Auteur/autrice : CH91

 

Sauvage par Tim Lebbon et Christopher Golden

Fiche de Sauvage

Titre : Sauvage
Auteur : Tim Lebbon et Christopher Golden
Date de parution : 2011
Traduction : T. Lathière
Editeur : Castelmore

Première page de Sauvage

« Depuis le pont de l’Umatilla, les yeux rivés sur les quais de San Francisco, Jack London se demanda dans combien de temps il reverrait la ville. Doté d’un cœur vagabond, il avait soif d’aventures et ne redoutait nullement les dangers que l’on associe volontiers aux voyages en terre inconnue. Une fois les amarres larguées, le navire ferait route vers le Yukon, quittant la civilisation pour les terres sauvages et gelées du Grand Nord où, selon la rumeur, des monceaux d’or permettaient à quiconque d’envisager l’avenir en Midas des temps modernes.

Cela étant, aux yeux de Jack, le métal jaune n’était que l’un des attraits du Yukon. Sans ce prétexte commode, il serait parti pour le seul plaisir de partir, aurait tout misé par pur goût du risque. En outre, en son for intérieur, ce cœur vaillant sentait confusément que le Grand Nord l’attendait. »

Extrait de : T. Lebbon + C. Golden. « Sauvage. »

Le sang des quatre par Tim Lebbon et Christopher Golden

Fiche de Le sang des quatre

Titre : Le sang des quatre
Auteur : Tim Lebbon et Christopher Golden
Date de parution : 2018
Traduction : L. Malagoli
Editeur : Bragelonne

Première page de Le sang des quatre

« Dans l’obscurité, Phela entendit un rire, un soupir, puis un râle passionné. Les ténèbres semblèrent prendre vie, chargées de promesses.
Certes, Phela était désormais une princesse soumise au joug de la tradition et non plus une fillette. Elle avait pourtant conservé un goût pour l’amusement et les jeux que n’aurait laissé soupçonner son âge. Certains de ces jeux étaient pratiqués sur toute l’île du royaume de Quandis. Les parents les transmettaient à leurs enfants, et leurs règles évoluaient à chaque génération. À la fois rites de passage et outils d’apprentissage, ils permettaient d’initier les plus jeunes à la complexité des interactions sociales et à l’art du conflit.
Mais la jeune Phela avait aussi élaboré ses propres jeux, dont les règles variaient avec le temps, et qui ne cessaient d’acquérir de nouveaux objectifs, de nouveaux usages. Leurs finalités, toutefois, demeuraient similaires : ils servaient toujours à manipuler une situation, à s’emparer du pouvoir des mots, ou à plier la volonté d’autrui à celle de Phela. Elle transgressait souvent les règles, mais en tant que princesse, elle n’était que rarement sommée de s’expliquer. »

Extrait de : T. Lebbon + C. Golden. « Le Sang des Quatre. »

L’aube des Jedi par Tim Lebbon

Fiche de L’aube des Jedi

Titre : L’aube des Jedi (Tome 129 – Star Wars Légende)
Auteur : Tim Lebbon
Date de parution : 2013
Traduction : G. Brodhy
Editeur : I2n

Première page de L’aube des Jedi

« Aux yeux de Lanoree Brock, le ciel est immense et infini, et tandis qu’elle court pour rejoindre son frère, la petite fille inhale les merveilles de Tython.

Dalien est encore descendu à l’estuaire. Il aime être seul, loin de tous les autres enfants de Bodhi, le Temple Je’daii des Arts. Ses parents l’ont envoyée le chercher, et même s’ils ont encore des cours à donner cet après-midi, ils ont promis de les emmener jusqu’aux abords de la Forêt de Lisière ce soir. Lanoree adore y aller. En même temps, ça lui fait un peu peur. À deux pas du Temple, près de la mer, elle peut sentir la Force jaillir de partout – de l’air qu’elle respire et de chaque endroit où se portent ses yeux, de tout ce qui compose ce merveilleux paysage. La nature primitive et sauvage de la Force, là-haut, près de la Forêt de Lisière, fait battre plus fort le sang dans ses veines.

