Catégorie : Livres
Le retour du banni par Raymond E. Feist

Fiche de Le retour du banni
Titre : Le retour du banni (Tome 3 sur 3 – Le conclave des Ombres – Les chroniques de Krondor)
Auteur : Raymond E. Feist
Date de parution : 2004
Traduction : I. Pernot
Editeur : Milady
Première page de Le retour du banni
« Les cavaliers arrivaient droit sur lui.
Kaspar, qui, la veille encore, détenait le titre de duc d’Olasko, attendait, ses chaînes à la main, prêt à frapper. Quelques minutes plus tôt, il avait été déposé sur cette plaine poussiéreuse par un grand magicien aux cheveux blancs qui avait disparu en lui offrant uniquement quelques mots d’adieu. Le noble en exil était resté seul face à un groupe de nomades en approche.
Kaspar ne s’était jamais senti si vivant et galvanisé. Il sourit, prit une profonde inspiration et fléchit les genoux. Les cavaliers se déployaient ; sans doute le trouvaient-ils dangereux, même s’il se tenait seul, pieds nus et sans arme, à l’exception des lourdes chaînes munies à chaque extrémité de fers pour les mains et les pieds.
Les cavaliers ralentirent. Kaspar vit qu’ils étaient six. Ils portaient d’étranges vêtements, parmi lesquels une ample vareuse indigo par-dessus une tunique blanche ceinturée à la taille par une cordelette et un pantalon bouffant rentré dans des bottes en cuir noir. Leur tête était couverte d’un turban, dont le pan droit tombait librement sur l’épaule. »
Extrait de : R.E Feist. « Le Retour du banni – Le conclave des Ombres – Les chroniques de Krondor. »
Le roi des renards par Raymond E. Feist

Fiche de Le roi des renards
Titre : Le roi des renards (Tome 2 sur 3 – Le conclave des Ombres – Les chroniques de Krondor)
Auteur : Raymond E. Feist
Date de parution : 2003
Traduction : I. Pernot
Editeur : Milady
Première page de Le roi des renards
« Un oiseau planait au-dessus de la cité.
Il repéra de son regard perçant une silhouette sur les quais bondés, un homme seul au sein de la foule grouillante qui encombrait le port à l’heure la plus affairée de la journée. Le port de Roldem, capitale du royaume insulaire du même nom, était l’un des plus fréquentés de la mer des Royaumes. Marchandises et passagers de l’empire de Kesh la Grande, du royaume des Isles et d’une demi-douzaine d’autres nations voisines s’y croisaient chaque jour.
L’individu repéré par l’oiseau portait les vêtements d’un noble, résistants et faciles à nettoyer, avec des attaches qui lui permettaient d’être à son aise par tous les temps. Il avait choisi une veste qui se portait sur l’épaule gauche, laissant libre son bras d’épée. Un béret noir, orné d’une broche en argent et d’une plume grise, et une paire de bottes robustes complétaient l’ensemble. On venait de décharger ses bagages, qui allaient être conduits à l’adresse qu’il avait indiquée. Il voyageait sans serviteur, chose rare pour un noble mais pas incongrue, car tous n’étaient pas riches. »
Extrait de : R.E Feist. « Le Roi des renards – Le conclave des Ombres – Les chroniques de Krondor. »
Serre du faucon argenté par Raymond E. Feist

Fiche de Serre du faucon argenté
Titre : Serre du faucon argenté (Tome 1 sur 3 – Le conclave des Ombres – Les chroniques de Krondor)
Auteur : Raymond E. Feist
Date de parution : 2002
Traduction : I. Pernot
Editeur : Milady
Première page de Serre du faucon argenté
« Il attendait.
Ses yeux bleu pâle cerclés de cernes noirs à cause du manque de sommeil, l’adolescent tremblait, blotti près de son chétif feu de camp. Sa bouche remuait légèrement, au rythme de l’incantation que son père lui avait apprise ; il avait les lèvres sèches et douloureusement gercées, et la gorge en feu à force de répéter les paroles sacrées. Sa chevelure sombre, presque noire, était maculée de poussière depuis qu’il avait dormi à même la terre battue – bien que résolu à rester éveillé dans l’attente de sa vision, il s’était laissé vaincre par l’épuisement à trois reprises. Sa rapide perte de poids ne faisait qu’accentuer ses hautes pommettes et sa minceur, et elle le laissait pâle et émacié. Pour tout vêtement, il portait un pagne, comme tous les garçons lors de leur quête de vision. Depuis la première nuit, sa tunique, son pantalon de cuir, ses bottes solides et sa cape vert foncé lui manquaient terriblement.
Au-dessus de sa tête, le ciel nocturne laissait peu à peu la place à la grisaille qui précède l’aube et les étoiles commençaient à disparaître. »
Extrait de : R.E Feist. « Serre du Faucon argenté – Le conclave des Ombres – Les chroniques de Krondor. »
Les fragments d’une couronne brisée par Raymond E. Feist

