Catégorie : Livres
Nouvelles complètes par Marcel Aymé

Fiche de Nouvelles complètes
Titre : Nouvelles complètes
Auteur : Marcel Aymé
Date de parution : 2002
Editeur : Gallimard
Sommaire de Nouvelles complètes :
- 1927-1930
- Et le monde continua
- L’oeil
- Augmentation
- Le puits aux images (1932)
- Le puits aux images
- La retraite de Russie
- Les mauvaises fièvres
- Noblesse
- A et B
- Pastorale
- Les clochards
- L’individu
- Au clair de la lune
- La lanterne
- Enfants perdus
- 1932-1934
- Les frères Legendum
- Entre les pages
- Les grandes récompenses
- Le diable au studio
- Le train des épouses
- 17 noir impair et manque
- Le nez des jumelles
- Le nain (1934)
- Le nain
- La canne
- La liste
- Deux victimes
- Rue Saint-Sulpice
- Bonne vie et moeurs
- L’affaire Touffard
- Le mariage de César
- Trois faits divers
- L’armure
- Sporting
- La clé sous le paillasson
- Le dernier
- Les contes du chat perché (1934)
- Le loup
- Les boeufs
- Le petit coq noir
- Le chien
- 1935-1938
- Le mauvais jars
- L’éléphant
- La buse et le cochon
- Knate
- Bergère
- Manquer le train
- L’âne et le cheval
- Le canard et la panthère
- Le paon
- Derrière chez Martin (1938)
- Le romancier Martin
- Je suis renvoyé
- L’élève Martin
- Le temps mort
- Le cocu nombreux
- L’âme de Martin
- Rue de l’Évangile
- Conte de Noël
- La statue
- 1938-1942
- Le cerf et le chien
- Les cygnes
- Le mouton
- Les boîtes de peinture
- Les vaches
- Confidences
- Le passe-muraille (1943)
- Le passe-muraille
- Les Sabines
- La carte
- Le décret
- Le proverbe
- Légende poldève
- Le percepteur d’épouses
- Les bottes de sept lieues
- L’huissier
- En attendant
- 1944-1946
- La patte du chat
- Samson
- Le problème
- Le vin de Paris (1947)
- L’indifférent
- Traversée de Paris
- La grâce
- Le vin de Paris
- Dermuche
- La fosse aux péchés
- Le faux policier
- La bonne peinture
- 1948-1950
- Le monument
- Un poète nommé Martin
- En arrière (1950)
- Oscar et Érick
- Fiançailles
- Rechute
- Avenue Junot
- Les chiens de notre vie
- Conte du milieu
- Josse
- La vamp et le normalien
- Le mendiant
- En arrière
- Nouvelles (1951-1967)
- La fille du shérif
- Un crime
- Héloïse
- Un coureur à pied du nom de Martin
- Accident de voiture
- Le couple
- La fabrique
- Nouvelles posthumes
- Caïn
- Marie Jésus
Maison basse par Marcel Aymé

Fiche de Maison basse
Titre : Maison basse
Auteur : Marcel Aymé
Date de parution : 1935
Editeur : Gallimard
Première page de Maison basse
« À Paris, quartier des Épinettes. Deux demeures se font face. Une remarquable petite maison basse à un étage. Et un immeuble à appartements, haut de sept étages. Dans le building neuf et sans âme habitent des petits bourgeois : le professeur Josserand et sa fille Clé, M. Turel, chef de bureau, l’ingénieur Jardin qui en est à sa septième tentative de suicide, Lonjunier, courtier en vins, un clarinettiste, une péripatéticienne repentie.
À Pauline, la femme de Jardin, la vue de la maison basse et simple procure une sorte de réconfort, au milieu de sa vie de cauchemar. »
Extrait de : M. Aymé. « Maison basse. »
Les tiroirs de l’inconnu par Marcel Aymé

