Auteur/autrice : CH91
Nid d’espions à Canton par Guy-Roger Duvert

Fiche de Nid d’espions à Canton
Titre : Nid d’espions à Canton (Tome 4 sur 5 – Les chroniques occultes)
Auteur : Guy-Roger Duvert
Date de parution : 2023
Editeur : Library of Congress
Première page de Nid d’espions à Canton
« Ils étaient quatre à leur arrivée aux Indes, et ils demeuraient quatre une fois repartis. C’était déjà là une victoire…
Tandis que le navire approchait de sa destination, Milton jeta ce qu’il restait de sa cigarette dans la mer, songeant que pour la première fois, il faisait partie d’une équipe qui semblait vouloir durer. Jusqu’alors, et ce depuis qu’il avait commencé à travailler en secret pour le compte de la Miskatonic University, il avait essentiellement œuvré en solitaire, même s’il s’était ici et là adjoint les services d’aventuriers tels que Howard. Mais, depuis les événements à Arkham, presque un an plus tôt, le petit groupe, peu à peu, se soudait, chacun prouvant chaque jour davantage son utilité.
Ancien policier devenu chasseur de reliques, Milton Blake était l’exemple type de l’homme en mission. Depuis la mort de sa compagne, sacrifiée par des occultistes, et depuis que l’ex-flic avait appris l’existence d’horreurs dépassant l’entendement dans les recoins de notre monde, aucune considération ne prévalait à ses yeux que de tout faire pour stopper les agissements des nuisibles désireux de tirer profit de ces monstruosités. »
Extrait de : G-R Duvert. « Nid d’Espions à Canton – Les chroniques occultes. »
L’ombre de Nyarlathotep par Guy-Roger Duvert

Fiche de L’ombre de Nyarlathotep
Titre : L’ombre de Nyarlathotep (Tome 3 sur 5 – Les chroniques occultes)
Auteur : Guy-Roger Duvert
Date de parution : 2022
Editeur : Library of Congress
Première page de L’ombre de Nyarlathotep
« Prendre la décision de se rendre dans les Indes britanniques était une chose. Le faire s’était avéré plus compliqué.
Tandis que le navire parvenait en vue du port indien de Corachie, Milton, vêtu d’un costume couleur crème et d’un chapeau assorti, accoudé sur le bastingage, se remémorait le périple parcouru simplement pour se rendre sur place.
Lui et ses curieux compagnons de route avaient en effet pris connaissance d’inquiétants éléments, tandis qu’ils s’opposaient à un groupe de riches occultistes accroissant leur influence sur la ville d’Arkham. Tout était parti de rumeurs liées à une soi-disant maison hantée ayant appartenu à un archéologue décédé du nom de Louis Kernsby.
Si nul fantôme ne hantait la fameuse demeure, force avait été de constater que le surnaturel y avait en revanche élu domicile. De fait, Kernsby, lors d’une fouille archéologique récente dans le delta du Bengale, à l’est des Indes britanniques, avait vécu une expérience mystique qui l’avait transformé. »
Extrait de : G-R Duvert. « L’Ombre de Nyarlathotep – Les chroniques occultes. »
Les disparus d’Arkham par Guy-Roger Duvert

Fiche de Les disparus d’Arkham
Titre : Les disparus d’Arkham (Tome 2 sur 5 – Les chroniques occultes)
Auteur : Guy-Roger Duvert
Date de parution : 2022
Editeur : Library of Congress
Première page de Les disparus d’Arkham
« Le train ralentit pour enfin s’arrêter dans la gare d’Arkham, tandis que des jets de vapeur recouvraient une partie des quais. Une fois celui-ci stabilisé, les portes des compartiments s’ouvrirent afin de permettre aux passagers d’en descendre.
Lillian Freling fut l’une des premières à sortir, quelques hommes ayant laissé poliment le passage à la jeune femme dont l’élégance trahissait une certaine éducation. Ses longs cheveux blonds bouclés se dissimulaient partiellement derrière un chapeau d’allure plutôt masculine. Outre les traits très doux de son visage, c’étaient ses yeux qui constituaient l’un de ses principaux atouts de séduction. Elle en avait conscience et savait parfaitement en jouer.
Ce fut ainsi avec facilité qu’elle trouva un taxi, jouant sans vergogne de la galanterie des autres voyageurs fraîchement débarqués.
Après que le chauffeur ait déposé des bagages dans le coffre, avant de lui ouvrir la porte latérale du véhicule, elle s’installa à l’intérieur, un petit sourire malicieux éclairant son visage. »
Extrait de : G-R Duvert. « Les Disparus d’Arkham – Les chroniques occultes. »
L’appel d’Am-Heh par Guy-Roger Duvert