Sa mère, en souriant, lui promettra que, quand le temps sera venu, elle apprendra tout de ses mystères. Son père, lui, laissera son regard se fondre dans les profondeurs de la forêt, comme s’il languissait en secret de l’explorer. Et son petit frère, qui n’a que neuf ans, se mettra à pleurer. »

Extrait de : T. Lebbon. « L’Aube des Jedi – Star Wars Légende. »

Amityville la maison du diable par Jay Anson

Fiche de Amityville la maison du diable

Titre : Amityville la maison du diable
Auteur : Jay Anson
Date de parution : 1977
Traduction :
Editeur : France Loisirs

Première page de Amityville la maison du diable

« Le 5 février 1976, à l’émission Ten O’Clock News de la 5ème chaîne new-yorkaise, on annonça la présentation d’une série télévisée dont le sujet portait sur les pouvoirs extrasensoriels de certaines personnes. Le petit écran enchaîna aussitôt avec la narration du reporter Steve Bauman sur une maison prétendue hantée à Amityville, dans Long
Island.

Tout d’abord, Bauman révéla que, le 13 novembre 1974, une grande maison de style colonial, située au 112 Ocean Avenue, avait été le théâtre d’un massacre. Ronald DeFeo, âgé de 24 ans, armé d’un fusil, avait tué méthodiquement ses parents, deux frères et deux sœurs. Le meurtrier avait été condamné à l’emprisonnement à perpétuité.

« Il y a deux mois, continua le reporter, cette maison fut vendue pour $80 000 à un couple, M. George Lutz et sa femme, Kathleen. » Les Lutz étaient au courant du massacre mais, comme ils n’étaient pas superstitieux et que, par ailleurs, la maison leur convenait parfaitement, ils n’hésitèrent pas à l’acheter. »

Extrait de : J. Anson. « Amityville, la maison du diable. »

Sur un lacet de soulier par Theodore Sturgeon

Fiche de Sur un lacet de soulier

Titre : Sur un lacet de soulier (nouvelle)
Auteur : Theodore Sturgeon
Date de parution : 1970
Traduction : P. Billon
Editeur : Opta

Sommaire de Sur un lacet de soulier :

  • Des hommes et des monstres par William Tenn
  • Sur un lacet de soulier

Première page de Sur un lacet de soulier

« Discrètement, silencieusement, s’est introduit dans notre cosmos l’un des ouvrages les plus extraordinaires, les plus chargés de potentiel didactique que l’on ait jamais conçus.
C’est une expérience enivrante que de tenir ce livre entre ses mains et de se demander ce que serait devenu le monde si Léonard de Vinci, Newton ou Eratosthène avaient joui du même privilège.
Certains semblent penser que l’ère des géants de la pensée est révolue.
Ils se trompent.
Et si ce livre avait pu révolutionner le monde autrefois, pourquoi ne le ferait-il pas aujourd’hui ? C’est probablement ce qui va arriver ; parce qu’on le distribue sur toute la surface du globe.
C’est une édition bon marché et il eût été difficile de faire moins d’efforts pour favoriser sa diffusion… à moins qu’il n’eût jamais existé. C’est en feuilletant un catalogue de jouets que son titre m’est tombé sous les yeux. »

Extrait de : T. Sturgeon. « Sur un lacet de soulier. »

10 livres à lire si vous avez aimé Le Seigneur des Anneaux

Si vous avez été captivé par l’univers de Le Seigneur des Anneaux, ses peuples mythiques, ses quêtes épiques et ses batailles entre le Bien et le Mal, alors vous êtes probablement en quête de nouvelles lectures capables de prolonger cette magie.

Bonne nouvelle : la fantasy regorge de chefs-d’œuvre qui sauront vous replonger dans des mondes riches et fascinants.

Voici 10 livres incontournables à lire après Tolkien.


1. Le Silmarillion – J. R. R. Tolkien

Impossible de passer à côté de cette œuvre si vous voulez approfondir la Terre du Milieu.
Le Silmarillion raconte la création du monde, les premières guerres et les origines des elfes et des anneaux.

👉 Plus dense que Le Seigneur des Anneaux, mais absolument fascinant.

👉 🔗 Voir la fiche complète : Le Silmarillion


2. La Roue du Temps – Robert Jordan

Une saga monumentale avec :

  • une lutte entre lumière et ténèbres
  • une prophétie centrale
  • un univers extrêmement détaillé

👉 Parfait si vous cherchez une aventure longue et immersive.

👉 🔗 Voir la fiche complète : La Roue du Temps (Tome 1 : Nouveau Printemps)


3. L’Assassin royal – Robin Hobb

Moins épique dans sa forme, mais incroyablement profond sur le plan émotionnel.

