Auteur/autrice : CH91

 

Clark Darlton

Présentation de Clark Darlton :

Clark Darlton, de son vrai nom Walter Ernsting, né le 5 février 1920 à Coblence et mort le 15 janvier 2005 à Salzbourg, est l’un des pères fondateurs de la science-fiction allemande moderne. S’il a d’abord œuvré comme traducteur et passeur de la SF anglo-saxonne en Allemagne, c’est par sa contribution monumentale à l’épopée galactique qu’il est entré dans l’histoire littéraire.

L’humaniste de la science-fiction

Après avoir survécu à la Seconde Guerre mondiale et à la captivité en Union soviétique, Walter Ernsting revient en Allemagne avec une volonté farouche de populariser la science-fiction. Il fonde le club allemand de SF (Science Fiction Club Deutschland) en 1955 et commence à publier sous le pseudonyme de Clark Darlton, un nom à consonante américaine choisi pour séduire un public alors très tourné vers les productions d’outre-Atlantique.

Contrairement à son futur compère K. H. Scheer, dont le style est très technique et martial, Darlton insuffle à ses récits une dimension plus humaine, pacifiste et souvent teintée d’humour.

L’aventure Perry Rhodan

En 1961, il co-crée avec K. H. Scheer la série Perry Rhodan. Si Scheer en est l’architecte technique et structurel, Darlton en est l’âme.

  • L’esprit de la série : Darlton a largement contribué à définir le caractère de Perry Rhodan, le transformant d’astronaute pragmatique en un leader visionnaire cherchant à unir l’humanité pour éviter son auto-destruction.
  • Le facteur « Gucky » : C’est à Clark Darlton que l’on doit la création de l’un des personnages les plus aimés de la saga : Gucky (ou Pucky en version originale), le « mulot-castor » doté de pouvoirs télépathiques et de téléportation. Ce personnage apportait une touche de légèreté et d’empathie indispensable pour contrebalancer la démesure des conflits cosmiques.
  • Le rayonnement international : Grâce à son style fluide et accessible, la série traverse les frontières. En France, elle devient un pilier de la collection « Anticipation » du Fleuve Noir, où Darlton signe une part prépondérante des premiers volumes traduits.

Une œuvre au-delà du Rhodan-Cosmos

Bien que son nom reste indissociable de l’Héritier de l’Univers, Clark Darlton a écrit de nombreux romans indépendants. On lui doit notamment la trilogie de La Cité galactique (Die Galaktische Stadt), une œuvre qui explore les thèmes du premier contact et de la responsabilité technologique avec une sensibilité qui lui était propre.

Postérité

Walter Ernsting s’est éteint en 2005, laissant derrière lui un univers qui continue de s’étendre chaque semaine en kiosque. En Allemagne comme en France, il est considéré comme le « grand-père » de la SF européenne, celui qui a su transformer une littérature de divertissement en une immense fresque mythologique sur la place de l’homme dans l’univers.

Livres de Clark Darlton :

D.A.S. (Département Anti-espionnage Scientifique) :

  • Les naufragés du 14-18

Perry Rhodan – cycle 1 – La troisième force :

  • Opération Astrée
  • La Terre a peur
  • La milice des mutants
  • Bases sur Vénus
  • De l’aide pour la Terre
  • Les vainqueurs de Véga
  • La forteresse des six lunes
  • La quête cosmique
  • Les glaces de Gol
  • Le traitre de Tuglan
  • Vénus en danger
  • La guerre atomique n’aura pas lieu
  • La fuite de Thora
  • Relais secret X
  • Dans la jungle primitive
  • Le maître des mutants
  • Sous l’emprise du fascinateur
  • Le piège à pirates
  • L’empereur de New York
  • L’étoile en exil
  • Mutants en mission
  • L’offensive de l’oubli
  • A l’assaut d’Arkonis
  • La menace des Moffs
  • La planète piégée
  • Les méduses de Moofar
  • Les grottes de Gom
  • La bataille de Bételgeuse
  • La grande dérive (1967)

Pour en savoir plus sur Clark Darlton :

La page Wikipédia sur C. Darlton
La page Noosfere sur C. Darlton
La page isfdb de C. Darlton

Les survivants de la mer Morte par Robert Clauzel

Fiche de Les survivants de la mer Morte

Titre : Les survivants de la mer Morte
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les survivants de la mer Morte

« Tant que je vivrai, je me souviendrai de cet après-midi d’octobre où je vis pénétrer chez moi, dans l’appartement que j’occupe à Londres, non loin de Hyde Park, Leslie Chandler, avec sa nonchalance particulière et ses yeux gris rêveurs.
Je le reverrai toujours marchant de long en large, ne tenant pas compte de mes réactions, ni de mon désarroi ni du fait qu’il était tard et que les lumières s’allumaient dans la rue, nimbant de clarté le brouillard épais de la Cité Tentaculaire.
Leslie Chandler était ingénieur chimiste, doublé d’un biologiste extrêmement brillant, conseil auprès de la Simpson’s spécialisée dans la recherche de gisements de métaux rares, off shore ou terrestres, et articulée avec Houston pour l’expérimentation spatiale.
Il avait aussi deux violons d’Ingres. »

