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L’étrange affaire du Dr Jekyll et de Mr Hyde par Robert Louis Stevenson

Fiche de L’étrange affaire du Dr Jekyll et de Mr Hyde

Titre : L’étrange affaire du Dr Jekyll et de Mr Hyde
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1886
Traduction : G. Pigeard de Gurbert, R. Scholar
Edition : Actes Sud

Première page de L’étrange affaire du Dr Jekyll et de Mr Hyde

« Mr Utterson, le notaire, était un homme à l’air bourru qu’aucun sourire ne venait jamais éclairer. Il était peu disposé au sentiment, d’une conversation froide, sobre et embarrassée ; maigre, grand, poudreux, ennuyeux, et cependant il avait on ne sait quoi d’aimable. Dans les réunions entre amis, et lorsque le vin était à son goût, quelque chose d’éminemment humain sourdait de son regard, quelque chose qui, au vrai, ne trouvait jamais le
moyen de s’exprimer dans ses paroles, mais qui parlait non seulement dans ces symboles silencieux qui caractérisent le visage d’après-dîner, mais plus souvent et plus expressément encore dans les actes de sa vie. Il s’imposait à lui-même l’austérité, buvant du gin quand il se trouvait seul, afin de mortifier son goût des grands crus ; et bien qu’il y prît plaisir, il n’avait pas franchi le seuil d’un théâtre depuis vingt ans. Il était en revanche
résolument tolérant envers les autres, s’étonnant parfois, quasi avec envie, de l’incroyable tension d’esprit libérée dans leurs méfaits. »

Extrait de : R.L Stevenson. « L’étrange affaire du Dr Jekyll et de Mr Hyde. »

L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde (édition illustrée) par Robert Louis Stevenson

Fiche de L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde (édition illustrée)

Titre : L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde (édition illustrée)
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1886
Traduction : T. Varlet
Edition :

Première page de L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde (édition illustrée)

« M. UTTERSON le notaire était un homme d’une mine renfrognée, qui ne s’éclairait jamais d’un sourire ; il était d’une conversation froide, chiche et embarrassée ; peu porté au sentiment ; et pourtant cet homme grand, maigre, décrépit et triste, plaisait à sa façon. Dans les réunions amicales, et quand le vin était à son goût, quelque chose d’éminemment bienveillant jaillissait de son regard ; quelque chose qui à la vérité ne se faisait jamais jour en paroles, mais qui s’exprimait non seulement par ce muet symbole de la physionomie d’après-dîner, mais plus fréquemment et avec plus de force par les actes de sa vie. Austère envers lui-même, il buvait du gin quand il était seul pour refréner son goût des bons crus ; et bien qu’il aimât le théâtre, il n’y avait pas mis les pieds depuis vingt ans. Mais il avait pour les autres une indulgence à toute épreuve ; et il s’émerveillait parfois, presque avec envie, de l’intensité de désir réclamée par leurs dérèglements ; et en dernier ressort, inclinait à les secourir plutôt qu’à les blâmer. « Je penche vers l’hérésie des caïnites, lui arrivait-il de dire pédamment. »

Extrait de : R.L Stevenson. « L’Étrange Cas du Dr Jeckyl et Mr Hyde. »

L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde par Robert Louis Stevenson

Fiche de L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde

Titre : L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1886
Traduction : V. Boissonnade
Edition : Pavillons

