Auteur/autrice : CH91

 

La romance de Ténébreuse – intégrale 4 par Marion Zimmer Bradley

Fiche de La romance de Ténébreuse – intégrale 4

Titre : La romance de Ténébreuse – intégrale 4
Auteur : Marion Zimmer Bradley
Date de parution : 2014
Traduction :
Editeur : I2n

Sommaire de La romance de Ténébreuse – intégrale 4

  • L’épée enchantée
  • La tour interdite
  • L’étoile du danger
  • La captive aux cheveux de feu

La romance de Ténébreuse – intégrale 3 par Marion Zimmer Bradley

Fiche de La romance de Ténébreuse – intégrale 3

Titre : La romance de Ténébreuse – intégrale 3
Auteur : Marion Zimmer Bradley
Date de parution : 2013
Traduction :
Editeur : I2n

Sommaire de La romance de Ténébreuse – intégrale 3

  • La chaîne brisée
  • La maison des Amazones
  • La cité mirage

La romance de Ténébreuse – intégrale 2 par Marion Zimmer Bradley

Fiche de La romance de Ténébreuse – intégrale 2

Titre : La romance de Ténébreuse – intégrale 2
Auteur : Marion Zimmer Bradley
Date de parution : 2013
Traduction :
Editeur : I2n

Sommaire de La romance de Ténébreuse – intégrale 2

  • Le loup des Kilghard
  • Les Héritiers d’Hammerfell
  • Redécouverte

La romance de Ténébreuse – intégrale 1 par Marion Zimmer Bradley

Fiche de La romance de Ténébreuse – intégrale 1

Titre : La romance de Ténébreuse – intégrale 1
Auteur : Marion Zimmer Bradley
Date de parution : 2012
Traduction :
Editeur : I2n

Sommaire de La romance de Ténébreuse – intégrale 1

  • La planète aux vents de folie
  • Reine des orages
  • La belle fauconnière

Les Triffides par John Wyndham

Fiche de Les Triffides

Titre : Les Triffides
Auteur : John Wyndham
Date de parution : 1951
Traduction : M. Battin, S. Guillot
Editeur : Opta

Première page de Les Triffides

« Lorsqu’un jour que vous savez être un mercredi débute comme s’il s’agissait d’un dimanche, c’est que quelque chose ne tourne vraiment pas rond quelque part.
Ce fut l’impression que je ressentis dès l’instant où je me réveillai. Et lorsque mon esprit se mit en marche avec un peu plus de vivacité, j’en acquis la quasi-certitude. Après tout, cela venait sans doute de moi, et de personne d’autre, même si j’avais du mal à saisir ce qui ne tournait pas rond. Je continuai d’attendre, saisi par le doute. Mais j’eus bientôt mon premier élément de preuve objective – une pendule qui, dans le lointain, sonna huit coups. J’écoutai, attentivement et avec méfiance. Presque aussitôt, une autre pendule se mit à tinter sur une note bruyante et catégorique. Sans hâte, elle frappa huit coups indiscutables. C’est alors que je sus que les choses allaient de travers.
La manière dont j’en vins à échapper à la fin du monde – cette fin du monde que je savais toute proche depuis trente ans – fut purement accidentelle. Le lot commun de tous les survivants, si l’on y réfléchit bien. Il est dans la nature des choses qu’un grand nombre de personnes se trouve en permanence dans les hôpitaux, et la loi des moyennes avait porté son choix sur moi environ une semaine plus tôt. »

Extrait de : J. Wyndham. « Les Triffides. »

Les chrysalides et Chocky par John Wyndham

Fiche de Les chrysalides et Chocky

Titre : Les chrysalides et Chocky
Auteur : John Wyndham
Date de parution : 1968
Traduction : C. et L. Meistermann
Editeur : Opta

