Auteur/autrice : CH91

 

Les derniers feux du soleil par Guy Gavriel Kay

Fiche de Les derniers feux du soleil

Titre : Les derniers feux du soleil
Auteur : Guy Gavriel Kay
Date de parution : 2004
Traduction : M. Cabon
Editeur : L’Atalante

Première page de Les derniers feux du soleil

« Il manquait un cheval, disait-on. Tant qu’on ne l’aurait pas retrouvé, la cérémonie ne pourrait se tenir. Le marché de l’île était noir de monde en ce matin gris de printemps. Il se trouvait là beaucoup d’hommes robustes, armés, barbus, mais ils n’étaient pas venu commercer. Pas ce jour-là. Aucun étal ne serait dressé, si irrésistibles que fussent les trésors dont regorgeaient les cales d’un navire fraîchement arrivé du Sud.
Ce n’était à l’évidence pas le bon jour pour accoster.
Firaz ibn Bakir, marchand de Fézana désireux de représenter dignement le glorieux califat d’Al-Rassan avec ses soieries de couleurs vives (qui le protégeaient mal du vent mordant), ne put s’empêcher de considérer ce contretemps comme une nouvelle épreuve à lui imposée en punition des fautes commises au cours d’une vie par trop éloignée de la vertu.
Il était difficile pour un marchand de mener une existence vertueuse. Ses associés exigeaient des bénéfices, lesquels ne pouvaient pleuvoir sur qui ignorait pieusement les besoins – et les aubaines – du monde de la chair. L’ascétisme d’un ermite du désert n’était pas pour lui, avait-il décidé voilà bien longtemps. »

Extrait de : G.G Kay. « Les derniers feux du soleil. »

Toutes les mers du monde par Guy Gavriel Kay

Fiche de Toutes les mers du monde

Titre : Toutes les mers du monde (Tome 5 sur 5 – La mosaïque de Sarance)
Auteur : Guy Gavriel Kay
Date de parution : 2024
Traduction : E. Vonarburg
Editeur : Les Editions Alire

Première page de Toutes les mers du monde

« Le souvenir d’un foyer peut être trop éloigné, dans le temps, dans l’espace, dans l’immensité de la terre, ou de la mer.

Il peut pâlir et se brouiller à mesure que passent les années, et en cela aussi c’est une souffrance. Certains, dans leurs rêves, reviennent à des voix remémorées, des sons, des parfums, des images. Mais beaucoup ne rêvent pas, ou ne rêvent pas du lieu d’où ils viennent. Une perte trop grande, un chagrin trop ancien et trop douloureux. Et certains de ceux qui font de tels rêves les oublient dans la lumière du matin là où ils se réveillent.

C’est parfois une bénédiction.

Il y en aura d’autres qui ne peuvent oublier. Qui se drapent dans leurs souvenirs comme dans une lourde cape. On marche dans la rue d’une cité lointaine au crépuscule, on entendra les cordes d’un instrument de musique résonner dans une allée, et l’on se trouve projeté dans le passé. Peut-être décidera-t-on d’entrer dans cette allée, de se rendre là où une échappée de lumière suggère la présence d’une taverne, ou la cour d’une maison où l’on s’offre de la musique à la fin du jour. »

Extrait de : G.G Kay. « La mosaïque de Sarance – Toutes les mers du monde. »

Sur toutes les vagues de la mer par Guy Gavriel Kay

Fiche de Sur toutes les vagues de la mer

Titre : Sur toutes les vagues de la mer (Tome 5 sur 5 – La mosaïque de Sarance)
Auteur : Guy Gavriel Kay
Date de parution : 2024
Traduction : M. Cabon
Editeur : L’Atalante