Première page de L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde

« MR UTTERSON le juriste était un homme d’une physionomie rugueuse, que n’éclairait jamais un sourire ; froid, pauvre et embarrassé dans le discours ; à rebours dans le sentiment ; maigre, long, poussiéreux, triste et cependant de quelque façon chérissable. Aux rencontres amicales, et quand le vin était à son goût, quelque chose d’éminemment humain se signalait dans sa prunelle ; quelque chose en vérité qui ne trouvait jamais le chemin de ses propos, mais qui s’exprimait non seulement dans ces silencieux symboles du visage de l’après-dîner, mais plus souvent et bruyamment dans les actes de sa vie. Il était austère avec lui-même ; buvait du gin quand il était seul, afin de mortifier un goût pour les crus ; et bien qu’il appréciât le théâtre, n’en avait pas passé les portes d’un depuis vingt ans. Mais il avait pour les autres une tolérance approuvée ; s’étonnant quelquefois, presque avec envie, de la haute pression d’esprits impliquée dans leurs méfaits ; et en toute extrémité inclinait à aider plutôt qu’à reprendre. « J’incline vers l’hérésie de Caïn, » disait-il baroquement : « je laisse mon frère aller au diable à sa propre manière. » Dans ce caractère, c’était fréquemment sa chance d’être la dernière connaissance honorable et la dernière bonne influence dans la vie des hommes qui sombraient. Et à ceux-là, aussi longtemps qu’ils fréquentaient son cabinet, il ne marquait jamais dans son allure l’ombre d’un changement. »

Extrait de : R.L Stevenson. « L’étrange cas de Dr Jekyll et Mr Hyde. »

Le dynamiteur par Robert Louis Stevenson

Fiche de Le dynamiteur

Titre : Le dynamiteur
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1885
Traduction : G. Art
Edition : Bibliothèque numérique romande

Première page de Le dynamiteur

« Dans la cité des fortuites rencontres, le Bagdad de l’Occident, et, pour être plus explicite, sur le large trottoir nord de Leicester Square, deux jeunes gens de vingt-cinq à vingt-six ans se retrouvèrent après de longues années de séparation. Le premier, aux manières distinguées et vêtu à la dernière mode, hésita quelque peu à reconnaître le bohème dépenaillé et minable qui se présentait à lui.

— Eh quoi ! s’écria-t-il, Paul Somerset !

— Paul Somerset en personne, répondit l’autre, ou du moins ce qui reste de lui après une sévère expérience de la pauvreté et du barreau. Mais vous, Challoner, vous n’êtes pas changé le moins du monde, et, sans hyperbole, on peut dire que le temps n’a laissé aucune trace sur la sérénité de votre front olympien.

— Tout ce qui brille n’est pas or, répondit Challoner… Mais le lieu n’est guère favorable aux confidences, et nous mettons obstacle au passage de ces dames. Tâchons, si vous le voulez bien, de trouver un coin un peu plus à l’écart.

— Si vous me permettez de vous servir de guide, dit Somerset, je vais vous offrir le meilleur cigare de Londres. »

Extrait de : R.L Stevenson. « Le Dynamiteur. »

Olalla & Will du moulin par Robert Louis Stevenson

Fiche de Olalla & Will du moulin

Titre : Olalla & Will du moulin
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1885
Traduction : T. Varlet, A. Jarry
Edition : Bibliothèque numérique romande

Sommaire de Olalla & Will du moulin

  • Olalla
  • Will du moulin

Première page de Olalla

« — Maintenant, dit le docteur, mon devoir est fait, et je puis dire avec quelque vanité, bien fait(1). Il ne reste plus qu’à vous faire sortir de cette cité froide et empoisonnée, et à vous donner deux mois d’air pur et de conscience à l’aise. Cette dernière affaire vous regarde. Pour la première, je pense que je puis vous aider. Cela tombe, à la vérité, plutôt singulièrement. Ce n’est que l’autre jour que le padre est revenu de la campagne et, comme lui et moi sommes de vieux amis, quoique de professions contraires, il s’adressa à moi à propos de la misère de quelques-uns de ses paroissiens. C’était une famille… Mais vous ignorez l’Espagne, et même les noms de nos Grands vous sont à peine connus ; qu’il vous suffise de savoir que c’étaient jadis des personnages considérables, et qu’ils sont maintenant tombés à deux doigts du dénuement. Rien à présent ne leur appartient que la residencia, et certaines lieues de montagne déserte, dans la plus grande partie de laquelle même une chèvre ne pourrait supporter la vie. »