Fiche de L’appel d’Am-Heh
Titre : L’appel d’Am-Heh (Tome 1 sur 5 – Les chroniques occultes)
Auteur : Guy-Roger Duvert
Date de parution : 2021
Editeur : Library of Congress
Première page de L’appel d’Am-Heh
« Égypte. Novembre 1933. Du sable à perte de vue. Des dunes se succédant les unes aux autres, sous un soleil de plomb. Seul intrus dans ce paysage vierge, un petit convoi de dromadaires évoluant tranquillement, dirigé par des hommes en djellabas.
Parmi eux, un seul Occidental. Rick Nighy, la quarantaine bien tassée, mal rasé, le visage carré, reprit une gorgée d’eau de sa gourde. Installé sur l’une des montures, il endurait la chaleur comme il le pouvait. L’expédition archéologique avait été organisée en fin d’automne, afin justement d’éviter les grandes chaleurs. Mais le sort semblait être contre l’entreprise. En effet le centre de l’Égypte connaissait des records de chaleur.
Ce n’était pas le premier obstacle rencontré par l’aventurier dans l’organisation de ce périple. Des vols avaient eu lieu dans les entrepôts où avaient été stockées les provisions, plusieurs guides étaient tombés malades et avaient dû être remplacés. »
Extrait de : G-R Duvert. « L’Appel d’Am-Heh – Les chroniques occultes. »
Une odyssée martienne par Stanley G. Weinbaum

Fiche de Une odyssée martienne
Titre : Une odyssée martienne
Auteur : Stanley G. Weinbaum
Date de parution :
Traduction : F. Jackson
Editeur : Coda
Sommaire de Une odyssée martienne :
- Une odyssée martienne
- Vallée des rêves
- Vol sur Titan
- Planète parasite
- Esclaves jaunes
- Les mangeurs de lotus
- Les lunettes de Pygmalion
- Le monde des si
- L’idéal
- Le défi venu de l’au-delà
- La planète du doute
- Red Peri
- Adaptation ultime
- La lune folle
- Mers étouffées
- Le point de vue
- Le cairn de la rédemption
- L’île de Protée
- Le cercle de zéro
- Graphique
- Au bord de l’infini
- Mers changeantes
- Révolution de 1950
- La planète aux marées
- La verte lueur de la mort
- Poèmes
Les mondes du Si par Stanley G. Weinbaum

Fiche de Les mondes du Si
Titre : Les mondes du Si
Auteur : Stanley G. Weinbaum
Date de parution : 2013
Traduction : M. Madouraud, N. Dudon
Editeur :
Sommaire de Les mondes du Si :
- Les mondes du Si
- Les mondes du Si
- L’idéal
- Le point de vue
- La vallée des rêves
Première page de Les mondes du Si
« M’arrêter sur la route de l’aéroport de Staten Island, dans le but de donner un coup de fil, fut une grossière erreur, car j’aurais pu m’y prendre autrement. Mais le bureau se montra affable. « Nous retiendrons le vaisseau cinq minutes à votre intention, » m’assura l’employé. « C’est le mieux que nous puissions faire. »
Aussi retournai-je en courant à mon taxi, et nous gagnâmes le troisième niveau pour foncer sur le Staten Bridge, telle une comète entraînant à sa suite un arc-en-ciel d’argent. Je devais être à Moscou à vingt heures, pour l’ouverture de l’appel d’offre sur le tunnel de l’Oural. Le gouvernement avait requis la présence d’un représentant de chaque soumissionnaire, toutefois la société aurait dû s’abstenir de m’envoyer – moi, Dixon Wells – même si la N.J. Wells Corporation, pour ainsi dire, « est » mon père. »
Extrait de : S.G Weinbaum. « Les Mondes Du Si / La Vallée des Rêves. »
Le nouvel Adam par Stanley G. Weinbaum

