Auteur/autrice : CH91
Alliances par Jean-Marc Ligny
Fiche de Alliances
Titre : Alliances (Tome 4 sur 4 – Trilogie climatique)
Auteur : Jean-Marc Ligny
Date de parution : 2020
Editeur : L’Atalante
Première page de Alliances
« Du bout de la piste, Tikaani observe le ciel avec inquiétude.
Les nuages s’y amoncellent, se bousculent en arrivant du nord-ouest, acquièrent une teinte et une consistance malsaines : violacés, brassés, bour souflés. Une bise marine se lève, souffle en bourrasques encore légères mais elle va bientôt forcir, c’est certain. Les vents du nord-ouest sont les plus terribles, ils virent souvent en ouragans, voire en cyclones s’il fait assez chaud. Et il fait bien assez chaud pour un mois d’octobre.
Pourvu que Vinda revienne avant la tempête.
Tikaani scrute le ciel dans l’espoir d’y percevoir un point en mouvement, mais rien ne bouge hormis cette avant-garde de nuées annonçant les troupes d’assaut qui montent de l’horizon. Rien ne bouge non plus sur la terre, ondulations nues et désolées, tellement poncées par les vents que rien n’y pousse qu’au ras du sol : moisine, kudzu, mousses et lichens, quelques herbes folles. Il y a bien longtemps que les ouragans ont arraché les derniers arbres que les termites n’avaient pas rongés ; leurs souches subsistent, chicots peu à peu dissous par la terre acide. »
Extrait de : J.M Ligny. « Alliances – Trilogie climatique. »
Semences par Jean-Marc Ligny

Fiche de Semences
Titre : Semences (Tome 3 sur 4 – Trilogie climatique)
Auteur : Jean-Marc Ligny
Date de parution : 2015
Editeur : L’Atalante
Première page de Semences
« HIROKO a encore vomi ce matin. Cette fois, elle a craché du sang.
Natsume ne sait plus quoi faire. Il lui a donné à boire de l’eau de la rivière, soigneusement filtrée de ses silicates, dans laquelle il avait infusé des feuilles de saule, des baies de genévrier, du kudzu, des airelles et des herbes choisies par Atangana, la chamane du village. Pour soigner ses migraines, atténuer ses courbatures.
Hiroko a tout rendu. Elle ne garde rien. Et souffre toujours autant.
Ça fait dix jours que ça dure. Son état s’aggrave sans cesse. Natsume soupçonne une forme sévère de dengue ou quelque chose du genre. Un virus transmis par un moustique, un de ces féroces ippernaq qui pullulent cet été à Qaanaaq.
Au début, quand il a vu apparaître des points rouges sur son torse et ses membres, il a cru qu’Hiroko s’était fait bouffer par les simulies, des nuées de moucherons aussi voraces que les moustiques. Ses maux de ventre et nausées pouvaient laisser croire à un choc anaphylactique. Mais la fièvre élevée ne collait pas. Les douleurs musculaires non plus. Les points rouges sont devenus des pétéchies, puis des ecchymoses. Elle s’est mise à saigner du nez et des gencives. »
Extrait de : J.M Ligny. « Semences – Trilogie climatique. »
Exodes par Jean-Marc Ligny

Fiche de Exodes
Titre : Exodes (Tome 2 sur 4 – Trilogie climatique)
Auteur : Jean-Marc Ligny
Date de parution : 2012
Editeur : L’Atalante
Première page de Exodes
« Comme chaque soir, Pradeesh Gorayan vérifie que tout est en ordre dans son labo avant d’en fermer les portes pour rentrer chez lui. Il a laissé partir son assistante Mathilda un peu plus tôt afin de faire sa tournée de contrôle dans le calme et la sérénité – c’est presque un rituel chez lui. Les paillasses nettoyées, les produits rangés à leur place, les cultures de cellules souches actives et bien isolées… et les souris, ses chères souris, en vie et en forme autant que possible. C’est dur d’obtenir des rongeurs de nos jours – du moins génétiquement purs –, il ne peut se permettre de les gaspiller. Jusqu’à présent, ses deux groupes de sujets tests, Gilgamesh (les témoins) et Mathusalem (les traitées), se comportent de la manière prévue par le protocole.
