Auteur/autrice : CH91

 

Immortalité à vendre par Joe Haldeman

Fiche de Immortalité à vendre

Titre : Immortalité à vendre
Auteur : Joe Haldeman
Date de parution : 1989
Traduction : R. Langer, E. Hedin
Editeur : J’ai lu

Première page de Immortalité à vendre

« À la fin de leurs cent premières années d’existence, certains s’arrêtent de prendre des risques. Quand on a la chance de pouvoir profiter d’un nouveau corps plus jeune – et plus sain – tous les dix ou douze ans, on est évidemment tenté de sortir de par le grand monde et de s’en servir. Pourtant, quand on a passé des siècles à escalader des montagnes, à faire de la plongée sous-marine, et d’autres choses aventureuses du même genre, tôt ou tard la logique statistique vous rattrape. Bien sûr, la clinique Stileman peut vous débarrasser d’un cancer, d’une sclérose en plaques ou encore remettre complètement à neuf tous vos organes vitaux, vos muscles, votre squelette, mais si vous perdez une aile delta dans une bourrasque, vous vous retrouvez aussi mort que n’importe quel mortel. N’importe quel « éphémère ».

Dallas Barr avait ignoré cette évidence pendant près d’un siècle. Il avait fait le tour du monde sur un sloop de douze mètres, bravé les courants les plus vicieux sur la trace solitaire du Titanic, il s’était essayé à défier l’interminable nuit d’un hiver antarctique. Sur la Lune, il avait tenté l’ascension de la Muraille Cruelle et parcouru à pied le désert de Platon à la recherche d’uranium. »

Extrait de : J. Haldeman. « Immortalité à vendre. »

En mémoire de mes péchés par Joe Haldeman

Fiche de En mémoire de mes péchés

Titre : En mémoire de mes péchés
Auteur : Joe Haldeman
Date de parution : 1977
Traduction : B. Martin, J. Pujos
Editeur : Gallimard

Première page de En mémoire de mes péchés

« Fermez les yeux.
D’accord.

Éprouvez-vous quoi que ce soit ?
Non.

Bien. Ouvrez les yeux. Nom, âge, numéro de sécurité sociale.
Otto McGavin, 22 ans, 8462-00954-3133.

Pourquoi voulez-vous travailler au sein de la Confederación ?
J’ai envie de voyager et de faire quelque chose. Je n’ai jamais quitté la Terre. C’est la façon la plus intéressante d’y parvenir. Je crois à la Confederación et je souhaite l’aider à défendre les droits des hommes et des non-humains.

Les initiales TBII ont-elles une signification pour vous ?
Non.

Pour défendre les droits des hommes et des non-humains, seriez-vous prêt à mentir, tromper, voler et tuer ?
Je… je suis anglo-bouddhiste.

Si l’enjeu était assez important, tueriez-vous ?
Je n’en sais rien. Je ne pense pas. »

Extrait de : J. Haldeman. « En mémoire de mes péchés. »

Le monde sans fin par Joe Haldeman

Fiche de Le monde sans fin

Titre : Le monde sans fin (Star Trek)
Auteur : Joe Haldeman
Date de parution : 1979
Traduction : G. Dupreux
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le monde sans fin

« Journal de bord du capitaine, date stellaire 7502.9 :
L’Entreprise est sur le point de boucler une mission de repérage du Secteur 3 de ce quadrant de l’espace. Ce matin, nous avons eu droit à un spectacle rare. À 7:39 heures, Antarès a éclipsé Deneb. Pendant quelques instants, les deux plus gros soleils de cette zone ont semblé ne former qu’une seule boule de feu rouge et bleu.
L’équipage s’est régalé de l’événement. Jusqu’à aujourd’hui, le voyage était plutôt monotone…


— Ç’opest sopimple, dit le lieutenant Larousse à Spock.
Les deux officiers prenaient un peu de repos au mess. »

Extrait de : J. Haldeman. « Le monde sans fin – Star Trek. »

La planète du jugement par Joe Haldeman

Fiche de La planète du jugement

Titre : La planète du jugement (Star Trek)
Auteur : Joe Haldeman
Date de parution : 1977
Traduction : G. Dupreux
Editeur : Fleuve noir

Première page de La planète du jugement

« Journal de bord du capitaine, date stellaire 6132.8 :

Le moral de l’équipage semble au beau fixe malgré le détour de quatre semaines. Les manœuvres de ce matin se sont bien passées ; cet après-midi, M. Scott a prévu un exercice. Je crois que nous avons réussi à faire penser à tout le monde que l’Entreprise est en permission, alors qu’une aberration du planning l’a condamné à une mission qu’un transporteur ou une navette auraient aussi bien pu accomplir.

