Catégorie : Livres

 

La tour de l’hirondelle – The Witcher par Andrzej Sapkowski

Fiche de La tour de l’hirondelle

Titre : La tour de l’hirondelle (Tome 6 sur 6 – The Witcher)
Auteur : Andrzej Sapkowski
Traduction : L. Cantin-Waleryszak
Date de parution : 1997
Editeur : Bragelonne

Première page de La tour de l’hirondelle

« L’univers, comme chacun sait, de même que la vie, suit une trajectoire circulaire. Sur la circonférence de ce cercle figurent huit points magiques qui forment une rotation complète, soit un cycle annuel. Ces points vont par paires et se font face sur la circonférence du cercle : Imbaelk, la germination, et Lammas, la maturation ; Belleteyn, la floraison, et Saovine, l’étiolement ; le solstice d’hiver, appelé Midinváerne, et d’été, Midaëte ; l’équinoxe de printemps, Birke, et d’automne, Velen. Le cercle est ainsi divisé en huit parties qui correspondent au découpage d’une année dans le calendrier elfique.
Les humains qui débarquèrent sur les plages à l’embou­­chure de la Iaruga et du Pontar possédaient leur propre calendrier ; basé sur la lune, il divisait l’année en douze mois et indiquait au laboureur le cycle annuel de son travail, de la fabrication des gaules en janvier jusqu’à l’époque des grands froids et du gel de la terre. Toutefois, même s’ils avaient leur propre calendrier et leurs propres saisons, les humains acceptèrent le cercle des elfes et les huit points qui jalonnaient sa circonférence. Imbaelk et Lammas, Saovine et Belleteyn, les deux solstices et les deux équinoxes du calendrier elfique, devinrent chez les humains également des jours de fête à nul autre pareil, aussi repérables qu’un arbre esseulé au milieu d’une prairie.
Car ces dates étaient auréolées de magie. »

Extrait de : A. Sapkowski. « Sorceleur (Witcher) – La Tour de l’Hirondelle. »

Le baptême du feu – The Witcher par Andrzej Sapkowski

Fiche de Le baptême du feu

Titre : Le baptême du feu (Tome 5 sur 6 – The Witcher)
Auteur : Andrzej Sapkowski
Traduction : C. Raszka-Dewez, L. Cantin-Waleryszak
Date de parution : 1996
Editeur : Bragelonne

Première page de Le baptême du feu

« Les oiseaux piaillaient dans les buissons.
Les flancs du ravin étaient envahis de ronces et d’épines-vinettes qui formaient une masse épaisse et compacte. Rien d’étonnant donc à ce que cet endroit idéal pour la nidification et la pâture pullulât de volatiles. Les verdiers d’Europe lançaient leurs trilles acharnés, les passereaux et les fauvettes gazouillaient, les pinsons faisaient retentir leur chant à tout instant. Les pinsons annoncent la pluie, se dit Milva en levant instinctivement les yeux vers le ciel. Je ne vois pas de nuages. Mais le chant des pinsons annonce toujours la pluie. Un peu de pluie, enfin, ça ne ferait pas de mal !
Le poste de guet que s’était choisi Milva, face à la vallée, était une carte maîtresse pour une chasse fructueuse, particulièrement ici, dans la forêt vierge de Brokilone. Les dryades, qui possédaient une bonne partie de cette sylve giboyeuse, n’y chassaient que très rarement, et l’homme se risquait plus rarement encore dans les environs. Ici, l’amateur en quête de gibier ou de peaux se muait lui-même en proie de chasse. Les dryades de Brokilone n’avaient aucune pitié pour les intrus. Milva l’avait appris un jour à ses dépens. »

Extrait de : A. Sapkowski. « Sorceleur (Witcher) – Le Baptême du feu. »

Le temps du mépris – The Witcher par Andrzej Sapkowski

Fiche de Le temps du mépris

Titre : Le temps du mépris (Tome 4 sur 6 – The Witcher)
Auteur : Andrzej Sapkowski
Traduction : C. Raszka-Dewez, L. Cantin-Waleryszak
Date de parution : 1995
Editeur : Bragelonne

