Auteur/autrice : CH91

 

Le livre d’or par Thomas M. Disch

Fiche de Le livre d’or

Titre : Le livre d’or de la Science-Fiction
Auteur : Thomas M. Disch
Date de parution : 1981
Traduction :
Editeur : Presses Pocket

Sommaire de Le livre d’or

  • Un emploi du temps très chargé
  • Les touristes
  • 3 short-shorts
    • Le retour de la méduse
    • Démiurges
    • Utopie ? Impossible !
  • Assassin et fils
  • 102 bombes H
  • Un amour envahissant
  • Thomas l’incrédule
  • Casablanca
  • Le crime d’Edwin Lollard
  • La rive asiatique
  • Le mécanisme du jugement dernier
  • Le vaillant petit grille-pain

Première page d’Un emploi du temps très chargé

« 8 h 30 Un mauvais début. Je m’étais éveillé une demi-heure plus tard que de coutume. Le bouton d’alarme du réveil avait été placé sur « arrêt » et Karen s’était déjà levée. Elle tournait en rond dans la cuisine et j’allais lui crier ce que je pensais de ses manigances pour me faire arriver en retard au bureau, lorsque je me souvins que c’était ma « semaine de bonté envers ma femme ».

Je décidai de garder mes réflexions pour moi.

— Bonjour, chérie, lui dis-je. Comment se présente cette journée ?

Elle regarda dans la chambre, en souriant.

— Une matinée magnifique. Trop chaude pour un mois d’octobre, mais ce n’est pas moi qui m’en plaindrai.

De toute façon, j’étais à présent levé et j’avais encore une heure et demie devant moi pour me rendre au poste. Rien n’était vraiment grave, ma nervosité exceptée. Pour moi, le matin n’est certainement pas le meilleur moment de la journée. »

Extrait de : T.M Disch. « Le livre d’or de la science-fiction – Thomas Disch. »

Le caducée maléfique par Thomas M. Disch

Fiche de Le caducée maléfique

Titre : Le caducée maléfique
Auteur : Thomas M. Disch
Date de parution : 1991
Traduction : N. Zimmermann
Editeur : Pocket

Première page de Le caducée maléfique

« Le vendredi qui précédait les vacances de Noël, Sœur Mary Symphorosa informa la classe de maternelle de l’école Notre-Dame de la Pitié que le père Noël n’existait pas, que les cadeaux que l’on trouvait au pied du sapin le matin de Noël provenaient des parents et que c’était une absurdité païenne et impie, un péché contre les Dix Commandements, de penser autrement. Elle faisait la même déclaration tous les ans et l’on pouvait toujours s’attendre à voir au moins un enfant piquer une crise ou se rebeller. Cette année, ce fut Billy Michaels, un enfant si tranquille généralement, qui se jeta par terre et resta couché sur le dos en hurlant et ruant dans tous les sens, bref, en se faisant remarquer.
Sœur Symphorosa le regarda en tripotant le gros crucifix de bois qui fixait les perles de son rosaire à ses grandes jupes. Elle n’éprouvait pas d’inquiétude particulière et tirait même une satisfaction toute professionnelle du comportement hystérique de l’enfant, comme un exorciste qui vient de chasser un démon. »

Extrait de : T.M Disch. « Le caducée maléfique. »

Le businessman par Thomas M. Disch

Fiche de Le businessman

Titre : Le businessman
Auteur : Thomas M. Disch
Date de parution : 1983
Traduction : A. Dorémieux
Editeur : Denoël

Première page de Le businessman

« En s’éveillant elle ne sut pas immédiatement où elle se trouvait. Puis la notion s’imposa : elle était morte et enterrée dans une tombe. Comment elle le savait, par l’intermédiaire de quel sens, elle n’aurait su le dire. Ce n’était pas grâce à la vue en tout cas, ni à son équivalent spirituel, car il n’y a rien à voir là où nulle lumière ne pénètre. Ce n’était pas non plus au niveau d’une sensation quelconque dans les membres ou les reins, dans le cœur ou la bouche. Son corps était ici avec elle, dans le cercueil, en un sens elle était toujours reliée à ses protéines en voie de désintégration, mais ce n’était pas à travers lui qu’elle ressentait la chose. Il y avait seulement, en suspension, cette sphère de la conscience de soi, derrière laquelle elle discernait vaguement certains aspects essentiels de la terre qui l’emmurait : masse dense, humide, complexe, percée de constellations affamées qui progressaient lentement en avant, de nodules d’intensité se détachant sur l’éclat laiteux de la calme transformation bactérienne. »

