Auteur/autrice : CH91
Deborah J. Ross

Présentation de Deborah J. Ross :
Deborah Jean Ross, née en 1947, est une autrice américaine de science-fiction et de fantasy. Si elle a débuté sa carrière sous le nom de Deborah Wheeler, elle est aujourd’hui mondialement reconnue pour avoir repris et fait fructifier l’héritage de Marion Zimmer Bradley, en particulier le célèbre cycle de Ténébreuse (Darkover).
Débuts et pseudonyme
Deborah J. Ross commence à publier des nouvelles à la fin des années 1970 dans diverses anthologies et revues spécialisées. Ses premiers romans, publiés sous le nom de Deborah Wheeler, incluent Jayhawk (1992) et Northlight (1995). Dès ses débuts, son écriture se distingue par une attention particulière portée à la construction d’univers cohérents et à la psychologie des personnages, des qualités qui attireront l’attention de ses pairs.
La collaboration avec Marion Zimmer Bradley
Le tournant majeur de sa carrière survient grâce à son amitié et sa collaboration étroite avec Marion Zimmer Bradley. Ross était une membre active de la communauté d’écrivains gravitant autour de Bradley et a contribué à de nombreuses anthologies de Ténébreuse.
Peu avant sa mort en 1999, Marion Zimmer Bradley, affaiblie par la maladie, choisit Deborah J. Ross pour terminer ses projets en cours et assurer la pérennité de son œuvre. Ross travaille d’abord sur la trilogie de La Chute de Neskaya (The Clingfire Trilogy), qu’elle coécrit en se basant sur les notes et les ébauches de la créatrice. Elle parvient à capturer le ton et l’esprit de l’univers original tout en y apportant sa propre rigueur narrative.
La continuation d’un mythe
Après la disparition de Bradley, Ross devient la principale plume de l’univers de Ténébreuse. Elle signe plusieurs romans de manière posthume avec Bradley, tels que :
- La Chute de Neskaya ;
- Les Zandru de l’ombre ;
- La Flamme de Ténébreuse.
Plus récemment, elle a poursuivi l’aventure en solo avec des titres comme Hastur Lord ou The Alton Gift, s’attachant à explorer les conséquences sociales et politiques des pouvoirs « laran » sur la planète aux quatre lunes. Son travail est salué par les fans pour son respect scrupuleux de la chronologie et des thèmes fondateurs de la série (féminisme, choc des cultures, responsabilités du pouvoir).
Œuvres personnelles et diversités
Au-delà de Ténébreuse, Deborah J. Ross a développé des univers originaux. Elle est notamment l’autrice de la trilogie de fantasy épique The Seven-Petaled Shield, une œuvre ambitieuse inspirée par l’histoire ancienne et les cultures du Proche-Orient.
Elle a également collaboré à des anthologies de science-fiction et a écrit des œuvres sous le pseudonyme de Ross Pine.
Vie privée et engagements
Deborah J. Ross vit en Californie, près de Santa Cruz, dans une maison entourée de séquoias. Elle est une pratiquante chevronnée d’Aïkido, un art martial dont l’influence transparaît souvent dans ses descriptions de combats et dans la philosophie de non-violence ou de résolution des conflits de ses personnages.