Fiche de Les fragments d’une couronne brisée
Titre : Les fragments d’une couronne brisée (Tome 4 sur 4 – La guerre des Serpents – Les chroniques de Krondor)
Auteur : Raymond E. Feist
Date de parution : 1998
Traduction : I. Pernot
Editeur : Bragelonne
Première page de Les fragments d’une couronne brisée
« On frappa à la porte.
— Entrez, ordonna le roi de la Triste Mer.
Ce faisant, il leva les yeux d’une note écrite à la hâte que venait juste de lui remettre Kahil, le capitaine de son service de renseignement.
Le général Nordan entra et brossa son manteau pour en ôter la neige.
— C’est une terre bien froide que vous avez trouvé à gouverner, Majesté, commenta-t-il en souriant.
Kahil ne reçut de sa part qu’un très bref hochement de tête.
— Il fait froid mais, au moins, cette terre nous offre de la nourriture et du bois pour nous chauffer, répliqua Fadawah. (L’ancien général en chef des armées de la reine Émeraude était devenu depuis le souverain de la cité d’Ylith et de ses environs.) Parmi les traînards qui continuent à nous rejoindre, certains viennent d’aussi loin que la Lande Noire et la description qu’ils nous font de la situation dans le royaume de l’Ouest est plutôt désespérée. »
Extrait de : R.E Feist. « Les fragments d’une couronne brisée – La guerre des Serpents – Les chroniques de Krondor. »
La rage d’un roi démon par Raymond E. Feist

Fiche de La rage d’un roi démon
Titre : La rage d’un roi démon (Tome 3 sur 4 – La guerre des Serpents – Les chroniques de Krondor)
Auteur : Raymond E. Feist
Date de parution : 1997
Traduction : I. Pernot
Editeur : Bragelonne
Première page de La rage d’un roi démon
« Dans l’ancienne salle du trône de Jarwa, le dernier sha-shahan des Sept Nations saaures, le mur de pierre situé face au siège d’un pouvoir désormais vacant miroitait.
Haut de neuf mètres, il parut onduler avant de disparaître complètement au profit d’un grand trou noir et béant. D’horribles créatures dotées de crocs terribles et de griffes empoisonnées se rassemblèrent tout autour. Certaines avaient un faciès d’animal mort, alors que d’autres présentaient un aspect humanoïde. Quelques-unes arboraient fièrement des ailes, des andouillers ou des cornes de taureau. Mais, en dépit de leurs différences physiques, elles possédaient la même effroyable nature ; c’étaient des êtres aux intentions maléfiques, dotés d’une musculature puissante et capables de manipuler la magie noire. »
Extrait de : R.E Feist. « La rage d’un roi démon – La guerre des Serpents – Les chroniques de Krondor. »
L’ascension d’un prince marchand par Raymond E. Feist

Fiche de L’ascension d’un prince marchand
Titre : L’ascension d’un prince marchand (Tome 2 sur 4 – La guerre des Serpents – Les chroniques de Krondor)
Auteur : Raymond E. Feist
Date de parution : 1995
Traduction : I. Pernot
Editeur : Bragelonne
Première page de L’ascension d’un prince marchand
« L’âme hurla.
Le démon se retourna. Sa gueule béante lui donnait l’air de sourire en permanence, aussi était-il difficile de deviner son humeur. Seul le léger écarquillement de ses yeux montrait à quel point il était ravi. Ses orbites noires, mornes et sans vie, semblables à celles d’un requin, contemplèrent pendant un moment le bocal qui constituait son unique bien.
L’âme enfermée à l’intérieur se montrait particulièrement active. C’était une chance pour le démon d’avoir pu s’en emparer et la garder. Il plaça le bocal sous son menton et ferma les yeux afin de laisser l’énergie qui en émanait envahir son être. Le bonheur ne faisait pas partie de la gamme de ses émotions, car il ne connaissait que la peur ou la colère. »
Extrait de : R.E Feist. « L’ascension d’un prince marchand – La guerre des Serpents – Les chroniques de Krondor. »
L’ombre d’une reine noire par Raymond E. Feist