👉 Vous y trouverez :

  • une narration à la première personne
  • un héros marqué par le destin
  • une intrigue politique subtile

👉 🔗 Voir la fiche complète : L’assassin royal (Tome 1 : L’apprenti assassin)


4. Les Chroniques de Krondor – Raymond E. Feist

Un classique de la fantasy :

  • magie
  • guerre
  • héros attachants

👉 Une lecture fluide, parfaite pour prolonger l’esprit Tolkien sans complexité excessive.

👉 🔗 Voir la fiche complète :


5. Le Trône de Fer – George R. R. Martin

Plus sombre et réaliste, cette saga propose :

  • intrigues politiques
  • personnages moralement ambigus
  • violence et trahisons

👉 Idéal si vous aimez les univers riches mais moins manichéens.

👉 🔗 Voir la fiche complète : Le Trône de Fer (Tome 1 : Le trône de Fer)


6. Eragon – Christopher Paolini

Un jeune héros, un dragon, une quête initiatique…

👉 Très accessible, c’est une excellente porte d’entrée vers la fantasy épique moderne.

👉 🔗 Voir la fiche complète : Eragon (Tome 1 : Eragon)


7. La Belgariade – David Eddings

Une saga classique avec tous les codes du genre :

  • prophétie
  • groupe de héros
  • combat contre une force maléfique

👉 Simple, efficace, et très agréable à lire.

👉 🔗 Voir la fiche complète : La Belgariade (Tome 1 : Le pion blanc des présages)


8. Les Archives de Roshar – Brandon Sanderson

Une fantasy moderne ambitieuse :

  • système de magie original
  • monde ultra détaillé
  • personnages complexes

👉 Pour ceux qui veulent retrouver une épopée à grande échelle.

👉 🔗 Voir la fiche complète : Les Archives de Roshar (Tome 1 : La voie des Rois)


9. Terremer – Ursula K. Le Guin

Une fantasy plus poétique et philosophique.

👉 Ici, la magie est liée aux mots, aux noms et à l’équilibre du monde.

👉 🔗 Voir la fiche complète : Terremer (Tome 1 : Le sorcier de Terremer)


10. Les Royaumes oubliés – R. A. Salvatore

Plongez dans les aventures de Drizzt Do’Urden, un elfe noir devenu héros.

👉 Un univers riche, dynamique, et très proche de l’esprit jeu de rôle.

👉 🔗 Voir la fiche complète :


📚 Pourquoi ces livres vont vous plaire

Tous ces ouvrages partagent des éléments clés qui ont fait le succès du Seigneur des Anneaux :

  • des mondes riches et détaillés
  • des quêtes initiatiques
  • des personnages marquants
  • une lutte entre forces opposées

🔥 Conclusion

Après Le Seigneur des Anneaux, il existe encore des dizaines d’univers à explorer.

Que vous préfériez les récits épiques, politiques ou plus introspectifs, cette sélection vous garantit de belles heures de lecture.

Cormac McCarthy

Présentation de Cormac McCarthy :

Cormac McCarthy, né Charles McCarthy Jr. le 20 juillet 1933 à Providence (Rhode Island) et mort le 13 juin 2023 à Santa Fe (Nouveau-Mexique), est considéré comme l’un des plus grands écrivains américains contemporains. Souvent comparé à William Faulkner pour son lyrisme et à Herman Melville pour sa dimension épique, il a exploré les recoins les plus sombres de l’âme humaine à travers des récits d’une beauté austère.

L’apprentissage de la solitude

Bien que né en Nouvelle-Angleterre, McCarthy grandit dans le Tennessee, au sein d’une famille aisée. Après de courtes études et un passage dans l’armée de l’air, il choisit une vie de dénuement volontaire pour se consacrer exclusivement à l’écriture. Refusant toute activité lucrative autre que sa plume, il vit longtemps dans une pauvreté matérielle extrême, habitant des granges ou des motels de fortune.

Ses premiers romans, tels que Le Gardien du verger (1965) ou L’Enfant de Dieu (1973), s’inscrivent dans la tradition du « Sud gothique ». Ils dépeignent un monde rural rude, peuplé de marginaux et marqué par une violence primordiale.

Le tournant vers l’Ouest

À la fin des années 1970, McCarthy s’installe au Texas, un changement géographique qui transforme radicalement son œuvre. En 1985, il publie Méridien de sang (Blood Meridian), un western apocalyptique d’une violence inouïe retraçant les massacres d’un gang de scalpeurs. Ce livre, aujourd’hui considéré comme son chef-d’œuvre, assoit sa réputation de styliste hors pair, capable d’allier un vocabulaire archaïque à une prose biblique.

