Auteur/autrice : CH91

 

Jay Anson

Présentation de Jay Anson :

Jay Anson (30 septembre 1921 – 12 mars 1980) était un écrivain et scénariste américain. Bien qu’il ait mené une longue carrière dans l’industrie cinématographique, il est mondialement passé à la postérité pour un seul ouvrage, devenu un phénomène de société et un classique de la littérature d’épouvante : Amityville : La Maison du diable (The Amityville Horror).

Un artisan de l’ombre

Avant de connaître la célébrité en tant qu’auteur, Jay Anson travaille pendant de nombreuses années dans le milieu de la production cinématographique et télévisuelle. Professionnel de l’écriture documentaire, il rédige de nombreux scénarios pour des courts-métrages et des dossiers de presse destinés aux grands studios.

Au début des années 1970, il travaille notamment pour Professional Films, une société de production où il peaufine son style : une écriture factuelle, directe et journalistique. C’est cette approche précise, presque clinique, qui donnera plus tard toute sa force à son récit sur le paranormal.

Le phénomène Amityville

En 1977, Anson est contacté pour mettre en forme le témoignage de George et Kathleen Lutz. Ce couple affirme avoir été chassé de sa maison coloniale au 112 Ocean Avenue, à Amityville, par des forces démoniaques, seulement vingt-huit jours après y avoir emménagé.

L’écrivain se base sur environ quarante-cinq heures de témoignages enregistrés sur bandes magnétiques par les époux Lutz. En publiant The Amityville Horror, Jay Anson fait un choix narratif audacieux : il présente l’ouvrage comme une histoire vraie (« A True Story »). Le livre est un succès foudroyant. Vendu à des millions d’exemplaires, il captive le public par ses descriptions terrifiantes : murs qui suintent, nuées de mouches en plein hiver et apparitions de créatures aux yeux rouges.

Polémiques et postérité

Le succès du livre déclenche une controverse qui dure encore aujourd’hui. Des enquêteurs spécialisés et des journalistes ont rapidement remis en question la véracité des faits rapportés par les Lutz, suggérant une supercherie financière. Jay Anson, pour sa part, a toujours maintenu qu’il s’était contenté de rapporter les dires du couple, tout en admettant avoir utilisé certaines techniques de dramatisation propres au roman pour renforcer l’effet de peur.

Le livre est adapté au cinéma en 1979 par Stuart Rosenberg. Le film rencontre un immense succès au box-office, lançant l’une des franchises les plus prolifiques de l’histoire du cinéma d’horreur.

Fin de carrière

Après le tourbillon Amityville, Jay Anson tente de renouveler l’expérience avec un roman de pure fiction horrifique intitulé 666 (1980). Ce livre traite également d’une maison hantée déplacée pierre par pierre, mais il ne rencontre pas le même écho que son prédécesseur.

Jay Anson meurt d’une crise cardiaque en mars 1980, à l’âge de 58 ans, peu de temps après avoir achevé le manuscrit de 666. Il n’aura pas eu le temps de voir l’impact durable de son œuvre sur la culture populaire, son nom restant indissociable de la demeure la plus célèbre de l’histoire du paranormal.

Livres de Jay Anson :

Amityville, la maison du diable

Pour en savoir plus sur Jay Anson :

La page Wikipédia sur J. Anson
La page Noosfere sur J. Anson
La page isfdb de J. Anson

La Sibylle de Kell par David Eddings

Fiche de La Sibylle de Kell

Titre : La Sibylle de Kell (Tome 5 sur 5 – La Mallorée – Cycle les Grandes Guerres des dieux)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1989
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket

Première page de La Sibylle de Kell

« L’air était vif, piquant. La brise charriait la senteur résineuse des grands mélèzes d’un vert sombre, presque noir, qui montaient vers le ciel comme autant de muettes prières. Les champs de neige étincelaient au soleil, loin au-dessus d’eux, et mille torrents couraient alimenter des fleuves situés dans les plaines de Darshiva et de Gandahar, lesquels se ruaient vers la rencontre inéluctable avec l’immense Magan. Au rugissement des eaux se mêlait le soupir mélancolique du vent qui soufflait inlassablement dans la forêt. La route des caravanes grimpait encore et toujours en déroulant ses méandres sur les parois abruptes, passant parfois sous des cascades. En franchissant chaque sommet ils en embrassaient de nouveaux du regard, jusqu’à l’épine dorsale du continent qui dressait au-dessus de tous les autres ses pics d’une altitude inimaginable, purs et virginaux sous leur manteau de neige éternelle. Des montagnes, Garion en avait vu, mais jamais d’aussi colossales. Il savait que ces cimes qui effleuraient la voûte céleste étaient à des lieues et des lieues de là, pourtant l’air était si clair qu’elles lui semblaient à portée de la main. »

Extrait de : D. Eddings. « La sibylle de Kell – La Mallorée. »

La sorcière de Darshiva par David Eddings

Fiche de La sorcière de Darshivanda

Titre : La sorcière de Darshiva (Tome 4 sur 5 – La Mallorée – Cycle les Grandes Guerres des dieux)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1989
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket

Première page de La sorcière de Darshiva

« Sa Majesté la reine Porenn de Drasnie était d’humeur bien songeuse en ce beau matin de printemps. Elle regardait par la fenêtre de son boudoir rose son fils Kheva qui jouait dans les jardins du palais de Boktor avec Unrak, le rejeton de Barak, comte de Trellheim. Les deux garçons étaient à cet âge où ils donnent l’impression de grandir à vue d’œil et où leur voix hésite entre un soprano enfantin et un baryton viril.

— Ô Rhodar, mon tant aimé, comme tu serais fier de lui, murmura-t-elle en lissant le devant de sa
robe noire.

Car la reine de Drasnie portait le deuil depuis la mort de son mari.

On frappa discrètement à la porte.

— Oui ? répondit-elle sans se retourner. »

Extrait de : D. Eddings. « La sorciere de Darshiva – La Mallorée. »

Le démon majeur de Karanda par David Eddings

Fiche de Le démon majeur de Karanda

Titre : Le démon majeur de Karanda (Tome 3 sur 5 – La Mallorée – Cycle les Grandes Guerres des dieux)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1988
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket

Première page de Le démon majeur de Karanda

« Les premiers flocons de la saison tombaient sans bruit sur le pont du vaisseau. On aurait dit de grosses plumes humides, mais c’était une neige qui tenait et, en s’accumulant sur les cordages goudronnés, métamorphosait peu à peu le gréement en une dentelle fantomatique. La mer d’obsidienne s’enflait et retombait dans le silence ponctué par le battement assourdi, mesuré, du tambour qui donnait la cadence aux rameurs malloréens. Les flocons s’amassaient sur les épaules des matelots et dans les replis de leur cape écarlate alors qu’ils tiraient sur les rames, courbant le dos et se redressant avec ensemble, leur haleine se condensant dans l’air glacial, humide, de ce matin de neige.

Garion et Silk étaient accoudés au bastingage, frileusement blottis dans leur cape, et lorgnaient d’un œil morne le paysage en noir et blanc.

— Quel temps de chien, grommela le petit Drasnien en s’époussetant les épaules d’un air dégoûté. »

Extrait de : D. Eddings. « Le démon majeur de Karanda – La Mallorée. »

Le roi des Murgos par David Eddings

Fiche de Le roi des Murgos

Titre : Le roi des Murgos (Tome 2 sur 5 – La Mallorée – Cycle les Grandes Guerres des dieux)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1988
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket

Première page de Le roi des Murgos

« Quelque part, dans le noir, Garion entendait un bruit cristallin d’eau qui gouttait lentement, avec une morne régularité. Il faisait froid, et ça sentait la pierre, le moisi et ces choses blanches, vaguement translucides, qui vivaient dans le noir et fuyaient la lumière. Il s’aperçut qu’il guettait machinalement les bruits imperceptibles qui prenaient des proportions formidables dans le labyrinthe ténébreux des grottes d’Ulgolande : le ruissellement de l’eau, le chuintement poussiéreux de gravillons dévalant les pentes, le sinistre sifflement de l’air dans les fissures de la roche.

