Auteur/autrice : CH91
À 7 pas de minuit par Richard Matheson

Fiche de À 7 pas de minuit
Titre : Nouvelles – intégrale
Auteur : Richard Matheson
Date de parution : 1993
Traduction : H. Collon
Editeur : Denoël
Première page de À 7 pas de minuit
« La plupart étaient déguisés en chiffres allant de un à neuf, dans le désordre, d’autres en lettres, majuscules ou minuscules. On voyait aussi des costumes « plus » et des costumes « moins », des parenthèses et des accolades. Et tout ce petit monde tournait en rond sur la scène comme un troupeau de moutons.
Il se pencha vers Wilson et lui dit à l’oreille : « Comment faire pour qu’ils se mettent tous en place ?
— Qu’est-ce que j’en sais, moi ? C’est vous, le metteur en scène, non ?
— Comment ça ? » Il regarda bouche bée son compagnon plus âgé. « Mais je croyais que c’était vous !
— Pas pour cette pièce-ci », répondit Wilson.
Chris s’affala contre son dossier en gémissant. C’est moi le metteur en scène ? Mais comment est-ce possible ! Il ne savait même pas quelle pièce on montait. »
Extrait de : R. Matheson. « À sept pas de minuit. »
Nouvelles – intégrale par Richard Matheson

Fiche de Nouvelles – intégrale
Titre : Nouvelles – intégrale
Auteur : Richard Matheson
Date de parution : 2026
Traduction :
Editeur : J’ai lu
Sommaire de Nouvelles – intégrale
- I – 1950-1953
- Itinéraires de l’angoisse
- Né de l’homme et de la femme
- La troisième à partir du Soleil
- Quand le veilleur s’endort
- La voix du sang
- L’habit fait l’homme
- La robe de soie blanche
- Retour à zéro
- La chose
- Derrière l’écran
- La guerre des sorcières
- Avis à la population
- Frère de la machine
- B…
- Mamour, quand tu es près de moi
- La maison enragée
- Une résidence de haut vol
- Un jour, une petite annonce
- Enfer sur mesure
- Nef de mort
- Escamotage
- Les captateurs
- Toilettes pour hommes seuls
- La boucle est bouclée
- Le dernier jour
- Lazare II
- Une armée de conspirateurs
- Tina a disparu
- Appel longue distance
- II – 1953-1959
- La maison du crime
- Intrusion
- Un mariage
- Paille humide
- Le zoo
- Le conquérant
- L’enfant trop curieux
- Cher journal
- Descendre
- La poupée à tout faire
- L’homme qui avait créé le monde
- L’examen
- Le voyageur
- Au soir du monde
- Danse macabre
- Funérailles
- Miss Poussière d’étoiles
- Un cas d’école
- Cycle de survie
- Une tripotée de donzelles
- Le haut et gentil lieu
- L’Indéracinable
- J’veux voir le père Noël
- Les enfants de Noah
- L’homme des jours de fête
- Lemmings
- Jours disparus
- Le distributeur
- III – 1959-2003
- L’horreur rampante
- Les républicains exigent une enquête poussée – au motif que le Mouvement de L.A. cacherait en fait des activités subversives
- Date limite
- Mantage
- Les vampires n’existent pas
- Les grillons
- Le jour du jugement
- Premier anniversaire
- Le pays de l’ombre
- Cauchemar à six mille mètres
- Le langage des mains
- Je suis là à attendre
- Erreur de Tir
- Les inséparables
- Les visages de Julie
- Sans paroles
- Deus ex machina
- La fille de mes rêves
- La machine à jazz
- Onde de choc
- Les temps sont mous
- La multiplication des deniers
- Mon royaume pour un verre d’eau
- Thérèse
- Proie
- Le signe du lion
- Le jeu du bouton
- Ombres et silhouettes
- Uniquement sur rendez-vous
- La touche finale
- Jusqu’à ce que la mort nous sépare
- La presque-disparue
- Talents cachés
- Duel
- La consultation de quatorze heures
- Du vent, sale mouche !
- Messages personnels
- Miroir, miroir…
- Dans la douleur
- Tout n’est que silence
- Le prisonnier
- Coup de fil de l’autre côté de la rue
- Voyons si vous vous souvenez de lui
- Reliques
- Toujours devant ta voix…
- Au lecteur
- Être seul de son espèce – par Robert Louit
- L’aveugle au revolver
- Trop fier pour perdre
- Le gamin dans les rochers
- C’est l’heure de mourir
Trois courtes nouvelles par José Moselli