Active dans le milieu de l’édition, elle a longtemps été impliquée dans l’organisation de conventions et dans le soutien aux jeunes auteurs. Sa carrière témoigne d’une capacité rare : celle de s’effacer derrière l’œuvre d’une autre tout en affirmant une voix littéraire solide, assurant ainsi la transition entre l’âge d’or de la fantasy américaine et les lecteurs contemporains.
Livres de Deborah J. Ross :
Ténébreuse :
Les premiers temps
- Le cycle des légendes (1998)
- La planète aux vents de folie (1972)
Les âges du chaos
- Les âges du chaos (1996)
- Reine des orages (1978)
- La belle fauconnière (1982)
Les cent royaumes
- La chute de Neskaya (2001)
- La forge de Zandru (2003)
- L’agonie de Hali (2004)
- Les cent royaumes (1997)
- Le loup des Kilghard (1980)
- Les héritiers d’Hammerfell (1989)
Le temps des Comyns
- Redécouverte (1994)
- Les amazones libres
- Les amazones libres (1995)
- La chaîne brisée (1976)
- La maison des amazones (1983)
- La cité mirage (1984)
L’âge de Damon Ridenow
- L’empire débarque (1994)
- L’épée enchantée (1974)
- La tour interdite (1989)
- L’étoile du danger (1985)
- La captive aux cheveux de feu (1970)
L’âge de Régis Hastur
- L’alliance (1994)
- Soleil sanglant (1964)
- L’héritage d’Hastur (1975)
- Projet Jason (1962)
- L’exil de Sharra (1981)
- Le seigneur Hastur (2010)
Après les Comyns
- La chanson de l’exil (1996)
- La matrice fantôme (1997)
- Le soleil du traitre (1999)
- Les casseurs de mondes (1971)
- Le don des Alton (2007)
- Les enfants des rois (2013)
- Le seigneur des tempêtes (2016)
- Le gambit du laran (2022)
Pour en savoir plus sur Deborah J. Ross :
La page Wikipédia sur D. J. Ross
La page Noosfere sur D. J. Ross
La page isfdb de D. J. Ross
La cité occulte par David Eddings
Fiche de La cité occulte
Titre : La cité occulte (Tome 3 sur 3 – Trilogie des périls)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1994
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket
Première page de La cité occulte
« Le soir tombait sur une belle journée de printemps. Une douce odeur de fleurs et d’herbe entrait par les fenêtres ouvertes du grand amphithéâtre de l’Université de Mathérion. Des oiseaux s’égosillaient dans les arbres, et le docteur Itagne, du département des affaires étrangères, avait du mal à se concentrer sur ses notes.
Il écoutait distraitement palabrer le professeur Gintana, membre honoraire de la faculté de Commerce international. Le brave petit vieux, comme on l’appelait familièrement – il faisait un peu savant fou avec ses cheveux blancs, floconneux – les gratifiait d’un laïus sur la réglementation tarifaire au XXVIIe siècle, mais Itagne avait la tête ailleurs.
Il allait passer un fichu quart d’heure, se dit-il en roulant une énième feuille en boule. L’annonce de sa conférence s’était répandue dans le campus comme une traînée de poudre, et l’amphi était bourré à craquer d’universitaires venus de collèges aussi peu concernés que les Mathématiques appliquées et l’Alchimie comparée. Personne ne voulait rater ça. Les premiers rangs étaient occupés par ses collègues du département d’histoire contemporaine de l’Institut de Sciences politiques. Avec leurs robes noires, leurs yeux brillants à la perspective du beau spectacle qui s’annonçait, on aurait dit une volée de corbeaux. »
Extrait de : D. Eddings. « La cité occulte – trilogie des périls. »
Ceux-qui-brillent par David Eddings

