Auteur/autrice : CH91

 

Nathaniel Hawthorne

Présentation de Nathaniel Hawthorne :

Né le 4 juillet 1804 à Salem (Massachusetts) et mort le 19 mai 1864 à Plymouth (New Hampshire), Nathaniel Hawthorne est un romancier et nouvelliste américain. Figure majeure du romantisme américain, son œuvre explore avec acuité les thèmes de la culpabilité, du péché, de la morale puritaine et de la complexité de l’âme humaine.

Le poids de l’héritage puritain

Nathaniel Hawthorne naît sous le nom de Nathaniel Hathorne. Il est le descendant d’une des plus anciennes familles puritaines de la Nouvelle-Angleterre. Son arrière-arrière-grand-père, John Hathorne, fut l’un des juges impliqués dans les tristement célèbres procès des sorcières de Salem en 1692, et le seul à ne jamais s’être repenti de ses actes. Profondément marqué par ce lourd passé familial, le jeune Nathaniel décide, au début de la vingtaine, d’ajouter un « w » à son patronyme (devenant ainsi « Hawthorne ») afin de se dissocier de cet ancêtre compromettant.

Après des études au Bowdoin College (où il se lie d’amitié avec le futur président des États-Unis Franklin Pierce et le poète Henry Wadsworth Longfellow), il retourne à Salem. Il y vit reclus pendant plusieurs années, lisant assidûment et perfectionnant son art de l’écriture.

Premiers écrits et la reconnaissance

Ses débuts littéraires sont discrets. Il publie d’abord un roman à compte d’auteur, Fanshawe (1828), qu’il tente par la suite de détruire, le jugeant médiocre. Il se tourne ensuite vers le format court et publie des nouvelles dans divers magazines. Ces textes sont finalement réunis en 1837 dans un recueil intitulé Contes racontés deux fois (Twice-Told Tales), qui lui vaut les louanges d’Edgar Allan Poe.

Pour subvenir aux besoins de sa famille — il a épousé Sophia Peabody en 1842 —, Hawthorne occupe divers emplois dans les douanes, d’abord à Boston, puis à Salem. Bien que ce travail l’éloigne de l’écriture, il nourrit son observation de la société et de ses contemporains.

La Lettre écarlate et la consécration littéraire

En 1850, après avoir perdu son poste aux douanes de Salem à la suite d’un changement d’administration politique, il publie ce qui deviendra son chef-d’œuvre : La Lettre écarlate (The Scarlet Letter). Ce roman, qui dépeint le destin tragique d’Hester Prynne, une femme condamnée par la société puritaine du XVIIe siècle pour avoir eu un enfant hors mariage, connaît un succès immédiat et foudroyant. Il devient l’un des premiers grands succès d’édition aux États-Unis.

Désormais célèbre, Hawthorne déménage à Lenox, dans le Massachusetts. Il y fait la rencontre de Herman Melville. Une profonde amitié se noue entre les deux hommes, au point que Melville lui dédiera son illustre roman Moby Dick (1851).

Durant cette période faste, Hawthorne publie d’autres œuvres majeures :

  • La Maison aux sept pignons (The House of the Seven Gables, 1851) ;
  • Val d’Arno ou Le Roman de Blithedale (The Blithedale Romance, 1852).

Le diplomate et les dernières années

En 1853, son ami de longue date, Franklin Pierce, est élu président des États-Unis. Pour le remercier d’avoir rédigé sa biographie de campagne, Pierce nomme Hawthorne consul des États-Unis à Liverpool, en Angleterre. Hawthorne occupe ce poste lucratif de 1853 à 1857.

Après la fin de son mandat, il voyage avec sa famille en France et en Italie, une expérience européenne qui lui inspirera son dernier grand roman achevé, Le Faune de marbre (The Marble Faun, 1860).

De retour aux États-Unis à l’aube de la guerre de Sécession, Hawthorne voit sa santé décliner rapidement. Il peine à écrire et laisse plusieurs manuscrits inachevés. Il s’éteint dans son sommeil le 19 mai 1864, lors d’un voyage dans le New Hampshire en compagnie de Franklin Pierce. Il repose aujourd’hui au cimetière de Sleepy Hollow, à Concord (Massachusetts), sur la célèbre « crête des Auteurs » (Author’s Ridge), non loin de ses contemporains Ralph Waldo Emerson et Henry David Thoreau.

