Catégorie : Livres

 

Le nid par Lisa Tuttle

Fiche de Le nid

Titre : Le nid (nouvelle)
Auteur : Lisa Tuttle
Date de parution : 1983
Traduction : N. Serval
Editeur : Denoël

Première page de Le nid

« Nous avions trouvé la maison au bout de trois jours de recherches. Elle était située dans la campagne environnant Cheltenham, à cinq cents mètres à peine d’un petit village : une grande maison solide, qui se dressait toute seule au milieu d’une vaste pelouse envahie par les mauvaises herbes et bordée d’une haie.
 
J’avais éteint le moteur et nous étions restées assises dans la voiture à contempler la maison, séduites par son aspect. Le toit paraissait délabré, et la maison était visiblement inoccupée depuis un certain temps, mais les murs étaient bâtis avec une pierre jaune qui brillait d’un éclat très doux sous les rayons du soleil.
 
« Imagine un peu, si nous vivions ici… » murmura Sylvia.
 
« Ça n’a rien d’impossible », répondis-je.
 
« Tu te souviens, quand nous jouions aux sœurs Brontë, dans une vieille maison isolée, sur la lande ? »

Extrait de : L. Tuttle. « Le nid. »

Futurs perdus par Lisa Tuttle

Fiche de Futurs perdus

Titre : Futurs perdus
Auteur : Lisa Tuttle
Date de parution : 1992
Traduction : N. Serval
Editeur : Denoël

Première page de Futurs perdus

« Derrière ses paupières closes, Clare sent la pièce changer autour d’elle. Elle ouvre les yeux et reste interdite en découvrant un radio-réveil, le globe laiteux d’une lampe, une boîte de Kleenex sur une table en verre à gauche du lit. Un tableau bizarre et affreux dépare le mur d’un blanc rosé, la fenêtre ne se trouve pas au bon endroit… Ce n’est pas sa chambre. Elle ne sait plus où elle est. Elle a peur.

Et soudain elle retrouve sa chambre, sa maison. C’est elle-même qui a peint les murs de cette teinte rosée et cousu les rideaux jaune paille. La toile est une nature morte représentant des livres et des pommes, aussi chère et familière que le visage du peintre, son amie Sophie. Elle est chez elle et nulle part ailleurs. Comment a-t-elle pu en douter, ne serait-ce qu’une seconde ? Que s’attendait-elle à voir en ouvrant les yeux ? »

Extrait de : L. Tuttle. « Futurs perdus. »

Le cycle du Ā par Alfred Elton van Vogt

Fiche de Le cycle du Ā

Titre : Le cycle du Ā – intégrale
Auteur : Alfred E. van Vogt
Date de parution : 2005
Traduction : B. Vian, M. Lebailly
Editeur : J’ai lu

Sommaire de Le cycle du Ā

  • Le monde des Ā
  • Les joueurs du Ā
  • La fin du Ā

Mulots en mission par Karl Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Mulots en mission

Titre : Mulots en mission (Tome 24 sur 29 – Perry Rhodan #4 (Le deuxième empire))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : U. Klotz-Eiglier
Date de parution : 1965
Editeur : Fleuve noir

Première page de Mulots en mission

« Une belle journée du mois de janvier 2329 sur la planète Mars. Dans un terrain vague aux molles ondulations jouaient des enfants d’une dizaine d’années ; mais, en y regardant de plus près, on pouvait voir qu’il ne s’agissait pas d’êtres humains, mais de créatures velues à la truffe humide et aux grands yeux attendrissants, mulots géants pourvus d’une ample queue de castor.
— Un peu de discipline! fit une jeune voix impatiente.
— Espèce de gros lard ! répondit l’une des curieuses créatures, moqueuse.
Une main invisible s’empara d’elle et la souleva à quelques mètres au-dessus du sol desséché. Elle se mit alors à gesticuler, poussant des piaillements perçants. Puis l’influence télékinésique la reposa délicatement à terre.
— Tu veux que je t’aide à me traiter de gros lard, Will? La prochaine fois, je t’expédie jusqu’à Phobos ! »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Mulots en mission – Perry Rhodan. »