La reconnaissance publique massive arrive dans les années 1990 avec la « Trilogie des confins », entamée par De si jolis chevaux (1992), qui lui vaut le National Book Award. Ce succès met fin à des décennies d’anonymat et de précarité.

La consécration mondiale

En 2005, son roman Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme (No Country for Old Men) est adapté au cinéma par les frères Coen, remportant quatre Oscars et ancrant son nom dans la culture populaire.

L’année suivante, il publie La Route (The Road), un récit post-apocalyptique bouleversant sur l’errance d’un père et d’un fils dans un monde dévasté. Le livre rencontre un succès planétaire immense et lui vaut le prestigieux prix Pulitzer en 2007. L’ouvrage est salué pour son minimalisme et sa force émotionnelle, devenant instantanément un classique de la littérature moderne.

Un style unique et une fin de vie discrète

Le style de Cormac McCarthy est immédiatement reconnaissable : il se caractérise par une absence quasi totale de signes de ponctuation superflus (pas de guillemets pour les dialogues, pas de points-virgules) et une utilisation parcimonieuse des virgules. Pour lui, la ponctuation ne doit pas encombrer la page.

Après seize ans de silence romanesque, il publie fin 2022 ses deux derniers ouvrages, formant un diptyque : Le Passager et Stella Maris, explorant des thématiques scientifiques, mathématiques et philosophiques.

Homme de l’ombre, McCarthy fuyait les interviews et les mondanités littéraires, préférant la compagnie des scientifiques de l’Institut de Santa Fe, où il était membre. Il laisse derrière lui une œuvre hantée par la question du mal, de la destinée et de la survie de la lumière dans les ténèbres.

Livres de Cormac McCarthy :

Trilogie des Confins :

  • De si jolis chevaux
  • Le grand passage
  • Des villes dans la plaine

La route
Le gardien du verger
Le passager
Méridien de sang
Non ce pays n’est pas pour le vieil homme
Stella Maris
Suttree
Un enfant de Dieu

Pour en savoir plus sur Cormac McCarthy :

La page Wikipédia sur C. McCarthy
La page Noosfere sur C. McCarthy
La page isfdb de C. McCarthy

Lois Lowry

Présentation de Lois Lowry :

Lois Lowry, née Lois Ann Hammersberg le 20 mars 1937 à Honolulu (Hawaï), est l’une des figures les plus importantes et les plus respectées de la littérature pour la jeunesse contemporaine. Double lauréate de la prestigieuse médaille Newbery, elle est célèbre pour sa capacité à aborder des thèmes complexes et graves — tels que le deuil, la mémoire, le racisme ou l’euthanasie — avec une clarté et une sensibilité accessibles aux jeunes lecteurs.

Une enfance itinérante

Fille d’un dentiste militaire, Lois Lowry passe son enfance à voyager au gré des affectations de son père. Elle vit successivement à New York, en Pennsylvanie et, de manière marquante, au Japon juste après la Seconde Guerre mondiale. Ces expériences de déracinement et l’observation de cultures radicalement différentes forgeront sa curiosité pour les structures sociales et l’importance de l’appartenance à un groupe.

Après avoir commencé ses études à l’université Brown, elle les interrompt à l’âge de 19 ans pour se marier avec Donald Grey Lowry. Ce n’est que plus tard, une fois ses quatre enfants scolarisés, qu’elle reprend ses études pour obtenir un diplôme en littérature anglaise à l’université du Maine.

L’éveil d’une vocation

Avant de devenir romancière, Lois Lowry travaille comme photographe et journaliste indépendante. Sa carrière littéraire débute véritablement en 1977 avec la publication de Un été pour mourir (A Summer to Die). Ce premier roman, très personnel, s’inspire de la mort prématurée de sa propre sœur, Helen, et explore le processus du deuil chez une adolescente. Le succès est immédiat et confirme son talent pour traiter les émotions humaines les plus difficiles.

Une œuvre entre humour et gravité

La bibliographie de Lois Lowry se divise en deux versants distincts, illustrant sa grande polyvalence :

  • Le registre humoristique : Avec la série des Anastasia Krupnik (débutée en 1979), elle crée une héroïne vive et drôle qui affronte les aléas du quotidien. Cette série rencontre un immense succès populaire.
  • Le registre dramatique et historique : En 1989, elle publie Compte les étoiles (Number the Stars), un roman historique situé au Danemark pendant l’occupation nazie. Le livre raconte l’héroïsme de la population danoise sauvant la communauté juive. Ce récit lui vaut sa première médaille Newbery en 1990.