À part pour l’accueil officiel, le premier jour, je n’ai pas encore rencontré notre passager, le docteur Atheling. Spock le tient pour un des plus éminents astrophysiciens modernes ; plusieurs membres de l’équipage l’ont connu à l’Académie.

Demain, le planning d’entretien et d’exercice devra être bouclé. Je suis impatient de connaître un homme assez important pour valoir un mois.

Assis dans son fauteuil, le capitaine James T. Kirk semblait perdu dans un rêve éveillé. »

Extrait de : J. Haldeman. « La planète du jugement – Star Trek. »

La liberté éternelle par Joe Haldeman

Fiche de La liberté éternelle

Titre : La liberté éternelle (tome 3 sur 3 – La guerre éternelle)
Auteur : Joe Haldeman
Date de parution : 1999
Traduction : F. Vidonne
Editeur : J’ai lu

Première page de La liberté éternelle

« L’hiver met bien longtemps à venir, sur cette planète oubliée des dieux, mais lorsqu’il est là, il ne s’en va pas de sitôt…

J’observai une brusque rafale qui traçait une ligne de froide écume en travers du lac, et songeai à la Terre ; ce n’était pas la première fois ce jour-là. Ces deux chauds hivers à San Diego, lorsque j’étais enfant… Et même ces mauvais hivers dans le Nebraska. Au moins, ils étaient courts.

Peut-être avions-nous refusé trop vite, lorsque ces zombies magnanimes nous avaient offert de partager la planète avec nous, après la guerre. En venant ici, nous ne nous en étions pas vraiment débarrassés.

De l’air froid irradiait de la vitre. Marygay s’éclaircit la gorge derrière moi.

— Que se passe-t-il ? demanda-t-elle.

— On dirait que c’est le temps. Je ferais bien de vérifier les lignes de pêche.

— Les enfants seront de retour d’ici à une heure.

— Je ferais mieux de vérifier maintenant, au sec, plutôt que de risquer de tous nous retrouver dehors sous la pluie, répondis-je. Ou sous la neige, peu importe.

— Probablement la neige.

Elle hésita, mais ne proposa pas de m’aider. Après vingt ans, elle savait quand je préférais me passer de compagnie. J’enfilai un sweater en laine, mis une casquette, et laissai mon ciré sur le portemanteau. »

Extrait de : J. Haldeman. « La Guerre Éternelle – La Liberté éternelle. »

La paix éternelle par Joe Haldeman

Fiche de La paix éternelle

Titre : La paix éternelle (tome 2 sur 3 – La guerre éternelle)
Auteur : Joe Haldeman
Date de parution : 1997
Traduction : M. Pagel
Editeur : France Loisirs

Première page de La paix éternelle

« Il ne faisait pas tout à fait noir : un rayon de lune bleu ténu filtrait à travers la voûte des feuilles. Le silence n’était jamais complet.

Une grosse brindille craqua. Le bruit fut étouffé sous une lourde masse. Un singe hurleur mâle, dans un arbre, sortit de sa torpeur et baissa les yeux : quelque chose bougeait, noir sur noir. L’animal emplit ses poumons pour lancer un cri de défi.

Il y eut alors un son évoquant un journal qu’on déchire. Le torse du singe disparut dans un sombre geyser de sang et d’organes déchiquetés. Son corps tomba lourdement à travers les branches, coupé en deux.

Tu peux pas foutre la paix à ces putains de singes ? Ta gueule ! On est dans une réserve naturelle. C’est moi qui suis de service, alors ferme-la. C’est un exercice de tir.

Noir sur noir. L’ombre demeura un instant immobile, puis fila à travers la jungle tel un gros reptile silencieux. On eût pu s’en trouver à deux mètres sans la voir. Elle n’émettait pas d’infrarouges. Les ondes radar glissaient sur sa peau.

Sentant la chair humaine, elle se figea. La proie, un individu mâle, à environ trente mètres de là, puait la sueur âcre. Son haleine empestait l’ail. Une odeur d’huile à fusil et de vieux résidus de poudre l’accompagnait. L’ombre détermina le sens du vent puis recula, entama un mouvement tournant.