Fiche de Le nouvel Adam
Titre : Le nouvel Adam
Auteur : Stanley G. Weinbaum
Date de parution : 1939
Traduction : F. Jackson
Editeur : Coda
Première page de Le nouvel Adam
« ANNA HALL MOURUT AUSSI FLEGMATIQUEMENT QU’ELLE avait vécu ; elle mourut en couches de façon peu imaginative, ce qui lui épargna peut-être quelques souffrances maternelles, car son étrange fils survécut. L’austère John Hall, homme d’un certain âge, ne gaspilla pas ses ressources émotionnelles en vains regrets ou futiles récriminations au sujet de l’enfant. La vie était rude et sans pitié ; on prenait sans discuter ce qui venait. Hall accepta le nouveau-né et lui donna le nom de son propre père, le vieil Edmond.
Ce fut sans doute un rarissime accident des gènes et des déterminants qui produisit Edmond Hall : un bébé malingre, aux jambes droites dès la naissance, aux yeux bizarrement brillants. Pourtant, le détail anatomique le plus singulier, celui dont la vue fit bougonner l’alerte Docteur Lindquist, concernait ses mains, dont chaque doigt, fin et minuscule, possédait une articulation supplémentaire. Repliant son pouce à trois phalanges sur ses doigts qui en comportaient quatre, il formait un curieux petit poing qu’il fixait sans pleurer d’un regard gris jaune. »
Extrait de : S.G Weinbaum. « le nouvel adam. »
La flamme noire par Stanley G. Weinbaum

Fiche de La flamme noire
Titre : La flamme noire
Auteur : Stanley G. Weinbaum
Date de parution : 1939
Traduction : G.-H. Gallet
Editeur : Albin Michel
Première page de La flamme noire
« Hull Tarvish ne regarda qu’une fois en arrière, et cela seulement quand il fut au détour du chemin. La petite chaumière de pierre qui avait été sa maison restait là-bas, comme il l’avait vue un million de fois, encadrée dans les cèdres. Sa mère le guettait encore, et deux de ses jeunes frères le regardaient partir vers la vallée. Il leva la main en signe d’adieu puis il l’abaissa, en réfléchissant qu’aucun d’eux ne le voyait plus maintenant. Sa mère était rentrée et les deux gamins avaient aperçu un lapin. Il tourna la tête et descendit la pente, s’éloignant d’Ozarky.
Il passa près de l’endroit où avait été le grand chemin de fer des Anciens. Ce n’étaient plus maintenant que deux bandes rouillées et une rangée de traverses pourries. Auprès, se trouvait un tas de pierres moussues qui avait été un vieux bâtiment au temps d’avant les Siècles des Ténèbres, quand Ozarky faisait partie de l’ancien État du Missouri. »
Extrait de : S.G Weinbaum. « La Flamme Noire. »
Stanley G. Weinbaum

Présentation de Stanley G. Weinbaum :
Né le 4 avril 1902 à Louisville, dans le Kentucky, Stanley G. Weinbaum fut d’abord un ingénieur en chimie avant de se tourner vers la chose écrite. Si l’histoire des lettres romanesques ne retient souvent que les carrières au long cours, celle de Stanley G. Weinbaum constitue une éclatante exception. Son œuvre, en effet, s’est bâtie sur la durée dérisoire de dix-huit mois, avant qu’une funeste maladie (un cancer des poumons) ne l’emporte prématurément le 14 décembre 1935, à l’âge de trente-trois ans.
Pourtant, en l’espace d’une poignée de nouvelles publiées dans les fameuses revues sur papier pulpeux (pulps) des années trente, il a bouleversé à jamais les canons de la science-fiction.
Son formidable coup d’éclat survint en juillet 1934, lorsque la revue Wonder Stories publia son récit intitulé « Une odyssée martienne » (A Martian Odyssey). Jusqu’alors, la littérature d’imagination américaine se contentait bien souvent de dépeindre les créatures extraterrestres comme de vulgaires monstres belliqueux (ce que nos amis d’outre-Atlantique nomment les Bug-Eyed Monsters) ou comme de simples hommes affublés d’une couleur de peau exotique. Stanley G. Weinbaum, lui, fit montre d’une originalité stupéfiante en créant le personnage de Twiil : un être martien à l’apparence résolument non-humaine, doté d’une psychologie propre, d’une intelligence égale voire supérieure à celle des hommes, mais d’une logique profondément différente et insaisissable.
Cette nouvelle fit l’effet d’un coup de tonnerre dans le landerneau des littératures de l’imaginaire. Il fut le premier nouvelliste à concevoir une authentique écologie extraterrestre, où la faune et la flore obéissaient à des lois biologiques cohérentes bien qu’absolument étrangères aux nôtres. Son illustre confrère, Isaac Asimov, n’hésitera d’ailleurs pas, des décennies plus tard, à qualifier ce récit de chef-d’œuvre absolu, allant jusqu’à affirmer que cette unique parution avait suffi à changer la face du genre.
Durant les mois qui suivirent cette retentissante entrée en matière, Stanley G. Weinbaum produisit d’autres récits d’une redoutable acuité (tels que « Le Lotus mangeur » ou « La Planète du doute »), imposant un style élégant, mâtiné de poésie et de rigueur scientifique.
Bien que la faucheuse l’ait tragiquement arraché à sa machine à écrire, Stanley G. Weinbaum demeure l’un des phares de l’anticipation classique ; un météore dont la lueur irradie encore les pages des meilleurs faiseurs d’univers d’aujourd’hui.
Livres de Stanley G. Weinbaum :
Cycle du Professeur Manderpootz (1935)
La flamme noire (1939)
Le nouvel Adam (1939)
Les mondes du Si (2013)
Une odyssée martienne (????)
Pour en savoir plus sur Stanley G. Weinbaum :
La page Wikipédia sur S. G. Weinbaum
La page Noosfere sur S. G. Weinbaum
La page isfdb de S. G. Weinbaum
Guy-Roger Duvert