Sommaire de Les chrysalides et Chocky

  • Les chrysalides
  • Chocky

Première page de Chocky

« C’est au printemps de l’année où Matthew atteignit l’âge de douze ans que je notai pour la première fois l’existence de Chocky. Fin avril, je crois, ou peut-être début mai ; de toute façon, je suis sûr que c’était le printemps, parce que, ce samedi après-midi, je me trouvais dans la baraque du jardin en train d’huiler sans enthousiasme la tondeuse en vue de travaux à venir, lorsque j’entendis la voix de Matthew à proximité de la fenêtre. Je fus surpris : je n’avais aucune idée qu’il fût dans le secteur avant de l’entendre dire, sur un ton nettement irrité, et apparemment à propos de rien :
« Je ne sais pas pourquoi, moi. C’est comme ça, c’est tout.  »

Extrait de : J. Wyndham. « Les chrysalides – Chocky.  »

Le nid par Shirley Jackson

Fiche de Le nid

Titre : Le nid
Auteur : Shirley Jackson
Date de parution : 1954
Traduction : C. Martin
Editeur : Rivages

Première page de Le nid

« Même s’il était connu que le musée abritait une énorme masse de connaissances, ses fondations avaient commencé à s’affaisser. Cela donnait au bâtiment une étrange inclinaison vers l’ouest, troublante tant elle était visible, et produisait chez les dames patronnesses, dont les levées de fonds énergiques avaient permis d’entretenir l’édifice, une honte infinie et une tendance à s’accuser mutuellement. C’était par ailleurs une grande source d’amusement pour les employés, dont les diverses occupations étaient les premières victimes de l’angle indéniable qu’avaient pris les planchers sur leur lieu de travail. Le propriétaire du dinosaure trouvait en effet très divertissante la position quasi fœtale de ses augustes ossements, tandis que le numismate, dont les spécimens tendaient à s’amonceler, notait souvent – au point d’en être presque agaçant – les juxtapositions classiques qui en résultaient. Le responsable des oiseaux naturalisés et l’astronome, dont l’existence échappait de toute façon peu ou prou à l’équilibre terrestre, affirmaient ne pas être affectés par le déclin d’un côté de l’édifice, sauf à ce qu’il les poussât à changer leurs trajectoires pour compenser l’effet naturel d’une marche sur sol incliné ; marche qui était pour eux, en tout état de cause, un mouvement inhabituel, l’un privilégiant le vol et l’autre la rotation indifférente des sphères. »

Extrait de : S. Jackson. « Le nid. »

La loterie et autres contes noirs par Shirley Jackson

Fiche de La loterie et autres contes noirs

Titre : La loterie et autres contes noirs
Auteur : Shirley Jackson
Date de parution : 2016
Traduction : F. Duvigneau
Editeur : Rivages

Sommaire de La loterie et autres contes noirs

  • La loterie
  • La possibilité du mal
  • Louisa, je t’en prie, reviens à la maison
  • Paranoïa
  • La lune de miel de Mrs Smith
  • L’apprenti sorcier
  • Le bon samaritain
  • Elle a seulement dit oui
  • Quelle idée
  • Trésors de famille
  • La bonne épouse
  • À la maison
  • Les vacanciers

Première page de La loterie

« Le matin du 27 juin était clair et radieux, annonçant la chaleur d’une journée de plein été ; les fleurs s’épanouissaient à profusion et l’herbe était d’un vert luxuriant. La population commença à se rassembler sur la place, entre le bureau de poste et la banque, aux environs de dix heures. Dans certaines bourgades, il y avait tellement de monde que la loterie durait deux jours et devait être organisée dès le 26 juin, mais ici, avec seulement trois cents habitants, l’opération tout entière ne prenait que deux heures, de sorte qu’en débutant à dix heures du matin, elle se terminait à temps pour que les villageois puissent rentrer déjeuner chez eux à midi.
Les enfants se regroupèrent les premiers, bien sûr. Les vacances d’été venaient de commencer, et la plupart n’avaient pas encore pris la pleine mesure de leur liberté ; ils restèrent tranquilles un moment, avant de se lancer dans leurs jeux, en continuant à discuter de l’école, de leurs professeurs, de livres et des remontrances dont ils avaient fait l’objet. Bobby Martin avait déjà rempli ses poches de pierres, et les autres garçons s’empressèrent de l’imiter, choisissant les plus lisses et les plus rondes ; Bobby et Harry Jones et Dickie Delacroix – les villageois prononçaient son nom « Dellacroï » – en eurent bientôt entassé une grande quantité dans un coin de la place, qu’ils défendaient contre les attaques des autres garçons. »

