Catégorie : Livres

 

Question de poids par Hal Clement

Fiche de Question de poids

Titre : Question de poids (autre nom de Mission gravité)
Auteur : Hal Clement
Date de parution : 1954
Traduction : P. Versins, M. Renaud
Editeur : Robert Laffont

Première page de Question de poids

« Tel un animal vivant, le vent traversait la baie. Il déchiquetait la mer, avec une telle fureur qu’on ne pouvait dire où l’élément liquide laissait place à l’atmosphère. Il tentait de soulever des vagues dont la moindre eût englouti le Bree, mais il les éparpillait en un impalpable embrun avant qu’elles aient atteint trente centimètres de hauteur.

L’embrun cinglait Barlennan, blotti sur le radeau de poupe du Bree. Le navire avait été halé au sec depuis longtemps, à l’abri, dès qu’on avait été sûr de rester là tout l’hiver. Barlennan ne se sentait quand même pas rassuré : ces vagues dépassaient de loin celles qu’il affrontait d’habitude en haute mer. La faible gravité qui leur permettait de s’élever si haut les empêchait aussi d’être dangereuses, mais cela ne suffisait pas à l’apaiser. »

Extrait de : H. Clement. « Question de poids (Mission Gravité). »

La colline au gibet par Bram Stoker

Fiche de La colline au gibet

Titre : La colline au gibet ou Gibbet hill
Auteur : Bram Stoker
Date de parution :
Traduction : M. Le Dain
Editeur : Bragelonne

Première page de La colline au gibet

« Quand j’eus laissé derrière moi le Royal Huts Inn, dans les hauteurs de Hind Head, afin de visiter la cuvette du Devil’s Punchbowl et l’éminence de Gibbet Hill, toutes deux immortalisées par Turner dans son Liber Studiorum, je longeai un moment une chaussée large et rectiligne – celle du nouveau grand axe reliant Londres à Portsmouth – et parvins sous peu à l’orée de la cuvette, dont j’embrassai, à l’est, la beauté du regard. Le brouillard, qui écrasait Londres de tout son poids lorsque je l’avais quittée en cette matinée de mi-octobre, s’étendait jusqu’à Haslemere et pesait sur les vallées, de sorte que les cimes des collines du Surrey affleuraient comme autant d’îles à la surface d’une mer de brume, et dans l’éclat flamboyant du soleil qui magnifiait ces hautes sphères s’émoussait et s’adoucissait l’immense étendue de vals, monts et versants me séparant de la côte méridionale. »

Extrait de : B. Stoker. « Gibbet Hill ou La Colline au gibet. »

Le mystère de la mer par Bram Stoker

Fiche de Le mystère de la mer

Titre : Le mystère de la mer
Auteur : Bram Stoker
Date de parution : 1902
Traduction :
Editeur : Philippe Mercurio Editions

Première page de Le mystère de la mer

« Je venais d’arriver à Cruden Bay pour ma visite annuelle, et après un petit-déjeuner tardif, j’étais assis sur le muret bas qui prolongeait l’escarpement du pont sur la Cruden. En face de moi, de l’autre côté de la route, se tenait sous le seul petit bosquet d’arbres du coin une vieille femme grande et décharnée, qui ne cessait de me fixer intensément. Alors que j’étais assis là, un petit groupe – un homme et deux femmes – passa devant moi. Mon regard les suivit malgré moi, car il me sembla, une fois qu’ils m’eurent dépassé, que les deux femmes marchaient ensemble, et que l’homme, seul devant, portait sur l’épaule une petite boîte noire – un cercueil. Je frissonnai à cette pensée, mais un instant plus tard, je les vis tous trois côte à côte, exactement comme auparavant. La vieille femme me regardait maintenant avec des yeux qui brillaient. Elle traversa la route et me dit sans préambule :

— Qu’as-tu vu, pour que tu aies cet air effrayé ? »

Extrait de : B. Stoker. « Le Mystère de la Mer. »

Dracula (autre traduction) par Bram Stoker

Fiche de Dracula

Titre : Dracula
Auteur : Bram Stoker
Date de parution : 1897
Traduction : A. Morvan
Editeur : Gallimard

