Auteur/autrice : CH91
Greg Keyes

Présentation de Greg Keyes :
John Gregory Keyes, qui vit le jour à l’orée du printemps de l’année 1963 dans la bourgade de Meridian, au cœur du Mississippi, s’impose aujourd’hui comme un artisan remarquable du merveilleux et de la littérature d’imagination d’outre-Atlantique. Dès sa prime jeunesse, son esprit fut forgé par une expérience singulière, son père ayant entraîné la famille sur les terres arides d’une réserve navajo, en Arizona. Cette immersion précoce au sein d’une culture si riche en légendes et en rites éveilla en lui une passion dévorante pour les mythes, au point qu’il en devint bilingue, jetant là les bases de sa future vocation.
Animé par cette soif de percer les mystères des sociétés humaines, ce jeune homme brillant entreprit de solides études universitaires en anthropologie, qu’il paracheva sur les bancs de l’Université de Géorgie. Fort de ce bagage intellectuel et de sa fine connaissance de la linguistique, Greg Keyes s’éloigna des sentiers académiques pour embrasser pleinement la carrière des lettres, offrant à ses lecteurs des mondes chimériques d’une densité inaccoutumée.
C’est armé d’une plume élégante et d’une rigueur d’historien qu’il donna naissance, sous la signature de J. Gregory Keyes, à des fresques magistrales. Les amateurs de conjecture historique se souviennent avec émoi de son retentissant cycle de « L’Âge de la déraison », où il entremêle avec une audace folle l’alchimie, les sciences naissantes et les destins de messieurs Newton et Franklin. Plus tard, avec le vaste cycle des « Royaumes d’Épine et d’Os », il prouva avec éclat son aisance dans le domaine de la haute fantaisie héroïque, déployant une prose où résonne volontiers le cliquetis des armes — un art de l’escrime que notre romancier, fine lame à la ville, maîtrise d’ailleurs à la perfection.
Par-delà ses créations originales, ce prosateur infatigable a prêté son grand talent à de célèbres sagas de la science-fiction américaine, enrichissant de sa vision humaniste de fameux univers télévisuels et cinématographiques tels que ceux de « La Guerre des Étoiles » ou de « Babylone 5 ». En mêlant l’érudition de l’anthropologue au souffle épique du conteur, Greg Keyes démontre que l’évasion par le fantastique demeure un prisme merveilleux pour explorer l’âme et la culture des hommes.
Livres de Greg Keyes :
Les élus du Changelin :
- Les enfants du fleuve
- Le Dieu noir
Royaumes d’épines et d’os :
- Le roi de bruyère
- Le prince charnel
- Le chevalier de sang
- La dernière reine
Star Wars – L’aurore de la victoire :
- Conquête
- Renaissance
Star Wars :
- L’envoyé du vide
- L’ultime prophétie
The Elder Scrolls :
- La cité infernale
- Le seigneur des âmes
Pour en savoir plus sur Greg Keyes :
La page Wikipédia sur G. Keyes
La page Noosfere sur G. Keyes
La page isfdb de G. Keyes
Stephen R. Donaldson