Fiche de L’ombre d’une reine noire
Titre : L’ombre d’une reine noire (Tome 1 sur 4 – La guerre des Serpents – Les chroniques de Krondor)
Auteur : Raymond E. Feist
Date de parution : 1994
Traduction : I. Pernot
Editeur : Bragelonne
Première page de L’ombre d’une reine noire
« Au milieu du fracas des tambours, les guerriers saaurs chantaient leurs hymnes, se préparant pour la bataille à venir. Des bannières en loques pendaient mollement, accrochées aux hampes des lances ensanglantées. Les visages verts, bariolés de peintures rouge et jaune, étaient tournés en direction de l’ouest. Là, les incendies projetaient des lueurs ocre et cramoisi sur l’épais linceul de fumée noire qui masquait l’orbe déclinant du soleil et la tapisserie d’étoiles familières.
Jarwa, le sha-shahan des Sept Nations, souverain de l’empire de l’Herbe et seigneur des Neuf Océans, ne pouvait détacher son regard de ce désastre. Toute la journée, il avait observé la progression des incendies dans le lointain. Malgré la distance, les hurlements des vainqueurs et les cris des victimes avaient retenti durant tout l’après-midi. »
Extrait de : R.E Feist. « L’Ombre d’une reine noire – La guerre des Serpents – Les chroniques de Krondor. »
Le boucanier du roi par Raymond E. Feist
Fiche de Le boucanier du roi
Titre : Le boucanier du roi (Tome 2 sur 2 – L’entre deux guerres – Les chroniques de Krondor)
Auteur : Raymond E. Feist
Date de parution : 1992
Traduction : I. Pernot
Editeur : Bragelonne
Première page de Le boucanier du roi
« Ghuda s’étira.
Une voix de femme s’éleva dans la pièce derrière lui.
— Sortez d’ici !
L’ancien mercenaire, assis sur une chaise sous le porche de son auberge, posa les pieds sur la balustrade. Derrière lui, la sérénade recommençait, comme tous les soirs. A Elarial, les riches voyageurs descendaient dans les grands hôtels ou dans les palaces qui bordaient les plages au sable d’argent. L’auberge du Heaume Cabossé devait se contenter de satisfaire les besoins d’une clientèle plus fruste : conducteurs de chariots, mercenaires, fermiers venus porter leur récolte en ville et soldats de la campagne.
— Dois-je appeler le guet ? s’écria la femme à l’intérieur de la salle commune.
Ghuda était un homme d’une forte carrure, mais il n’avait pas pris une once de graisse depuis qu’il était en retraite, car la gestion d’une auberge n’était pas une tâche de tout repos. Ses armes étaient toujours parfaitement aiguisées, car il avait été plus d’une fois obligé de jeter l’un ou l’autre de ses clients dehors. »
Extrait de : R.E Feist. « Le boucanier du roi – L’entre deux guerres – Les chroniques de Krondor. »
Prince de sang par Raymond E. Feist

Fiche de Prince de sang
Titre : Prince de sang (Tome 1 sur 2 – L’entre deux guerres – Les chroniques de Krondor)
Auteur : Raymond E. Feist
Date de parution : 1989
Traduction : I. Pernot
Editeur : Bragelonne
Première page de Prince de sang
« Le calme régnait dans l’auberge.
Les murs noircis de suie absorbaient la lumière de la lanterne et ne renvoyaient que peu de clarté. Le feu qui se mourait dans l’âtre n’offrait guère de chaleur et encore moins de gaieté, à en juger par l’attitude de ceux qui avaient choisi de s’asseoir devant lui. Contrairement à la plupart des établissements de cet acabit, l’auberge était lugubre. Des hommes assis dans des recoins obscurs discutaient à voix basse, et il valait mieux ne pas surprendre leur conversation si l’on n’était pas concerné. Un grognement approbateur, en réponse à une proposition murmurée, ou le rire amer d’une femme à la vertu négociable étaient les seuls sons qui brisaient le silence. La plupart des clients du Docker Endormi n’avaient d’yeux que pour le jeu. »
Extrait de : R.E Feist. « Prince de sang – L’entre deux guerres – Les chroniques de Krondor. »
Terre errante par Liu Cixin

Fiche de Terre errante
Titre : Terre errante
Auteur : Liu Cixin
Date de parution : 2000
Traduction : G. Gaffric
Editeur : Actes Sud
Première page Terre errante
« Je n’avais jamais vu la nuit. Je n’avais jamais vu les étoiles. Je n’avais jamais vu le printemps, ni l’automne, ni l’hiver.
Je suis né à la fin de l’Ère du freinage. La Terre venait tout juste d’arrêter de tourner.
Quarante-deux années avaient été nécessaires pour interrompre la rotation de la planète, soit trois de plus que dans le plan initial dressé par le gouvernement de la Coalition. Ma mère m’a raconté comment elle avait contemplé en famille le dernier crépuscule. Le soleil était descendu, lentement, comme s’il avait décidé de faire halte sur la ligne de l’horizon. Trois jours et trois nuits s’étaient écoulés avant qu’il disparaisse enfin. Bien entendu, à compter de cet instant, il n’y a plus eu ni “jour” ni “nuit”. Pendant longtemps – une décennie environ –, l’hémisphère Est a été enveloppé dans un crépuscule permanent, car le soleil n’avait pas totalement sombré derrière l’horizon : la moitié du ciel visible était encore inondée de sa lueur. C’est durant cet interminable âge crépusculaire que je suis venu au monde. »
Extrait de : L. Cixin. « Terre errante. »