Belgarath s’arrêta et leva la torche fuligineuse qui teignait en rouge les parois de la galerie, y suscitant des ombres bondissantes.

— Attendez-moi un instant, dit-il en disparaissant dans le noir, ses bottes désassorties, éculées, raclant le sol.

L’obscurité se referma sur les autres restés en arrière.

— Je n’aime pas ça, marmonna Silk. Je n’aime vraiment pas ça. »

Extrait de : D. Eddings. « Le roi des Murgos – La Mallorée. »

Les gardiens du Ponant par David Eddings

Fiche de Les gardiens du Ponant

Titre : Les gardiens du Ponant (Tome 1 sur 5 – La Mallorée – Cycle les Grandes Guerres des dieux)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1987
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket

Première page de Les gardiens du Ponant

« On dit qu’après avoir créé le monde, les sept Dieux vécurent dans la paix et l’harmonie parmi les hommes qu’ils avaient choisis. UL, le père des Dieux, garda ses distances jusqu’à ce que Gorim, qui menait les Sans Dieu, l’importune sans relâche du sommet d’une montagne. Alors UL se laissa fléchir. Il éleva Gorim et lui promit d’être son Dieu et le Dieu de son peuple, les Ulgos.

Le Dieu Aldur, qui enseignait le pouvoir du Vouloir et du Verbe à Belgarath et à ses autres disciples, insuffla un jour la vie à une pierre ronde, grosse comme le cœur d’un enfant. Cette pierre au prodigieux pouvoir, que les hommes nommèrent Orbe d’Aldur, était l’incarnation d’une Nécessité existant depuis le commencement des âges.

Une Nécessité adverse s’était imposée à Torak, le Dieu des Angaraks, qui convoitait la souveraineté et la domination sur toutes choses. Grand fut son trouble en apprenant l’existence de l’Orbe, car il redoutait qu’elle s’oppose à son dessein. Il vint trouver Aldur et l’implora de renoncer à la pierre, puis, devant son refus, le frappa et s’enfuit avec l’objet du litige. »

Extrait de : D. Eddings. « Les Gardiens du Ponant – La Mallorée. »

La fin de partie de l’enchanteur par David Eddings

Fiche de La fin de partie de l’enchanteur

Titre : La fin de partie de l’enchanteur (Tome 5 sur 5 – La Belgariade – Cycle les Grandes Guerres des dieux)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1982
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket

Première page de La fin de partie de l’enchanteur

« Entendez ma voix, ô Angaraks ! Je suis Torak, Prince entre les Princes et Roi des Rois. Prosternez-vous devant mon Nom et dédiez-moi vos prières et vos sacrifices car je suis votre Dieu. Absolue est ma souveraineté sur les royaumes angaraks, et grande sera ma colère si vous me déplaisez.

J’existais avant le commencement du monde et je demeurerai quand les montagnes seront tombées en poussière, quand les océans se seront changés en mares putrides et que le monde retournera au néant. Car j’existais avant l’avènement des temps et je demeurerai après leur consommation.

Des confins de l’Infini, je contemplai l’avenir et j’eus la Vision de deux Destinées, l’une et l’autre absolues. Je les vis se ruer l’une vers l’autre dans les couloirs sans fin de l’Eternité et je vis qu’à l’issue de la conflagration ce qui était divisé serait à jamais uni et que tout ce qui avait été, tout ce qui était, tout ce qui restait à venir se fondrait à cet instant en un Dessein unique. »

Extrait de : D. Eddings. « La Fin de Partie de l’Enchanteur – La Belgariade. »

La tour des maléfices par David Eddings

Fiche de La tour des maléfices

Titre : La tour des maléfices (Tome 4 sur 5 – La Belgariade – Cycle les Grandes Guerres des dieux)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1984
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket

Première page de La tour des maléfices

« Or il advint que Cherek et ses trois fils accompagnèrent Belgarath le Sorcier en Mallorée afin de reconquérir l’Orbe d’Aldur dérobée par Torak. Ensemble ils atteignirent la tour de fer où le Dieu mutilé s’était enfermé avec l’Orbe, mais seul Riva Poing-de-Fer, le plus jeune des fils de Cherek, osa s’emparer du prodigieux joyau. Car lui seul ignorait le mal au plus profond de son âme.