Extrait de : T.M Disch. « Le Businessman. »

Roger Facon

Présentation de Roger Facon :

Roger Facon, né le 20 janvier 1950 à Monchecourt (Nord), est un écrivain, essayiste et nouvelliste français. Son œuvre, singulière et prolifique, se situe à la croisée des chemins entre le roman noir le plus âpre, la littérature fantastique et l’étude de l’ésotérisme.

Un auteur issu du « terrain »

La trajectoire littéraire de Roger Facon est indissociable de sa carrière professionnelle. Inspecteur de police (puis commandant) au sein de la Sûreté urbaine, il a puisé dans son expérience quotidienne une matière brute pour ses récits policiers. Cette authenticité lui a permis de s’imposer dans les années 1980 comme l’une des voix marquantes de la collection « Engrenage » aux éditions du Fleuve Noir.

Son roman le plus célèbre de cette période, On achève bien les flics (1984), témoigne de cette vision désenchantée et sans concession du milieu policier, teintée d’un humour noir caractéristique.

La passion de l’insolite et de l’alchimie

Parallèlement à ses « polars », Roger Facon développe une fascination profonde pour l’imaginaire, le fantastique et les sociétés secrètes. Érudit et curieux, il explore les zones d’ombre de l’histoire et de la culture. Il devient un spécialiste reconnu de thématiques liées à l’alchimie, à Fulcanelli ou encore aux mystères de Rennes-le-Château.

Cette quête de sens se reflète dans ses nombreux essais et romans fantastiques, où il mêle souvent des recherches documentaires rigoureuses à une narration fictionnelle. On lui doit notamment des travaux sur Jules Verne envisagé sous l’angle de l’ésotérisme, comme dans Jules Verne et le mystère de la chambre noire.

Un ancrage régional fort

Fier de ses racines septentrionales, Roger Facon a consacré une part importante de son travail à la région Nord-Pas-de-Calais. Il a exploré les légendes locales, les faits divers historiques et les secrets cachés des villes de sa région à travers des ouvrages tels que :

  • Histoires secrètes du Nord-Pas-de-Calais ;
  • Le Douai des magiciens.

Il a également collaboré à de nombreuses revues spécialisées (comme Horizons du Fantastique) et a dirigé plusieurs anthologies, contribuant activement à la vie littéraire de sa région et à la promotion des genres de l’imaginaire.

Une œuvre polymorphe

Roger Facon est l’auteur de plus de soixante-dix ouvrages. Sa bibliographie est un dédale où se croisent :

  • Le roman noir : avec des titres comme Le Condé déconne ou La Mort d’un flic.
  • L’essai ésotérique : explorant les Rose-Croix ou les secrets de l’alchimie.
  • La science-fiction et le fantastique : souvent publiés chez des éditeurs spécialisés comme Rivière Blanche.

Reconnaissance

Membre de la Société des gens de lettres et actif au sein de divers cercles littéraires et historiques, Roger Facon est aujourd’hui considéré comme un auteur « culte » pour une partie du lectorat, apprécié pour son style direct, sa vaste culture de l’occulte et son refus des étiquettes monolithiques. Il continue de naviguer entre l’ombre des commissariats et la lumière obscure des grimoires, restant l’un des observateurs les plus atypiques de la littérature française contemporaine.