Extrait de : R. Clauzel. « Les Survivants de la mer Morte. »

Les naufragés de l’invisible par Robert Clauzel

Fiche de Les naufragés de l’invisible

Titre : Les naufragés de l’invisible
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1977
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les naufragés de l’invisible

« Morton dévala l’escalier de marbre en trombe, quatre à quatre. Il se rua sur la porte d’entrée après avoir traversé le vestibule comme un fou. Il s’y heurta presque, tâtonna pour défaire les verrous qui glissèrent les uns après les autres. Il tourna la poignée et essaya d’ouvrir. Impossible.
La clef… Où était la clef ?… Il fouilla dans toutes ses poches avec une incroyable fébrilité. Pas de clef. Où était-elle ? Où était-elle, bon Dieu !…
Il pivota sur lui-même, haletant, et s’appuya au panneau de chêne sculpté. Une vague d’épouvante le submergea, une sueur froide inonda son visage et son corps. Il s’essuya avec le revers de sa manche. Où était donc cette maudite clef ? Où l’avait-il laissée ? Oubliée ?… Là-haut ? Dans sa chambre ? Dans son bureau ? Oui, sans nul doute… Mais il ne pouvait pas retourner là-haut. »

Extrait de : R. Clauzel. « Les naufragés de l’invisible. »

Les cendres de la nuit… par Robert Clauzel

Fiche de Les cendres de la nuit…

Titre : Les cendres de la nuit…
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1983
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les cendres de la nuit…

« Le rapide fonçait en hurlant sur la voie hallucinante de symétrie, sous la pluie qui le cinglait et qu’il pulvérisait. Frédéric Hoffman était nonchalamment assis dans un compartiment de première classe.
Il faisait doux et chaud, et l’immense bruissement de la vitesse était berceur ; la campagne noyée de pluie, dans un bain de grisaille liquide, était uniformément triste. Frédéric Hoffman était voyageur de commerce pour la Maison Sodruka et Réal, produits de beauté et de cosmétologie. Il visitait les coiffeurs, les esthéticiennes et les dermatologues. Il était grand et assez séduisant malgré une calvitie précoce. Trente-huit ans, l’œil gris, le nez droit, le menton volontaire. Pas mal de succès féminins, mais il était amoureux, et ses pensées étaient accaparées par la très jolie et très sensuelle Clara, très courtisée, peut-être un peu volage, dix-neuf ans, apprentie coiffeuse, parisienne. Où était-elle en ce moment ? C’était lundi. Il était près de 16 heures… Le lundi, elle ne travaillait pas. Que faisait-elle ? »

Extrait de : R. Clauzel. « Les cendres de la nuit. »

Le secret des secrets par Robert Clauzel

Fiche de Le secret des secrets

Titre : Le secret des secrets
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1978
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le secret des secrets

« Emmanuelle Collins sursauta intérieurement. Quelque chose n’était pas normal. Cela faisait un moment que cette impression l’avait effleurée mais c’était difficile à définir. Une sorte de déclic qui n’était pas suivi du mécanisme d’intégration ou de reconnaissance psychique, une sorte d’aura d’étrangeté, une sorte de coloration affective insolite et suspecte concernant tout ce qui l’entourait.
Mais tout était flou, vague, incertain… Que diable lui arrivait-il ? Et surtout que faisait-elle dans ce train ? Dans ce T.E.E. de grand luxe aux voitures élancées qui fonçaient dans la grisaille et dans la pluie sur le chemin d’acier luisant. Que faisait Emmanuelle Collins dans ce grand rapide, en rupture totale avec sa routine habituelle ? »

Extrait de : R. Clauzel. « Le secret des secrets. »

Le nuage qui vient de la mer par Robert Clauzel

Fiche de Le nuage qui vient de la mer

Titre : Le nuage qui vient de la mer
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1974
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le nuage qui vient de la mer

« Comme un automate, le docteur Alexander Griffin sortit lentement une cigarette d’un paquet fripé. Les yeux dans le vague et d’un geste machinal, il la plaça entre ses lèvres minces, et essaya de l’allumer. Il lui fallut s’y prendre à plusieurs reprises. Son regard était d’une fixité hallucinante, son teint gris, livide ; une légère sueur perlait à son front. Une angoisse sourde l’oppressait et un étau broyait son cœur. Il souffla plusieurs bouffées de fumée, successivement ; ça n’avait aucun goût en plein air. Dès qu’il la rejetait, la fumée était balayée par le souffle léger mais tenace. Il fit un trou avec son talon pour enfouir l’allumette. Pour qu’elle ne mette pas le feu aux aiguilles de pin.
Il fit quelques pas sur le sol souple, élastique, rénitent ; les troncs tourmentés des pins parasols défilaient devant lui dans une douce et tranquille pénombre. Le tapis d’aiguilles de pin était lisse, glissant, d’autant plus qu’il était incliné. »

Extrait de : R. Clauzel. « Le nuage qui vient de la mer. »

