Auteur/autrice : CH91

 

La main de Zeï (Opta) par Lyon Sprague de Camp

Fiche de La main de Zeï

Titre : La main de Zeï (Tome 2 sur 2 – Zeï)
Auteur : Lyon Sprague de Camp
Date de parution : 1970
Traduction :
Editeur : Opta

Première page de La main de Zeï

« PAR un beau matin clair, le soleil se leva en éclaboussant de rose la Mer Banjao. Les trois lunes de Krishna, à moitié cachées sous l’horizon d’ouest, se trouvaient toutes les trois ensemble en opposition avec le soleil, ce qui n’arrive que très rarement sur la planète.
Les feux rougeoyants du soleil levant, que les Krishniens appellent Roqir et les Terriens Tau Ceti, se reflétaient sur une vaste étendue marécageuse. Un observateur situé dans le ciel aurait pu remarquer un point en mouvement sur la frange nord de cet immense marais. Un petit bateau naviguant vers l’est suivait la côte déchiquetée qui séparait la mer proprement dite d’un continent presque solide d’algues et de goémons appelés ici terpahla. À la frontière, cette végétation tentaculaire s’agglutinait en paquets qui constituaient parfois de véritables îles flottantes. »

Extrait de : L. Sprague de Camp. « La main de Zeï. »

Zeï (Opta) par Lyon Sprague de Camp

Fiche de Zeï

Titre : Zeï (Tome 1 sur 2 – Zeï)
Auteur : Lyon Sprague de Camp
Date de parution : 1970
Traduction :
Editeur : Opta

Première page de Zeï

« Dirk Barnevelt enleva la housse de sa machine à écrire et se mit au travail :

A quelque vingt-cinq degrés au nord de l’équateur de Krishna s’étend la Mer Banjao, la plus grande étendue d’eau de la planète. Là se cache le Sunqar, empire de légende et de mystère. Sous les rayons torrides de Roqir pourrissent lentement les galères pointues de Dur et les trirèmes ventrues de Jazmurian, prises dans l’étreinte impitoyable de ce vaste continent flottant mi-aquatique, mi-végétal.

Même les violents orages qui sévissent dans cette partie de la planète arrivent à peine à rider la surface de cet immense marécage glauque. Pourtant, parfois, apparaît un bouillonnement sinistre qui révèle la présence des monstres qui régnent en maîtres incontestés des profondeurs, le plus redoutable étant le gvàm, autrement appelé le harponneur. »

Extrait de : L. Sprague de Camp. « Zeï. »

Zei (Le Masque) par Lyon Sprague de Camp

Fiche de Zei

Titre : Zei (Tome 1 sur 3 – Zeï)
Auteur : Lyon Sprague de Camp
Date de parution : 1970
Traduction :
Editeur : Le Masque

Première page de Zei

« Barnevelt s’adossa confortablement contre son siège et laissa errer son imagination : il y avait déjà deux ans qu’il décrivait laborieusement les endroits explorés par Igor Shtain ; les verrait-il un jour ? Peut-être, si sa mère mourait… Mais cela était peu probable. Grâce aux progrès de la gériatrie moderne, elle pouvait tenir le coup pendant encore un siècle. Son arrière-arrière-grand-père, qui habitait les Pays-Bas, était bien vivant. Et puis, pensa-t-il coupablement, ce n’est pas ainsi qu’un homme doit penser à sa mère. Il reprit son récit :

Rien, une fois pris dans cette toile d’herbes et de racines, ne peut s’en échapper. Seul ce qui vole, telles ces chauves-souris d’eau qui viennent de la terre ferme pour se nourrir de plancton et d’algues, peut se déplacer au-dessus de cette immensité. Ici le temps est aboli ; rien n’existe sauf le silence et la chaleur, et l’odeur de putréfaction qui monte de cette végétation empoisonnée. »

Extrait de : L. Sprague de Camp. « Zeï. »