Le phénomène « Le Passeur »

En 1993, Lois Lowry publie son œuvre la plus emblématique : Le Passeur (The Giver). Bien avant la mode des dystopies pour jeunes adultes (comme Hunger Games), elle imagine une société futuriste où la douleur, la guerre et la haine ont été éliminées au prix des émotions et de la mémoire collective.

Le livre suscite d’intenses débats et devient un classique étudié dans les écoles du monde entier. Pour ce roman, elle reçoit sa seconde médaille Newbery en 1994. Le Passeur sera suivi de trois autres volets formant le « Quatuor du Passeur » (L’Élue, Messager et Le Fils), qui explorent des sociétés alternatives et interconnectées.

Style et héritage

Le style de Lois Lowry se caractérise par une économie de mots et une précision chirurgicale. Elle refuse la facilité des fins heureuses simplistes, préférant laisser ses lecteurs sur des questions ouvertes qui incitent à la réflexion éthique.

Malgré son succès, elle a souvent fait face à la censure aux États-Unis, certains de ses livres étant régulièrement contestés dans les bibliothèques scolaires pour la dureté de leurs thématiques. Aujourd’hui octogénaire, elle vit dans le Maine et continue d’être une voix active dans le monde des lettres, rappelant sans cesse que les enfants sont capables de comprendre et d’affronter les vérités les plus profondes de l’existence humaine.

Livres de Lois Lowry :

Le Quatuor du Passeur :

  • Le passeur
  • L’élue
  • Messager
  • Le fils

Cinq centièmes de seconde
Compte les étoiles
La longue quête de Nathalie
Le garçon qui se taisait
Passeuse de rêves
Un été pour mourir

Pour en savoir plus sur Lois Lowry :

La page Wikipédia sur L. Lowry
La page Noosfere sur L. Lowry
La page isfdb de L. Lowry

Tim Lebbon

Présentation de Tim Lebbon :

Tim Lebbon, né le 15 décembre 1969 à Londres, est un auteur britannique prolifique, devenu une figure incontournable de la littérature d’horreur, de la dark fantasy et de la science-fiction contemporaine. Bien que né en Angleterre, il a passé la majeure partie de sa vie au pays de Galles, un cadre dont l’atmosphère sauvage imprègne souvent son œuvre.

Des débuts remarqués

Tim Lebbon commence à publier ses premiers textes dans les années 1990. Très vite, son style se distingue par une capacité à mêler l’horreur viscérale à une sensibilité émotionnelle profonde. En 1997, il attire l’attention du milieu littéraire avec son roman Mesmer, mais c’est son premier prix majeur, le British Fantasy Award remporté en 2000 pour sa nouvelle White, qui lance véritablement sa carrière.

Par la suite, il devient un habitué des récompenses prestigieuses, accumulant plusieurs British Fantasy Awards ainsi que le prix Bram Stoker, la plus haute distinction dans le domaine de l’épouvante.

Une œuvre entre survie et apocalypse

L’œuvre de Lebbon explore souvent des thèmes liés à la survie de l’humanité face à des forces qui la dépassent, qu’elles soient surnaturelles, environnementales ou technologiques. Parmi ses ouvrages les plus marquants, on peut citer :

  • Coldbrook : Un récit d’apocalypse où un virus dévastateur traverse les dimensions.
  • The Silence : Publié en 2015, ce roman imagine un monde où des créatures aveugles chassent au moindre bruit. Le livre a connu un immense regain de popularité grâce à son adaptation cinématographique produite par Netflix en 2019, avec Stanley Tucci et Kiernan Shipka.
  • Dusk et Dawn : Des incursions dans une fantasy sombre et originale, loin des clichés habituels du genre.

Un auteur de franchises prisé

Au-delà de ses univers originaux, Tim Lebbon est reconnu pour son talent à s’approprier des franchises cinématographiques célèbres tout en y insufflant sa propre voix. Il a notamment contribué aux univers suivants :

  • Star Wars : Avec le roman L’Aube des Jedi (Into the Void), qui explore les origines de l’Ordre dans un passé très lointain.
  • Alien : Il a signé plusieurs volumes, dont Alien : Hors des ombres (Out of the Shadows), salué pour sa fidélité à l’ambiance horrifique du premier film de Ridley Scott.
  • Firefly et Hellboy : Il a également écrit des romans originaux basés sur ces licences cultes.