Première page de Sur toutes les vagues de la mer

« Le souvenir que l’on garde de son foyer est parfois trop lointain, dans le temps ou dans l’espace, à travers l’immensité de la terre ou de la mer.
Il s’estompe ou se brouille parfois à mesure que passent les années. Et c’est alors souvent une source de douleur. Dans leurs rêves, d’aucuns s’en retournent vers des voix, des bruits, des odeurs, des images. Mais beaucoup ne rêvent pas, du moins pas de leur pays d’origine. Trop de pertes, une affliction trop ancienne et trop forte. Et certains de ceux qui font de ces rêves les oublient au petit jour, là où ils se trouvent. C’est parfois une bénédiction.
Il en est d’autres qui ne peuvent oublier. Qui se drapent dans leurs souvenirs ainsi que dans un lourd manteau. Déambulant dans une cité lointaine au crépuscule, ils entendent au fond d’une ruelle un instrument à cordes qui leur rappelle leur passé. Peut-être décideront-ils de remonter cette voie, de s’approcher de cette clarté diffuse suggérant une taverne, ou alors peut-être une habitation dotée d’un jardin, où l’on jouerait de la musique à la fin du jour. »

Extrait de : G.G Kay. « Sur toutes les vagues de la mer – La mosaïque de Sarance. »

Enfants de la Terre et du ciel par Guy Gavriel Kay

Fiche de Enfants de la Terre et du ciel

Titre : Enfants de la Terre et du ciel (Tome 4 sur 5 – La mosaïque de Sarance)
Auteur : Guy Gavriel Kay
Date de parution : 2016
Traduction : M. Cabon
Editeur : L’Atalante

Première page de Enfants de la Terre et du ciel

« Le nouvel ambassadeur de Séresse sentit son cœur se serrer quand il comprit que l’empereur Rodolfo, connu pour son excentricité, ne le dispenserait pas d’une innovation apportée au protocole de la cour à titre d’expérience.

L’empereur aimait les expériences. Tout le monde le savait.

Apparemment, l’ambassadeur serait tenu d’exécuter une triple révérence – à deux reprises ! – quand on l’inviterait enfin à s’approcher du trône impérial. Ces civilités, lui expliqua le dignitaire de très haute stature qui l’escortait, seraient semblables à celles que l’on rendait au grand calife Gurçu en Asharias.

Ainsi se présentait-on jadis devant les grands empereurs d’Orient, ajouta le courtisan d’un air pensif. Rodolfo semblait s’intéresser depuis peu aux effets d’une déférence aussi solennelle, effets que l’on observait et qu’on lui rapportait. Puisqu’il descendait de ces augustes figures du passé, cela ne tombait-il pas sous le sens ?

Pas du tout, considérait l’ambassadeur en son for intérieur. »

Extrait de : G.G Kay. « La Mosaïque de Sarance – Enfants de la terre et du ciel. »

Comme un diamant dans ma mémoire par Guy Gavriel Kay

Fiche de Comme un diamant dans ma mémoire

Titre : Comme un diamant dans ma mémoire (Tome 3 sur 5 – La mosaïque de Sarance)
Auteur : Guy Gavriel Kay
Date de parution : 2019
Traduction : M. Cabon
Editeur : L’Atalante

Première page de Comme un diamant dans ma mémoire

« Un homme plus tout jeune dans une salle spacieuse, la nuit. Des lanternes et des lampes, des torches fixées à leur monture, une belle table, de hautes fenêtres occultées de volets, des tableaux aux murs dans l’obscurité. Il n’est pas seul. Quoi qu’il en soit, il se prend à repenser à des temps où, jeune, il l’était encore. Cela nous arrive à tous. Un parfum nous emporte, une voix, un nom, un visage qui nous en rappelle un autre…
Des événements sont en cours à cet instant, mais un contretemps est intervenu, une interruption dans la succession des visiteurs, et le passé se rapproche toujours la nuit.
Il se remémore un épisode survenu à l’époque où il étudiait le monde et la place qu’il y occupait. Il ne saurait tout raconter et il ne s’y risquera pas. On ne perçoit jamais que des bribes de l’histoire, même de la nôtre. Elle nous échappe toujours en partie, que ce soit dans nos souvenirs ou nos écrits, dans ce que nous entendons ou lisons. On ne peut saisir qu’un fragment du passé. Parfois, c’est suffisant…
 