Livres de Nathaniel Hawthorne :

Contes étranges
La lettre écarlate
La lettre écarlate
La vieille fille blanche
Le livre des merveilles

Pour en savoir plus sur Nathaniel Hawthorne :

La page Wikipédia sur N. Hawthorne
La page Noosfere sur N. Hawthorne
La page isfdb de N. Hawthorne

Légion – Les nombreuses vies de Stephen Leeds par Brandon Sanderson

Fiche de Légion – Les nombreuses vies de Stephen Leeds

Titre : Légion – Les nombreuses vies de Stephen Leeds
Auteur : Brandon Sanderson
Date de parution : 2018
Traduction : M. Fazi
Editeur : Le livre de poche

Sommaire de Légion – Les nombreuses vies de Stephen Leeds

  • Légion
  • A fleur de peau
  • Les illusions dangereuses

Première page de Légion

« Je m’appelle Stephen Leeds et je suis parfaitement sain d’esprit. Mes hallucinations, en revanche, sont complètement cinglées.

Les coups de feu provenant de la chambre de J.C. claquaient comme des pétards. Marmonnant tout bas, je m’emparai des cache-oreilles accrochés à l’extérieur de sa porte – j’avais appris à les y laisser – et entrai dans la pièce. J.C. portait lui-même un cache-oreilles et levait son pistolet à deux mains, visant sur le mur une photo d’Oussama Ben Laden.

Il passait du Beethoven. Très fort.

— On ne s’entend plus parler ! hurlai-je.

J.C. fit la sourde oreille. Il vida un chargeur dans la figure de Ben Laden, perçant une série de trous dans le mur par la même occasion. Je n’osai pas m’approcher. Il risquait de me tirer dessus par accident si je le surprenais. »

Extrait de : B. Sanderson. « Légion – Les nombreuses vies de Stephen Leeds. »

Le pacte des esclavagistes par Roland C. Wagner et Rémy Gallart

Fiche de Le pacte des esclavagistes

Titre : Le pacte des esclavagistes
Auteur : Roland C. Wagner et Rémy Gallart
Date de parution : 2000
Editeur : Les moutons électriques

Première page de Le pacte des esclavagistes

« Yalmiz Guthbert est petit. Si petit qu’il doit mettre des talonnettes pour parvenir à approcher le mètre soixante-cinq. Un peu enrobé, le front dégarni et la tête couronnée par des cheveux noirs frisés dont quelques mèches commencent à grisonner, il cultive avec un soin maniaque une apparence ridicule, pour faire honneur au surnom qui lui colle à la peau depuis sa plus tendre enfance.

Pour l’heure, il porte un justaucorps fluorescent rose à parements vert d’eau qui lui donne un aspect légèrement boudiné, de courtes bottes d’un vert plus pâle et une large ceinture dont les multiples poches débordent d’objets divers et variés – papiers personnels, cartes de crédit et pschitt paralysant pour se défendre en cas d’agression.

Yalmiz est un tantinet parano. »

Extrait de R.C Wagner + R. Gallart. « Le Pacte des esclavagistes. »

Le nombril du monde par Roland C. Wagner

Fiche de Le nombril du monde

Titre : Le nombril du monde
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 1997
Editeur : Les moutons électriques

Première page de Le nombril du monde

« Le menhir solitaire se dresse dans la nuit tiède, au creux d’un repli de terrain situé non loin de la route goudronnée qui sinue à travers les bois de Meudon et de Clamart. Il doit être près de minuit, mais il n’y a pas si longtemps que l’obscurité a étendu son voile sur la forêt paisible, car la conjonction de l’approche du solstice et de l’heure d’été allonge démesurément les soirées. Sur l’étang voisin, dans lequel les pêcheurs banlieusards viennent tremper leurs lignes durant la journée, un couple de canards somnole, à peine dissimulé dans les roseaux qu’aucune brise ne vient agiter.