La main de Zei (Le Masque) par Lyon Sprague de Camp

Fiche de La main de Zei

Titre : La main de Zei (Tome 2 sur 3 – Zeï)
Auteur : Lyon Sprague de Camp
Date de parution : 1970
Traduction :
Editeur : Le Masque

Première page de La main de Zei

« Par un beau matin clair, le soleil se leva en éclaboussant de rose la Mer Banjao. Les trois lunes de Krishna, à moitié cachées sous l’horizon d’ouest, se trouvaient toutes les trois ensemble en opposition avec le soleil, ce qui n’arrive que très rarement sur la planète.
Les feux rougeoyants du soleil levant, que les Krishniens appellent Roqir et les Terriens Tau Ceti, se reflétaient sur une vaste étendue marécageuse. Un observateur situé dans le ciel aurait pu remarquer un point en mouvement sur la frange nord de cet immense marais. Un petit bateau naviguant vers l’est suivait la côte déchiquetée qui séparait la mer proprement dite d’un continent presque solide d’algues et de goémons appelés ici terpahla. À la frontière, cette végétation tentaculaire s’agglutinait en paquets qui constituaient parfois de véritables îles flottantes.
En s’approchant plus près, l’observateur aurait discerné une voile latine triangulaire pointue, mollement gonflée par la légère brise matinale venant du nord, gréée à l’unique mât du bâtiment. »

Extrait de : L. Sprague de camp. « La main de Zeï. »

Serving Sreelatha

Fiche de Serving Sreelatha

Titre : Serving Sreelatha
Auteur : Kurt Steiner
Date de parution :
Editeur :

Première page de Serving Sreelatha

« Lorsque Sunil Kakkar, l’associé de Tim Benson dans une entreprise de vente au détail florissante, décède, le bel Anglais d’âge moyen entre en contact avec la jeune épouse de son défunt partenaire, Sreelatha.

Étant un peu snob et possédant lui-même une femme attirante, Benson avait gardé ses relations avec sa partenaire sur une base strictement professionnelle, trouvant la femme de Sunil – lors des rares occasions sociales où il avait été obligé d’interagir avec elle – inintéressante et peu attirante.

Cependant, lorsqu’il se rend chez son ancien partenaire avec l’intention de racheter la part de sa femme dans l’entreprise, il tombe sous l’influence d’un thé étrange, de la jeune veuve elle-même et de sa gouvernante désapprobatrice et sadique, Abhaya. »

Extrait de : K. Steiner. « Serving Sreelatha. »

L’homme sans idées par Thomas M. Disch

Fiche de L’homme sans idées

Titre : L’homme sans idées
Auteur : Thomas M. Disch
Date de parution : 1982
Traduction : A. Dorémieux
Editeur : Denoël

Sommaire de L’homme sans idées

  • L’homme sans idées
  • Le chat noir
  • Le compromis du Père Noël
  • La vengeance d’Héra ou le triomphe de la monogamie
  • Concepts
  • La guerre dans l’appartement d’à côté
  • Le foetus
  • Le feu se mit à brûler le bâton, le bâton se mit à battre le chien
  • Au centre du plaisir
  • L’adulte
  • Comment voler
  • La planète des viols
  • La révélation
  • Des pyramides pour le Minnesota
  • Josie et l’ascenseur : une histoire édifiante
  • Une leçon d’italien
  • Compréhension de la conduite humaine