Comme le racontent les marins, la pluie se languit des nuages alors même qu’elle tombe vers la mer à travers la lumière ou l’obscurité. Je me languis d’elle de la même manière alors que je tombe vers la mort à travers le temps, le chaos de notre époque. Il m’arrive encore de rêver d’elle la nuit, mais rien ne confère de poids ni de valeur à ces songes car il s’agit seulement de moi et de mes aspirations. De mes désirs. »

Extrait de : G.G Kay. « Comme un diamant dans ma mémoire – La mosaïque de Sarance. »

Ecrit sur la nuit par Guy Gavriel Kay

Fiche de Ecrit sur la nuit

Titre : Ecrit sur la nuit
Auteur : Guy Gavriel Kay
Date de parution : 2025
Traduction : E. Vonarburg
Editeur : Les éditions Alire

Première page de Ecrit sur la nuit

« Au plus profond de la nuit la plus noire de l’hiver le plus féroce de l’année la plus froide qu’on puisse se rappeler.

C’était ce que pensait Thierry, au son des cloches de minuit signifiant qu’il devait se lever – pour sortir, à l’instant. Aller en ville. Dans la glace, dans la noirceur.

Il n’en avait pas envie. Quelle personne raisonnable en aurait eu envie ? Y avait-il assez de pièces d’argent à dérober pour qu’il vaille la peine de se rendre dans les rues à cette heure ?

Évidemment, oui. Parce qu’ils allaient l’essayer. Pas en si grande quantité, les pièces, mais… assez ?

Il était étendu, seul, dans le lit de Silvy. Elle était montée à l’étage dans la chambre d’Anni et d’Eudes, avec la chandelle. Il n’y avait pas de lumière. Elle lui avait dit de rester là, cependant. Elle savait pourquoi il voulait ne pas dormir chez sa mère ce soir. Elle ne posait pas de questions, ne le forçait pas à garder le silence, ou à mentir. C’était l’amie en qui il avait le plus confiance, peut-être la seule (il ne voulait pas trop y penser, pas en cet instant). »

Extrait de : G.G Kay. « Écrit sur la nuit. »

Des fleurs pour Algernon (édition augmentée) par Daniel Keyes

Fiche de Des fleurs pour Algernon (édition augmentée)

Titre : Des fleurs pour Algernon (édition augmentée)
Auteur : Daniel Keyes
Date de parution : 1966
Traduction : G. H. Gallet, H.-L. Planchat
Editeur : J’ai lu

Première page de Des fleurs pour Algernon (édition augmentée)

« Conte randu N° 1

3 mars. Le Dr Strauss dit que je devrez écrire tout ce que je panse et que je me rapèle et tout ce qui marive à partir de mintenan. Je sait pas pourquoi mais il dit que ces un portan pour qu’ils voie si ils peuve mutilisé. J’espaire qu’ils mutiliserons pas que Miss Kinnian dit qu’ils peuve peut être me rendre un télijan. Je m’apèle Charlie Gordon et je travail à la boulangerie Donner. Mr Donner me donne 11 dolar par semène et du pain ou des gâteau si j’en veut. J’ai 32 ans et mon aniversère est le mois prochin. J’ai dit au Dr Strauss et au proféseur Nemur que je sait pas bien écrire mes il dit que sa fait rien il dit que je dois écrire come je parle et come j’écrit les composisions dans la clase de Miss Kinnian au cour d’adultes atardé du Colege Bikman où je vait 3 fois par semène a mes heure de liberté. Le Dr Strauss dit d’écrire bocou tou ce que je panse et tou ce qui m’arive mes je peux pas pansé plus pasque j’ait plus rien a écrire et je vais marété pour ojourdui.