Fiche de Trois courtes nouvelles
Titre : Trois courtes nouvelles
Auteur : José Moselli
Date de parution : 1912
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Sommaire de Trois courtes nouvelles
- Le mystère de l’Arafura
- L’assassinat de Rufus Jacob (4 sur 17 – John Strobbins)
- Le radium du professeur Allan Gordon
Première page de Le mystère de l’Arafura
« Après avoir soustrait sa fiancée Charlotte Gladden aux embûches de ceux qui voulaient lui ravir son immense fortune, John Strobbins était revenu – comme toujours – à San-Francisco, son centre d’opérations. Le détective cambrioleur par un scrupule bizarre et inattendu avait déclaré à sa fiancée qu’il ne l’épouserait que lorsque leurs fortunes respectives s’équivaudraient. Or, si John Strobbins était possesseur d’un nombre considérable de dollars, il était loin d’atteindre au total fantastique de 180.000.000, montant de la fortune de Charlotte Gladden.
Cependant, John Strobbins ne désespérait pas d’y parvenir… Spéculer ? Cela comporte des aléas ! Travailler ? John Strobbins n’en avait pas le temps… Alors ?
Il fallait trouver quelque opération fructueuse et rapide ! John Strobbins, ayant gagné sa villa des environs de San-Francisco, se plongea dans ses réflexions. Et, pendant quelque temps, nul n’entendit plus parler de lui… »
Extrait de : J. Moselli. « Trois courtes nouvelles. »
Un grand mariage par José Moselli

Fiche de Un grand mariage
Titre : Un grand mariage
Auteur : José Moselli
Date de parution : 1911
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Première page de Un grand mariage
« Depuis deux mois que John Strobbins s’était évadé de la prison de Sacramento, M. James Mollescott, le chef de la sûreté de San Francisco, ne vivait plus, tremblant continuellement d’être la victime de l’astucieux personnage. Le détective Peter Craingsby qu’il avait envoyé à sa recherche n’avait pas reparu, et toutes les investigations avaient été vaines, tant pour savoir ce qu’était devenu Craingsby que pour découvrir la mystérieuse retraite de John Strobbins.
Vraiment la vie devenait difficile pour cet infortuné James Mollescott, accusé, par certains journaux, d’incapacité et, par d’autres, de complicité.
Ce jour-là, James Mollescott, assis dans son bureau, réfléchissait une fois de plus au moyen de mettre la main sur John Strobbins, lorsqu’un huissier vint lui apporter un pli du gouverneur de l’État de Californie, le priant de venir aussitôt.
Telle était la puissance de l’idée fixe sur le chef de la Sûreté de San Francisco, qu’il s’écria :
— Je suis sûr que c’est encore pour ce misérable John Strobbins que Dieu damne ! »
Extrait de : J. Moselli. « Un grand Mariage. »
Triplix l’insaisissable par José Moselli