Extrait de : S. Jackson. « La loterie et autres contes noirs. »

La maison hantée par Shirley Jackson

Fiche de La maison hantée

Titre : La maison hantée
Auteur : Shirley Jackson
Date de parution : 1959
Traduction : D. Mols, F. Duvigneau
Editeur : Rivages

Première page de La maison hantée

« Aucun organisme vivant ne peut demeurer sain dans un état de réalité absolue. Même les alouettes et les sauterelles rêvent, semble-t-il. Mais Hill House, seule et maladive, se dressait depuis quatre-vingts ans à flanc de colline, abritant en son sein des ténèbres éternelles. Les murs de brique et les planchers restaient droits à tout jamais, un profond silence régnait entre les portes soigneusement closes. Ce qui déambulait ici, scellé dans le bois et la pierre, errait en solitaire.

Après des études de philosophie, le docteur John Montague s’était tourné vers l’anthropologie afin de mieux poursuivre sa véritable vocation : l’analyse des manifestations surnaturelles. Il tenait particulièrement à se faire appeler par son titre universitaire, espérant ainsi conférer un air de respectabilité à ses travaux jugés non scientifiques. La location de Hill House pour trois mois lui avait coûté cher – autant en argent qu’en fierté personnelle, car il n’aimait pas demander –, mais il comptait bien être largement récompensé lorsqu’on ne manquerait pas de saluer la publication de son ouvrage sur les causes et les effets des perturbations parapsychologiques dans une maison que beaucoup déclaraient « hantée ». En entendant parler de Hill House, il avait d’abord douté, puis espéré, et maintenant qu’il avait enfin déniché ce qu’il cherchait depuis si longtemps, il déployait une énergie considérable pour mener son étude à terme. »

Extrait de : S. Jackson. « La Maison hantée. »

Le rivage oublié par Kim Stanley Robinson

Fiche de Le rivage oublié

Titre : Le rivage oublié (Tome 1 sur 1 – Les trois Californie)
Auteur : Kim Stanley Robinson
Date de parution : 1984
Traduction : J.P Pugi
Editeur : J’ai lu

Première page de Le rivage oublié

« — Je ne parle pas d’une véritable violation de sépulture, déclara Nicolin. Je propose simplement de déterrer un cercueil pour récupérer ses ornements en argent massif, puis de le remettre en terre sans même l’avoir ouvert… Il n’y a pas de mal à ça. De toute façon, ces poignées finiront par s’abîmer, si elles restent dans la terre.

Les cinq autres membres de notre bande réfléchirent à ces paroles. Le soleil, bas dans le ciel, nimbait d’une clarté ambrée les falaises au fond de notre vallée. Sur la large plage en contrebas, les ombres des enchevêtrements de bois flotté s’étiraient jusqu’au pied de la paroi rocheuse. Chaque bout de bois sculpté par les vagues semblait marquer l’emplacement d’une tombe, et je m’imaginai en train de creuser sous l’un d’eux pour déterrer ce qui se trouvait dans le sable.

Gabby Mendez lança un galet vers une mouette.

— Explique-moi en quoi ce ne serait pas une violation de sépulture, demanda-t-il à Nicolin.

— Ce terme ne s’applique qu’en cas de profanation du corps. (Nicolin me fit un clin d’œil. J’étais son acolyte dans ce domaine.) Et nous ne ferons rien de ce genre. »

Extrait de : K.S Robinson. « Les trois Californie – Le rivage oublié. »