Fiche de Ceux-qui-brillent
Titre : Ceux-qui-brillent (Tome 2 sur 3 – Trilogie des périls)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1993
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket
Première page de Ceux-qui-brillent
« Avis au lecteur : les travaux de compilation réalisés par un collectif de chercheurs reflètent inévitablement des points de vue différents. Bien que professant un profond respect pour l’éminent signataire du chapitre précédent, l’auteur de la présente partie des travaux ne partage pas son avis en ce qui concerne l’interprétation des récents événements, et en particulier sur le fait que l’intervention de l’Église de Chyrellos dans l’Affaire de Cyrga ait été complètement désintéressée.
L’auteur partage toutefois la haute opinion de son collègue pour Zalasta du Styricum. On ne saurait trop louer les inestimables services que cet homme d’État sage et fidèle rendit à l’empire. Quand la gravité de l’Affaire de Cyrga apparut au gouvernement de Sa Majesté, nos ministres se tournèrent tout naturellement vers Zalasta pour lui demander conseil. »
Extrait de : D. Eddings. « La trilogie des Périls – Ceux-qui-brillent. »
Les dômes de feu par David Eddings

Fiche de Les dômes de feu
Titre : Les dômes de feu (Tome 1 sur 3 – Trilogie des périls)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1992
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket
Première page de Les dômes de feu
« Il apparut bientôt que l’Empire était confronté à un péril gravissime, d’une nature qu’il était incapable d’appréhender. Le Conseil impérial s’appuyait depuis longtemps sur l’armée atana pour ramener le calme lors des crises sociales et autres incidents inévitables dans un empire constitué d’une mosaïque de peuples placés sous la férule d’une autorité centrale très forte. Mais les troubles ne semblaient pas le fait de quelques têtes brûlées issues des campus universitaires et descendues dans les rues pour exprimer leur révolte et surtout se libérer de la tension consécutive aux examens de fin d’année. Ce genre de manifestations spontanées est relativement facile à réprimer et l’ordre est vite restauré, avec un minimum d’effusion de sang.
Cette fois, la situation était différente. D’abord les trublions n’avaient rien à voir avec des étudiants exaltés, et la paix sociale ne revint pas avec la rentrée universitaire. Les autorités auraient réussi à maintenir l’ordre si les émeutes n’avaient été que l’expression de la ferveur révolutionnaire habituelle. La seule présence des guerriers atans suffisait d’ordinaire à calmer les esprits les plus enthousiastes. Ensuite, les actes de vandalisme qui accompagnent souvent les désordres de ce genre paraissaient d’origine surnaturelle. »
Extrait de : D. Eddings. « La trilogie des Périls – Les dômes de feu. »
La rose de saphir par David Eddings

Fiche de La rose de saphir
Titre : La rose de saphir (Tome 3 sur 3 – Trilogie des joyaux)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1991
Traduction : E.C.L. Meistermann
Editeur : Pocket
Première page de La rose de saphir
« À la suite de l’invasion de l’occident par les peuples élénophones des steppes de Darésie centrale, les Élènes émigrèrent progressivement vers l’ouest en provoquant le déplacement des populations clairsemées de Styriques qui habitaient le continent éosien. Les tribus qui s’installèrent en Zémoch arrivèrent les dernières. Elles étaient bien moins développées que leurs cousines de l’ouest, leur économie et leur organisation sociale étaient simplistes, leurs villes grossières en comparaison des cités en train d’apparaître dans les royaumes occidentaux. En outre, le climat de Zémoch était au mieux inhospitalier, et toute vie ne faisait qu’y subsister. L’Église n’avait guère trouvé qui pût retenir son attention en une région aussi pauvre et désagréable ; il en résultait que les chapelles rudimentaires de Zémoch avaient rapidement perdu leurs pasteurs et que leurs assemblées sans prétention étaient restées sans supervision. Aussi les Zémochs avaient-ils été obligés de porter dans d’autres directions leurs sentiments religieux. Comme les prêtres élènes de la contrée étaient rares pour faire respecter l’interdit de l’Église sur la sympathie avec les Styriques païens, la fraternisation était devenue chose courante. »
Extrait de : D. Eddings. « La trilogie des joyaux – La rose de saphir. »
Le chevalier de rubis par David Eddings
Fiche de Le chevalier de rubis
Titre : Le chevalier de rubis (Tome 2 sur 3 – Trilogie des joyaux)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1990
Traduction : E.C.L. Meistermann
Editeur : Pocket
Première page de Le chevalier de rubis
« C’est au cours du XXVe siècle que les hordes d’Otha de Zémoch envahirent les royaumes élènes de l’Éosie occidentale et balayèrent tout devant elles, par le feu et par l’épée, dans leur marche vers l’ouest. Otha paraissait invincible, avant que ses forces soient bravées sur l’immense champ de bataille du lac Randéra par les armées alliées des chevaliers de l’Église. On raconte que cette bataille du centre du Lamorkand fit rage pendant des semaines avant que les envahisseurs zémochs soient repoussés au-delà de leurs propres frontières La victoire des Élènes était donc totale, mais une bonne moitié des chevaliers de l’Église gisait sur le terrain et les armées des rois élènes chiffraient leurs morts par dizaines de milliers. Quand les survivants victorieux mais épuisés rentrèrent chez eux, ils durent affronter un ennemi plus féroce encore : la famine, qui s’avère l’un des résultats habituels de la guerre. »
Extrait de : D. Eddings. « La trilogie des Joyaux – Le chevalier de rubis. »
Le trône de diamant par David Eddings