Première page de Le temps du mépris

«  Pour bien gagner sa vie, avait coutume de rabâcher Aplegatt aux jeunes dont il avait la charge, un courrier à cheval doit posséder deux choses : une tête en or et des fesses en acier.
Une tête en or est indispensable, expliquait Aplegatt à ses apprentis courriers, car, sous son habit, dans sa fine besace en cuir ceinte à même la poitrine, le courrier transporte uniquement des informations de moindre importance, de celles que l’on peut sans crainte confier à la perfidie d’un papier ou d’un parchemin. Quant aux nouvelles confidentielles, de portée réelle, celles dont dépendent beaucoup de choses, le courrier doit les garder en mémoire pour les répéter à qui de droit. Mot pour mot. Et ces mots ne sont pas toujours faciles. Les formuler se révèle déjà compliqué, alors les retenir… Pour y parvenir, pour ne pas commettre d’erreur en les rapportant, il faut avoir une sacrée tête en or.
Quant à l’utilité des fesses en acier, ça, tout courrier en fera lui-même rapidement l’expérience, lorsqu’il devra rester assis sur sa selle trois jours et trois nuits durant, à parcourir cent voire deux cents lieues sur les routes, ou parfois, s’il le faut, à travers champs. »

Extrait de : A. Sapkowski. « Sorceleur (Witcher) – Le Temps du mépris. »

Le sang des elfes – The Witcher par Andrzej Sapkowski

Fiche de Le sang des elfes

Titre : Le sang des elfes (Tome 3 sur 6 – The Witcher)
Auteur : Andrzej Sapkowski
Traduction : L. Cantin-Waleryszak
Date de parution : 1994
Editeur : Bragelonne

Première page de Le sang des elfes

« La ville était en feu.
Les étroites ruelles qui menaient aux douves, à la première terrasse, crachaient de la fumée et de la braise ; les flammes dévoraient le chaume des maisons étroitement serrées les unes aux autres, et léchaient les murs du château. À l’ouest, depuis la porte qui donnait sur le port, s’élevait un énorme vacarme, les échos d’une lutte sans merci, les coups sourds du bélier qui faisaient trembler les remparts.
Ils avaient été submergés par surprise, après que les assaillants eurent renversé la barricade défendue par quelques soldats, des habitants armés de hallebardes et des arbalétriers de métier. Des chevaux enveloppés de caparaçons noirs survolaient les obstacles tels des spectres, des lames blanches et scintillantes semaient la mort parmi les défenseurs en fuite.
Ciri sentit le chevalier qui l’avait emportée sur sa selle talonner violemment sa monture. Elle avait entendu son cri : « Accroche-toi, accroche-toi ! »
D’autres chevaliers aux couleurs de Cintra les devancèrent et fondirent sur les Nilfgaardiens. Ciri aperçut la scène l’espace d’un instant, du coin de l’œil : un immense tourbillon où se mêlaient des capes bleu et or et des capes noires, au milieu du fracas de l’acier, du grondement des lames contre les boucliers, du hennissement des chevaux…
Un cri. Non, pas un cri. Un hurlement. »

Extrait de : A. Sapkowski. « Sorceleur (Witcher) – Le Sang des elfes. »

L’épée de la providence – The Witcher par Andrzej Sapkowski

Fiche de L’épée de la providence

Titre : L’épée de la providence (Tome 2 sur 6 – The Witcher)
Auteur : Andrzej Sapkowski
Traduction : A. Dayet, L. Cantin-Waleryszak
Date de parution : 1992
Editeur : Bragelonne