Présentation de Guy-Roger Duvert :
Né à Paris en 1975, Guy-Roger Duvert s’est d’abord illustré par des partitions musicales pour le cinématographe, pour d’ambitieuses superproductions américaines et par la réalisation de longs-métrages d’anticipation, à l’instar de son film salué par la critique « Virtual Revolution » (2016). Mais c’est bel et bien son impressionnante stature d’homme de lettres sur laquelle je tiens à insister avec vigueur !
En effet, si l’on a pu vanter ses mérites de metteur en scène, M. Duvert est intrinsèquement un écrivain de grande envergure ; un romancier dont la prose très visuelle, rythmée et immersive (héritage évident de son expérience sur les plateaux de tournage) redonne de superbes couleurs à la littérature d’imagination. C’est en l’an 2019 qu’il opère une entrée fracassante dans le monde de l’édition romanesque avec « Outsphere », un formidable récit de science-fiction qui connut un succès populaire foudroyant et fut promptement couronné du prix des Plumes Francophones.
Galvanisé par ce triomphe de librairie, notre auteur a su développer en quelques années une œuvre écrite dense et captivante. Fuyant la redondance et ne s’enfermant jamais dans une seule formule, sa bibliographie embrasse le roman noir d’anticipation mâtiné d’intrigues policières avec l’excellent « Backup » (2020), s’aventure vers l’épouvante et l’occulte (avec « L’Appel d’Am-Heh » ou sa série Les Chroniques occultes), et prolonge même son univers filmique par le mot imprimé avec « Virtual Revolution 2046 ». C’est indéniablement la plume à la main, face à la page blanche, que Guy-Roger Duvert déploie toute l’envergure de son imaginaire !
L’homme voue d’ailleurs un tel amour au livre et à la chose écrite qu’il s’est mué en véritable entrepreneur des lettres en devenant le propriétaire et directeur de la maison indépendante Inceptio éditions, favorisant ainsi activement l’émergence de nouveaux talents francophones.
Avec Guy-Roger Duvert, nous sommes face à un écrivain prolifique et passionné, dont les écrits sauront vous tenir en haleine, tout en interrogeant avec acuité les devenirs technologiques de notre civilisation.
Livres de Guy-Roger Duvert :
Les chroniques occultes :
- L’appel d’Am-Heh (2021)
- Les disparus d’Arkham (2022)
- L’ombre de Nyarlathotep (2022)
- Nid d’espions à Canton (2023)
- Croisière macabre (2025)
Les rôdeurs de l’Empire :
- Les rôdeurs de l’Empire (2022)
- Les émissaires (2023)
- L’élu (2024)
- L’archipel des naufragés (2025)
Outsphere :
- Outsphere (2018)
- Le réveil (2019)
- Religions (2021)
- Ordres et chaos (2024)
- Démence (2026)
Backup (2020)
Eschaton (2020)
Extinction (2023)
Gold & Bones (2025)
L’adieu à Camille (2021)
Virtual Revolution 2046 (2020)
Pour en savoir plus sur Guy-Roger Duvert :
La page Wikipédia sur G.-R. Duvert
La page Noosfere sur G.-R. Duvert
La page isfdb de G.-R. Duvert