Fiche de Les tiroirs de l’inconnu
Titre : Les tiroirs de l’inconnu
Auteur : Marcel Aymé
Date de parution : 1960
Editeur : Gallimard
Première page de Les tiroirs de l’inconnu
« À sa sortie de prison après deux ans pour l’assassinat plus ou moins volontaire d’un voisin irascible, Martin est accueilli par la belle Tatiana, amie d’enfance, professeur de mathématiques devenue mannequin après deux échecs à l’agrégation, qui le fait entrer à la S.B.H., firme dirigée par son protecteur, Lormier.
Installé chez son frère Michel qui vit (rue Saint-Martin) avec son ancienne fiancée Valérie et à ses dépens, Martin partage agréablement son existence entre Valérie, dont Michel n’est pas jaloux, et Tatiana qui l’héberge souvent dans l’appartement où elle vit avec sa mère Sonia, pittoresque immigrée russe.
Dans le bureau exigu de la S.B.H. où une hiérarchie méfiante l’a confiné sans lui confier aucun travail, Martin découvre, écrit au revers du fond des six tiroirs de son bureau, le journal d’un prédécesseur, jeune stagiaire qui semble avoir mystérieusement disparu. »
Extrait de : M. Aymé. « Les tiroirs de l’inconnu. »
Les contes du chat perché par Marcel Aymé

Fiche de Les contes du chat perché
Titre : Les contes du chat perché
Auteur : Marcel Aymé
Date de parution : 1963
Editeur : Gallimard
Sommaire de Les contes du chat perché :
- La patte du chat
- Les vaches
- Le chien
- Les boîtes de peinture
- Les boeufs
- Le problème
- Le paon
- Le loup
- Le cerf et le chien
- L’éléphant
- Le canard et la panthère
- Le mauvais jars
- L’âne et le cheval
- Le mouton
- Les cygnes
- Le petit coq noir
- La buse et le cochon
Première page de La patte du chat
« Le soir, comme ils rentraient des champs, les parents trouvent le chat sur la margelle du puits où il était occupé à faire sa toilette.
— Allons, dirent-ils, voilà le chat qui passe sa patte par-dessus son oreille. Il va encore pleuvoir demain.
En effet, le lendemain, la pluie tomba toute la journée. Il ne fallait pas penser aller aux champs.
Fâchés de ne pouvoir mettre le nez dehors, les parents étaient de mauvaise humeur et peu patients avec leurs deux filles. Delphine, l’aînée, et Marinette, la plus blonde, jouaient dans la cuisine à pigeon-voie, aux osselets, au pendu, à la poupée et à loup-y-es-tu.
— Toujours jouer, grommelaient les parents, toujours s’amuser. Des grandes filles comme ça. Vous verrez que quand elles auront dix ans, elles joueront encore. Au lieu de s’occuper à un ouvrage de couture ou d’écrire à leur oncle Alfred. Ce serait pourtant bien plus utile. »
Extrait de : M. Aymé. « Les contes du chat perché. »
Les bottes de sept lieues par Marcel Aymé

Fiche de Les bottes de sept lieues
Titre : Les bottes de sept lieues
Auteur : Marcel Aymé
Date de parution : 1980
Editeur : Gallimard
Sommaire de Les bottes de sept lieues :
- Les bottes de sept lieues
- A et B
- Le proverbe
Première page de Les bottes de sept lieues
« Germaine Buge quitta l’appartement de Mlle Larrison, où elle venait de faire deux heures de « ménage à fond », sous le regard critique de la vieille fille. Il était quatre heures de décembre et depuis deux jours, il gelait. Son manteau la protégeait mal. Il était d’une étoffe mince, laine et coton, mais l’usure l’avait réduit à n’être plus guère qu’une apparence. La bise d’hiver le traversait comme un grillage en fil de fer. Peut-être même traversait-il Germaine qui semblait n’avoir pas beaucoup plus d’épaisseur ni de réalité que son manteau. C’était une ombre frêle, au petit visage étroit tout en soucis, un de ces êtres dont la misère et l’effacement ressemblent à une charité du destin, comme s’ils ne pouvaient subsister qu’en raison du peu de prise qu’ils donnent à la vie. Dans la rue, les hommes ne la voyaient pas, et rarement les femmes. »
Extrait de : M. Aymé. « Les bottes de sept lieues et autres nouvelles. »
Le vin de Paris par Marcel Aymé

