Catégorie : Livres

 

Le fils de Neptune par Rick Riordan

Fiche de Le fils de Neptune

Titre : Le fils de Neptune (tome 2 sur 5 – Héros de l’Olympe)
Auteur : Rick Riordan
Date de parution : 2011
Traduction : M. de Pracontal
Editeur : Albin Michel

Première page de Le fils de Neptune

« Percy commençait à en avoir sérieusement assez des mégères aux cheveux de serpents.

Elles auraient dû mourir trois jours plus tôt, quand il leur avait jeté une caisse de boules de bowling à la tête, au Bargain Mart de Napa. Elles auraient dû mourir avant-hier, quand il les avait écrasées avec une voiture de police à Martinez. Et, clairement, elles auraient dû mourir ce matin, à Tilden Park, quand il les avait décapitées.

Mais non. Percy avait beau les tuer et regarder leurs corps s’effriter, chaque fois elles se reformaient tels d’énormes moutons de poussière démoniaques. En plus, il n’arrivait même pas à les semer.

Il atteignit le sommet de la colline et reprit son souffle. Quand les avait-il tuées pour la dernière fois ? Ça devait faire dans les deux heures. »

Extrait de : R Riordan. « Le Fils de Neptune – Héros de l’Olympe. »

Le héros perdu par Rick Riordan

Fiche de Le héros perdu

Titre : Le héros perdu (tome 1 sur 5 – Héros de l’Olympe)
Auteur : Rick Riordan
Date de parution : 2010
Traduction : M. de Pracontal
Editeur : Albin Michel

Première page de Le héros perdu

« Déjà, avant même de se faire foudroyer, ça n’allait pas très fort pour Jason. Il s’était réveillé au fond d’un bus scolaire sans savoir comment il y était monté, la main dans celle d’une fille qu’il ne connaissait pas. Ça, en soi, ce n’était pas forcément le pire, surtout que la fille était mignonne. L’ennui c’était qu’il n’avait aucune idée de qui elle était, ni de ce qu’il faisait là. Il se redressa et cligna des yeux en essayant de rassembler ses idées.

Quelques dizaines d’ados étaient affalés dans les rangées devant lui et bavardaient, écoutaient de la musique sur leurs iPods ou dormaient. Ils avaient tous l’air de son âge, c’est-à-dire… quinze ans ? Seize ans ? Bon, là, ça craignait : Jason ne connaissait même pas son âge.

Le car bringuebalait sur une route cahoteuse. Derrière les vitres, le désert défilait sous un ciel d’un bleu
éclatant. »

Extrait de : R Riordan. « Le Héros Perdu – Héros de l’Olympe. »

L’ombre du serpent par Rick Riordan

Fiche de L’ombre du serpent

Titre : L’ombre du serpent (tome 3 sur 3 – Chroniques de Kane)
Auteur : Rick Riordan
Date de parution : 2012
Traduction : N. Serval
Editeur : Albin Michel

Première page de L’ombre du serpent

« Salut, c’est Sadie Kane.

Si tu entends ceci, ça veut dire que tu as survécu à l’Apocalypse. Félicitations !

Avant d’aller plus loin, je tiens à m’excuser pour les désagréments que la fin du monde aurait pu te causer : tremblements de terre, émeutes, tornades, inondations, tsunamis, sans oublier le serpent géant qui a avalé le soleil… Je crains que tout cela ne soit notre faute. C’est pourquoi il nous a semblé, à Carter et à moi, qu’on devait quelques explications au public.

Cet enregistrement est probablement le dernier que tu recevras de nous. Quand tu l’auras écouté jusqu’au bout, tu sauras pourquoi.

Tout a commencé à Dallas, la nuit où des moutons cracheurs de feu ont dévasté l’exposition consacrée à Toutankhamon… »

Extrait de : R. Riordan. « L’Ombre du serpent – Chroniques de Kane. »

Le trône de feu par Rick Riordan

Fiche de Le trône de feu

Titre : Le trône de feu (tome 2 sur 3 – Chroniques de Kane)
Auteur : Rick Riordan
Date de parution : 2011
Traduction : N. Serval
Editeur : Albin Michel

Première page de Le trône de feu

« Salut, c’est Carter.

On n’a pas de temps à perdre avec une longue introduction. Je dois me dépêcher de raconter mon histoire, sinon on va tous mourir.

Au cas où tu n’aurais pas écouté notre premier enregistrement, voici un bref résumé de la situation : les dieux de l’ancienne Égypte sont en cavale à notre époque, un groupe de magiciens, la Maison de vie, s’efforce de les arrêter, tout le monde nous déteste, Sadie et moi, tandis qu’un serpent géant s’apprête à avaler le soleil et détruire l’univers.