Livres de Roger Facon :

Divine entreprise
La Flandre insolite
La planète des femmes
Le lion des Flandres
Les compagnons de la lune blême
Les serviteurs de la force
Par le sabre des Zinjas
Vercingétorix et les mystères gaulois

Pour en savoir plus sur Roger Facon :

La page Wikipédia sur R. Facon
La page Noosfere sur R. Facon
La page isfdb de R. Facon

La main de Zeï (Opta) par Lyon Sprague de Camp

Fiche de La main de Zeï

Titre : La main de Zeï (Tome 2 sur 2 – Zeï)
Auteur : Lyon Sprague de Camp
Date de parution : 1970
Traduction :
Editeur : Opta

Première page de La main de Zeï

« PAR un beau matin clair, le soleil se leva en éclaboussant de rose la Mer Banjao. Les trois lunes de Krishna, à moitié cachées sous l’horizon d’ouest, se trouvaient toutes les trois ensemble en opposition avec le soleil, ce qui n’arrive que très rarement sur la planète.
Les feux rougeoyants du soleil levant, que les Krishniens appellent Roqir et les Terriens Tau Ceti, se reflétaient sur une vaste étendue marécageuse. Un observateur situé dans le ciel aurait pu remarquer un point en mouvement sur la frange nord de cet immense marais. Un petit bateau naviguant vers l’est suivait la côte déchiquetée qui séparait la mer proprement dite d’un continent presque solide d’algues et de goémons appelés ici terpahla. À la frontière, cette végétation tentaculaire s’agglutinait en paquets qui constituaient parfois de véritables îles flottantes. »

Extrait de : L. Sprague de Camp. « La main de Zeï. »

Zeï (Opta) par Lyon Sprague de Camp

Fiche de Zeï

Titre : Zeï (Tome 1 sur 2 – Zeï)
Auteur : Lyon Sprague de Camp
Date de parution : 1970
Traduction :
Editeur : Opta

Première page de Zeï

« Dirk Barnevelt enleva la housse de sa machine à écrire et se mit au travail :

A quelque vingt-cinq degrés au nord de l’équateur de Krishna s’étend la Mer Banjao, la plus grande étendue d’eau de la planète. Là se cache le Sunqar, empire de légende et de mystère. Sous les rayons torrides de Roqir pourrissent lentement les galères pointues de Dur et les trirèmes ventrues de Jazmurian, prises dans l’étreinte impitoyable de ce vaste continent flottant mi-aquatique, mi-végétal.

Même les violents orages qui sévissent dans cette partie de la planète arrivent à peine à rider la surface de cet immense marécage glauque. Pourtant, parfois, apparaît un bouillonnement sinistre qui révèle la présence des monstres qui régnent en maîtres incontestés des profondeurs, le plus redoutable étant le gvàm, autrement appelé le harponneur. »

Extrait de : L. Sprague de Camp. « Zeï. »

Zei (Le Masque) par Lyon Sprague de Camp

Fiche de Zei

Titre : Zei (Tome 1 sur 3 – Zeï)
Auteur : Lyon Sprague de Camp
Date de parution : 1970
Traduction :
Editeur : Le Masque

Première page de Zei

« Barnevelt s’adossa confortablement contre son siège et laissa errer son imagination : il y avait déjà deux ans qu’il décrivait laborieusement les endroits explorés par Igor Shtain ; les verrait-il un jour ? Peut-être, si sa mère mourait… Mais cela était peu probable. Grâce aux progrès de la gériatrie moderne, elle pouvait tenir le coup pendant encore un siècle. Son arrière-arrière-grand-père, qui habitait les Pays-Bas, était bien vivant. Et puis, pensa-t-il coupablement, ce n’est pas ainsi qu’un homme doit penser à sa mère. Il reprit son récit :

Rien, une fois pris dans cette toile d’herbes et de racines, ne peut s’en échapper. Seul ce qui vole, telles ces chauves-souris d’eau qui viennent de la terre ferme pour se nourrir de plancton et d’algues, peut se déplacer au-dessus de cette immensité. Ici le temps est aboli ; rien n’existe sauf le silence et la chaleur, et l’odeur de putréfaction qui monte de cette végétation empoisonnée. »

Extrait de : L. Sprague de Camp. « Zeï. »

La main de Zei (Le Masque) par Lyon Sprague de Camp

Fiche de La main de Zei

Titre : La main de Zei (Tome 2 sur 3 – Zeï)
Auteur : Lyon Sprague de Camp
Date de parution : 1970
Traduction :
Editeur : Le Masque