Fiche de Le trône de diamant
Titre : Le trône de diamant (Tome 1 sur 3 – Trilogie des joyaux)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1989
Traduction : E.C.L. Meistermann
Editeur : Pocket
Première page de Le trône de diamant
« C’était à l’aube des âges, longtemps avant que les ancêtres du Styricum, pesants, vêtus de fourrures et armés de massues, quittent les montagnes et les forêts de Zémoch pour les plaines d’Éosie centrale. Il y avait là, dans une caverne profonde sous les neiges éternelles de Thalésie septentrionale, un Troll nain et déformé nommé Ghwerig, vivant en paria de par sa laideur et sa cupidité irrésistible ; il travaillait seul dans les abîmes de la terre, cherchant de l’or et des pierres précieuses à ajouter à son trésor. Un jour vint où il découvrit une galerie profonde et vit à la lueur de sa torche une gemme d’un bleu foncé plus grande que son poing, encastrée dans la paroi. Tremblant de tous ses membres noueux et tordus, il s’accroupit et fixa l’énorme joyau avec un désir ardent, conscient d’avoir trouvé plus en un instant qu’il n’avait amassé par des siècles d’efforts. Il se mit à découper très prudemment la pierre environnante, éclat par éclat, afin d’enlever la gemme précieuse du lieu où elle reposait depuis le commencement des temps. »
Extrait de : D. Eddings. « Le trône de diamant – La trilogie des Joyaux. »
Voyages fantastiques par Howard Phillips Lovecraft

Fiche de Voyages fantastiques
Titre : Voyages fantastiques
Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Date de parution : 2026
Traduction : P. Gindre, S. Lamblin, J. Michaud
Editeur : Les Singuliers
Sommaire de Voyages fantastiques
- Rêve et réalité
- De quelques empreintes hollandaises en Nouvelle-Angleterre
- Aperçus européens
- L’art d’écrire selon Lovecraft
- Epouvante et surnaturel en littérature
Épouvante et surnaturel en littérature par Howard Phillips Lovecraft

Fiche de Épouvante et surnaturel en littérature
Titre : Épouvante et surnaturel en littérature
Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Date de parution : 1969
Traduction : J. Bergier, F. Truchaud
Editeur : Christian Bourgeois Éditeur
Première page de Épouvante et surnaturel en littérature
« L’émotion la plus ancienne et la plus forte chez l’homme est la peur, et la peur la plus ancienne et la plus forte est la peur de l’inconnu. Ce fait a été reconnu par tous les psychologues et autorise à placer dorénavant la littérature fantastique et d’horreur aux côtés des autres genres littéraires, dits « nobles ». La littérature fantastique est souvent en butte aux attaques d’un matérialisme sophistiqué, qui se cantonne dans les émotions communément ressenties et dans les événements extérieurs, et aussi aux critiques d’un idéalisme naïf et insipide qui implore des raisons esthétiques et réclame une littérature didactique qui « élèverait » le lecteur vers un optimisme affecté. En dépit de toutes ces attaques, le conte fantastique a survécu, s’est développé et a atteint un degré de perfection remarquable, fondé sur un principe profond et élémentaire, dont l’appel, sinon universel, s’exerce d’une manière impérieuse et permanente sur les esprits possédant une sensibilité indispensable. »
Extrait de : H.P. Lovecraft. « Epouvante et surnaturel en littérature. »
La couleur tombée du ciel par Howard Phillips Lovecraft

Fiche de La couleur tombée du ciel
Titre : La couleur tombée du ciel
Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Date de parution : 1954
Traduction : J. Papy
Editeur : Denoël
Sommaire de La couleur tombée du ciel
- La couleur tombée du ciel
- L’abomination de Dunwich
- Le cauchemar d’Innsmouth
- Celui qui chuchotait dans les ténèbres
Première page de La couleur tombée du ciel
« À l’ouest d’Arkham s’érigent des collines farouches, séparées par des vallées plantées de bois profonds dans lesquels nulle hache n’a jamais pratiqué de trouée. On y trouve des gorges étroites et sombres où les arbres s’inclinent étrangement, où filtrent de minces ruisselets qui ne connaissent pas la lumière du soleil. Sur les pentes les moins abruptes se dressent de vieilles fermes dont les chaumières trapues, tapissées de mousse, méditent éternellement sur les antiques secrets de la Nouvelle Angleterre, à l’abri des grandes corniches rocheuses ; toutes sont vides aujourd’hui : les larges cheminées s’effritent peu à peu, et les parois recouvertes de bardeaux bombent dangereusement sous les toits en croupe.
Les anciens occupants s’en sont allés, et les étrangers n’aiment pas vivre en ce lieu. Des Canadiens français, des Italiens, des Polonais, ont essayé de s’y installer mais n’ont pas tardé à partir. Ce qui les a chassés, ce n’est rien qu’ils aient pu voir, entendre ou toucher, c’est ce qu’ils ont pu imaginer. Le pays est funeste à l’imagination, et il n’apporte point de rêves reposants. »
Extrait de : H.P Lovecraft. « La couleur tombée du ciel. »