Auteur/autrice : CH91
La folie des dieux par David et Leigh Eddings

Fiche de La folie des dieux
Titre : La folie des dieux (Tome 4 sur 4 – Tétralogie des rêveurs)
Auteur : David et Leigh Eddings
Date de parution : 2006
Traduction : J.C Mallé
Editeur : Pocket
Première page de La folie des dieux
« Tous les serviteurs du Vlagh furent durement touchés par sa fureur après que le « feu bleu » eut consumé tant de vaillants guerriers.
Pour les enfants du Vlagh, il est normal de mourir au combat quand c’est nécessaire, car leur destinée est d’obéir et de servir. Mais de trop nombreuses pertes affaiblissent la conscience collective qui nous guide tous. Et lorsqu’elle est moins forte, les adorateurs qui se consacrent à la gloire de notre maître adoré perdent un peu de la puissance dont ils ont besoin.
Les serviteurs les plus âgés racontent que le Vlagh s’est longtemps satisfait de vivre dans le nid qui nous abritait tous. Mais un jour, dans un lointain passé, le climat changea et il y eut de moins en moins de nourriture pour assurer notre subsistance. Très inquiet, le Vlagh chargea ceux que nous appelons les « chercheurs » d’explorer le reste du monde. À leur retour, ils annoncèrent que la nourriture abondait dans les montagnes qui entouraient notre terre natale. »
Extrait de : D.L Eddings. « La folie des Dieux – Tétralogie des rêveurs. »
Les gorges de cristal par David et Leigh Eddings
Fiche de Les gorges de cristal
Titre : Les gorges de cristal (Tome 3 sur 4 – Tétralogie des rêveurs)
Auteur : David et Leigh Eddings
Date de parution : 2005
Traduction : J.C Mallé
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les gorges de cristal
« En vérité, nous vivions des temps terribles et un cruel désespoir nous accablait ! Car après nos malheurs, au pays du soleil couchant, notre tentative de migrer vers la terre des longs étés avait également tourne à la catastrophe. Dans cette région, les humains s’étaient révélés plus cruels encore que les précédents, et notre Vlagh adoré criait de douleur tandis que nous l’éloignions des eaux déferlantes qui, chaque jour, menaçaient un peu plus de nous submerger.
Après la lumière brûlante qui avait jailli des montagnes pour nous carboniser – une ignoble manœuvre des humains du pays du soleil couchant –, leurs misérables frères des longs étés osèrent déchaîner contre nous la fureur de l’élément liquide. Et nos pertes, lors de ce deuxième assaut, furent plus lourdes encore qu’à l’issue du premier.
Entendez gémir et pleurer la conscience collective dont nous sommes tous une humble composante !
Oui, écoutez ses sanglots ! »
Extrait de : D.L Eddings. « Les Gorges de cristal – Tétralogie des rêveurs. »
La dame d’atout par David et Leigh Eddings

Fiche de La dame d’atout
Titre : La dame d’atout (Tome 2 sur 4 – Tétralogie des rêveurs)
Auteur : David et Leigh Eddings
Date de parution : 2004
Traduction : J.C Mallé
Editeur : Pocket
Première page de La dame d’atout
« L’annonce du triomphe de nos guerriers-serviteurs se faisant toujours attendre, l’incertitude régnait dans le nid du Vlagh. Qu’était-il advenu des combattants partis vers le pays du soleil couchant, un territoire bordé par la plus vaste étendue d’eau qui fût ?
Au début, alors que nos frères avançaient dans les entrailles de la terre, le long de galeries obscures, tout se passa à merveille. Invincibles, ils déferlaient sur leur objectif et tuaient sans pitié les humains qui osaient se dresser sur leur chemin. En ces heures glorieuses, le cœur de notre Vlagh bien-aimé débordait de félicité.
Une fois le pays du soleil couchant annexé, la nourriture ne nous manquera plus, et celui à qui nous devons la vie engendrera une progéniture plus nombreuse que les grains de sable dans le désert. Alors, avec chaque couvée, la conscience collective qui nous unit tous deviendra plus forte et plus complexe. »
Extrait de : D.L Eddings. « La Dame d’atout – Tétralogie des rêveurs. »
Le réveil des anciens dieux par David et Leigh Eddings

