pénible à contempler. Dans ce décor désertique et silencieux, la carcasse démantelée, toute tordue et toute fracassée du stratonef géant avait un aspect désolant, tragique, qui serrait le cœur.

Des débris informes s’étaient éparpillés autour de l’épave dans un rayon d’au moins huit cents mètres. On voyait, de-ci de-là, hideusement déchiquetés, des cadavres absolument méconnaissables, des tronçons de chair à demi-enfoncés dans le sable jaune, avec une sorte d’auréole brunâtre que le sang, coagulé par le soleil avant même que le sol n’ait pu le boire, avait dessinée autour des morts.

Impassibles, les soldats des Forces Policières, sanglés dans leur uniforme noir, montaient la garde. Ils étaient environ deux cents, déployés en un vaste cercle, qui surveillaient la foule des curieux et interdisaient à quiconque de franchir le barrage. »

Extrait de : J.-G. Vandel. « Le satellite artificiel. »

Les chevaliers de l’espace par Jean-Gaston Vandel

Fiche de Les chevaliers de l’espace

Titre : Les chevaliers de l’espace (Tome 1 sur 3 – Les chevaliers de l’espace)
Auteur : Jean-Gaston Vandel
Date de parution : 1952
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les chevaliers de l’espace

« Le paysage qui se déployait majestueusement devant la baie vitrée du salon était de toute beauté. A l’avant-plan, on voyait des prairies verdoyantes qui descendaient en pente douce vers le Missouri, puis, de l’autre côté du fleuve, la ville d’Omaha avec ses maisons, ses gratte-ciel blancs et jaunes, ses vastes usines, et, à l’arrière-plan, s’estompant dans la brume bleutée qui flottait sur l’horion, les longues collines du Nebraska.

Jadis, les Peaux-Rouges avaient vécu librement dans ces vastes plaines où les chevaux sauvages et les troupeaux galopaient à leur guise ; mais, à présent, il ne restait plus rien de cette époque lointaine, plus rien sauf le nom même de la grande cité industrielle qui seul perpétuait le souvenir de la tribu indienne des Omahas, complètement exterminée par les colons américains.

Pourtant, bien que ce paysage splendide n’eût guère changé au cours des siècles, la jeune fille qui, en ce jour d’avril de l’an 2050, le contemplait de la fenêtre de sa maison natale, ne semblait pas remarquer à quel point le printemps lui donnait des charmes plus émouvants encore. »

Extrait de : J.-G. Vandel. « Les chevaliers de l’espace. »

Les voix de l’univers par Jean-Gaston Vandel

Fiche de Les voix de l’univers

Titre : Les voix de l’univers (Tome 3 sur 3 – Départ pour l’avenir)
Auteur : Jean-Gaston Vandel
Date de parution : 1956
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les voix de l’univers

« Le soleil se leva à l’ouest. Ses premiers rayons, rasant la crête ondulante d’une chaîne de collines, éclairèrent la cime des arbres dans la plaine. Les couleurs du paysage se précisèrent et la planète Génésia, sortant une fois de plus de sa torpeur nocturne, révéla son vrai visage.

Le feuillage vert bleuté des sardals aux troncs lisses projeta sur la savane environnante une ombre aux contours précis. Un léger souffle fit tressaillir les hautes herbes aux tons rouille et, au loin, vers le nord, un océan violet sur lequel scintillaient les reflets orangés de l’aube, parut frissonner sous la caresse de la brise matinale.

L’homme ouvrit les yeux. Son regard encore imprécis embrassa le décor étrange qui l’entourait et, comme à chaque réveil, une épouvantable sensation de solitude lui broya le cœur. Mais cela ne dura qu’une seconde, le temps d’appeler au secours sa raison, de se souvenir que cet exil était volontaire et qu’aucun sacrifice n’avait jamais été mieux justifié. »

Extrait de : J.-G. Vandel. « Les voix de l’univers – Départ pour l’avenir. »

Départ pour l’avenir par Jean-Gaston Vandel

Fiche de Départ pour l’avenir

Titre : Départ pour l’avenir (Tome 2 sur 3 – Départ pour l’avenir)
Auteur : Jean-Gaston Vandel
Date de parution : 1955
Editeur : Fleuve noir

Première page de Départ pour l’avenir

« Un lourd stratocruiser apparut dans le ciel de l’aérodrome militaire de Vero-Beach, en Floride. Les rayons du soleil firent étinceler sa carlingue argentée et, un instant, l’appareil brilla comme une étoile. Puis, à mesure qu’il perdait de l’altitude, ses contours se précisèrent.

Les Marines qui gardaient le terrain, les soldats de l’Air-Force attachés à la base et les hommes de l’escorte spéciale levèrent tous les yeux vers l’avion. Celui-ci venait de Washington et amenait une Personnalité Très Importante. Personnalité dont nul, à Vero-Beach, ne connaissait toutefois l’identité.

Le gros vaisseau de l’air descendit presque à la verticale, ralentit peu à peu et toucha le sol avec une telle douceur que les amortisseurs hydrauliques de ses deux trains d’atterrissage ne durent même pas résorber de choc : les cent cinquante tonnes de l’appareil s’immobilisèrent sur l’aire cimentée, tandis que le pilote coupait les réacteurs de sustentation. »

Extrait de : J.-G. Vandel. « Départ pour l’avenir. »