Fiche de Triplix l’insaisissable
Titre : Triplix l’insaisissable
Auteur : José Moselli
Date de parution : 1924
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Première page de Triplix l’insaisissable
« — M. Joé Blanket, de Scotland Yard ! annonça l’huissier en tendant un large bristol à M. Serpier, le nouveau chef de la Sûreté. Ce Monsieur dit que c’est extrêmement urgent !
— Joé Blanket ? Ah ! oui ! murmura le haut fonctionnaire, les sourcils froncés. Eh bien !… faites entrer !
Fatigué par une nuit mouvementée, passée à donner la chasse à un dangereux anarchiste et à l’arrêter, M. Serpier venait brusquement de se rappeler le nom de son visiteur. Un visiteur de marque, en vérité ! Joé Blanket ! Le grand détective anglais dont les enquêtes étaient célèbres dans le monde entier, Joé Blanket, qui avait réussi à arrêter, après dix-sept mois de filature, les assassins du cousin de l’empereur du Japon, qui avait découvert les cambrioleurs de la grande bijouterie du Strand plus d’un million de livres sterling de butin ! Joé Blanket, enfin, le grand Joé Blanket. »
Extrait de : J. Moselli. « Triplix l’insaisissable. »
Sang et diamants par José Moselli

Fiche de Sang et diamants
Titre : Sang et diamants (14 sur 17 – John Strobbins)
Auteur : José Moselli
Date de parution : 1926
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Première page de Sang et diamants
« Cette aventure, John Strobbins ne la voulut pas. Et pour cause !
Il fut cambriolé, inculpé, emprisonné, et peu s’en fallut qu’il ne finit sur la chaise électrique. Peu s’en fallut qu’il ne périt d’une autre manière, mais aussi misérablement…
Ayant vendu sa villa de Los Angeles, pour ne plus rencontrer à chaque pas les « têtes à l’huile » du cinéma, John Strobbins, qui aimait le soleil, avait traversé les États-Unis et avait acheté un petit bungalow, situé sur la côte sud de Floride, à moins d’un demi-mille de Romano-Inlet.
Romano-Inlet était, il y a quelques années, un misérable village de pêcheurs. La côte floridienne étant devenue à la mode, Romano-Inlet fut acheté par des spéculateurs. Ils n’eurent pas de peine à exproprier à coups de dollars les malheureux pêcheurs, et, une fois maîtres du terrain, bâtirent trois palaces, un casino, une estacade et annoncèrent dans les journaux de New-York et dans ceux de Chicago, que Romano-Inlet était « véritablement » la succursale du Paradis terrestre, que le climat y était idéal, la mer plus bleue qu’ailleurs, et que le terrain, à deux dollars le pied carré, constituait une splendide occasion, a splendid opportunity. »
Extrait de : J. Moselli. « Sang et diamants. »
Le wagon d’argent de José Moselli

Fiche de Le wagon d’argent
Titre : Le wagon d’argent (15 sur 17 – John Strobbins)
Auteur : José Moselli
Date de parution : 1914
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Première page de Le wagon d’argent
« Plusieurs grands esprits ont affirmé très sérieusement que ce qui les intéressait le plus dans un journal, c’était les annonces. Opinion contestable, après tout, mais qui était et est encore celle de John Strobbins.
Le célèbre détective-cambrioleur a souvent coutume de dire que c’est grâce à la presse qu’il a eu l’idée de ses plus lucratives entreprises.
C’est pourquoi il lit toujours jusqu’à la dernière ligne les innombrables journaux auxquels, sous divers noms, il est abonné. Le plus souvent, c’est en pure perte. Mais John Strobbins ne s’en dépite pas. Il pense avec raison que si, sur mille journaux qu’il lit, un seul le met sur la piste d’une bonne… affaire, il n’a point perdu son temps.
Il lit donc les annonces et sait démêler ce qu’elles contiennent de vrai et de faux. Sa vie aventureuse lui a appris à lire entre les lignes et à ne s’étonner de rien ou de pas grand’chose. »
Extrait de : J. Moselli. « Le Wagon d’argent. »
180.000.000 de dollars par José Moselli