Première page de Dracula

« 3 mai. Bistriţa. — Quitté Munich à 8 h 35 le soir du 1er mai, avec arrivée à Vienne le lendemain matin de bonne heure ; aurais dû arriver à 6 h 46, mais train en retard d’une heure. Budapest semble un endroit merveilleux, de ce que j’en ai aperçu du train et compte tenu de la petite distance que j’ai pu parcourir à pied dans les rues. J’ai eu soin de ne pas trop m’éloigner de la gare, car nous étions arrivés en retard et devions repartir aussi près que possible de l’heure prévue. J’avais l’impression que nous étions en train de quitter l’Ouest et de pénétrer dans l’Est. Le plus occidental des ponts magnifiques qui franchissent le Danube, dont la largeur et la profondeur sont ici imposantes, nous fit entrer dans un monde marqué par la tradition de la domination turque.Nous partîmes à une heure tout à fait correcte et parvînmes à Klausenburgh après la tombée de la nuit. J’y fis halte pour la nuit à l’Hôtel Royale⋆. Comme dîner, ou plutôt comme souper, on me servit un poulet accommodé au poivron rouge, qui était fort bon mais donnait soif. (Nota : prendre la recette pour Mina.) »

Extrait de : B. Stoker. « Dracula. »

Dracula (texte abrégé) par Bram Stoker

Fiche de Dracula

Titre : Dracula
Auteur : Bram Stoker
Date de parution : 1897
Traduction : A. Morvan
Texte abrégé : P. Arrou-Vignod
Editeur : Gallimard

Première page de Dracula

« JOURNAL DE JONATHAN HARKER
(écrit en sténographie)


3 mai. Bistriţa.
Quitté Munich à 8 h 35 le soir du 1er mai, avec arrivée à Vienne le lendemain matin de bonne heure.
Nous parvînmes à Klausenburgh après la tombée de la nuit. Je fis halte à l’hôtel Royale. Comme souper, on me servit un poulet accommodé au poivron rouge, qui était fort bon mais donnait soif. Le garçon m’a dit que c’était un plat national, je pourrais en trouver tout au long des Carpates.
J’avais visité à Londres le British Museum et fait des recherches sur la Transylvanie dans les livres et les cartes de la bibliothèque ; il m’était apparu que quelques connaissances préalables au sujet de cette région ne manqueraient pas de m’être utiles dans mes relations avec un gentilhomme du pays.
Je constate que le district qu’il a cité se situe se situe dans l’extrême est du pays, exactement à la frontière de trois États – la Transylvanie, la Moldavie et la Bucovine, au milieu de la chaîne des Carpates. C’est l’une des parties les plus sauvages et les moins connues de l’Europe. »

Extrait de : B. Stoker. « Dracula. »

Le journal perdu de Bram Stoker par Dacre Stoker et Elizabeth Miller

Fiche de Le journal perdu de Bram Stoker

Titre : Le journal perdu de Bram Stoker
Auteur : Dacre Stoker et Elizabeth Miller
Date de parution : 2011
Traduction : J. Sirgent
Editeur : J’ai lu

Première page de Le journal perdu de Bram Stoker

« L’année 2012 marque le centenaire de la mort de Bram Stoker. L’intérêt pour le travail de Stoker se focalise généralement sur sa pièce maîtresse, le roman Dracula, son chef-d’œuvre de 1897. Mais au cours de ces dernières décennies, des érudits sont allés au-delà de son roman gothique pour évaluer le sens de ses autres travaux, surtout ses romans et nouvelles. Nos efforts ont aussi tendu à présenter Stoker comme un auteur irlandais. Bon nombre de détracteurs, cependant, avancent que même si Stoker a écrit un roman se déroulant en Irlande (The Snake’s Pass), il a complètement occulté Dublin, la ville où il avait passé les trente premières années de sa vie. Il n’est donc toujours pas considéré comme un écrivain du cru.
Maintenant, tout cela est sur le point de changer. Ce journal contient 310 entrées individuelles de longueurs variées, écrites sur à peu près 160 pages et portant sur une période de onze ans (1871-1882). »

Extrait de : E. Miller + D. Stoker. « Le journal perdu de Bram Stoker. »

Les temples de Tarak par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Les temples de Tarak

Titre : Les temples de Tarak (Tome 34 sur 54 – Perry Rhodan #5 (Les maîtres insulaires))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : A.J Thalberg
Date de parution : 1966
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les temples de Tarak

« Le monstre se leva sur son arrière-train et écarta ses longues pattes de devant, couvertes d’une fourrure sombre, en rugissant. Chacune d’elles, terminée par des griffes impressionnantes, aurait aisément pu recouvrir un homme.