Première page de L’homme sans idées

« Il avait d’abord supposé qu’il avait échoué. Supposition raisonnable à première vue, mais au bout de deux semaines, la commission des Examens ne lui ayant toujours pas écrit, il se demanda si peut-être il n’était pas arrivé à l’emporter. Cela semblait difficilement croyable. L’examinateur, un vieux bonhomme ratatiné dont Barry avait aussitôt oublié le nom, s’était montré d’emblée hostile et agressif, lui disant qu’il trouvait sa poignée de main trop sincère. Il avait orienté d’abord la conversation sur les dangers éventuels des bains de soleil excessifs, critique indirecte du bronzage estival de Barry et des loisirs que ce bronzage impliquait, puis s’était lancé sur le thème des dauphins et la probabilité que leur intelligence égalât celle des hommes. Barry, étant entré dans la cabine résolu à miser tous ses jetons sur une tactique de franchise absolue, avait répondu, premièrement, qu’il était trop jeune pour se soucier du cancer de la peau et, deuxièmement, qu’il n’avait aucun intérêt pour les animaux sinon sous forme de viande. L’examinateur avait enchaîné sur les expériences psychiques d’une femme dont il avait lu le compte rendu dans le Reader’s Digest. »

Extrait de : T.M Disch. « L’homme sans idées. »

Génocides par Thomas M. Disch

Fiche de Génocides

Titre : Génocides
Auteur : Thomas M. Disch
Date de parution : 1965
Traduction : G. Abadia
Editeur : J’ai lu

Première page de Génocides

« Tandis que les étoiles, les plus faibles d’abord puis les plus brillantes, s’effaçaient pour faire place à la lumière de l’aube, la masse gigantesque de la forêt qui entourait le champ de maïs retint quelque temps encore l’obscurité compacte de la nuit. Une brise légère venue du lac faisait bruire les feuilles du jeune maïs, mais la forêt sombre n’exhalait aucun bruit. Bientôt, sa haute muraille s’auréola à l’est d’une lueur grisâtre, et les trois hommes qui attendaient dans le champ surent, bien qu’il fût encore invisible, que le soleil s’était levé.

Anderson cracha un jet de salive. La journée de travail venait officiellement de commencer. Il se mit à gravir la légère pente du champ vers le mur sylvestre exposé à l’est. Quatre rangées d’épis derrière lui, ses deux fils le suivaient. Neil, le plus jeune et le plus vigoureux, sur sa droite, et Buddy sur sa gauche.

Chaque homme était muni de deux seaux en bois, vides. Ils allaient torse nu et nu-pieds, car c’était le milieu de l’été. Leurs pantalons étaient déchirés. Anderson et Buddy avaient des chapeaux tressés en raphia grossier et à larges bords. Neil avait des lunettes de soleil mais pas de chapeau. Elles étaient très vieilles et le milieu de la monture avait été brisé et raccommodé avec de la colle et une fibre de même nature que celle dont étaient faits les chapeaux. »

Extrait de : T.M Disch. « Génocides. »

Camp de concentration par Thomas M. Disch

Fiche de Camp de concentration

Titre : Camp de concentration
Auteur : Thomas M. Disch
Date de parution : 1970
Traduction : M. Battin
Editeur : J’ai lu

Première page de Camp de concentration

« Le jeune R.M., mon gardien mormon, m’a en définitive apporté du papier. Trois mois se sont écoulés depuis le jour où je lui en ai demandé pour la première fois. Changement d’humeur inexplicable. Peut-être Andrea a-t-elle pu lui graisser la patte. Rigor Mortis n’en convient pas, mais il ne peut guère que nier le fait. Nous avons parlé politique, et j’ai pu déduire des allusions qu’il a laissé tomber que le président McNamara avait décidé d’utiliser des armes nucléaires « tactiques ». Peut-être est-ce après tout à McNamara plutôt qu’à Andrea que je dois ce papier, car R.M. était irrité depuis des semaines à la pensée que le général Sherman, le pauvre général Sherman, s’était vu refuser l’octroi d’une force de frappe adéquate. Quand R.M. est content, comme aujourd’hui, un sourire craintif étire ses lèvres minces et dévoile ses dents parfaites de tête de mort, un sourire vacillant teinté d’une imperceptible apparence d’humour. Pourquoi tous les Mormons que j’ai connus ont-ils ce même sourire constipé ? Leur entraînement à la propreté serait-il particulièrement sévère ?