Fiche de 180.000.000 de dollars
Titre : 180.000.000 de dollars (3 sur 17 – John Strobbins)
Auteur : José Moselli
Date de parution : 1912
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Première page de 180.000.000 de dollars
« Dans le petit salon aux meubles de bambou ciselé, la lumière se retirait lentement et ses lueurs s’accrochaient aux ors du lustre et aux émaux pendus au mur.
Assise dans un rocking-chair, une jeune fille, immobile et muette, semblait rêver. Jolie ? Non. Belle. Dans la pénombre sa blonde chevelure mettait une tache d’or. Le visage, d’un ovale un peu allongé, s’éclairait de deux yeux aux lueurs changeantes, tour à tour semblables aux bleuets ou à l’opale.
Au-dessous du nez d’une pureté de statue grecque, la bouche petite et arquée, dont l’incarnat ressortait sur la matité de la figure, se crispait d’un sourire mélancolique.
Assis à ses pieds, un homme paraissant une trentaine d’années, brun, la physionomie à la fois douce et énergique, barrée d’une mince moustache noire, caressait distraitement un banjo. »
Extrait de : J. Moselli. « 180 000 000 de dollars. »
John Strobbins s’assure sur la vie par José Moselli

Fiche de John Strobbins s’assure sur la vie
Titre : John Strobbins s’assure sur la vie
Auteur : José Moselli
Date de parution : 1912-1913
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Sommaire de John Strobbins s’assure sur la vie
- John Strobbins s’assure sur la vie
- Le quatrième larron (6 sur 17 – John Strobbins)
Première page de John Strobbins s’assure sur la vie
« Les temps sont durs. À aucune époque la vie ne fut plus âpre. Si l’art de soutirer l’argent de la poche ou du coffre-fort de son semblable n’a jamais été si perfectionné, il faut avouer que la science apportée à mettre à l’abri ce même argent est également ingénieuse et subtile. Chaque jour, il devient plus difficile de s’approprier le bien du voisin.
Toutes les combinaisons – ou presque – ont été essayées. Elles sont connues et, par là, de nulle valeur. Il faut en trouver d’autres.
« Refaire » son prochain devient un art qui, hélas ! est à chaque instant entravé par des policiers ignares…
Oui, les temps sont durs !
Ces pessimistes constatations, John Strobbins dut certainement se les faire lorsqu’il combina l’affaire la plus hasardeuse de sa carrière, celle qui suffirait à légitimer sa célébrité.
De fait, John Strobbins joua là une formidable partie et son audace fut d’autant plus étonnante que rien ne l’obligeait à tenter une aussi téméraire entreprise. »
Extrait de : J. Moselli. « John Strobbins s’assure sur la vie – Le quatrième Larron. »
Des aventures de John Strobbins par José Moselli

Fiche de Des aventures de John Strobbins
Titre : Des aventures de John Strobbins
Auteur : José Moselli
Date de parution : 1911
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Sommaire de Des aventures de John Strobbins
- Une évasion mystérieuse (1 sur 17 – John Strobbins)
- La bague du roi du saumon
- En train spécial
Première page de Une évasion mystérieuse
« M. James Mollescott, chef de la police de San Francisco, roula une fine cigarette de tabac opiacé, l’alluma et en tira une bouffée. Puis l’ayant posée sur un élégant cendrier de métal, il se renversa sur son fauteuil de cuir et, de sa main tendue, pressa le bouton d’une sonnerie électrique.
Le soir venait : déjà par la fenêtre entr’ouverte, filtrait l’éclat violet des lampadaires électriques de la Kentucky avenue.
James Mollescott tourna un commutateur qui fit s’irradier l’ampoule électrique encapuchonnée de porcelaine verte, posée sur le large bureau d’acajou. Au même instant, l’on frappa.
— Entrez !
Par la porte de cuir, entr’ouverte silencieusement, le secrétaire du chef de la police parut :
— Rien de nouveau, Morsith ? »
Extrait de : J. Moselli. « Des Aventures de John Strobbins. »