Les soldats stellaires par Karl Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Les soldats stellaires

Titre : Les soldats stellaires (Tome 23 sur 29 – Perry Rhodan #4 (Le deuxième empire))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : U. Klotz-Eiglier
Date de parution : 1965
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les soldats stellaires

« Le faisceau de la lampe perça l’obscurité impénétrable, s’arrêta un moment, continua, puis disparut dans la profondeur de l’espace. Il réapparut soudain, et illumina une petite surface, dévoilant ainsi deux yeux écarquillés, puis la ligne mince de deux lèvres serrées. On entendit un cri, enfin la lampe s’éteignit.
— Maudit imbécile ! J’avais failli les avoir !
André Lenoir ne s’était toujours pas calmé lorsque Melbar Kasom fit coulisser la cloison qui les séparait du pont intermédiaire. Sans dire un mot, tous deux suivirent un long couloir dont le sol tremblait sous le poids de Kasom.
— Alors, vous avez failli les avoir ? demanda Kasom au bout d’un moment.
— Oui, grommela le mutant, irrité. J’ai mis plus de deux heures pour trouver un endroit où je puisse me concentrer, et voilà qu’il a fallu que vous veniez me déranger et fassiez tout rater !
— Je suis désolé, répondit le géant. La prochaine fois, il sera préférable de mettre sur la porte un écriteau Défense d’entrer.
Le fascinateur eut un geste de mauvaise humeur. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Les soldats stellaires – Perry Rhodan. »

Pas de retour pour Rhodan par Karl Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Pas de retour pour Rhodan

Titre : Pas de retour pour Rhodan (Tome 22 sur 29 – Perry Rhodan #4 (Le deuxième empire))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : U. Klotz-Eiglier
Date de parution : 1965
Editeur : Fleuve noir

Première page de Pas de retour pour Rhodan

« Bien qu’on fût en plein jour, le ciel était empli d’étoiles. Ainsi en était-il au-dessus de Badun et de Lordstown, la seule ville de cette planète. Les quarante mille personnes qui vivaient là n’accordaient aucune attention à ce scintillement permanent : absorbées par les obligations de leur service, elles n’en n’avaient pas le temps et Lord Kositch Abro veillait à ce qu’elles ne pensent à rien d’autre.
À l’intérieur du système Thomis, Badun était la plus importante des cinq lunes qui tournaient autour de la gigantesque planète Bell. De hautes montagnes, entourées de plaines dépourvues de végétation, en faisaient un monde inhospitalier, mais la ville de Lordstown s’y était cependant développée ces cent dernières années, en devenant le repaire secret des Neutralistes, les rebelles de Plophos. Grâce à la position particulière du système Thomis, ils n’avaient pas encore été découverts ; celui-ci était en effet perdu au sein d’une mer de soleils extrêmement rapprochés les uns des autres. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Pas de retour pour Rhodan – Perry Rhodan. »

Guerilla sur Greendoor par Karl Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Guerilla sur Greendoor

Titre : Guerilla sur Greendoor (Tome 21 sur 29 – Perry Rhodan #4 (Le deuxième empire))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : U. Klotz-Eiglier
Date de parution : 1965
Editeur : Fleuve noir

Première page de Guerilla sur Greendoor

« Depuis le 2 novembre 2328, toutes les stations hypercom de la Voie lactée diffusent l’incroyable nouvelle qui bouleverse la Galaxie : Perry Rhodan, Atlan et Reginald Bull seraient morts. A l’appui de cette information donnée par des inconnus, des images de l’épave du Krest, le fier vaisseau spatial de la flotte solaire, à bord duquel se trouvaient les disparus. La conséquence immédiate en est l’effondrement de l’Empire formé par l’union des Arkonides et des Terraniens, et la fin d’une alliance vieille de deux cent treize ans. En effet, toutes les races intelligentes qui attendaient depuis plus de deux siècles pour se libérer des deux grandes puissances de la Galaxie, Arkonis et Terrania, exploitent le désarroi créé par cette situation. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Guerilla sur Greendoor – Perry Rhodan. »