Première page de L’épée de la providence

« – Il n’en sortira plus, je vous le dis, finit par lancer le grêlé en secouant la tête. Ça fait une heure et quart qu’il est entré. C’en est fini de lui.
Les bourgeois, pressés les uns contre les autres au milieu des ruines et des gravats, observaient en silence le trou noir béant de l’entrée du souterrain. Un gros homme vêtu d’un pourpoint jaune se dandinait d’un pied sur l’autre en toussant. Il fit glisser de sa tête une barrette toute fripée.
— Attendons encore un peu, dit-il en essuyant la sueur qui perlait de ses sourcils clairsemés.
— Attendre quoi ? mugit le grêlé. Là-bas, dans les oubliettes, se terre un basilic. L’auriez-vous oublié, bourg­­mestre ? Celui qui entre signe irrévocablement sa perte. Ils ne sont pas assez nombreux, ceux qui n’en sont pas revenus ? Qu’est-ce que nous attendons ?
— Enfin voyons, nous nous sommes mis d’accord…, murmura le gros homme sans conviction.
— Cet accord, vous l’avez conclu avec un vivant, bourg­­mestre, déclara le compagnon du grêlé, un géant ceint d’un tablier de boucher en cuir. Il est mort, aussi sûrement que le soleil brille dans le ciel. »

Extrait de : A. Sapkowski. « Sorceleur (Witcher) – L’Épée de la providence. »

Le dernier voeu – The Witcher par Andrzej Sapkowski

Fiche de Le dernier voeu

Titre : Le dernier voeu (Tome 1 sur 6 – The Witcher)
Auteur : Andrzej Sapkowski
Traduction : A. Dyèvre, L. Cantin-Waleryszak
Date de parution : 1993
Editeur : Bragelonne

Première page de Le dernier voeu

« Elle arriva chez lui au petit matin.
Elle entra discrètement, tout doucement, à pas feutrés, flottant dans la pièce comme un fantôme, un spectre. Le froufrou de sa mante à capuchon sur sa peau nue était le seul bruit qui accompagnait ses gestes. C’est pourtant cet infime bruissement, à peine audible, qui réveilla le sorceleur, ou plutôt le tira du demi-sommeil qui le berçait avec monotonie. Il était comme dans un gouffre insondable, en suspens entre le fond et la surface d’une mer paisible, parmi des lianes de goémons qui ondulaient tout doucement.
Il ne bougea pas, il n’eut même pas un frémissement. La jeune fille s’approcha de lui, se défit de sa mante et puis lentement, avec hésitation, ploya un genou qu’elle appuya contre le bord du lit. Il l’observait à travers ses cils baissés en feignant toujours de dormir. La fille grimpa avec précaution sur le lit, sur lui, et l’enserra de ses cuisses. Prenant appui sur ses bras tendus, elle effleura son visage de ses cheveux qui fleuraient la camomille. Résolue et comme impatiente, elle se pencha, lui caressant la paupière, la joue, la bouche, de la pointe de ses seins. Il sourit et l’attrapa par les épaules, d’un geste très lent, avec retenue et délicatesse. Elle se redressa, échappant à ses doigts, rayonnante, éclairée par-dessous ; la lueur brumeuse de l’aube estompait son éclat. Il remua, mais d’une ferme pression des deux mains, elle lui interdit de changer de position ; avec des mouvements légers mais décidés de ses hanches, elle exigeait une réponse. »

Extrait de : A. Sapkowski. « Sorceleur (Witcher) – Le Dernier Voeu. »

The Witcher – l’intégrale par Andrzej Sapkowski

Fiche de The Witcher – l’intégrale

Titre : The Witcher – l’intégrale
Auteur : Andrzej Sapkowski
Traduction : L. Dyèvre, A. Dayet, L. Waleryszak, C. Raszka-Dewez
Date de parution :
Editeur : Bragelonne

Sommaire de The Witcher – l’intégrale

  • Le dernier voeu
  • L’épée de la providence
  • Le sang des elfes
  • Le temps du mépris
  • Le baptême du feu
  • La tour de l’hirondelle
  • La dame du Lac
  • La saison des orages
  • La route d’où l’on ne revient pas

La croisée des corbeaux par Andrzej Sapkowski

Fiche de La croisée des corbeaux

Titre : La croisée des corbeaux (Tome 9 sur 9 – Le sorceleur)
Auteur : Andrzej Sapkowski
Traduction : L. Cantin-Waleryszak
Date de parution : 2024
Editeur : Bragelonne