Fiche de Le vin de Paris
Titre : Le vin de Paris
Auteur : Marcel Aymé
Date de parution : 1947
Editeur : Gallimard
Sommaire de Le vin de Paris :
- L’indifférent
- Traversée de Paris
- La grâce
- Le vin de Paris
- Dermuche
- La fosse aux péchés
- Le faux policier
- La bonne peinture
Première page de L’indifférent
« Le lendemain de ma sortie de prison, par un après-midi de juillet, je me présentais au bar de la Boussole, un établissement miteux sur le côté passant du boulevard Rochechouart. Je venais trouver là un certain Médéric, surnommé « Médé Clin d’œil », en me recommandant d’un de ses amis, devenu le mien pendant les derniers mois de ma détention. En entrant à la Boussole, je pus croire que j’étais le seul client, mais le patron, debout derrière son zinc, me découvrit, assis dans l’ombre au fond du bar, un groupe de trois buveurs avec lesquels il était en conversation. L’un de ceux-ci, un grand et gros homme aux cheveux blancs, au petit œil de rat, était justement Médéric. Je parle à dessein de son petit œil parce qu’il était borgne, d’où son surnom de « Clin d’œil ». Bien que le cafetier s’exprimât surtout à son intention, il observait un silence bienveillant et laissait aux deux autres le soin de lui répondre. Les comparses paraissaient assez insignifiants. »
Extrait de : M. Aymé. « Le Vin de Paris. »
Le puits aux images par Marcel Aymé

Fiche de Le puits aux images
Titre : Le puits aux images
Auteur : Marcel Aymé
Date de parution : 1932
Editeur : Gallimard
Sommaire de Le puits aux images :
- Le puits aux images
- La retraite de Russie
- Les mauvaises fièvres
- A et B
- Pastorale
- Les clochards
- L’individu
- Au clair de la Lune
- La lanterne
- Enfants perdus
Première page de Le puits aux images
« La Mélitine Trelin s’avança sur la route et dit au marchand de peaux de lapin :
— J’en ai point tué cette semaine, monsieur Bosselet. Figurez-vous que j’ai un feignant de mâle qu’est propre à rien de bon, ne veut rien savoir pour la gaudriole. Ça fait que je n’ose pas me dégarnir maintenant, vous comprenez ?
M. Bosselet fit signe qu’il comprenait, eut un petit rire à cause du mâle et repartit :
— Ça se voit des fois, des mâles comme ça qu’ont point d’idée.
Ensemble, ils eurent un accès de gaîté. La vieille en était toute secouée, sa poitrine énorme ballottait dans son caraco. Toujours riant, elle jeta :
— Vous serez bien toujours le même, oui, que je dis.
Le marchand de peaux de lapin prit un air modeste.
— Dans notre métier, on en voit des vertes et des pas mûres, ça c’est vrai, mais c’est bien parce que c’est vous, madame Trelin, que je prends le temps de rire un coup. À vous revoir, il faut que j’arrive à Glaisans avant que le cinéma soit commencé. »
Extrait de : M. Aymé. « Le puits aux images. »
Le passe-muraille par Marcel Aymé