La sylve sanguinaire par Karl Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de La sylve sanguinaire

Titre : La sylve sanguinaire (Tome 20 sur 29 – Perry Rhodan #4 (Le deuxième empire))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : M.J Dubourg
Date de parution : 1965
Editeur : Fleuve noir

Première page de La sylve sanguinaire

« — Il n’existe qu’un jeu pouvant satisfaire un homme digne de ce nom : le jeu avec des personnages humains. Il faut avoir connu ce sentiment de puissance absolue sur ses congénères pour pouvoir affirmer qu’on a vécu. Il faut se servir des hommes, les envoyer où l’on veut, les utiliser selon leurs capacités et, si nécessaire, exiger leur vie sans scrupule.
— Oui, dit Plog avec un ricanement niais.
— Tu es un imbécile, Plog, dit le Juge. Tu es le seul homme qui n’aspire pas au pouvoir. Te parler me procure une satisfaction particulière. Je sais que tu ne m’approuves pas consciemment. Mais tu es le seul de mes hommes auquel je fasse entièrement confiance, car tu es un idiot ! Et tu n’as plus que cinq ou six ans à vivre parce que tu es malade. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « La Sylve Sanguinaire – Perry Rhodan. »

L’offensive de crétinisation par Karl Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de L’offensive de crétinisation

Titre : L’offensive de crétinisation (Tome 19 sur 29 – Perry Rhodan #4 (Le deuxième empire))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : M.J Dubourg
Date de parution : 1965
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’offensive de crétinisation

« Ils étaient seuls. Deux hommes. Seuls dans un petit astronef, dans les solitudes du centre galactique.
Atlan, ex-empereur et maître souverain de l’empire stellaire des Arkonides, actuellement grand amiral de l’Organisation des Mondes Unis, et l’Ertrusien Melbar Kasom, lieutenant et spécialiste de l’O.M.U.
Ils attendaient un troisième homme : Perry Rho- dan, le Stellarque de l’Empire Uni né de l’union du petit empire stellaire terrien et de la gigantesque sphère de domination arkonide.
Deux hommes attendaient le plus grand de toute l’histoire galactique — et de l’ère galactique actuelle.
Leur astronef, de forme cylindrique, mesurait juste vingt mètres de long sur quatre de diamètre. Atlan l’avait baptisé le Majori.
Ses appareils de détection étaient les plus modernes de toute la Galaxie. Car même dans le vide spatial il y avait bien des choses à guetter et à écouter.
Le Majori, construit dans un chantier secret de l’O.M.U., était le plus petit et le plus parfait astronef ayant jamais croisé dans la Galaxie. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « L’offensive de crétinisation – Perry Rhodan. »

Les portes sans retour par Julia Verlanger

Fiche de Les portes sans retour

Titre : Les portes sans retour
Auteur : Julia Verlanger
Date de parution : 1976
Editeur : Le Masque

Première page de Les portes sans retour

« J’ai rencontré la fille aux yeux de petit chat perdu sur Allègre. Des yeux très beaux, emplis de ce doux bleu brumeux de l’innocence aveugle.
Allègre porte mal son nom. C’est une boule de boue gelée, un peu plus froide que l’enfer, et moins accueillante. La majeure partie de sa population se divise ainsi : d’un côté les chasseurs, coriaces et passablement sauvages, de l’autre, les marchands, dents longues et âmes noires. Allègre vit du commerce des peaux.
Venteuse, sa capitale, bien nommée celle-là, abrite aussi les technos, et le personnel du Cosmoport. C’est une ville minable, glaciale, dont les rues ne sont pas chauffées. Je ne l’aime pas, et je ne la choisirais sûrement pas comme lieu de résidence.
Je venais d’y livrer un chargement de chaubi, et j’attendais de pouvoir embarquer une cargaison de peaux. Comme tous les Cosmoports, celui de Venteuse adore les formalités. »

Extrait de : J. Verlanger. « Les portes sans retour. »