Présentation de Stephen R. Donaldson :
Stephen Reeder Donaldson, né au printemps de l’année 1947 dans la florissante cité de Cleveland, au cœur de l’Ohio, s’impose avec une force peu commune dans le domaine du merveilleux et de la littérature d’imagination d’outre-Atlantique. Fils d’un dévoué médecin missionnaire, il passa les années formatrices de sa prime jeunesse sous le soleil ardent de l’Inde. C’est en ces contrées lointaines qu’il fut le témoin, avec une acuité poignante, des ravages de la lèpre, un fléau que son père combattait âprement au sein de léproseries. Cette fréquentation précoce de la souffrance et de la marginalité devait marquer d’une empreinte indélébile l’âme et l’œuvre de ce futur homme de lettres.
De retour sur le sol natal, ce jeune esprit épris d’absolu poursuivit de brillantes études, couronnées par un diplôme ès lettres anglaises à l’université d’État de Kent. Profondément pacifiste et troublé par les tourments militaires de sa génération, il fit valoir l’objection de conscience lors du conflit vietnamien, préférant l’obscur et noble labeur d’un service civil dans les hospices américains à la carrière des armes.
C’est armé d’une prose d’une rare opulence que Stephen R. Donaldson s’attela à la rédaction de son grand œuvre, lequel vint bouleverser le paysage littéraire à la fin des années soixante-dix : le cycle foisonnant des « Chroniques de Thomas l’Incrédule ». Rompant avec les fables candides et le manichéisme rassurant propres aux imitateurs du professeur Tolkien, notre romancier osa placer au centre de sa geste un anti-héros farouche et désabusé. Son protagoniste, un écrivain frappé par le mal de Hansen et renié par les siens, se trouve projeté dans le Fief, un univers chimérique dont il refuse obstinément d’accepter la réalité, persuadé qu’il n’est que le fruit de son esprit malade.
Par ce récit épique teinté d’allégorie, de noirceur et de doutes métaphysiques, Stephen R. Donaldson démontre avec panache que la littérature d’évasion peut se muer en un miroir vertigineux de nos angoisses existentielles. S’illustrant par la suite dans de vastes fresques d’anticipation et de science-fiction, ce prosateur exigeant bouscule les codes établis. Salué par la critique comme un novateur de génie et couronné par les suffrages d’un public passionné, il redonne, par la vigueur de son style et la profondeur de ses chimères, d’incontestables lettres de noblesse à la fantaisie héroïque américaine.
Livres de Stephen R. Donaldson :
L’appel de Mordant :
- Le miroir de ses rêves
- Un cavalier passe
- Le feu de ses passions
Le cycle des seuils :
- Au seuil du conflit, la véritable histoire
- Au seuil de la vision, le savoir interdit
- Au seuil du pouvoir, l’éveil du Dieu noir
Les chroniques de Thomas Covenant :
- La malédiction du rogue
- La retraite maudite
- La terre dévastée
- Le rituel du sang
- L’arbre primordial
- Le pouvoir de l’or blanc
Pour en savoir plus sur Stephen R. Donaldson :
La page Wikipédia sur S. R. Donaldson
La page Noosfere sur S. R. Donaldson
La page isfdb de S. R. Donaldson
Le meilleur des mondes – Retour au meilleur des mondes par Aldous Huxley

Fiche de Le meilleur des mondes – Retour au meilleur des mondes
Titre : Le meilleur des mondes – Retour au meilleur des mondes
Auteur : Aldous Huxley
Date de parution :
Traduction : J. Castier, D. Meunier, H. Cohen
Editeur : Plon
Sommaire de Le meilleur des mondes – Retour au meilleur des mondes :
- Le meilleur des mondes
- Retour au meilleur des mondes
Monolithe par Shaun Hutson
Fiche de Monolithe
Titre : Monolithe
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : C. Corthouts
Date de parution : 2015
Editeur : Editions Faute de frappe
Première page de Monolithe
« La fenêtre explosa vers l’intérieur du magasin, projetant du verre dans toutes les directions.
Quelques secondes plus tard, un nouvel impact contre la grande vitrine provoqua une deuxième cascade d’éclats de cristal, qui saupoudra le décor d’un étrange miroitement.
Deux autres briques suivirent, chacune brisant davantage la devanture.
Le petit homme, debout dans les escaliers, avait perçu le premier fracas. C’est d’ailleurs ce qui l’avait réveillé. Au moment où il entendit le second, il était déjà hors du lit et se dirigeait vers le palier. Malgré la peur qu’il ressentait, il devait descendre sur les lieux, pour voir exactement ce qui se passait et, si possible, empêcher que la situation ne dégénère davantage.
Il avait déjà ressenti une telle peur et il empruntait les étroites marches en bois avec hésitation, redoutant ce qui l’attendait mais certain qu’il ne pourrait pas échapper à la réalité. Il s’était déjà trop souvent caché au cours de sa vie. Courir et se cacher. Ces deux manières de vivre commençaient à prendre une place bien trop importante dans son quotidien.
Il espérait qu’ici, il en serait autrement. »
Extrait de : S. Hutson. « Monolithe. »
Slugs par Shaun Hutson