Charlie GORDON. »

Extrait de : D. Keyes. « DES FLEURS POUR ALGERNON Édition augmentée. »

Lemony Snicket

Présentation de Lemony Snicket :

Si le monde des Belles-Lettres a de tout temps chéri les pseudonymes de grand panache, rares sont ceux qui ont pris une épaisseur aussi charnelle et troublante que celui de Lemony Snicket. Derrière ce patronyme teinté d’une élégante amertume se dissimule l’écrivain américain Daniel Handler, né le 28 février 1970 dans la brumeuse et pittoresque cité de San Francisco. Romancier, nouvelliste et musicien, cet homme de lettres d’outre-Atlantique s’est imposé comme l’un des maîtres de la littérature de l’imaginaire, insufflant à la littérature enfantine une ironie et une noirceur jusqu’alors tout à fait inédites.

La genèse d’un écrivain au cynisme raffiné

Avant de se draper dans la lourde redingote de son célèbre double de papier, le jeune Daniel Handler cultive un goût prononcé pour les arts et la satire. Ayant achevé ses humanités avec un vif intérêt pour la littérature, il s’essaie d’abord à la fiction destinée aux adultes. Son premier ouvrage, qui peine initialement à trouver grâce aux yeux des éditeurs parisiens comme new-yorkais, annonce déjà son inclination pour un humour grinçant et une prose délicatement désenchantée. Outre le maniement de la plume, ce clerc excentrique nourrit une véritable passion pour la musique, s’illustrant tout particulièrement dans l’art de l’accordéon.

Le sombre avènement des orphelins Baudelaire

C’est à l’orée des années 2000 que survient l’éclatant et paradoxal succès de son entreprise littéraire majeure : Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire. Établie sur un vaste cycle de treize volumes, cette grande fresque narre la funeste destinée de Violette, Klaus et Prunille, trois jeunes enfants de bonne famille, soudainement privés de leurs parents dans un mystérieux incendie. Placés sous la tutelle de l’abominable comte Olaf — un infâme histrion prêt à toutes les vilenies pour s’accaparer leur héritage —, les malheureux orphelins vont devoir traverser une litanie d’épreuves. Par cette œuvre, l’auteur renouvelle magistralement le roman d’apprentissage et le conte gothique, convoquant l’esprit d’un Dickens mâtiné d’absurde.

Un narrateur tapi dans l’abîme

L’indéniable coup de génie de Daniel Handler réside dans la création formelle de ce narrateur enquiquinant et neurasthénique qu’est Lemony Snicket. Bien plus qu’un simple prête-nom, Snicket s’impose comme un enquêteur tourmenté, s’adressant sans cesse au lecteur pour le conjurer d’abandonner l’ouvrage face à l’inéluctable misère du récit. Il y confesse ses propres drames à mots couverts, au premier rang desquels figure son amour perdu pour une mystérieuse femme tragiquement disparue, prénommée Béatrice. Ce procédé méta-littéraire, d’une grande virtuosité, n’est pas sans rappeler l’esprit frondeur des conteurs et philosophes du dix-huitième siècle.

Une œuvre protéiforme et une renommée pérenne

L’engouement suscité par ce cycle romanesque a bien vite dépassé les frontières de la jeune nation américaine pour conquérir le Vieux Continent. Fort de ce triomphe, l’auteur a décliné son riche univers au travers de divers opuscules et d’une nouvelle série rétrospective intitulée Les Fausses Bonnes Idées, levant le voile sur la jeunesse de son propre avatar.

Par la justesse de son verbe caustique, la richesse de ses allitérations et le raffinement de son intrigue, Lemony Snicket, alias Daniel Handler, a prouvé avec éclat que la jeunesse était fort capable d’apprécier la tragédie, pourvu qu’elle lui fût contée avec l’élégance, la malice et la verve d’un véritable esthète.