Style et vie personnelle

Le style de Tim Lebbon se caractérise par une tension constante et une attention particulière portée aux décors, souvent hostiles et oppressants. Grand amateur de nature et de sport de plein air, il pratique assidûment le triathlon et le trail (course en sentier). Cette passion pour l’effort physique et la confrontation avec les éléments se ressent dans l’endurance psychologique de ses personnages.

Il vit aujourd’hui dans le Monmouthshire, au pays de Galles, avec sa famille. Avec plus de quarante romans et des centaines de nouvelles à son actif, il continue de s’imposer comme l’un des maîtres du suspense et de l’imaginaire sombre, capable de passer de l’intimité d’un drame familial à l’ampleur d’une catastrophe planétaire.

Livres de Tim Lebbon :

Star Wars :

Le sang des quatre (2018)
Sauvage (2011)

Pour en savoir plus sur Tim Lebbon :

La page Wikipédia sur T. Lebbon
La page Noosfere sur T. Lebbon
La page isfdb de T. Lebbon

Jay Anson

Présentation de Jay Anson :

Jay Anson (30 septembre 1921 – 12 mars 1980) était un écrivain et scénariste américain. Bien qu’il ait mené une longue carrière dans l’industrie cinématographique, il est mondialement passé à la postérité pour un seul ouvrage, devenu un phénomène de société et un classique de la littérature d’épouvante : Amityville : La Maison du diable (The Amityville Horror).

Un artisan de l’ombre

Avant de connaître la célébrité en tant qu’auteur, Jay Anson travaille pendant de nombreuses années dans le milieu de la production cinématographique et télévisuelle. Professionnel de l’écriture documentaire, il rédige de nombreux scénarios pour des courts-métrages et des dossiers de presse destinés aux grands studios.

Au début des années 1970, il travaille notamment pour Professional Films, une société de production où il peaufine son style : une écriture factuelle, directe et journalistique. C’est cette approche précise, presque clinique, qui donnera plus tard toute sa force à son récit sur le paranormal.

Le phénomène Amityville

En 1977, Anson est contacté pour mettre en forme le témoignage de George et Kathleen Lutz. Ce couple affirme avoir été chassé de sa maison coloniale au 112 Ocean Avenue, à Amityville, par des forces démoniaques, seulement vingt-huit jours après y avoir emménagé.

L’écrivain se base sur environ quarante-cinq heures de témoignages enregistrés sur bandes magnétiques par les époux Lutz. En publiant The Amityville Horror, Jay Anson fait un choix narratif audacieux : il présente l’ouvrage comme une histoire vraie (« A True Story »). Le livre est un succès foudroyant. Vendu à des millions d’exemplaires, il captive le public par ses descriptions terrifiantes : murs qui suintent, nuées de mouches en plein hiver et apparitions de créatures aux yeux rouges.

Polémiques et postérité

Le succès du livre déclenche une controverse qui dure encore aujourd’hui. Des enquêteurs spécialisés et des journalistes ont rapidement remis en question la véracité des faits rapportés par les Lutz, suggérant une supercherie financière. Jay Anson, pour sa part, a toujours maintenu qu’il s’était contenté de rapporter les dires du couple, tout en admettant avoir utilisé certaines techniques de dramatisation propres au roman pour renforcer l’effet de peur.

Le livre est adapté au cinéma en 1979 par Stuart Rosenberg. Le film rencontre un immense succès au box-office, lançant l’une des franchises les plus prolifiques de l’histoire du cinéma d’horreur.

Fin de carrière

Après le tourbillon Amityville, Jay Anson tente de renouveler l’expérience avec un roman de pure fiction horrifique intitulé 666 (1980). Ce livre traite également d’une maison hantée déplacée pierre par pierre, mais il ne rencontre pas le même écho que son prédécesseur.

Jay Anson meurt d’une crise cardiaque en mars 1980, à l’âge de 58 ans, peu de temps après avoir achevé le manuscrit de 666. Il n’aura pas eu le temps de voir l’impact durable de son œuvre sur la culture populaire, son nom restant indissociable de la demeure la plus célèbre de l’histoire du paranormal.

Livres de Jay Anson :

Amityville, la maison du diable (1977)

Pour en savoir plus sur Jay Anson :

La page Wikipédia sur J. Anson
La page Noosfere sur J. Anson
La page isfdb de J. Anson