L’homme surveillait le chemin. Il fallait donc arriver par la forêt. »

Extrait de : J. Haldeman. « La Guerre Éternelle – La Paix éternelle. »

La guerre éternelle par Joe Haldeman

Fiche de La guerre éternelle

Titre : La guerre éternelle (tome 1 sur 3 – La guerre éternelle)
Auteur : Joe Haldeman
Date de parution : 1975
Traduction : G. Lebec, D. Brower
Editeur : J’ai lu

Première page de La guerre éternelle

« — Ce soir, nous allons vous montrer huit manières de tuer un homme ; elles sont toutes silencieuses.

Le gars qui venait de dire ça, un sergent-chef, ne paraissait guère plus vieux que moi, cinq ans au plus, et s’il avait jamais tué sur le terrain, silencieusement ou autrement, il avait dû le faire dès son enfance.

Je connaissais déjà quatre-vingt-dix façons de tuer quelqu’un, mais la plupart d’entre elles étaient quelque peu bruyantes. Je me redressai sur ma chaise, fis poliment semblant d’être attentif, puis m’endormis, les yeux ouverts. La plupart des autres en avaient fait autant : nous savions par expérience qu’ils ne mettaient rien d’important au programme de ces cours d’après-dîner.

Le projecteur m’a réveillé, et j’ai patienté jusqu’à la fin du court métrage nous détaillant les « huit manières silencieuses ». Certains des protagonistes devaient avoir eu le cerveau effacé car on les tuait pour de bon.

Après le film, une fille au premier rang a levé la main. Le sergent-chef lui a fait un signe de tête et elle s’est mise au garde-à-vous. »

Extrait de : J. Haldeman. « La Guerre Éternelle. »

Greg Bear

Présentation de Greg Bear :

Greg Bear, qui vit le jour sous le soleil radieux de la cité californienne de San Diego au mois d’août de l’an 1951, s’est imposé au fil des décennies comme l’un des démiurges les plus flamboyants et les plus érudits de la littérature d’anticipation d’outre-Atlantique. Fer de lance de cette école que les exégètes anglo-saxons se plaisent à nommer la hard science-fiction, il a su, avec une maestria rare, marier l’extrapolation scientifique la plus austère aux vertiges de la métaphysique.

Fils d’un officier de la marine, ce grand voyageur développa très tôt une insatiable curiosité pour les mystères du cosmos et les secrets de la biologie. Il n’est d’ailleurs point anodin de souligner que ce digne héritier de l’âge d’or des puces de silicium et de la conquête spatiale entra dans la grande famille des lettres de l’imaginaire par la grande porte, épousant la fille de l’illustre romancier Poul Anderson.

C’est au mitan des années quatre-vingt que Greg Bear frappa un grand coup, ébranlant les cénacles du genre avec des ouvrages d’une audace conceptuelle inouïe. L’on se doit de citer, au tout premier chef, son foudroyant roman « La Musique du sang » (paru sous les presses en 1985). Il y dépeint avec une précision toute clinique l’émergence de cellules intelligentes qui, proliférant au sein de l’organisme humain, finissent par transmuter l’humanité entière en une gigantesque conscience collective. Par cette fresque d’une implacable logique, il posa les jalons de ce que l’on nommera plus tard la nanotechnologie, prouvant que l’infiniment petit recelait des terreurs et des merveilles tout aussi sidérantes que l’immensité galactique.

Dans un registre plus proprement cosmologique, il livra la même année le monumental « Éon ». L’apparition soudaine d’un astéroïde creux dans le giron terrestre y sert de prétexte à une exploration fascinante des paradoxes temporels et des dimensions parallèles, rappelant les grandes heures du merveilleux scientifique. Son esprit foisonnant n’eut de cesse de scruter les possibles de l’évolution, comme en témoigne la remarquable « Échelle de Darwin » (1999), où les mutations génétiques, loin de signer notre perte, annoncent l’avènement d’une nouvelle marche sur l’escalier de l’hominisation.

Couronné à de multiples reprises par les prestigieux prix Hugo et Nebula, cet artisan méticuleux a bâti une œuvre qui force le respect par sa densité spéculative.

Hélas, l’écrivain a quitté notre monde à l’automne de l’an 2022, laissant le lectorat orphelin de l’une de ses plumes les plus visionnaires. En cet été 2026, alors que nos sociétés effleurent du doigt les prodiges biologiques et informatiques qu’il avait jadis prophétisés, l’œuvre de Greg Bear résonne avec une acuité troublante. Il demeurera, pour les générations futures, ce formidable architecte de l’esprit qui sut donner à la rationalité scientifique les accents épiques de la grande poésie romanesque.