Livres de Lemony Snicket :

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire :

  • Tout commence mal
  • Le laboratoire aux serpents
  • Ouragan sur le lac
  • Cauchemar à la scierie
  • Piège au collège
  • Ascenseur pour la peur
  • L’arbre aux corbeaux
  • Panique à la clinique
  • La fête féroce
  • La pente glissante
  • La grotte gorgone
  • Le pénultième péril
  • La fin

Pour en savoir plus sur Lemony Snicket :

La page Wikipédia sur L. Snicket
La page Noosfere sur L. Snicket
La page isfdb de L. Snicket

Jessica Townsend

Présentation de Jessica Townsend :

Née le 18 avril 1985 dans les lointaines contrées australes, et plus précisément dans la bourgade côtière de Caloundra, au sein de l’État du Queensland, Jessica Townsend s’est imposée en quelques années à peine comme l’une des héritières les plus brillantes de la littérature fantastique anglo-saxonne. Elle a su bâtir un univers foisonnant, redonnant au conte merveilleux une vigueur et une inventivité tout à fait remarquables.

Des rivages de l’Australie aux brumes londoniennes

Avant de connaître les lauriers du triomphe éditorial, la jeune femme exerce sa plume dans des domaines fort variés. Elle débute sa carrière en tant que rédactrice publicitaire, puis se voit confier la direction d’une revue enfantine consacrée à la faune sauvage, éditée par le célèbre parc zoologique fondé par l’excentrique naturaliste Steve Irwin. Ce métier, tourné vers la nature et la jeunesse, affine indubitablement son sens du récit et de la vulgarisation.

Cependant, c’est au cours d’un long séjour passé sous les cieux gris et romantiques de Londres que son imagination s’embrase véritablement. Fascinée par l’architecture séculaire, les transports souterrains et l’atmosphère si particulière de la capitale britannique, elle puise dans cette expérience l’essentiel de la sève qui viendra nourrir sa grande œuvre romanesque.

L’avènement de Nevermoor et de Morrigan Crow

Le destin de la romancière bascule de façon spectaculaire à l’automne de l’année 2017, lors de la parution de son premier ouvrage : Nevermoor : Les Défis de Morrigan Crow. Ce récit initiatique nous conte la tragique destinée d’une fillette frappée d’une sombre malédiction, accusée de tous les maux de sa bourgade et condamnée à un trépas certain le jour de son onzième anniversaire. Mais à l’heure fatidique, un personnage aussi mystérieux qu’extravagant, répondant au nom de Jupiter Nord, l’enlève pour la conduire vers une cité clandestine et magique : Nevermoor.

Là, l’héroïne devra surmonter de redoutables épreuves afin d’intégrer une prestigieuse confrérie, la Société Wundrous, et ainsi échapper définitivement à son destin funeste.

Un triomphe universel dans le sillage des grands maîtres

L’accueil réservé à ce premier tome est purement phénoménal. La critique d’outre-Manche et d’outre-Atlantique s’emballe, n’hésitant pas à comparer l’inventivité de Jessica Townsend à celle de la créatrice du jeune sorcier à lunettes. L’ouvrage est promptement traduit dans des dizaines d’idiomes et couronné de prestigieuses récompenses littéraires dans son pays natal. Les droits d’une adaptation cinématographique sont d’ailleurs acquis dans la foulée par les grands studios de Californie.

La romancière, nullement intimidée par ce succès vertigineux, poursuit son édifice littéraire avec la publication des volumes suivants, parmi lesquels Le Wundereur : La Vocation de Morrigan Crow (2018) ou encore Hollowpox : La Traque de Morrigan Crow (2020), prolongeant ainsi le plaisir d’un lectorat toujours plus captivé.

Par la grâce de son verbe coloré et de son inépuisable fantaisie, Jessica Townsend a brillamment démontré que le roman d’évasion possédait de beaux jours devant lui, offrant à la jeunesse d’aujourd’hui un formidable asile contre la morosité du siècle.