Le colonel John C. Sheldon, surnommé « Iceberg » par ses subordonnés, se renfonça dans la faille rocheuse qui l’abritait. Il plissa le front, l’air agacé, en entendant juste derrière lui la voix du lieutenant Messier.

— Pas de doute, mon colonel, c’est un paresseux géant, un mégathérium. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Les temples de Tarak – Perry Rhodan. »

Le transmetteur temporel par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Le transmetteur temporel

Titre : Le transmetteur temporel (Tome 33 sur 54 – Perry Rhodan #5 (Les maîtres insulaires))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : A.J Thalberg
Date de parution : 1966
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le transmetteur temporel

« Arrek ouvrit la porte de la cabine de Ko-Antin. Le second savait que le commandant ne s’y trouvait pas. Avant de passer à l’exécution, il voulait vérifier que personne ne se trouvait dans la cachette aménagée dans le placard à vêtements.
Arrek sortit son radiant et l’arma. Il savait à quel point un doublon dans cet état pouvait être imprévisible. Comme il s’y attendait, la cachette était vide. Il tâta les murs. Ils étaient froids. Ko-Antin 36 avait quitté les lieux depuis longtemps.
Le second agissait calmement, sans hâte excessive. Il se souvenait très bien des paroles que lui avait adressées le commandant d’escadre Joaqin. « Vous êtes l’homme le plus important à bord de la Susama. Bien sûr, nous ne savons pas si les Halutiens tomberont dans notre piège, mais vous aurez de toute façon suffisamment de problèmes à résoudre, Ko-Antin 36 croit que nous l’avons envoyé à bord du navire- duplicateur pour prendre le contrôle des opérations en cas de défaillance de son alter ego. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Le transmetteur temporel – Perry Rhodan. »

La machine de Multika par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de La machine de Multika

Titre : La machine de Multika (Tome 32 sur 54 – Perry Rhodan #5 (Les maîtres insulaires))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : A.J Thalberg
Date de parution : 1966
Editeur : Fleuve noir

Première page de La machine de Multika

« Le Krest III, le plus puissant vaisseau jamais construit par l’humanité, se trouvait à cinq années-lumière d’History, la planète la plus surprenante qu’un être humain eût jamais découverte.
Installé dans une petite cabine de la détection, Spic Snyder lisait tranquillement. La pièce était si étroite que le dossier de son fauteuil, basculé en arrière, touchait la cloison. Il avait calé ses genoux contre le rebord de son pupitre. Agacé par les crampes qui lui raidissaient les jambes de temps à autre, il soupirait d’ennui. L’auteur de son livre s’en prenait de manière virulente aux récentes découvertes technologiques. Il venait tout juste de commencer le passage concerné quand un éclair blafard reflété sur les parois de sa cabine attira son attention.
Spic laissa aussitôt tomber son livre et se pencha sur sa console. L’éclair avait été si bref qu’il se demandait s’il n’avait pas rêvé. Après cinq heures de garde, les yeux jouaient parfois des tours. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « La machine de Multika – Perry Rhodan. »

Le robot qui rit par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Le robot qui rit

Titre : Le robot qui rit (Tome 31 sur 54 – Perry Rhodan #5 (Les maîtres insulaires))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : A.J Thalberg
Date de parution : 1966
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le robot qui rit

« Les techniciens qui étaient en train d’installer un transmetteur dans l’une des soutes de l’Akasha ne faisaient pas attention aux deux étranges personnages qui les observaient. Ils parlaient la même langue que les Terriens, mais ils n’avaient rien d’humain.
On aurait dit que le premier était le résultat d’un croisement entre une souris et un castor géant. Ses petites oreilles rondes se déplaçaient sans cesse d’avant en arrière pendant qu’il parlait. Entre ses jambes, on voyait poindre une large queue aplatie qui touchait à peine le sol.
Le deuxième personnage n’était que vaguement humanoïde. Il avait une tête, un torse, deux bras et deux jambes, mais il était moitié moins grand qu’un nouveau- né humain. Il mesurait exactement trente centimètres de haut, dont la tête occupait à elle seule la moitié.
Le plus grand des deux portait un uniforme vert clair, tandis que le lilliputien n’avait aucun vêtement. Son corps était d’un noir mat qui absorbait toute la lumière. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Le robot qui rit – Perry Rhodan. »