Première page de La croisée des corbeaux

« Malgré sa volonté la plus sincère, et pour des raisons plutôt fondées, Geralt était incapable de se concentrer sur le bavardage du maire. Son attention était entièrement happée par la grosse corneille empaillée posée sur la table. L’oiseau, qui observait furtivement le sorceleur de son œil vitreux, se tenait sur un socle d’argile vert, les deux pattes coulées dans la glaise. Bien qu’elle semblât en tous points vivante, la corneille ne pouvait l’être, cela ne faisait aucun doute. Alors pourquoi, se demandait Geralt au comble de la surprise, avait-elle déjà plusieurs fois cligné de l’œil à son adresse ? Était-ce le fait de la magie ? Probablement pas, car son médaillon de sorceleur n’avait vibré à aucun moment, il n’avait même pas frémi. Était-ce donc une illusion ? Une hallucination ? Provoquée par les coups à la tête dont on l’avait déjà largement gratifié ? »

Extrait de : A. Sapkowski. « Sorceleur – La Croisée des corbeaux. »

Chroniques du désespoir par Roland C. Wagner

Fiche de Chroniques du désespoir

Titre : Chroniques du désespoir
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 1991
Editeur : Fleuve noir

Première page de Chroniques du désespoir

« Il existe une initiation secrète, chez les Frères du Huitième Cercle, qui ouvre les portes de la conscience à d’autres univers, voisins du nôtre et lui ressemblant plus ou moins. Lorsque j’appris son existence, je me trouvais à Rome, où j’effectuais un reportage sur l’interminable agonie du pape. Le genre de sujet sur lequel il n’y a strictement rien à glaner, en dehors des sinistres communiqués officiels qui tombent toutes les deux heures, monotones, identiques. La plupart des journalistes se contentaient de rester dans la salle de presse du Vatican, sous le regard vigilant des gardes suisses.
J’avais retrouvé plusieurs confrères qui avaient déjà suivi les mêmes affaires que moi. L’un d’eux, Samuel Mindszenty, un Hongrois de religion juive, paraissait particulièrement heureux de me voir. Il avait quelque chose de sensationnel à me raconter, me souffla-t-il à mi-voix, mais il ne pouvait le faire ici ; trop d’oreilles indiscrètes et de micros cachés.
Le soir venu, nous sortîmes ensemble. Un taxi nous emmena de l’autre côté du Tibre, où Samuel connaissait un restaurant arabe. Ainsi seraient réunies les trois grandes religions du bassin méditerranéen, plaisanta-t-il dans son anglais approximatif avant de pousser la porte de l’établissement. »

Extrait de : R.C Wagner. « Chroniques du désespoir. »

Lux Perpetua par Andrzej Sapkowski

Fiche de Lux Perpetua

Titre : Lux Perpetua (Tome 3 sur 3 – La trilogie Hussite)
Auteur : Andrzej Sapkowski
Traduction : L. Waleryszak
Date de parution : 2006
Editeur : Bragelonne

Première page de Lux Perpetua

« Dies irae, dies illa,
solvet saeculum in favilla,
teste David cum Sibylla…

Le jour de la colère se lève, qui réduira le monde en cendres selon les oracles de David et de la Sibylle. La terreur régnera, quand le Juge viendra tout examiner avec rigueur. La trompette répandra ses sons, parmi les sépulcres de tous pays, elle rassemblera tous les hommes devant le trône…

Tararara, tararara, tararara dum, dum, dum…
Lacrimosa dies illa,
Qua resurget ex favilla
Iudicandus homo reus
Huic ergo parce Deus.

Ouh là là ! Le jour de la colère approche, nobles seigneurs et gents auditeurs. Oui, il approche le jour du malheur, le jour des pleurs. Vient le Jour du Jugement et du Châtiment. Comme il est écrit dans l’épître de Jean : Antichristus venit, unde scimus quoniam novissima hora est. L’Antéchrist vient. La dernière heure approche. La fin du monde advient, qui mettra un terme à toute existence…

Autrement dit, c’est la merde. »

Extrait de : A. Sapkowski. « La Trilogie hussite – Lux Perpetua. »