Livres de Jessica Townsend :

Nevermoor :

  • Les défis de Morrigane Crow
  • La mission
  • La traque
  • L’enquête

Pour en savoir plus sur Jessica Townsend :

La page Wikipédia sur J. Townsend
La page Noosfere sur J. Townsend
La page isfdb de J. Townsend

Christelle Dabos

Présentation de Christelle Dabos :

Née en 1980 sur les rivages ensoleillés de la Côte d’Azur, à Cannes, Christelle Dabos est une romancière dont l’ascension fulgurante a su redonner au roman d’évasion ses lettres de noblesse. Établie par la suite dans le plat pays, en Belgique, elle s’est imposée en l’espace d’une petite décennie comme l’une des figures de proue de la littérature de l’imaginaire, tissant des intrigues d’une rare ingéniosité.

Des rayonnages de bibliothèque à l’épreuve du destin

Avant de manier la plume avec la virtuosité qu’on lui connaît, la jeune femme se destine à la paisible profession de bibliothécaire. Au milieu des nobles in-folio et des reliures savantes, elle nourrit son esprit d’innombrables lectures. Cependant, c’est une épreuve d’une tout autre nature qui va précipiter sa vocation. Frappée par une cruelle affection de la santé au seuil de la trentaine, Christelle Dabos trouve dans la rédaction d’ouvrages romanesques un exutoire salutaire.

C’est au sein d’un cercle de lettrés modernes — une confrérie de jeunes auteurs partageant leurs manuscrits par le truchement des réseaux informatiques, nommée « Plume d’Argent » — qu’elle commence à esquisser les premiers chapitres de son grand œuvre. L’accueil particulièrement chaleureux de ses pairs l’encourage à persévérer dans cette voie exigeante.

Le triomphe éclatant de La Passe-miroir

L’année 2013 marque un tournant décisif dans son existence. Poussée par ses camarades d’écriture, elle soumet son premier manuscrit à un prestigieux concours littéraire parrainé par les illustres Éditions Gallimard, le poste de radiodiffusion RTL et la revue Télérama. Le jury, vivement conquis par la singularité de sa prose, lui décerne le grand prix du premier roman jeunesse. C’est ainsi que paraît Les Fiancés de l’hiver, le premier acte d’une imposante tétralogie intitulée La Passe-miroir.

L’ouvrage narre les péripéties d’Ophélie, une jeune fille d’apparence discrète, dissimulée derrière d’épaisses lunettes, mais dotée de dons prodigieux : elle possède la faculté de lire le passé des objets à mains nues et de traverser les miroirs. Projetée dans un univers morcelé, constitué d’arches célestes en lévitation, l’héroïne est entraînée, bien malgré elle, dans un entrelacs d’intrigues de cour et de sombres complots politiques.

Une consécration universelle et de nouveaux horizons

Le succès remporté par cette saga est purement retentissant. À un rythme soutenu, la romancière livre la suite de cette fresque haletante, qui trouve sa conclusion en 2019 au terme de quatre volumes magistraux. L’engouement de la jeunesse, mais également d’un lectorat beaucoup plus mûr, dépasse rapidement les frontières de l’Hexagone ; l’œuvre est traduite dans de multiples idiomes, confirmant le talent universel de cette conteuse d’exception.

Désireuse de ne point s’enfermer dans un unique registre, Christelle Dabos a fait paraître un nouvel opus à la fin de l’année 2023, titré Ici et seulement Ici. Délaissant les cieux flottants pour se pencher sur le microcosme tourmenté d’un établissement scolaire, elle y dépeint, avec une justesse presque féroce et une très fine psychologie, les affres et les cruautés de l’âge tendre.

Par l’élégance de son style et la richesse de ses allégories, Christelle Dabos a brillamment prouvé que la littérature de l’imaginaire, loin d’être un genre mineur, demeure un terreau éminemment fertile pour sonder les tréfonds de l’âme humaine.

Livres de Christelle Dabos :

La passe-miroir :

  • Les fiancés de l’hiver
  • Les disparus de Clairdelune
  • La mémoire de Babel
  • La tempête des échos

Et l’imagination prend feu
Ici et seulement ici
Nous

Pour en savoir plus sur Christelle Dabos :

La page Wikipédia sur C. Dabos
La page Noosfere sur C. Dabos
La page isfdb de C. Dabos