Soudain, des pas se font entendre sur l’allée de terre qui traverse la forêt en direction du Bas-Meudon et de la Fontaine Sainte-Marie. Les arrivants, au nombre d’une demi-douzaine, portent de longues robes blanches munies de capuchons qu’ils ont rabattus sur leurs crânes, comme s’ils voulaient dissimuler leurs traits à d’éventuels observateurs. Leurs pieds sont chaussés de sandales et leurs mains gantées de tissu blanc. »

Extrait de : R.C Wagner. « Le nombril du monde. »

Alcatraz Smedry par Brandon Sanderson

Fiche de Alcatraz Smedry

Titre : Alcatraz Smedry – intégrale
Auteur : Brandon Sanderson
Date de parution : 2013
Traduction : J. Saumande
Editeur : Le livre de poche

Sommaire de Alcatraz Smedry

  • Alcatraz contre les infâmes bibliothécaires
  • Alcatraz contre les ossements du scribe
  • Alcatraz contre les traîtres de Nalhalla
  • Alcatraz contre l’ordre du verre brisé

Le chant du cosmos par Roland C. Wagner

Fiche de Le chant du cosmos

Titre : Le chant du cosmos
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 1999
Editeur : L’Atalante

Première page de Le chant du cosmos

« Yeff marqua une pause devant la porte vitrée qui le séparait encore de Diasphine, de la réalité de ce monde si différent de celui où il avait grandi. Il ressentait un pincement au creux de la poitrine et ses jambes avaient du mal à le porter. Un effet de la gravité inhabituelle ; sa valise ne lui avait jamais paru peser aussi lourd.

Il prit une lente inspiration, réunissant ses forces avant de repartir. Les battants transparents maculés de boue s’écartèrent avec un grincement. La mécanique ne devait pas bénéficier d’un entretien régulier ; Diasphine était un monde pauvre, encore en train de chercher une voie de développement tout à la fois rentable et raisonnable sur le plan de l’Éthique. Découverte lors de la Seconde Expansion, elle se trouvait à mille huit cents années de lumière d’Océan, d’où venait le jeune homme.

D’énormes nuages d’un rose passé commençaient à s’agglutiner dans le ciel verdâtre, voilant le disque orangé du soleil qui ne tarderait plus à plonger derrière les montagnes proches. Ce n’était pas très différent de certains crépuscules océaniens, songea Yeff avec une poussée de nostalgie. »

Extrait de : R.C Wagner. « Le chant du cosmos. »

Vent et vérité 2 par Brandon Sanderson

Fiche de Vent et vérité 2

Titre : Vent et vérité 2 (Tome 5B sur 5 – Les archives de Roshar)
Auteur : Brandon Sanderson
Date de parution : 2024
Traduction : M. Fazi
Editeur : Le livre de poche

Première page de Vent et vérité 2

« À l’arrivée de Nale, Szeth devint un tout autre homme. Tandis qu’ils se préparaient pour la journée, Kaladin tenta d’engager la conversation avec lui, mais ne reçut que des réponses très simples prononcées sur un ton monocorde. Puis ils volèrent pendant une grande partie de la matinée, mais atterrirent pour parcourir à pied le reste du trajet vers le monastère des Tisseflamme – qui représentait le milieu de leur voyage. Szeth persistait à penser qu’ils attireraient moins l’attention s’ils approchaient en marchant.

Kaladin le suivait donc en avançant péniblement dans la terre, son sac pesant lourdement dans son dos. Le sol était devenu de plus en plus terreux et poussiéreux à mesure qu’ils progressaient vers le nord, l’air moins humide, et les nuits mêmes étaient d’une chaleur inconfortable.

Ici, les plantes étaient d’une nature plus… proche des mauvaises herbes. La petite route de terre qu’ils empruntaient avait cédé la place à une artère bien plus large, poussiéreuse malgré les pluies de la veille. Kaladin ne parvenait pas à se représenter ce lieu rempli de gens et de charrettes. »

Extrait de : B Sanderson. « Vent et Vérité 2 – Les archives de Roshar. »

Vent et vérité 1 par Brandon Sanderson

Fiche de Vent et vérité 1

Titre : Vent et vérité 1 (Tome 5A sur 5 – Les archives de Roshar)
Auteur : Brandon Sanderson
Date de parution : 2024
Traduction : M. Fazi
Editeur : Le livre de poche