En passant, Pradeesh s’arrête devant l’une des fenêtres du premier étage et jette un œil sur le lac – ça aussi, c’est un rituel. Le lac s’étend à l’extérieur du dôme, et son aspect lui indique souvent le temps qu’il fait dehors. Quoique, aujourd’hui, il n’ait pas besoin de l’observer pour cela.
Car dehors c’est l’enfer. »
Extrait de : J.M Ligny. « Exodes – Trilogie climatique. »
Aqua par Jean-Marc Ligny

Fiche de Aqua
Titre : Aqua (Tome 1 sur 4 – Trilogie climatique)
Auteur : Jean-Marc Ligny
Date de parution : 1993
Editeur : Gallimard
Première page de Aqua
« Des trombes d’eau s’abattent en rafales sur le pare-brise du 50 tonnes Volvo, que les essuie-glaces à vitesse maximum ne parviennent plus à balayer. Le vent hurlant secoue le camion avec acharnement, mais ses douze roues aux pneus en polycarbonates le cramponnent au bitume de l’autoroute, et sa trajectoire ne dévie pas d’un pouce. À cent mètres dans son sillage, enveloppé d’un nuage de pluie vaporisée, un second poids lourd le suit avec la même rectitude. L’eau panache au sommet de leurs citernes luisantes estampillées du coquillage Shell.
Un signal d’alarme résonne soudain dans les cabines obscures, aux tableaux de bord pointillés d’une galaxie de contrôles électroniques. Un message lumineux s’inscrit en lettres rouges et en trois langues – néerlandais, anglais et allemand – sur le haut des pare-brise : CHECK POINT À 500 M – ARRÊT OBLIGATOIRE.
Avec une synchronisation parfaite, les deux camions en pilotage automatique ralentissent régulièrement. Celui de tête s’arrête en soupirant devant la barrière clignotante qui ferme l’échangeur de Zurich, au bord de la mer des Wadden. Au-delà des voies autoroutières plus ou moins transformées en torrents, les vagues furieuses se fracassent sur la digue côtière, ensemencent le paysage vert-de-gris d’écume de sel jaunasse, sous-tendent les hurlements de l’ouragan de leurs roulements sourds et menaçants. »
Extrait de : J.M Ligny. « Aqua – Trilogie climatique. »
Sorciers par Jean-Marc Ligny

Fiche de Sorciers
Titre : Sorciers (Tome 2 sur 2 – Succubes)
Auteur : Jean-Marc Ligny
Date de parution : 1990
Editeur : Fleuve noir
Première page de Sorciers
« Devant la porte Sud de Mérontori, le Va rassemble l’immense foule des pèlerins, des fanatiques, des aventuriers, ceux qui n’ont rien à perdre ou tout à gagner. Chaque jour ce gigantesque campement s’étend davantage, empiète sur les bois et les champs alentours. Chaque jour, malgré une garde renforcée et des patrouilles omniprésentes, des heurts opposent autochtones et pèlerins – des heurts qui dégénèrent souvent en batailles, se concluent par des morts et de nombreux blessés. Chaque jour, prières et offrandes se succèdent sur le Tertre Sacré, édifié au milieu du camp. Chaque nuit vols et pillages fleurissent dans la cité.
Inquiet pour l’avenir, le Maître Protecteur ne cesse de répéter que le Va doit s’ébranler au plus vite, faute de quoi il ne répondra plus de la sécurité à Mérontori.
