Étiquette : Vango

 

Un prince sans royaume par Timothée de Fombelle

Fiche de Un prince sans royaume

Titre : Un prince sans royaume (tome 2 sur 2 – Vango)
Auteur : Timothée de Fombelle
Date de parution : 2011
Editeur : Gallimard

Première page de Un prince sans royaume

« Un rectangle de blé écrasé leur faisait un lit à baldaquin.

Ils étaient allongés l’un près de l’autre. Les quatre côtés de ce lit étaient drapés de l’or des blés. Partout ailleurs les champs infinis se tenaient bien debout sous le soleil. On voyait le dirigeable posé sur la terre à deux kilomètres de là, comme une goutte d’argent tombée dans l’herbe.

Elle avait peut-être douze ans et lui quatorze. Elle l’avait suivi en courant à travers les blés qui se refermaient derrière eux.

— Va-t’en ! criait-il.

Elle ne comprenait pas où il allait.

Ils étaient maintenant blottis sur le sol, face à face. Elle pleurait.

— On se cache ? Pourquoi se cacher ?

Vango posa deux doigts sur la bouche d’Ethel. »

Extrait de : T de Fombelle. « Un Prince sans Royaume – Vango. »

Entre ciel et terre par Timothée de Fombelle

Fiche de Entre ciel et terre

Titre : Entre ciel et terre (tome 1 sur 2 – Vango)
Auteur : Timothée de Fombelle
Date de parution : 2010
Editeur : Gallimard

Première page de Entre ciel et terre

« Quarante hommes en blanc étaient couchés sur le pavé.
On croyait voir un champ de neige. Les hirondelles frôlaient les corps en sifflant. Ils étaient des milliers à regarder ce spectacle. Notre-Dame de Paris étendait son ombre sur la foule assemblée.
Soudain, tout autour, la ville parut se recueillir.
Vango avait le front contre la pierre. Il écoutait sa propre respiration. Il pensait à la vie qui l’avait conduit ici. Pour une fois, il n’avait pas peur.
Il pensait à la mer, au vent salé, à quelques voix, quelques visages, aux larmes chaudes de celle qui l’avait élevé.
La pluie tombait maintenant sur le parvis mais Vango n’en savait rien. Allongé par terre au milieu de ses compagnons, il ne regardait pas fleurir l’un après l’autre les parapluies.
Vango ne voyait pas la foule des Parisiens réunis, les familles endimanchées, la dévotion des vieilles dames, les enfants qui passaient sous les jambes, les pigeons engourdis, la danse des hirondelles, les badauds debout sur les fiacres, ni les yeux verts, là, sur le côté, qui ne regardaient que lui. »

Extrait de : T de Fombelle. « Entre ciel et terre – Vango. »