Catégorie : Livres

 

Serpentine par Philip Pullman

Fiche de Serpentine

Titre : Serpentine (Tome 7 sur 7 – À la croisée des mondes)
Auteur : Philip Pullman
Traduction : J. Esch
Date de parution : 2020
Editeur : Gallimard

Première page de Serpentine

« Depuis que Lyra Parle-d’Or et son dæmon, Pantalaimon, s’étaient retrouvés après leur terrible séparation sur les rives du monde des morts, Lyra brûlait d’envie de le questionner au sujet de ce long moment passé loin d’elle. Toutefois, elle sentait confusément qu’elle ne devait pas l’interroger directement ; il lui raconterait tout en temps voulu. Mais les jours se succédaient, sans que jamais Pan aborde la question, et Lyra commençait à s’inquiéter.
Une inquiétude qui atteignit son paroxysme lors d’un séjour qu’elle effectua dans les terres du Nord, un an après que Yelena Pazhets, la sorcière, avait failli la tuer à Oxford et que Lyra avait été sauvée par les oiseaux.
La malédiction de Bolvangar avait pris fin, mais les terres du Nord subissaient encore le désastre climatique provoqué par Lord Asriel. Néanmoins, la fonte des neiges et le dégel du permafrost rendaient possibles toutes sortes de travaux archéologiques, et Jordan College avait financé des fouilles dans la région de Trollesund après la découverte récente de colonies fondées par un peuple de proto-pêcheurs. »

Extrait de : P. Pullman. « À la croisée des mondes – Serpentine. »

Les collectionneurs par Philip Pullman

Fiche de Les collectionneurs

Titre : Les collectionneurs (Tome 6 sur 7 – À la croisée des mondes)
Auteur : Philip Pullman
Traduction : J. Esch
Date de parution : 2014
Editeur : Gallimard

Première page de Les collectionneurs

« – En vérité, dit Horley, ils ne se connaissaient absolument pas. Ils n’avaient jamais entendu parler l’un de l’autre. Il n’était pas question des créateurs. Uniquement des œuvres.

— Et vous, comment en avez-vous entendu parler ? demanda Grinstead.

— Par le marchand qui m’a vendu le tableau. Falcondale. Max Falcondale.

— On peut se fier à lui ?

— Jusqu’à un certain point, disons. Mais il avait réalisé la vente. Il voulait juste raconter l’histoire.

En cette soirée de décembre 1970, les deux hommes étaient assis dans le foyer des professeurs du collège de Horley après dîner. Il faisait froid, et le repas, frugal et insipide, s’était achevé par une sorte de pudding aux noix qui ressemblait fort à du ciment. Le maigre feu de cheminée produisait juste assez d’énergie pour réchauffer le tapis placé devant l’âtre, laissant les coins de la pièce se débrouiller seuls. Les deux lampadaires disposés de part et d’autre émettaient plus de chaleur. L’assemblée était réduite : le bibliothécaire, l’aumônier, deux jeunes universitaires dont personne ne semblait connaître le nom, un professeur de philologie de passage et Grinstead, l’invité de Horley pour la soirée. »

Extrait de : P. Pullman. « Les collectionneurs – À la croisée des mondes. »

Il était une fois dans le Nord par Philip Pullman

Fiche de Il était une fois dans le Nord

Titre : Il était une fois dans le Nord (Tome 5 sur 7 – À la croisée des mondes)
Auteur : Philip Pullman
Traduction : J. Esch
Date de parution : 2008
Editeur : Gallimard

Première page de Il était une fois dans le Nord

« Le vieux ballon-cargo délabré émergea d’un rideau de pluie au-dessus de la mer Blanche, en perdant rapidement de l’altitude, balayé par le puissant vent de nord-ouest, alors que le pilote s’activait sur les manettes de contrôle et tentait d’ajuster la soupape des gaz. C’était un homme svelte, coiffé d’un large chapeau, doté d’un tempérament laconique et d’une fine moustache. En ce moment, il faisait route vers le dépôt de la Compagnie de la mer de Barents, dont l’emplacement était indiqué sur un bout de papier déchiré, punaisé à l’habitacle de la nacelle. D’ailleurs, il apercevait, droit devant, le dépôt en question qui s’étendait autour du petit port : une grappe de bâtiments administratifs, un hangar, un entrepôt, des ateliers, des citernes de gaz et les machines qui s’y rattachaient. Tout cela approchait à vive allure et l’aéronaute était obligé d’intervenir prestement sur tous les instruments qu’il pouvait encore contrôler, pour éviter de heurter le toit du hangar et atteindre l’espace dégagé au-delà de l’entrepôt. »

Extrait de : P. Pullman. « Il était une fois dans le Nord – À la croisée des mondes. »