Sitôt revenu dans les Etats du Ponant, Belgarath confia à Riva et à sa descendance le soin de garder l’Orbe jusqu’à la fin des âges. « Tant que l’Orbe sera entre tes mains puis celles de tes enfants après toi, le Ponant n’aura rien à craindre. » Ainsi parla Belgarath.

Alors Riva prit l’Orbe et emmena son peuple par-delà les mers, dans l’Ile des Vents. Là, sur un rivage accessible aux vaisseaux, Riva fit bâtir une forteresse au cœur d’une cité ceinte de murs. A ce bastion construit pour la guerre, les hommes donnèrent le nom de Riva. »

Extrait de : D. Eddings. « La Belgariade – La Tour Des Maléfices. »

Le gambit du magicien par David Eddings

Fiche de Le gambit du magicien

Titre : Le gambit du magicien (Tome 3 sur 5 – La Belgariade – Cycle les Grandes Guerres des dieux)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1983
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket

Première page de Le gambit du magicien

« Au Commencement des Ages, les sept Dieux donnèrent le jour au monde, puis ils créèrent les animaux à poil et à plume, les serpents, les poissons, et enfin l’Homme.

En ce temps-là résidait dans les cieux un esprit connu sous le nom d’UL. Il n’intervint pas dans cette genèse. Et comme il s’abstint d’y contribuer par son pouvoir et sa sagesse, une grande partie en fut défectueuse et imparfaite. Nombreuses étaient les créatures étranges et difformes. Les plus jeunes Dieux songèrent à les détruire afin d’établir l’harmonie dans le monde, mais UL tendit lu main pour les en empêcher et leur dit :

« Ce que vous avez fait, vous ne pouvez le défaire. Vous avez rompu l’ordre et la paix des cieux pour engendrer ce monde, en faire votre jouet et vous en amuser. Eh bien, sachez-le, toute chose issue de vous, aussi vile soit-elle, demeurera tel un vivant reproche de votre déraison. Que disparaisse un seul élément de votre création, et ce jour-là, tout s’anéantira. »

Extrait de : D. Eddings. « La Belgariade – Le Gambit Du Magicien. »

La reine des sortilèges par David Eddings

Fiche de La reine des sortilèges

Titre : La reine des sortilèges (Tome 2 sur 5 – La Belgariade – Cycle les Grandes Guerres des dieux)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1982
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket

Première page de La reine des sortilèges

« Dans le matin du monde, Torak, le Dieu pervers, s’empara de l’Orbe d’Aldur avec laquelle il s’enfuit, car il était assoiffé de pouvoir. L’Orbe refusa de se soumettre à sa volonté, et son feu le marqua à jamais d’une terrible brûlure. Pourtant, l’Orbe lui était trop précieuse pour qu’il se résolût à la restituer.

Alors le sorcier Belgarath, disciple du Dieu Aldur, mena le roi des Aloriens et ses trois fils dans une quête qui les conduisit jusqu’à la tour de fer de Torak, où ils recouvrèrent l’Orbe. Torak tenta de les poursuivre, mais il fut contraint de battre en retraite devant la colère de l’Orbe, qui le repoussa.

Belgarath plaça Cherek et ses fils sur les trônes de quatre grands royaumes, afin qu’ils montent éternellement la garde contre Torak. Il investit Riva de la mission de veiller sur l’Orbe, et lui révéla qu’aussi longtemps que celle-ci serait détenue par l’un de ses descendants, le Ponant serait en sûreté. »

Extrait de : D. Eddings. « La Belgariade – La Reine Des Sortilèges. »