(Ouch ! Ça va pas, la tête ?)

Sadie vient de me donner un coup de poing. Elle dit que je vais seulement réussir à t’effrayer, que je devrais me calmer et reprendre depuis le début.

OK. Mais si tu veux mon avis, tu ferais bien d’avoir peur. »

Extrait de : R. Riordan. « Le Trône de Feu – Chroniques de Kane. »

La pyramide rouge par Rick Riordan

Fiche de La pyramide rouge

Titre : La pyramide rouge (tome 1 sur 3 – Chroniques de Kane)
Auteur : Rick Riordan
Date de parution : 2010
Traduction : N. Serval
Editeur : Albin Michel

Première page de La pyramide rouge

« On n’a que quelques heures, alors écoute bien.Si tu entends cette histoire, ça veut dire que tu es déjà en danger. Sadie et moi sommes peut-être ta seule chance.

File à l’école. Trouve le casier. Je ne précise pas quelle école ni quel casier. Si tu es la personne que je crois, tu sauras. La combinaison est 13/32/33. À la fin de ce récit, tu connaîtras la signification de ces chiffres. Rappelle-toi que l’histoire que tu vas entendre est inachevée. Son dénouement ne dépend que de toi.

Encore une chose, la plus importante : quand tu auras ouvert le paquet et découvert ce qu’il contient, ne le garde pas plus d’une semaine. Tu seras tenté, je le sais. Car enfin, ce truc te procurera un pouvoir presque illimité. Mais si tu l’utilises trop, il te consumera. Dépêche-toi d’apprendre ses secrets et cache-le pour la personne qui le trouvera après toi, comme Sadie et moi l’avons fait. Ensuite, crois-moi, ta vie va devenir très intéressante.

Sadie me dit que je perds du temps et que je ferais mieux d’en venir aux faits. D’accord. Je crois que tout a commencé à Londres, la nuit où notre père a fait sauter le British Museum. »

Extrait de : R. Riordan. « La Pyramide rouge – Chroniques de Kane. »

Mandragore par Hanns Heinz Ewers

Fiche de Mandragore

Titre : Mandragore
Auteur : Hanns Heinz Ewers
Date de parution : 1911
Traduction : F. Truchaud
Editeur : 10/18

Première page de Mandragore

« La maison blanche, dans laquelle était Mandragore ten Brinken, longtemps avant qu’elle ne soit née, avant même qu’elle ait été imaginée, se trouvait au bord du Rhin, un peu à l’écart de la ville, dans la large rue bordée de villas qui part de l’ancien palais épiscopal, transformé aujourd’hui en université. Elle s’élevait là ; le conseiller de justice Sébastien Gontram l’habitait.

De la rue, on traversait un long jardin, hideux, qui n’avait jamais vu un jardinier. On arrivait à la maison, dont le plâtre tombait, on cherchait une sonnette et l’on n’en trouvait pas. On appelait, on criait et il ne venait personne. Finalement, on poussait la porte, on entrait et on montait un escalier de bois sale, jamais lavé. Quelque grand chat bondissait dans l’obscurité. »

Extrait de : HH Ewers. « Mandragore. »

L’araignée par Hanns Heinz Ewers

Fiche de L’araignée

Titre : L’araignée
Auteur : Hanns Heinz Ewers
Date de parution : 1964
Traduction : W. Michel
Editeur : Marabout

Sommaire de L’araignée :

  • L’araignée
  • Carnaval à Cadix
  • Sorcière, ma mère
  • De l’ambre au tribunal criminel
  • Mandragore et le chauffeur
  • La fin de John Hamilton Llewellyn
  • La jeune fille Hya-Hya
  • Ellen Carter
  • La mamaloi
  • La fiancée momifiée
  • Un amour extrême
  • C. 3. 3.
  • La mort du baron Jésus Maria von Friedel
  • Le rhabdomancien
  • Journal d’un oranger
  • Les plus belles mains du monde

Première page de L’araignée

« À l’époque où l’étudiant en médecine Richard Bracquemont prit la décision d’établir ses quartiers dans la chambre 7 du modeste hôtel A. Stevens, au no 6 de la rue du même nom, trois personnes s’étaient pendues, trois vendredis consécutifs, à la croisée de fenêtre de cette même chambre…

Le premier suicidé était un voyageur de commerce helvétique. On ne découvrit son corps que le samedi soir ; le médecin constata que le décès remontait à la veille, probablement entre 17 et 18 heures. Le cadavre se balançait au bout d’un solide crampon fiché dans la croisée, et qui servait manifestement à suspendre des vêtements. La fenêtre était close ; en guise de lacet, le mort avait utilisé le cordon du rideau. »