Le Concile du Temple Céleste siège sans discontinuer, grossi par de nouvelles personnalités venues de tout le pays pour participer au Va sacré. Parmi l’assemblée passionnée par ce voyage initiatique, quelqu’un ne dit mot et se replie sur lui-même : Faau Kou Lorkein.
Car cette certitude grandit en lui : Feïn n’est pas mort. »
Extrait de : J.M Ligny. « Succubes – Sorciers. »
Démons par Jean-Marc Ligny
Fiche de Démons
Titre : Démons (Tome 1 sur 2 – Succubes)
Auteur : Jean-Marc Ligny
Date de parution : 1990
Editeur : Fleuve noir
Première page de Démons
« — Alors, Feïn, que leur racontais-tu, aux oiseaux ?
— Pas les oiseaux, Phalène. Les corbeaux. C’est pas pareil. Tu les vois ? Ce sont eux qui m’ont raconté.
Feïn tend le bras vers le val touffu, en contrebas. Une dizaine de moutons paissent l’herbe tondue à ras par leurs gencives de rongeurs. Le soleil se couche derrière la colline en face, dont l’ombre se répand sur leur large dos. Leur laine se pare d’un bleu éclatant, mauvi par le crépuscule. Dans le ciel rougissant, des corbeaux tournoient leur ballet
hermétique au-dessus des moutons indifférents. La température, très douce pour la saison, incite à s’attarder dans l’herbe. Phalène en arrache un brin qu’elle plante entre ses dents, et lève sur Feïn assis près d’elle ses grands yeux
noisette couverts de fard, chargés d’amour.
— Qu’est-ce qu’ils t’ont dit ?
Feïn la dévisage. Elle ne rit pas en posant cette question, n’a même pas cet air-de-sourire que prennent les Autres en lui adressant la parole. Son visage hâlé, anguleux, entouré de boucles auburn aussi foisonnantes que la laine des moutons, exprime un intérêt dont Feïn connaît bien l’origine. »
Extrait de : J.M Ligny. « Succubes – Démons. »
La dame blanche par Jean-Marc Ligny et Patrick Cothias

Fiche de La dame blanche
Titre : La dame blanche (Tome 2 sur 2 – Monsieur Nemo et l’éternité)
Auteur : Jean-Marc Ligny
Date de parution : 2005
Editeur : Fleuve noir
Première page de La dame blanche
« Percy Bysshe Shelley est fort ennuyé par la visite matinale de Filippo Buonarotti dans sa claire et calme villa de Pise. Il l’accueille courtoisement malgré tout, lui offre un cappuccino préparé avec art par son domestique Paolo Foggi, et s’arme de patience, enfoncé dans son sempiternel fauteuil de cuir, sa théière à portée de main. Mais il n’écoute que d’une oreille distraite le discours flamboyant du vieux révolutionnaire.
Ses pensées sont ailleurs, dans les arcanes des rimes spensériennes, et dans celles plus mystérieuses des âmes féminines : il songe à la belle Jane Williams, qui doit profiter de l’absence de son Edward parti en mer pour lui rendre une visite « d’amitié » (a-t-elle précisé) ; ainsi qu’à la non moins belle et ténébreuse Emilia Viviani, qu’il croyait cloîtrée dans un couvent et projetait d’enlever d’une façon très chevaleresque, avant de découvrir qu’elle était juste séquestrée par un mari trop jaloux ; également à Claire Clairmont, partie en octobre vivre à Florence parce qu’elle ne supportait plus (au bout de sept ans !) de partager Percy avec sa demi-sœur – alors que lui l’a bien partagée avec Byron… Et enfin à Mary son épouse, que le départ de Claire aurait dû rapprocher de lui, mais il n’en a rien été : elle traîne toujours comme un boulet le deuil du petit William… Par-dessus tout, Shelley réfléchit à son Epipsychidion, dédié à Emilia Viviani, qu’il doit achever à la lueur grise de la triste vérité. »
Extrait de : J.M Ligny et P. Cothias. « La dame blanche – Monsieur Nemo et l’éternité. »
L’aiglon à deux têtes par Jean-Marc Ligny et Patrick Cothias

Fiche de L’aiglon à deux têtes
Titre : L’aiglon à deux têtes (Tome 1 sur 2 – Monsieur Nemo et l’éternité)
Auteur : Jean-Marc Ligny
Date de parution : 2005
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’aiglon à deux têtes
« Non. Il ne veut pas sortir.