Fiche de Le réveil des anciens dieux
Titre : Le réveil des anciens dieux (Tome 1 sur 4 – Tétralogie des rêveurs)
Auteur : David et Leigh Eddings
Date de parution : 2003
Traduction : J.C Mallé
Editeur : Pocket
Première page de Le réveil des anciens dieux
« Selon les légendes – parfois fantaisistes – de la région, le Pays de Dhrall occupe sa position géographique actuelle depuis le début des temps. Notre Père le Sol étant instable par nature, les autres continents dérivent dans les vastes étendues de Notre Mère l’Eau, éternellement à la recherche d’un endroit où jeter l’ancre. Mais le Pays de Dhrall, est-il écrit, fut planté là où il est par la volonté des dieux de Dhrall, et il en sera ainsi jusqu’à la fin du monde.
Cela établi, savoir d’où vient ce monde – et pourquoi il en est venu – reste au-delà de la compréhension humaine. En l’absence d’informations plus précises, il convient, là encore, de s’en tenir aux légendes de Dhrall. À les en croire, cet exploit fut accompli par de très anciens dieux. Une tâche si écrasante que ces divinités, aussi immortelles et omnipotentes soient-elles, furent épuisées avant d’en avoir terminé.
En ces temps, des dieux beaucoup plus jeunes arpentaient le monde. Pleins de compassion pour leurs aînés, ils leur proposèrent de se reposer pendant qu’ils porteraient sur leurs épaules le fardeau de la création. Ayant trimé au point d’être à un souffle de disparaître dans le néant, les anciens dieux acceptèrent avec gratitude. Puis ils s’endormirent, laissant les rênes de l’univers entre les mains de leurs jeunes collègues. »
Extrait de : D.L Eddings. « Le réveil des anciens dieux – Tétralogie des rêveurs. »
Les trois grimoires par David et Leigh Eddings
Fiche de Les trois grimoires
Titre : Les trois grimoires (Tome 2 sur 2 – La rédemption d’Althalus)
Auteur : David et Leigh Eddings
Date de parution : 2000
Traduction : I. Troin
Editeur : Pocket
Première page de Les trois grimoires
« — Non ! cria Andine.
Elle courut vers son amoureux, se laissa tomber à genoux et le serra contre elle.
— Éloigne-la de lui, Althalus ! dit la voix de Dweia dans la tête du voleur. Elle ne fera qu’aggraver les choses.
— Il est toujours vivant ? demanda Althalus.
— Évidemment ! Allez, bouge-toi !
Althalus écarta la jeune fille hystérique d’Éliar.
— Arrête ça, Andine, lui dit-il en se forçant au calme. Il n’est pas mort, mais gravement blessé, alors ne le secoue pas comme ça.
— Laisse-moi la place, Althalus, ordonna Dweia. Je dois parler à Leitha. (Il la sentit le bousculer mentalement.) Leitha, dit-elle à voix haute, c’est moi. Je veux que tu fasses exactement ce que je te dirai.
— Un piège ! J’aurais dû me douter que c’était trop facile !
— Nous n’avons pas le temps de pleurnicher. J’ai besoin de connaître la gravité de la blessure d’Éliar.
— J’ai échoué, Dweia ! Tout ce qui entourait cette caverne était une embuscade, et je me suis jetée dedans tête la première. »
Extrait de : D.L Eddings. « Les trois grimoires – La rédemption d’Althalus. »
Les yeux d’émeraude par David et Leigh Eddings