Fiche de Slugs
Titre : Slugs
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : T. Bauduret
Date de parution : 1982
Editeur : Editions Faute de frappe
Première page de Slugs
« Ron Bell réussit à finir un couplet de Mull of Kyntire avant de gerber tripes et boyaux, puis se laissa lourdement tomber contre le poteau de bois en se demandant pourquoi le monde tournoyait si vite. Il se cassa en deux par-dessus la clôture, se tint le ventre et tenta de persuader le reste du Scotch qu’il avait bu de retourner d’où il venait. Il avala et gonfla les joues.
Une mince pellicule de sueur baignait son visage et il marmonnait des mots indistincts, tandis que son estomac faisait des sauts de carpe. Il se retourna pour fixer le réverbère, sa lumière crue au sodium lui rappelant un immense ver luisant.
Amusé par sa propre analogie, Ron eut un rire. Il poussa la grille, trébucha encore sur une dalle de granit ébréchée, tomba en avant, laissa échapper sa bouteille de Haig qui atterrit dans les hautes herbes à côté de l’allée sans se briser.
En s’asseyant, Ron sentit quelque chose de mouillé sous lui et crut que c’était le whisky. Il posa une main sur l’entrejambe de son pantalon et se remit à rire.
— Faites que ce soit du sang, dit-il en s’esclaffant bruyamment. »
Extrait de : S. Hutson. « Slugs. »
Les canots du Glen Carrig par William H. Hodgson

Fiche de Les canots du Glen Carrig
Titre : Les canots du Glen Carrig
Auteur : William H. Hodgson
Date de parution : 1907
Traduction : J. Parsons
Editeur : Terre de brume
Première page de Les canots du Glen Carrig
« Cela faisait à présent cinq jours que nous nous trouvions à bord de ces canots et que nous n’apercevions aucune terre. Et puis, le matin du sixième jour, on entendit le maître d’équipage, qui commandait la chaloupe de sauvetage, crier qu’il y avait au loin, à bâbord, quelque chose qui aurait pu être une terre, mais c’était très bas sur l’horizon et il était impossible de dire si c’était une terre ou un nuage du matin. Cependant, comme cela faisait renaître un peu d’espoir dans nos cœurs, nous avions trouvé, malgré la fatigue, la force de ramer dans cette direction et, au bout d’une heure, nous pouvions constater qu’il s’agissait bien, en effet, du rivage d’un pays plat.
Il ne devait pas être beaucoup plus de midi quand nous sommes arrivés assez près pour distinguer quel genre de terre s’étendait au-delà du littoral ; nous avons découvert qu’elle était abominablement plate et désolée au-delà de tout ce que nous aurions pu imaginer. Elle semblait comporter par endroits des îlots d’une étrange végétation ; je n’avais aucun moyen de dire si c’étaient de petits arbres ou de grands buissons. Mais je sais une chose, c’est que je n’avais jamais rien vu de pareil. »
Extrait de : W. H. Hodgson. « Les canots du Glen Carrig. »
Le jour des voies par Albert Higon
Fiche de Le jour des voies
Titre : Le jour des voies
Auteur : Albert Higon
Date de parution : 1977
Editeur : J’ai lu
Première page de Le jour des voies
« Deux policiers fédéraux avaient ceinturé l’homme brun et gras dans le couloir du jet. Les policiers étaient en uniforme gris ; l’homme vêtu d’une tunique blanche et d’un short kaki. L’officier fedpo s’avança avec une attitude théâtrale et prononça une phrase dont Bruno Aden, depuis son box, n’entendit que la fin :
— … désormais hors la loi !
Quel était donc ce parti, ce mouvement, ce groupe mis hors la loi par les Fédéraux ?
L’individu que les flics venaient d’arrêter dans le courrier d’Africa I brandissait encore d’un air de défi, et malgré les menottes magnétiques, un journal mal imprimé sur deux minces feuilles de papier gris : Le Temps des Voies. Bruno sourit. Les adventistes de Fargan Oulds lui semblaient les gens les plus inoffensifs du monde. Mais des faits nouveaux avaient pu intervenir. Une idée absurde lui traversa l’esprit : ces faits nouveaux n’étaient-ils pas sans rapport avec sa propre mission ? Oh, tu deviens mégalomane, visiteur-inspecteur Bruno Aden. Mégalomane et paranoïaque ! »
Extrait de : A. Higon. « Le jour des Voies. »
La chute des anges par Frank Herbert