De toutes parts, il est repoussé, compressé, comprimé. Mais il renâcle, s’accroche. Il a mal, il a peur.
« Dehors » rôdent des êtres dangereux, des présences hostiles. « Dehors », il ne sera plus protégé. Il en est absolument certain, comme il sait que c’est la fin, qu’il sera expulsé, que ses minuscules forces sont insuffisantes. Oh, il savait tant d’autres choses… Or, depuis que son rejet a commencé – les poussées, la douleur, la terreur… –, il a tout oublié. Un pan entier de sa conscience a disparu. Ou est apparu ? Car il a conscience d’avoir peur et de résister – de n’être plus que crainte et résistance. Pourquoi ? Oui : les entités là dehors, mauvaises et maléfiques… C’est tout ce qu’il connaît désormais, de même qu’il va jaillir malgré ses poings crispés, ses mouvements restreints, entravés. Qu’il va basculer dans un autre univers. Il ne veut pas y aller.
Alors il se cramponne, de ses petites forces dérisoires. Ça pulse vite et fort autour de lui, ça se tord et se contracte, ça le contraint. Il sent l’angoisse profonde de sa source de vie, sa terreur de souffrir et mourir, sa douleur qui cherche à entrer en lui – mais il lutte. Il capte ses cris rauques, sa voix aiguë, ses mots hachés qu’il ne peut comprendre. »
Extrait de : J.M Ligny et P. Cothias. « L’aiglon à deux têtes – Monsieur Nemo et l’éternité. »
Joseph Delaney

Présentation de Joseph Delaney :
Né le 25 juillet 1945 à Preston (Lancashire) et mort le 16 août 2022, Joseph Delaney est un écrivain anglais principalement connu pour ses œuvres de fantasy et de fantastique destinées à la jeunesse. Il a marqué des générations de lecteurs à travers le monde avec sa célèbre saga L’Épouvanteur (The Wardstone Chronicles).
De l’enseignement à la littérature
Avant de connaître le succès littéraire, Joseph Delaney mène une longue carrière dans l’enseignement. Après avoir exercé divers métiers, il devient professeur d’anglais, puis enseigne les études cinématographiques et médiatiques au Blackpool Sixth Form College.
Passionné depuis toujours par l’écriture, il profite de son temps libre pour rédiger des histoires. Ses débuts sont pourtant discrets : en 1997, il publie son premier roman, un thriller de science-fiction intitulé Mercer’s Whore, sous le pseudonyme de J. K. Haderack. L’ouvrage ne rencontre pas le succès escompté, mais Delaney persévère.
Le phénomène planétaire de L’Épouvanteur
La consécration arrive en 2004 avec la publication sous son vrai nom de L’Apprenti épouvanteur (The Spook’s Apprentice). Ce roman pose les bases d’un univers sombre et envoûtant, fortement inspiré par les légendes et les paysages de sa région natale, le Lancashire. On y suit les aventures du jeune Thomas Ward, septième fils d’un septième fils, placé en apprentissage auprès de John Gregory, un « épouvanteur » chargé de protéger la région contre les sorcières, gobelins et autres créatures des ténèbres.
La série s’impose rapidement comme un classique contemporain de la dark fantasy pour adolescents. Composée de treize tomes dans son arc principal, elle s’est vendue à des millions d’exemplaires à travers le monde et a été traduite dans plus de trente langues. L’univers s’est ensuite enrichi de plusieurs cycles dérivés, dont Chronique de la lame-étoile (The Starblade Chronicles) et Frère Wulf (Brother Wulf).