Ceci est mon journal : Je serai franc. Sincèrement, il me serait difficile de me sentir plus malheureux. »

Extrait de : T. Disch. « Camp de Concentration. »

Choc terminal Tome 2 par Neal Stephenson

Fiche de Choc terminal Tome 2

Titre : Choc terminal Tome 2
Auteur : Neal Stephenson
Date de parution : 2021
Traduction : B. Domis
Editeur : Albin Michel

Première page de Choc terminal Tome 2

« Pippa s’occupa du montage durant le trajet retour en bus jusqu’au plus proche camp de base de volontaires, et mit le résultat en ligne pendant qu’ils mangeaient leur curry de lentilles et de pommes de terre. Le camp – quelques murs d’enceinte et des huttes en pierre – surplombait le lac. La signalisation en partie effacée indiquait que l’endroit avait autrefois accueilli un refuge pour routards et automobilistes qui n’avaient pas froid aux yeux. Après s’être rempli l’estomac, la Communauté pansa ses plaies. Puis elle se dénicha un espace disponible, en chassa les cailloux à coups de pied, et installa tentes et bâches avant la tombée de la nuit.

Laks se réveilla avec l’envie d’uriner et un parfum dans les narines. Ce qui était inhabituel, pour lui. Depuis le COVID, la plupart des odeurs qu’il sentait étaient mauvaises. Son médecin lui avait expliqué que le virus abîmait les cellules nerveuses des parois nasales, celles qui servaient d’intermédiaire entre les récepteurs olfactifs et les nerfs qui remontaient au cerveau. Ou quelque chose d’approchant. Une fois que le corps avait vaincu l’infection, ces cellules nerveuses tentaient de repousser, avec plus ou moins de réussite en fonction de l’étendue des dégâts. On pouvait aussi bien ne rien récupérer que se remettre presque complètement. Entre les deux, le corps semblait donner la priorité au recouvrement des capacités les plus pertinentes pour la survie. »

Extrait de : N. Stephenson. « Choc terminal T2. »

Black Alice par Thomas M. Disch et John T. Sladek

Fiche de Black Alice

Titre : Black Alice
Auteur : Thomas M. Disch et John T. Sladek
Date de parution : 1968
Traduction : J.P Gratias
Editeur : Rivages

Première page de Black Alice

« Alice commençait à trouver cela assommant de rester assise toute seule sur sa malle, sans rien avoir à faire. C’était le premier jour des vacances, bon sang, et les vacances, c’était fait pour s’amuser ! Scrutant le ruban d’asphalte de la route, Alice guetta la tache grise de forme familière qui deviendrait la Saab de Miss Godwin, et elle soupira. Puis elle se retourna, pour observer une grosse chenille velue qui rampait furtivement sous une voûte de feuilles de lierre. La chenille était jaune, striée de raies noires ; le lierre, en ces premiers jours d’été, arborait un vert éclatant ; quant aux murs de brique entourant le collège Ste-Arnobie, ils étaient d’un rouge terne, un rouge brique, justement. Une telle profusion de couleurs ne plaisait guère à Alice. Elle trouvait cela d’un goût douteux. Aussi détacha-t-elle, avec précaution, la chenille du mur de brique pour la laisser ramper sur les plis de sa robe neuve.

Mais cela aussi lui parut vite ennuyeux, car la chenille ne manifestait aucun intérêt pour la conversation. Miss Godwin avait quarante-cinq minutes de retard ! Si seulement Alice avait pensé, en faisant sa malle, à garder un livre à portée de la main, elle aurait quelque chose à lire, à présent. Si seulement le ciel voulait bien se dégager, elle pourrait commencer à bronzer tout de suite. Si seulement, si seulement Miss Godwin arrivait… »

Extrait de : T. Disch + J. Sladek. « Black Alice. »