Extrait de : R.L Stevenson. « Olalla, Will du Moulin. »

Les gais lurons par Robert Louis Stevenson

Fiche de Les gais lurons

Titre : Les gais lurons
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1920
Traduction : T. Varlet
Edition : Bibliothèque numérique romande

Première page de Les gais lurons

« Ce fut par une belle matinée de la fin de juillet que je me mis en route vers Aros pour la dernière fois. Une barque m’avait déposé la veille à Grisapol ; je déjeunai tant bien que mal à la petite auberge, y laissai tout mon bagage, en attendant une occasion de revenir le chercher par mer, et commençai d’un cœur léger la traversée du promontoire.

J’étais loin d’être natif de ces parages, car mon ascendance provenait exclusivement des basses-terres. Mais un mien oncle, Gordon Darnaway, dont la jeunesse fut dure et pauvre, avait navigué quelques années, avant d’épouser une jeune femme des îles. Celle-ci s’appelait Mary Maclean ; elle était l’unique héritière de sa famille ; et lorsqu’elle mourut en donnant le jour à une fille, la ferme entourée par la mer, Aros, demeura en la possession de son mari. Ce domaine lui rapportait juste de quoi vivre, comme je le savais très bien ; mais mon oncle était un homme que le mauvais sort avait toujours poursuivi ; encombré qu’il était de ce jeune enfant, il n’osait tenter de recommencer sa vie ; et il restait en Aros, à se ronger les ongles, face à face avec son destin. Les années s’accumulèrent sur sa tête dans cet isolement, sans lui apporter ni aide ni réconfort. »

Extrait de : R.L Stevenson. « Les Gais Lurons. »

Hermiston, le juge pendeur par Robert Louis Stevenson

Fiche de Hermiston, le juge pendeur

Titre : Hermiston, le juge pendeur
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1912
Traduction : A. Bordeaux
Edition : Bibliothèque numérique romande

Première page de Hermiston, le juge pendeur

« Dans le territoire d’une paroisse située à l’extrémité la plus sauvage de la lande écossaise, hors de vue de la dernière maison, on trouve au milieu des bruyères un cairn, et, un peu plus à l’est, sur la pente, un monument portant quelques vers à demi effacés. C’est là que Claverhouse tua de sa propre main le Tisseur en prière de Balweary et c’est ici que le ciseau d’Old Mortality résonna sur la pierre tombale solitaire. Ainsi, l’histoire et la tradition ont déjà marqué d’un doigt sanglant ce vallon au milieu des collines ; pourtant le silence des mousses y fut encore une fois interrompu par le crépitement d’une arme à feu et les plaintes d’un mourant, depuis que le Puritain y donna sa vie dans un moment de folie glorieuse sans avoir été compris ni regretté.

« Le trou des Sorcières du Diable », tel était autrefois le nom de ce lieu maudit. Maintenant, il s’appelle le Cairn de Francie. Durant quelque temps on dit que Francie y revenait. »

Extrait de : R.L Stevenson. « Hermiston Le Juge pendeur. »

Will, l’homme du moulin par Robert Louis Stevenson

Fiche de Will, l’homme du moulin

Titre : Will, l’homme du moulin
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution :
Traduction : N. Waquet
Edition : Rivages

Première page de Will, l’homme du moulin

« Le moulin où vivaient Will et ses parents d’adoption se trouvait dans une vallée en pente entre des forêts de sapins et d’imposantes montagnes. En amont, les hauteurs s’étageaient jusqu’à émerger des plus hautes futaies pour se dresser nues contre le ciel. Un long village gris s’étirait un peu plus haut, telle une balafre ou les lambeaux d’une brume vaporeuse sur un coteau boisé. Lorsque le vent était propice, le son des cloches de l’église, ténu et argentin, descendait jusqu’à Will. En aval, les pentes se faisaient toujours plus escarpées tandis que la vallée s’évasait des deux côtés. On pouvait l’embrasser du regard dans toute sa longueur depuis une éminence à côté du moulin, et voir plus loin encore une vaste plaine où la rivière scintillait et serpentait de ville en ville dans son voyage vers la mer. Le sort avait voulu qu’un col menant à un royaume voisin surplombât la vallée, si bien que la petite route de campagne qui longeait tranquillement la rivière n’en était pas moins une artère très passante entre deux nations splendides et puissantes. »