Première page de La main de Zei

« Par un beau matin clair, le soleil se leva en éclaboussant de rose la Mer Banjao. Les trois lunes de Krishna, à moitié cachées sous l’horizon d’ouest, se trouvaient toutes les trois ensemble en opposition avec le soleil, ce qui n’arrive que très rarement sur la planète.
Les feux rougeoyants du soleil levant, que les Krishniens appellent Roqir et les Terriens Tau Ceti, se reflétaient sur une vaste étendue marécageuse. Un observateur situé dans le ciel aurait pu remarquer un point en mouvement sur la frange nord de cet immense marais. Un petit bateau naviguant vers l’est suivait la côte déchiquetée qui séparait la mer proprement dite d’un continent presque solide d’algues et de goémons appelés ici terpahla. À la frontière, cette végétation tentaculaire s’agglutinait en paquets qui constituaient parfois de véritables îles flottantes.
En s’approchant plus près, l’observateur aurait discerné une voile latine triangulaire pointue, mollement gonflée par la légère brise matinale venant du nord, gréée à l’unique mât du bâtiment. »

Extrait de : L. Sprague de camp. « La main de Zeï. »

Serving Sreelatha

Fiche de Serving Sreelatha

Titre : Serving Sreelatha
Auteur : Kurt Steiner
Date de parution :
Editeur :

Première page de Serving Sreelatha

« Lorsque Sunil Kakkar, l’associé de Tim Benson dans une entreprise de vente au détail florissante, décède, le bel Anglais d’âge moyen entre en contact avec la jeune épouse de son défunt partenaire, Sreelatha.

Étant un peu snob et possédant lui-même une femme attirante, Benson avait gardé ses relations avec sa partenaire sur une base strictement professionnelle, trouvant la femme de Sunil – lors des rares occasions sociales où il avait été obligé d’interagir avec elle – inintéressante et peu attirante.

Cependant, lorsqu’il se rend chez son ancien partenaire avec l’intention de racheter la part de sa femme dans l’entreprise, il tombe sous l’influence d’un thé étrange, de la jeune veuve elle-même et de sa gouvernante désapprobatrice et sadique, Abhaya. »

Extrait de : K. Steiner. « Serving Sreelatha. »

L’homme sans idées par Thomas M. Disch

Fiche de L’homme sans idées

Titre : L’homme sans idées
Auteur : Thomas M. Disch
Date de parution : 1982
Traduction : A. Dorémieux
Editeur : Denoël

Sommaire de L’homme sans idées

  • L’homme sans idées
  • Le chat noir
  • Le compromis du Père Noël
  • La vengeance d’Héra ou le triomphe de la monogamie
  • Concepts
  • La guerre dans l’appartement d’à côté
  • Le foetus
  • Le feu se mit à brûler le bâton, le bâton se mit à battre le chien
  • Au centre du plaisir
  • L’adulte
  • Comment voler
  • La planète des viols
  • La révélation
  • Des pyramides pour le Minnesota
  • Josie et l’ascenseur : une histoire édifiante
  • Une leçon d’italien
  • Compréhension de la conduite humaine

Première page de L’homme sans idées

« Il avait d’abord supposé qu’il avait échoué. Supposition raisonnable à première vue, mais au bout de deux semaines, la commission des Examens ne lui ayant toujours pas écrit, il se demanda si peut-être il n’était pas arrivé à l’emporter. Cela semblait difficilement croyable. L’examinateur, un vieux bonhomme ratatiné dont Barry avait aussitôt oublié le nom, s’était montré d’emblée hostile et agressif, lui disant qu’il trouvait sa poignée de main trop sincère. Il avait orienté d’abord la conversation sur les dangers éventuels des bains de soleil excessifs, critique indirecte du bronzage estival de Barry et des loisirs que ce bronzage impliquait, puis s’était lancé sur le thème des dauphins et la probabilité que leur intelligence égalât celle des hommes. Barry, étant entré dans la cabine résolu à miser tous ses jetons sur une tactique de franchise absolue, avait répondu, premièrement, qu’il était trop jeune pour se soucier du cancer de la peau et, deuxièmement, qu’il n’avait aucun intérêt pour les animaux sinon sous forme de viande. L’examinateur avait enchaîné sur les expériences psychiques d’une femme dont il avait lu le compte rendu dans le Reader’s Digest. »

Extrait de : T.M Disch. « L’homme sans idées. »