Adaptations et autres œuvres
Le succès de la saga attire l’attention d’Hollywood. En 2014, le premier tome est librement adapté au cinéma sous le titre Le Septième Fils (Seventh Son), réalisé par Sergueï Bodrov, avec un casting prestigieux réunissant notamment Jeff Bridges, Julianne Moore et Ben Barnes.
S’il a consacré l’essentiel de sa carrière à l’univers de Thomas Ward, Joseph Delaney s’est également illustré avec d’autres séries, à l’image de la trilogie Arena 13 (2015-2017), mêlant dystopie et combats de gladiateurs dans un monde futuriste, et du roman indépendant Aberrations (2018).
L’héritage d’un conteur
Joseph Delaney s’éteint le 16 août 2022 des suites d’une longue maladie, à l’âge de 77 ans. Il laisse derrière lui une œuvre colossale, saluée pour son atmosphère horrifique savamment dosée, son folklore foisonnant et ses personnages complexes. En initiant des millions de jeunes lecteurs aux frissons de la littérature fantastique, il s’est imposé comme l’un des auteurs britanniques incontournables du XXIᵉ siècle.
Livres de Joseph Delaney :
Aberrations :
- Le réveil des monstres
- L’avertissement de la sorcière
Arena 13 :
- Arena 13
- La proie
- Le guerrier
Frère Wulf :
- L’enlèvement de l’épouvanteur
- Le fléau de Tulpan
- Le dernier épouvanteur
- L’avènement de l’obscur
L’épouvanteur :
- L’apprenti-épouvanteur
- La malédiction de l’épouvanteur
- Le secret de l’épouvanteur
- Le combat de l’épouvanteur
- L’erreur de l’épouvanteur
- Le sacrifice de l’épouvanteur
- Le cauchemar de l’épouvanteur
- Le destin de l’épouvanteur
- Grimalkin et l’épouvanteur
- Le sang de l’épouvanteur
- Le pacte de Sliter
- Alice et l’épouvanteur
- La revanche de l’épouvanteur
- Thomas Ward l’épouvanteur
- La résurrection de l’épouvanteur
- L’héritage de l’épouvanteur
- Les sorcières de l’épouvanteur
Le cachot de la sorcière
Pour en savoir plus sur Joseph Delaney :
La page Wikipédia sur J. Delaney
La page Noosfere sur J. Delaney
La page isfdb de J. Delaney
Périls sur Mû par Philippe Randa

Fiche de Périls sur Mû
Titre : Périls sur Mû
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1988
Editeur : Fleuve noir
Première page de Périls sur Mû
« Je me suis ancré dans la baie de La Pérouse, entre le débordement de la zone des cavernes et le groupe de statues de Te Pito Kura. La visite de l’île de Pâques m’a impressionné, je dois l’admettre. Je n’ai pourtant pas l’âme d’un chercheur avide.
Pour le moment, je me laisse dorer au soleil sur le pont avant de mon bateau l’Astrée. Dix mètres de long, conçu pour quatre ou cinq passagers, je le conduis seul.
Je bâille et allume une Pall Mall lorsque j’entends un bruit de rames dans l’eau. Je me relève pour m’approcher du bastingage. Un homme est debout dans un canot. Un homme aux cheveux blancs encore bien fournis. Le torse bronzé, juste vêtu d’un impeccable pantalon de toile claire, il semble beaucoup plus jeune que ses cheveux ne le laissent supposer. Lorsqu’il arrive à ma hauteur, il me sourit :
— François de Sterle ?
— Oui.
— Mon nom est Telgen Marlek. Puis-je monter ?
— Vous avez une échelle d’accostage à l’arrière.
— Merci.
Il se rassied pour reprendre ses rames. »
Extrait de : Ph Randa. « Périls sur Mû. »