Le ciel sous la Terre par Robert Clauzel

Fiche de Le ciel sous la Terre

Titre : Le ciel sous la Terre
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1977
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le ciel sous la Terre

« Le Dr Roy Erwin rangea son interminable Cadillac violine sur le parking du motel. Il n’était pas loin de Sacramento et il avait conduit toute la journée. Il préféra s’arrêter pour la nuit dans cet endroit déferlant de néon multicolore. Il faisait chaud – il avait fait une chaleur torride toute la journée – et le crépuscule orange et mauve adoucissait à peine cette jungle d’asphalte, de béton, de lumière fluorescente, de publicité monstrueuse.
Il descendit, redressa sa longue silhouette et regarda autour de lui. Le bâtiment était ultra-moderne, écrasé, plat ; les pompes à essence ressemblaient à des êtres humains, molochs du XXe siècle présidant à notre destinée jusque dans ses moindres détails.
D’innombrables motos comme d’innombrables insectes s’entassaient dans un coin, brillant de mille feux. Une musique violente, style marteau pneumatique, provenait de la salle principale ainsi que les crépitements des jeux. »

Extrait de : R. Clauzel. « Le Ciel sous la Terre. »

La Terre, échec et mat… par Robert Clauzel

Fiche de La Terre, échec et mat…

Titre : La Terre, échec et mat…
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1976
Editeur : Fleuve noir

Première page de La Terre, échec et mat…

« Le Dr Griffon ouvrit la porte de son pavillon de banlieue et reçut, comme un bienfait du ciel, la douce caresse du crachin vespéral. Il referma derrière lui, mit la clef dans sa poche et alluma une cigarette malgré la pluie. Il releva le col de son trench-coat et traversa le bout de jardin qui s’étendait devant la maison. Le gravier mouillé crissa sous son pas. Il poussa la grille dont les barreaux laissaient échapper des perles d’eau froide et se retrouva dans la rue. Il regarda la rue. Il ne la reconnaissait pas. Tout lui semblait étrange et hostile tout d’un coup.
Soir d’hiver, passants anonymes, silhouettes vagues qui se pressaient, entre chien et loup, vaquant à leur obscure besogne…
Des gens de son quartier avec leurs habitudes, leurs soucis, leurs espérances… Des femmes, des hommes, des enfants, des vieillards… »

Extrait de : R. Clauzel. « La Terre, échec et mat. »

La planète suppliciée par Robert Clauzel

Fiche de La planète suppliciée

Titre : La planète suppliciée
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1976
Editeur : Fleuve noir

Première page de La planète suppliciée

« Patrick Maughan avait échappé à ses très lourdes préoccupations expérimentales et se rendait en voiture à cette soirée ennuyeuse chez les de Mandria, près de Ballainvilliers. S’il s’était imposé cette corvée, c’était surtout parce qu’il espérait revoir, ce soir, Nancy Linda qu’il avait connue à un bal mondain à Versailles chez des amis, puis revue à deux ou trois reprises à Honfleur, en vacances. Puis encore, alors que rien ne l’autorisait à envisager d’autres rencontres, en Italie, à Venise, par le plus grand des hasards. Là, elle était avec un homme assez beau, de type napolitain, mais n’avait eu d’yeux que pour lui, Patrick, comme si elle était heureuse de le revoir, comme si elle avait souhaité lui parler, ou être avec lui. C’était à la terrasse du Vantori, par un soir bleu et chaud. Ses yeux luisaient à son intention par-dessus les petites lampes orangées qui éclairaient les tables de leur velours lumineux. Il en avait éprouvé une attirance accrue et une secrète jalousie momentanée. Nancy était si belle. Si étrange aussi. »

Extrait de : R. Clauzel. « La planète suppliciée. »

La flamme des cités perdues par Robert Clauzel

Fiche de La flamme des cités perdues

Titre : La flamme des cités perdues (?? – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1979
Editeur : Fleuve noir

Première page de La flamme des cités perdues

« Je n’avais jamais vu le Pr Georges Béranger dans cet état-là.
— Oui, grogna-t-il avec férocité. Oui, ce roman a été écrit par un ordinateur. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître. D’ailleurs…
— Vous voulez dire que ce manuscrit intitulé La Flamme des Cités Perdues…
— Ai-je déclaré autre chose ? M’avez-vous entendu annoncer autre chose que cela ? Oui, je le répète… à votre corps défendant… ce manuscrit est l’œuvre d’un ordinateur. Et pourquoi ce fait vous choque-t-il, s’il vous plaît ?
— Mais…
Le vent soufflait avec rage et précipitait des paquets de pluie sur les carreaux des grandes baies du living-room de la Planésie. Novembre vomissait toutes ses bises aigres et faisait naître des flaques d’eau où traînaient des lueurs crépusculaires, annonçant l’hiver tout proche. Les grands arbres du parc se tordaient dans tous les sens, véritable houle végétale. Le vent soufflait et murmurait des choses inconnues des hommes de la Terre et essayait d’envelopper la Planésie dans son linceul irréel et mouvant. »

Extrait de : R. Clauzel. « La flamme des cités perdues. »