Fiche de Les yeux d’émeraude
Titre : Les yeux d’émeraude (Tome 1 sur 2 – La rédemption d’Althalus)
Auteur : David et Leigh Eddings
Date de parution : 2000
Traduction : I. Troin
Editeur : Pocket
Première page de Les yeux d’émeraude
« À la décharge d’Althalus, notons qu’il était dans une situation financière précaire et dans un état d’ébriété avancé quand il accepta de se charger du vol du Grimoire. Sobre et en possession d’une bourse dont il n’aurait pas vu le fond, il aurait posé davantage de questions au sujet de la Maison au Bout du Monde, et exigé d’en savoir plus sur le propriétaire du Grimoire.
Ce serait pure folie que de vouloir dissimuler la véritable nature d’Althalus, car ses défauts sont du bois dont on fait les légendes. Comme chacun le sait, c’est un voleur, un menteur, à l’occasion un assassin, un vantard de première et, plus généralement, un homme dépourvu d’honneur. Ajoutons que c’est un ivrogne, un glouton et un client assidu des dames de petite vertu…
À sa façon, ce mécréant est assez charmeur, malin et très amusant. Dans certains cercles, on chuchote que s’il le voulait, Althalus pourrait faire pouffer les arbres et éclater de rire les montagnes.
Mais ses doigts agiles sont encore plus déliés que sa langue, et l’homme prudent gardera toujours une main sur sa bourse pendant qu’il rit de ses plaisanteries. »
Extrait de : D.L Eddings. « Les yeux d’émeraude – La rédemption d’Althalus. »
Réjouissez-vous par Steven Erikson

Fiche de Réjouissez-vous
Titre : Réjouissez-vous
Auteur : Steven Erikson
Traduction : P. Couton
Date de parution : 2018
Editeur : L’Atalante
Première page de Réjouissez-vous
« L’espace était en effervescence. Au sein du semis d’astéroïdes en orbite entre Mars et Jupiter, de petits objets naquirent d’un coup, comme un nuage de moucherons jaillissant d’une mare invisible. Effectivement petits – ils ne dépassaient pas le volume d’un SUV ordinaire –, ces nuages de machines se mirent peu à peu à proliférer. Les essaims se comptèrent bientôt par centaines et les objets par dizaines de milliers.
Les nuages, qu’éclairait chichement le pâle reflet du soleil lointain, se dispersèrent depuis leur point d’origine. À des vitesses hallucinantes, ils s’égaillèrent parmi les astéroïdes. Certains filèrent hors de l’espace passablement encombré de la ceinture d’astéroïdes et de son champ de débris. D’autres foncèrent vers Mars.
Dans les heures et les jours qui suivirent, les nuages de machines parmi les astéroïdes se déposèrent sur de gros cailloux judicieusement choisis, certains riches en métaux, d’autres assez semblables à des comètes, alourdis d’eau gelée, de méthane, d’ammoniaque et d’une enveloppe charbonneuse de poussière spatiale. Sur chacun de ces astéroïdes, les objets s’agglutinèrent exclusivement d’un seul côté. Ils projetèrent des filaments, se relièrent les uns aux autres et s’installèrent. Une douzaine d’autres nuages convergèrent vers le plus gros astéroïde des environs immédiats. »
Extrait de : S. Erikson. « Réjouissez-vous. »
La poussière des rêves par Steven Erikson

Fiche de La poussière des rêves
Titre : La poussière des rêves (Tome 9 sur 10 – Le livre des martyrs)
Auteur : Steven Erikson
Traduction :
Date de parution : 2009
Editeur : Editions Leha
Première page de La poussière des rêves
« Il y avait la lumière, et puis la chaleur.
Il s’agenouilla, prenant soigneusement chaque pli fragile dans ses mains, s’assurant que chacun était parfait, que le bébé n’était nullement exposé au soleil. Il tira sur la capuche jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un trou de la taille d’un poing pour le visage de la petite, dont les traits étaient des taches grises dans l’obscurité, puis il la souleva doucement et l’installa dans le creux de son bras gauche, sans aucune difficulté.
Ils avaient campé près du seul arbre à la ronde, mais pas sous celui-ci. C’était un gamleh et les gamlehs étaient en colère contre les gens. Dans le crépuscule, la nuit précédente, ses branches avaient été couvertes de masses palpitantes de feuilles grises, du moins jusqu’à ce qu’ils s’en soient approchés. Ce matin, les branches étaient nues.
Tourné vers l’ouest, Cahot tenait dans ses bras le bébé qu’il avait appelé Portée. Les herbes étaient incolores. Par endroits, elles avaient été balayées par le vent sec, vent qui avait ensuite soufflé la poussière autour de leurs racines pour exposer leurs bulbes pâles, de sorte que les plantes se flétrissaient et mouraient. »
Extrait de : S. Erikson. « La Poussière des Rêves – Le livre des martyrs. »
La rançon des molosses par Steven Erikson