Fiche de La chute des anges
Titre : La chute des anges
Auteur : Frank Herbert
Date de parution : 2013
Traduction : F. Le Roy
Editeur : Robert Laffont
Première page de La chute des anges
« Ce fut dans ce moment fugace qui précède le réveil qu’un cauchemar envahit l’esprit de Jeb Logan. Il y sema un sentiment de vacuité qui, alors qu’il sortait pour de bon du sommeil, se mua en prémonition.
Et cela donna le ton à sa journée.
La matinée commença lentement. Les nuages noirs, annonciateurs de la saison des pluies équatoriennes, retardaient l’aube. La lumière du jour émergea paresseusement des ténèbres, telle une femme qui s’éveille au côté de son amant. Puis la brise du matin chassa les nuages vers l’est en direction de la jungle.
Mais il ne pleuvait toujours pas et une brume poussiéreuse enveloppait les hauts plateaux secs, conférant au ciel une teinte de cendres tamisées.
Le soleil faisait scintiller les brillants de mica sur le coteau oriental de la vallée qui abritait la ville andine où Logan résidait. Elle s’était vu baptiser Milagro à la suite d’un miracle local, une histoire devenue légendaire à force d’être répétée : sortant d’un profond sommeil, un jeune garçon frappé de paludisme s’était traîné jusqu’à la rue de terre battue, et, pointant du doigt le ciel, s’était écrié en espagnol : « Regardez les anges ! Regardez les anges ! »
Extrait de : F. Herbert. « La Chute des anges. »
Nouvelles 1952-1979 par Frank Herbert

Fiche de Nouvelles 1952-1979
Titre : Nouvelles 1952-1979
Auteur : Frank Herbert
Date de parution : 2021
Traduction : V Basset, P Billon, JM Boissier, PP Durastanti, C Fargeot, D Haas, J&M Lederer, J Meistermann, FM Watkins
Editeur : Bélial
Sommaire de Nouvelles 1952-1979
- Vous cherchez quelque chose ?
- Opération Musikron
- Chiens perdus
- La planète des rats porteurs
- La course du rat
- Forces d’occupation
- Le rien-du-tout
- Cessez-le-feu
- Tracer son sillon
- La drôle de maison sur la colline
- La voie de la sagesse
- Chaînon manquant
- Opération Meule-de-foin
- Les prêtres du psi
- L’oeuf et les cendres
- B.E.U.A.R.K.
- Chant nuptial
- Essayez de vous souvenir
- Champ mental
- La délicatesse du saboteur
- Le syndrome de la Marie-Céleste
- Les esclaves du vert
- Le comité du tout
- L’effet MG
- Les primitifs
- Etranger au paradis
- Selon les règles
- La bombe mentale
- Semence
- Meurtre vital
- Passage pour piano
- Martingale
- Rencontre dans un coin perdu
- Mort d’une ville
- Allons à la fête
- Chants d’une flûte sensible
- Les grenouilles et le savant
- Les cochons à plumes
- Le Ferosslk fortuit
Le sabre de l’Islam par Dominique Hennemont

Fiche de Le sabre de l’Islam
Titre : Le sabre de l’Islam
Auteur : Dominique Hennemont
Date de parution : 1952
Editeur : André Martel
Première page de Le sabre de l’Islam
« Deux falaises, au-dessus d’une mer morte, encadraient l’immense lune. Le premier méhari qui parut sur la crête en prit une majesté fantastique.
C’était une bête de rêve, un dromadaire blanc à pompons et à franges et il hésitait là-haut, avançant sur la vallée des Tombeaux un col qui ployait et une tête dédaigneuse de dévote.
Des grelots tintèrent. Un choc de tambourin se répercuta sur la plaine.
Au pied des dunes, deux hommes se regardèrent. La triple Palmyre leur prêtait son théâtre de colonnades et de voies triomphales.
Ils étaient à leur place : Marchand, un vieux briscard, le capitaine des méharistes — et Axel de Horn, un légionnaire. L’élégance précise de celui-ci et sa taille — 1 m. 80 — s’accordaient avec un profil d’Aiglon aux yeux clairs et morts. Il venait de conduire à tombeau ouvert la vieille Ford du gouverneur du vilayet. Heureusement, ils arrivaient à temps. »
Extrait de : D. Hennemont. « Le Sabre de l’Islam. »