Extrait de : R.L Stevenson. « Will, l’homme du moulin. »

Le pont sur l’abime par George Rippey Stewart

Fiche de Le pont sur l’abime

Titre : Le pont sur l’abime
Auteur : George Rippey Stewart
Traduction : J. Fournier-Pargoire
Date de parution : 1949
Editeur : Hachette

Première page de Le pont sur l’abime

« Et le gouvernement des États-Unis suspend ses activités, excepté dans le district de Columbia où seront concentrés les services de secours. Les fonctionnaires et les officiers des Forces Armées se mettront à la disposition des gouverneurs des différents États ou de toute autre autorité locale encore existante. Par ordre du président par intérim. Dieu sauve le peuple américain.

Voici un avis qui vient d’arriver du Service de secours du Massachusetts : le centre d’hospitalisation de West Oakland est abandonné. Ses fonctions, y compris les immersions des cadavres en mer, sont assurées désormais par le centre de Berkeley.


C’est tout…


Gardez l’écoute de cette station, la seule à présent qui fonctionne en Californie du Nord. Nous vous tiendrons au courant des événements aussi longtemps que nous le pourrons.

À l’instant même où il se hissait sur le rebord d’un rocher, Ish entendit un bruit de crécelle et un crochet s’enfonça dans sa chair. Instinctivement, il retira sa main droite ; tournant la tête, il aperçut le reptile, lové et toujours menaçant. Ce n’était pas un gros serpent, remarqua-t-il tout en portant la main à ses lèvres et aspirant la petite goutte de sang qui perlait au bout de l’index. »

Extrait de : G.R Stewart. « Le Pont sur l’abîme. »

L’intégrale + Collector par Robert Anthony Salvatore

Fiche de L’intégrale + Collector

Titre : L’intégrale + Collector
Auteur : Robert Anthony Salvatore
Date de parution :
Traduction : S. Kazourian, S. Quémener, Y. Chican, F. Cointot, L. Murphy, E. Betsch, M. Zachayus, S. Baert, E. Luc, L. Richard, C. Jouanneau, M. Froidevaux, T. Lathière, JB Bernet
Editeur : Bragelonne

Sommaire de L’intégrale + Collector :

  • Demon Wars
    • L’éveil du démon
    • L’esprit du démon
    • L’apôtre du démon
    • Mortalis
  • La légende de Drizzt – Livre 1
    • Terre natale
    • Terre d’exil
    • Terre promise
  • La légende de Drizzt – Livre 2
    • L’éclat de cristal
    • Les torrents d’argent
    • Le joyau du Halfelin
  • La légende de Drizzt – Livre 3
    • L’héritage
    • Nuit sans étoiles
    • L’invasion des ténèbres
  • La légende de Drizzt – Livre 4
    • Une aube nouvelle
    • Lame furtive
    • L’épine dorsale du Monde
    • La mer des épées
  • Mercenaires
    • Serviteur du cristal
    • La promesse du Roi-sorcier
    • La route du patriarche
  • Transitions
    • Le Roi orque
    • Le Roi pirate
    • Le Roi fantôme
  • Les lames du chasseur
    • Les mille orques
    • Le Drow solitaire
    • Les deux épées
  • La pentalogie du clerc
    • Cantique
  • Neverwinter
    • Gauntlgrym
    • Neverwinter
    • La griffe de Charon
    • Le dernier seuil
  • Les compagnons
  • Le codex des compagnons
    • La nuit du chasseur
    • L’avènement du roi
    • La vengeance du nain
  • Retour à Gauntlgrym
    • Archimage
    • Maestro
    • Héros