Fiche de La rançon des molosses
Titre : La rançon des molosses (Tome 8 sur 10 – Le livre des martyrs)
Auteur : Steven Erikson
Traduction :
Date de parution : 2008
Editeur : Editions Leha
Première page de La rançon des molosses
« – Je ne connais aucun nom à cette ville, déclara l’homme déguenillé, tripotant les ourlets effilochés de ce qui avait autrefois dû être une opulente cape.
Dans sa ceinture tressée s’entortillaient les reliquats putrides d’une laisse de cuir.
— Il lui en faudrait un, à mon avis, poursuivit-il en élevant la voix de manière à pouvoir couvrir les grondements des chiens qui s’étaient engagés dans un combat féroce. Pour autant, j’accuse un certain manque d’imagination, et personne ne semble s’en soucier.
La femme qui se tenait à son côté, à qui il avait adressé cette remarque sur un ton des plus cordiaux, venait tout juste d’arriver. De sa vie d’avant, bien peu subsistait. Elle n’avait jamais possédé de chien, et pourtant elle s’était retrouvée là, à remonter la grand-rue de cette étrange ville décrépite, tenant dans son poing serré la laisse d’un cabot fort mal luné qui n’avait eu de cesse de vouloir s’en prendre à tous ceux dont ils avaient croisé le chemin. Le cuir gâté ayant fini par céder, la bête enfin libre s’était jetée sur le chien de l’homme en question et l’avait agressé en bonne et due forme. »
Extrait de : S. Erikson. « La Rançon des Molosses – Le livre des martyrs. »
Le souffle du moissonneur par Steven Erikson

Fiche de Le souffle du moissonneur
Titre : Le souffle du moissonneur (Tome 7 sur 10 – Le livre des martyrs)
Auteur : Steven Erikson
Traduction :
Date de parution : 2007
Editeur : Editions Leha
Première page de Le souffle du moissonneur
« Dans un paysage de plaine déchiré par le chagrin, les carcasses de six dragons gisaient les unes à côté des autres, sur plus de mille pas, la chair fendue, les os brisés, les mâchoires béantes et les yeux secs. Là où leur sang s’était répandu sur le sol, les fantômes pris au piège s’étaient rassemblés comme des mouches se jetant sur de la sève. Ils se tordaient et émettaient de dérisoires cris de désespoir, tandis que le sang s’assombrissait et disparaissait dans le sol sans vie ; et quand la substance durcit enfin, se changeant en pierre vitreuse, ces fantômes se retrouvèrent condamnés à une éternité enfermés dans cette prison obscure.
La créature nue qui arpentait le chemin accidenté formé par les cadavres de dragons était à la mesure de leur masse, mais liée à la terre. Elle marchait sur deux jambes arquées, les cuisses épaisses comme des arbres millénaires. Elle était aussi large d’épaules qu’un Toblakaï Tartheno était grand ; un cou épais caché sous une crinière de cheveux noirs et brillants, avec un front, des pommettes et des mâchoires proéminents, et des yeux enfoncés révélant des pupilles noires entourées d’un blanc opalescent. »
Extrait de : S. Erikson. « Le Souffle du Moissonneur – Le livre des martyrs. »