Fiche de Le passe-muraille
Titre : Le passe-muraille
Auteur : Marcel Aymé
Date de parution : 1941
Editeur : Gallimard
Sommaire de Le passe-muraille :
- Le passe-muraille
- Les sabines
- La carte
- Le decret
- Le proverbe
- Légende poldève
- Le percepteur d’épouses
- Les bottes de sept lieues
- L’huissier
- En attendant
Première page de Le passe-muraille
« Il y avait à Montmartre, au troisième étage du 75 bis de la rue d’Orchampt, un excellent homme nommé Dutilleul qui possédait le don singulier de passer à travers les murs sans en être incommodé. Il portait un binocle, une petite barbiche noire, et il était employé de troisième classe au ministère de l’Enregistrement. En hiver, il se rendait à son bureau par l’autobus, et, à la belle saison, il faisait le trajet à pied, sous son chapeau melon.
Dutilleul venait d’entrer dans sa quarante-troisième année lorsqu’il eut la révélation de son pouvoir. Un soir, une courte panne d’électricité l’ayant surpris dans le vestibule de son petit appartement de célibataire, il tâtonna un moment dans les ténèbres et, le courant revenu, se trouva sur le palier du troisième étage. Comme sa porte d’entrée était fermée à clé de l’intérieur, l’incident lui donna à réfléchir et, malgré les remontrances de sa raison, il se décida à rentrer chez lui comme il en était sorti, en passant à travers la muraille. »
Extrait de : M. Aymé. « Le passe-muraille. »
Le nain par Marcel Aymé

Fiche de Le nain
Titre : Le nain
Auteur : Marcel Aymé
Date de parution : 1934
Editeur : Gallimard
Sommaire de Le nain :
- Le nain
- La canne
- La liste
- Deux victimes
- Rue Saint-Sulpice
- Bonne vie et moeurs
- L’affaire Touffard
- Le mariage de César
- Trois faits divers
- L’armure
- Sporting
- La clé sous le paillasson
- Le dernier
Première page de Le nain
« Dans sa trente-cinquième année, le nain du cirque Barnaboum se mit à grandir. Les savants étaient bien ennuyés, car ils avaient, une fois pour toutes, fixé à vingt-cinq ans l’âge limite de la croissance. C’est pourquoi ils firent en sorte d’étouffer l’affaire.
Le cirque Barnaboum achevait une tournée qui devait l’amener à Paris par étapes. Il donna une matinée et deux soirées de gala à Lyon, où le nain parut dans son numéro habituel, sans éveiller aucun soupçon. Il entrait en piste, vêtu d’un costume de gommeux, et donnant la main à l’homme-serpent qu’il feignait de ne pouvoir embrasser du regard, tant il était long. Alors, on riait sur tous les gradins, parce que l’un était très grand et l’autre très petit. L’homme-serpent marchait d’un pas allongé qui faisait six ou sept des petits pas du nain, et en arrivant au milieu de la piété, il disait d’une voix caverneuse : « Je commence à être fatigué. »
Extrait de : M. Aymé. « Le Nain. »
Le moulin de la Sourdine par Marcel Aymé

Fiche de Le moulin de la Sourdine
Titre : Le moulin de la Sourdine
Auteur : Marcel Aymé
Date de parution : 1936
Editeur : Gallimard
Première page de Le moulin de la Sourdine
« Le sort désigna Buquanant. On se serait bien passé de l’avoir avec soi, mais, en sortant de l’école, il avait collé à la bande et l’avait suivie jusque dans ce cul-de-sac qui formait une dépendance de la rue de l’Herbe-Sèche. Il commença par faire observer que c’était une bien drôle de chose que, sur sept copains qu’ils étaient ce fût justement lui que le hasard avait désigné. On lui répondit que, s’il n’était pas content, il n’avait qu’à s’en aller chez lui, dans son quartier. Puisqu’il paraissait l’aimer tant, ce fameux quartier, et qu’il se renflait si fort d’y être tous les soirs avec des voyous, des traîne-savates et des pièces-au-cul, il n’avait qu’à y filer tout droit, comme il faisait d’habitude. Après tout, on n’était pas allé le chercher.
« Ça va, dit Buquanant. Mettons que ce soit juste. Mettons. » Sans se presser, il releva son tablier noir dont il noua les deux pans derrière son dos. Les copains, déjà rangés à la file, se montraient impatients, mais lui, avant de s’y coller, s’assura encore qu’il avait bien son porte-monnaie sur lui et ferma sa poche avec une épingle de sûreté. »
Extrait de : M. Aymé. « Le moulin de la Sourdine. »