Livres de Greg Bear :

Darwin :

Halo Forerunner :

Hexamone :

La Reine des anges :

Le second cycle de Fondation :

Star Trek :

Star Wars :

La cité à la fin des temps (2011)
La musique du sang (1985)

Pour en savoir plus sur Greg Bear :

La page Wikipédia sur G. Bear
La page Noosfere sur G. Bear
La page isfdb de G. Bear

Joe Haldeman

Présentation de Joe Haldeman :

Joe Haldeman, qui vit le jour sous le ciel d’Oklahoma City aux premiers jours de juin de l’an 1943, figure sans conteste parmi les hérauts les plus poignants et les plus rigoureux de la littérature d’anticipation d’outre-Atlantique. Avant de manier la plume avec l’aisance qu’on lui connaît, ce fils du Nouveau Monde s’était d’abord voué à l’étude austère de la physique et de l’astronomie. Toutefois, le grand fracas de l’Histoire vint bousculer ces nobles desseins : enrôlé sous les drapeaux, il fut précipité dans l’enfer vert du terrible conflit vietnamien. Blessé dans sa chair au cœur de ces jungles inhospitalières, il en rapporta un profond traumatisme et des cicatrices morales qui allaient constituer le terreau de sa vocation romanesque.

C’est au cœur des années soixante-dix, très exactement en 1974, que Joe Haldeman livra aux presses son authentique chef-d’œuvre, le foudroyant « La Guerre éternelle » (The Forever War). Dans ce récit appelé à faire date dans les cénacles du genre, l’auteur transpose dans le cosmos infini le drame intime du soldat et l’aliénation de la conscription. S’appuyant avec une rare maestria sur les théories de la relativité einsteinienne, il y dépeint les affres de fantassins stellaires dont les voyages à la vitesse de la lumière provoquent d’effroyables distorsions temporelles. À chaque retour de campagne, ces vétérans égarés retrouvent une planète Terre qui a vieilli de plusieurs siècles, une humanité métamorphosée dont ils ne comprennent plus ni les mœurs, ni la langue.

Loin des fanfares belliqueuses ou des épopées militaro-spatiales aux accents triomphalistes, cet ouvrage se dresse comme un implacable réquisitoire contre l’absurdité des conflits armés. Cette prose, d’une âpreté toute naturaliste, fut d’ailleurs couronnée par les lauriers les plus convoités par les amateurs d’anticipation, raflant simultanément les prestigieux prix Hugo, Nebula et Locus.

Refusant de se laisser enfermer dans ce seul succès de librairie, l’écrivain poursuivit son labeur avec une constance admirable, signant peu après le très remarqué « Pont de l’esprit » (1976), puis renouant bien plus tard avec ses thèmes de prédilection au travers de « La Paix éternelle » (1997), prouvant ainsi la belle longévité de son inspiration.

En ce mi-août de l’an 2026, alors que ce grand artisan des lettres a soufflé voici peu ses quatre-vingt-trois bougies, il convient de rendre un hommage appuyé à son œuvre. Par la puissance de ses allégories et la rigueur de son bagage scientifique, Joe Haldeman a magistralement démontré que l’exploration des lointaines galaxies pouvait se faire le douloureux, mais salutaire, miroir de nos propres tragédies terrestres.

Livres de Joe Haldeman :

La guerre éternelle :

Star Trek :

En mémoire de mes péchés (1977)
Immortalité à vendre (1989)
La leçon du pouvoir (1972)
Le livre d’or (1977)
Le message (2000)
Pontesprit (1977)
Rêves infinis (1978)

Pour en savoir plus sur Joe Haldeman :

La page Wikipédia sur J. Haldeman
La page Noosfere sur J. Haldeman
La page isfdb de J. Haldeman

Vorkosigan – intégrale par Lois McMaster Bujold

Fiche de Vorkosigan – intégrale

Titre : Vorkosigan – intégrale
Auteur : Lois McMaster Bujold
Date de parution :
Traduction :
Editeur :

Sommaire de Vorkosigan – intégrale :

  • Opération Cay
  • Barrayar
  • Miles Vorkosigan
  • Cetaganda
  • Ethan d’Athos
  • Les frontières de l’infini
  • Un clone encombrant
  • Memory
  • Komarr
  • Ekaterin
  • Le poison du mariage
  • L’alliance
  • Immunité diplomatique
  • Cryoburn