Première page de Vent et vérité 1

« Gavilar Kholin était à deux doigts de l’immortalité.
Il lui suffisait de trouver les Paroles adéquates.
Il décrivit un cercle autour des neuf Lames d’Honneur, plantées pointe en bas dans le sol de pierre. L’air empestait la chair brûlée ; il avait assez souvent assisté à des bûchers funéraires pour connaître intimement cette odeur, quoique ces corps n’aient pas été brûlés après le combat, mais pendant.
— On l’appelle Aharietiam, dit-il tout en marchant lentement autour des Lames, laissant sa main s’attarder sur chacune. (Lorsqu’il accéderait au statut de Héraut, sa Lame deviendrait-elle comme celles-ci, imprégnées de pouvoir et de légende ?) La fin du monde. Était-ce un mensonge ?
Beaucoup de ceux qui le nommaient ainsi y croyaient, répondit le Père-des-tempêtes. »

Extrait de : B Sanderson. « Vent et vérité 1 – Les Archives de Roshar. »

La sinsé gravite au 21 – intégrale par Roland C. Wagner

Fiche de La sinsé gravite au 21 – intégrale

Titre : La sinsé gravite au 21 – intégrale
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 1991
Editeur : ActuSF

Sommaire de La sinsé gravite au 21 – intégrale

  • Une biopuce nommée Ganja
  • Les luttes invisibles
  • Une approche difficile
  • Spirit of America
  • Nieuw-Amsterdam

Première page Une biopuce nommée Ganja

« — Vous savez que ce livre représente près d’un an de loyer ? voulut m’épater le gérant.
Il referma avec précaution l’édition originale de Tintin au pays des Soviets avant de la replacer dans la crypte portable NT, puis tourna vers moi son visage inexpressif.
Je me fendis d’un sourire entendu. Tout le monde considérait les Xawor comme des maniaques, dont l’échelle de valeurs ne correspondait à celle d’aucun peuple connu. Là où les Qîmks ou les Ssellnoorr exigeaient des lingots d’uranium enrichi ou du minerai de tungstène, les pointilleux Xawor aux ocelles pédonculés demandaient de vieux albums de bandes dessinées. Naguère, leur préférence allait aux splendides bas-reliefs des lents artistes nemquars, à qui il fallait mille ans pour chaque œuvre, mais l’accession de la Terre au rang de Puissance radiante leur avait permis de découvrir la BD – dont ils étaient aussitôt devenus des inconditionnels. »

Extrait de : R.C Wagner. « La Sinsé gravite au 21. »

L’île de Noirebraise par Brandon Sanderson

Fiche de L’île de Noirebraise

Titre : L’île de Noirebraise (Tome 5 sur 5 – Cosmère)
Auteur : Brandon Sanderson (illustrations par Esther Hi‘ilani Candari)
Date de parution : 2025
Traduction : S. Guillot
Editeur : Le livre de poche

Première page de L’île de Noirebraise

« Alcyone sautillait d’un pied sur l’autre, en tenant ouverts les rideaux de la porte-fenêtre qui donnait sur son balcon. Elle fixait le sombre horizon, n’osant même pas cligner des yeux de peur de la manquer.
L’aube. Quand l’aube allait-elle se décider à se lever ?
Elle avait à peine dormi – tout juste si elle avait essayé, pendant au moins une demi-heure. Alcyone était tout simplement trop surexcitée pour fermer l’œil, aussi avait-elle passé la nuit à tenter – vainement – de se distraire avec un livre.
Dans le lointain, au-delà des forêts vallonnées de Yolen, les ténèbres semblaient s’estomper. Est-ce que ça comptait, ça ? Ce n’était pas encore vraiment de la lumière. Il faisait juste… moins sombre.
Elle se mit quand même à courir. Toujours vêtue de sa chemise de nuit, elle s’élança dans le couloir qui longeait les appartements qu’elle occupait dans le manoir de son oncle. Elle passa à toute vitesse devant des domestiques souriants. Alcyone appréciait sincèrement la plupart d’entre eux – et faisait semblant avec les autres. C’était là ce que son oncle lui avait enseigné : toujours chercher le meilleur côté des gens et des situations. »

Extrait de : B. Sanderson. « L’Île de Noirebraise. »