Lyra et les oiseaux par Philip Pullman

Fiche de Lyra et les oiseaux

Titre : Lyra et les oiseaux (Tome 4 sur 7 – À la croisée des mondes)
Auteur : Philip Pullman
Traduction : F. Meyeres
Date de parution : 2003
Editeur : Gallimard

Première page de Lyra et les oiseaux

« Lyra, depuis quelque temps, ne sortait plus très souvent par la fenêtre de sa chambre. Elle avait trouvé un meilleur moyen pour grimper sur les toits de Jordan College : le Concierge lui avait remis une clé grâce à laquelle elle pouvait accéder au toit de la Tour de la Conciergerie. Trop âgé pour gravir les escaliers quatre fois par an afin d’aller vérifier l’état de la maçonnerie et de la couverture de plomb, comme l’exigeait son devoir, il était ravi de déléguer cette tâche à la jeune fille. Lyra lui faisait un rapport détaillé, que le Concierge transmettait ensuite à l’Intendant et, en échange, elle avait le droit de monter sur le toit aussi souvent qu’elle le souhaitait. »

Extrait de : P. Pullman. « Lyra et les oiseaux – A la croisée des mondes. »

Le miroir d’ambre par Philip Pullman

Fiche de Le miroir d’ambre

Titre : Le miroir d’ambre (Tome 3 sur 7 – À la croisée des mondes)
Auteur : Philip Pullman
Traduction : J. Esch
Date de parution : 2000
Editeur : Gallimard

Première page de Le miroir d’ambre

« Dans une vallée à l’ombre des rhododendrons, non loin de la limite des neiges éternelles, là où coulait un petit torrent nacré par l’eau de fonte, où des colombes et des linottes voletaient au milieu des sapins gigantesques, se trouvait une grotte, en partie dissimulée par le rocher escarpé qui la surplombait et le feuillage dense qui s’étendait au-dessous.

Les bois étaient remplis de mille bruits : le torrent qui grondait entre les rochers, le vent dans les branches des sapins, le bourdonnement des insectes et les cris des petits mammifères arboricoles, sans oublier le chant des oiseaux. Et, de temps en temps, sous l’effet d’une rafale de vent plus forte, une branche de cèdre ou de sapin frottait contre une autre en vibrant comme une corde de violoncelle.

Le sol était moucheté par le soleil éclatant ; des faisceaux dorés aux reflets jaune citron s’enfonçaient entre les flaques d’ombre brun-vert, et la lumière n’était jamais immobile, jamais constante, car souvent des nappes de brume dérivaient entre les cimes des arbres, filtrant et transformant les rayons du soleil en un lustre perlé, aspergeant les conifères d’embruns qui scintillaient dès que la brume se dissipait. »

Extrait de : P. Pullman. « Le Miroir d’ambre – À la croisée des mondes. »

La tour des anges par Philip Pullman

Fiche de La tour des anges

Titre : La tour des anges (Tome 2 sur 7 – À la croisée des mondes)
Auteur : Philip Pullman
Traduction : J. Esch
Date de parution : 1997
Editeur : Gallimard

Première page de La tour des anges

« Will tira sa mère par la main, en disant :

— Allez, viens. Viens…

Mais sa mère traînait les pieds. Sa peur ne s’était pas dissipée. Will balaya du regard la rue étroite, baignée de la lumière du crépuscule et bordée de petites maisons toutes semblables, chacune derrière son jardinet et sa haie de buis. Les derniers rayons du soleil se reflétaient sur les fenêtres d’un côté de la rue et laissaient l’autre côté dans l’ombre. Le temps était compté. Les gens devaient être à table à cette heure et, bientôt, des enfants envahiraient les parages, des enfants curieux et bavards à qui rien n’échapperait. Il était dangereux d’attendre, mais Will ne pouvait rien faire d’autre que de convaincre sa mère, comme toujours. »

Extrait de : P. Pullman. « La Tour des anges – À la croisée des mondes. »

Les royaumes du Nord par Philip Pullman

Fiche de Les royaumes du Nord

Titre : Les royaumes du Nord (Tome 1 sur 7 – À la croisée des mondes)
Auteur : Philip Pullman
Traduction : J. Esch
Date de parution : 1995
Editeur : Gallimard

Première page de Les royaumes du Nord

« Lyra et son daemon traversèrent le Réfectoire où grandissait l’obscurité, en prenant bien soin de rester hors de vue des Cuisines. Les trois longues tables qui occupaient toute la longueur du Réfectoire étaient déjà dressées, l’argenterie et les verres réfléchissaient la lumière déclinante, et les longs bancs étaient tirés, prêts à accueillir les convives. Les portraits des anciens Maîtres étaient accrochés aux murs, tout là-haut dans la pénombre. Lyra atteignit l’estrade, jeta un coup d’œil par-dessus son épaule vers la porte ouverte des cuisines et, ne voyant personne, elle s’approcha de la table surélevée. Ici, les couverts étaient en or, pas en argent, et les quatorze sièges n’étaient pas des bancs en chêne, mais des chaises en acajou dotées de coussins en velours.