Extrait de : H. H. Ewers. « L’Araignée et autres contes fantastiques. »

Dans l’épouvante par Hanns Heinz Ewers

Fiche de Dans l’épouvante

Titre : Dans l’épouvante
Auteur : Hanns Heinz Ewers
Date de parution : 1907
Traduction : F. Gautier & M. Henry
Editeur : J’ai lu

Sommaire de Dans l’épouvante :

  • Le pays des fées
  • La sauce tomate
  • Le coeur des rois
  • La jeune fille blanche
  • Messieurs de la cour
  • La fin de John Hamilton Llewellyn
  • Journal d’un oranger
  • Le juif mort
  • La fiancée du Tophar
  • La mamaloi

Première page de Le pays des fées

« Le vapeur de la Hamburg Amerika Lines était à l’ancre devant Port-au-Prince, quand Petit-Ruban-Bleu se précipita dans la salle à manger, comme un ouragan :

— Maman n’est pas encore là !

Non, maman était encore dans sa cabine. Mais les officiers et les passagers se levèrent tous pour prendre Petit-Ruban-Bleu sur leurs genoux. Jamais aucune dame, à bord du Président, n’avait été fêtée comme cette petite fille aux six années souriantes ; celui dans la tasse de qui Petit-Ruban-Bleu avait pris le thé était heureux toute la journée. Elle portait toujours une petite robe de batiste blanche, et toujours un petit nœud bleu ornait ses boucles blondes. On lui demandait cent fois par jour : « Pourquoi t’appelles-tu Petit-Ruban-Bleu ? » Alors, elle riait : « Pour qu’on me retrouve, si je me perds ! » Mais elle ne se perdait pas dans ses vagabondages solitaires à chaque escale ; c’était une enfant du Texas, rusée comme un petit chien. »

Extrait de : H. H Ewers. « Dans l’épouvante. »

Uranus par Marcel Aymé

Fiche de Uranus

Titre : Uranus
Auteur : Marcel Aymé
Date de parution : 1948
Editeur : Gallimard

Première page de Uranus

« Marie-Anne jouait au piano une chanson d’Édith Piaf. Archambaud écoutait avec une attention émue, croyant y reconnaître un morceau de Chopin. Les musiciens qui ont un grand génie, se dit-il, nous feraient croire facilement à l’existence de l’âme et à celle de Dieu. Il éprouva un sentiment de vive sympathie pour les vocations artistiques, en particulier pour celle de sa fille Marie-Anne qui désirait aller à Paris faire du théâtre. Pourquoi ne réussirait-elle pas ? Elle avait un joli visage blond et, bien qu’ayant échoué quatre fois à son baccalauréat, de l’intelligence et du goût. D’ailleurs, elle jouait ce morceau de Chopin avec une sensibilité qui était sûrement une indication quant au tempérament dramatique.

— Comment appelles-tu cette chose-là ?

— L’Hôtel meublé. C’est une chanson d’Édith Piaf.

Archambaud ne se piquait nullement de musique. Néanmoins, il eut une désillusion et douta de la qualité du plaisir qu’il venait de prendre en écoutant Marie-Anne. L’ineffable ne pouvait-il pas se passer d’un état civil ? Non, décida-t-il brutalement. »

Extrait de : M. Aymé. « Uranus. »

Travelingue par Marcel Aymé

Fiche de Travelingue

Titre : Travelingue
Auteur : Marcel Aymé
Date de parution : 1941
Editeur : Le livre de poche

Première page de Travelingue

« Le mariage fut célébré à Saint-Honoré-d’Eylau. Y assistaient, pour le principal, sept grosses têtes de l’industrie lourde, cinq personnes nobles, un ministre et deux généraux. Le voyage de noces se fit en Égypte et dura deux mois au bout desquels le couple se retrouva déjeunant rue Spontini chez les parents de la jeune femme où étaient réunies huit personnes, tout compté. La pièce était nue, sans autres meubles que la table et les sièges. Les murs, couleur de frigidaire, étaient également nus, sauf que le plus grand panneau portait dans un coin un minuscule tableau représentant trois cerises sur une soucoupe. On sentait très bien que tout ça avait coûté un prix fou. M. Lasquin, le beau-père, homme de cinquante ans, crâne chauve, teint vif, fine moustache blanche, l’air capable, distingué, professionnellement sérieux, le beau-père, donc, regardait son gendre avec la gêne de ne pas bien le reconnaître et luttait contre une soudaine faiblesse de sa mémoire, qui lui semblait liée à un mal de tête survenu au commencement du repas. »

Extrait de : M. Aymé. « Travelingue. »