Lyra s’arrêta à côté de la chaise du Maître et donna, de l’ongle, une chiquenaude sur le plus grand des verres. Le tintement clair résonna dans le Réfectoire.

— Tu n’es pas sérieuse, chuchota son daemon. Sois sage. »

Extrait de : P. Pullman. « Les Royaumes du Nord – À la croisée des mondes. »

La boussole d’or par Philip Pullman

Fiche de La boussole d’or

Titre : La boussole d’or (Tome 1 sur 7 – À la croisée des mondes)
Auteur : Philip Pullman
Traduction :
Date de parution :
Editeur : Gallimard

Première page de La boussole d’or

« Lyra et son daemon traversèrent le Réfectoire où grandissait l’obscurité, en prenant bien soin de rester hors de vue des Cuisines. Les trois longues tables qui occupaient toute la longueur du Réfectoire étaient déjà dressées, l’argenterie et les verres réfléchissaient la lumière déclinante, et les longs bancs étaient tirés, prêts à accueillir les convives. Les portraits des anciens Maîtres étaient accrochés aux murs, tout là-haut dans la pénombre. Lyra atteignit l’estrade, jeta un coup d’œil par-dessus son épaule vers la porte ouverte des cuisines et, ne voyant personne, elle s’approcha de la table surélevée. Ici, les couverts étaient en or, pas en argent, et les quatorze sièges n’étaient pas des bancs en chêne, mais des chaises en acajou dotées de coussins en velours.

Lyra s’arrêta à côté de la chaise du Maître et donna, de l’ongle, une chiquenaude sur le plus grand des verres. Le tintement clair résonna dans le Réfectoire. »

Extrait de : P. Pullman. « La boussole d’or – À la croisée des mondes. »

Dormir dans un océan d’étoiles par Christopher Paolini

Fiche de Dormir dans un océan d’étoiles

Titre : Dormir dans un océan d’étoiles (Tome 2 sur 2 – Idéalis)
Auteur : Christopher Paolini
Traduction : E. Moreau
Date de parution : 2020
Editeur : Bayard

Première page de Dormir dans un océan d’étoiles

« Kira ouvrit brusquement les yeux.
Pourquoi s’était-elle réveillée ? Un changement dans l’environnement avait troublé la Lame souple, qui l’avait tirée du sommeil. Quelque remous presque imperceptible dans les courants d’air qui circulaient à travers l’Hélix. Un lointain vrombissement de machines. Une légère baisse de la température par ailleurs étouffante. Quelque chose.
Inquiète, elle jeta un coup d’œil dans le sas. Itari s’y trouvait encore, enfermé dans sa gangue, à peine visible à la lueur rouge de la longue nuit artificielle.
Kira relâcha son souffle, soulagée. Elle n’avait aucune envie d’affronter la medz. »

Extrait de : C. Paolini. « Idéalis – Dormir dans un océan d’étoiles. »

À la lueur d’une étoile inconnue par Christopher Paolini

Fiche de À la lueur d’une étoile inconnue

Titre : À la lueur d’une étoile inconnue (Tome 1 sur 2 – Idéalis)
Auteur : Christopher Paolini
Traduction : E. Moreau
Date de parution : 2020
Editeur : Bayard

Première page de À la lueur d’une étoile inconnue

« La géante gazeuse orange, Zeus, immense et basse sur l’horizon, luisait d’une demi-clarté rougeoyante. Autour d’elle, un vaste champ d’étoiles scintillait sur le fond noir du cosmos, tandis que sous le regard implacable de la planète s’étendait un désert gris zébré de roche.

Seul un petit groupe de bâtiments rompait la monotonie de cette surface désolée. Dômes, tunnels et enclos vitrés, lieu de vie isolé au cœur de l’environnement inhospitalier.

Dans le labo exigu du complexe, Kira bataillait pour sortir le séquenceur ADN de sa niche dans le mur. Sans être volumineux, l’appareil était lourd et ne lui offrait pas de bonnes prises.

– Bordel ! pesta-t-elle avant de rajuster sa position.

La majeure partie de leur matériel allait rester sur Adrastée, la lune de taille terrestre qu’ils prospectaient depuis quatre mois. La majeure partie, mais pas la totalité. Le séquenceur ADN faisait partie du kit élémentaire de l’exobiologiste, et, où qu’elle aille, il la suivait. En outre, les colons qui allaient bientôt arriver à bord du Shakti-Uma-Sati disposeraient de modèles plus récents et plus performants que ce bazar portatif à bas coût que la compagnie lui avait fourni. »

Extrait de : C. Paolini. « Idéalis – À la lueur d’une étoile inconnue. »