Catégorie : Livres
La reine des elfes de Shannara par Terry Brooks

Fiche de La reine des elfes de Shannara
Titre : La reine des elfes de Shannara (Tome 3 sur 4 – L’héritage de Shannara – Shannara)
Auteur : Terry Brooks
Traduction : R. Guillaume
Date de parution : 1992
Editeur : Bragelonne
Première page de La reine des elfes de Shannara
« Le feu.
Il crépitait dans les lampes à huile pendues devant les entrées et aux fenêtres des maisons de son peuple. Il crachotait en léchant les torches couvertes de poix qui marquaient les croisements des routes et les portails. Il brillait à travers les branches feuillues des vieux chênes et des noyers dans les lanternes qui éclairaient les sentiers. Les flammes ressemblaient à de petites créatures menacées par la nuit.
Comme nous, pensa-t-elle.
Comme les elfes.
Elle leva les yeux et regarda au-delà des murs de la cité, vers l’endroit où fumait le Killeshan.
Le feu.
Sa lueur pourpre ourlait la gueule du volcan dont le centre en fusion se reflétait sur les nuages de cendres volcaniques qui envahissaient le ciel. Le Killeshan se dressait au-dessus d’eux, phénomène naturel qu’aucun elfe ne pouvait dompter. Il grondait sourdement depuis des semaines, comme un géant enchaîné. Bientôt, il exigerait d’être libéré… »
Extrait de : T. Brooks. « La Reine Des Elfes De Shannara. »
Le druide de Shannara par Terry Brooks

Fiche de Le druide de Shannara
Titre : Le druide de Shannara (Tome 2 sur 4 – L’héritage de Shannara – Shannara)
Auteur : Terry Brooks
Traduction : R. Guillaume
Date de parution : 1991
Editeur : Bragelonne
Première page de Le druide de Shannara
« Le roi de la rivière Argentée regardait les Jardins qui étaient son domaine depuis l’aube des temps de la magie et qui donnaient sur le monde des mortels. Ce qu’il vit là-bas le découragea. Partout, le pays souffrait : la riche terre noire se transformait en poussière, les plaines jaunissaient, les forêts devenaient des cimetières hérissés de troncs morts et les rivières comme les lacs stagnaient ou s’asséchaient. Les créatures sauvages mouraient aussi, ne trouvant plus de nourriture saine.
Même l’air commençait à être contaminé.
Et pendant ce temps, pensa le roi, les Ombreurs gagnent en puissance.
Il tendit la main pour effleurer le cyclamen pourpre qui poussait à ses pieds. Non loin de là, des forsythias formaient un petit buisson, des cornouillers et des cerisiers se dressaient en arrière-plan. Il y avait aussi des fuchsias, des hibiscus, des rhododendrons, des dahlias, des iris, des azalées, des jonquilles, des roses et cent autres variétés de fleurs et de plantes toujours en floraison – un feu d’artifice de couleurs qui s’étendait à perte de vue. »
Extrait de : T. Brooks. « Le Druide De Shannara. »
Les descendants de Shannara par Terry Brooks

Fiche de Les descendants de Shannara
Titre : Les descendants de Shannara (Tome 1 sur 4 – L’héritage de Shannara – Shannara)
Auteur : Terry Brooks
Traduction : R. Guillaume
Date de parution : 1990
Editeur : Bragelonne
Première page de Les descendants de Shannara
« Assis seul à l’ombre des dents du Dragon, le vieil homme regardait les ténèbres chasser la lumière du jour. Pour un milieu d’été, la journée avait été étonnamment fraîche. La nuit serait glaciale. Des nuages cachaient le ciel, dérivant comme un troupeau égaré entre la lune et les étoiles.
Un silence profond régnait sur les lieux.
Le silence typique de la magie, pensa le vieillard.
Un feu brûlait devant lui, mais trop faiblement pour durer jusqu’à son retour, puisqu’il serait parti plusieurs heures. Il l’observa avec un certain malaise, puis ajouta de plus gros morceaux de bois mort, qui firent aussitôt crépiter les flammes.
Le vieil homme les attisa avec un bâton et recula pour échapper à la chaleur soudaine. Il resta à la lisière de la zone éclairée, entre le feu et les ténèbres, comme une créature appartenant à la lumière et à l’ombre – ou à aucune des deux.
Ses yeux brillèrent quand il regarda au loin. Les pics des dents du Dragon s’élançaient vers le ciel comme des os jaillissant de la terre. Un calme souverain émanait des montagnes – avec une sorte de mystère qui y planait telle la brume par un matin glacial, dissimulant les rêves de tous les âges. »
Extrait de : T. Brooks. « Les Descendants De Shannara. »
L’enchantement de Shannara par Terry Brooks

Fiche de L’enchantement de Shannara
Titre : L’enchantement de Shannara (Tome 3 sur 3 – Shannara – Shannara)
Auteur : Terry Brooks
Traduction : R. Guillaume
Date de parution : 1985
Editeur : J’ai lu
Première page de L’enchantement de Shannara
« Le changement de saison était imminent dans les Quatre Terres, où l’été dérivait lentement vers l’automne. Les jours de canicule du milieu de l’année, qui ralentissaient le rythme de vie de chacun, étaient terminés, et les gens pensaient de nouveau qu’ils auraient assez de temps pour tout faire. Même s’il restait des vestiges de la chaleur estivale, les journées raccourcissaient, l’air se faisait plus sec, et la notion d’urgence, pour certaines tâches, redevenait d’actualité. Les signes de la transition étaient partout : dans la forêt de Valombre, les feuilles avaient commencé à roussir.
Brin Ohmsford s’arrêta devant les parterres de fleurs qui bordaient le chemin de sa maison et se perdit un instant dans la contemplation du feuillage mordoré du vieil érable qui ombrageait la cour, un peu plus loin. Un arbre énorme, au large tronc noueux. Brin sourit. Cet ancêtre lui rappelait d’innombrables souvenirs d’enfance. Cédant à une impulsion, elle sortit du chemin et approcha du végétal.
Brin était une jeune fille très élancée – plus grande que ses parents et que son frère Jair, et presque autant que Rone Leah. En dépit de son corps mince et délicat, elle était en aussi bonne forme qu’eux. »
Extrait de : T. Brooks. « L’enchantement de Shannara. »
Les pierres elfiques de Shannara par Terry Brooks

Fiche de Les pierres elfiques de Shannara
Titre : Les pierres elfiques de Shannara (Tome 2 sur 3 – Shannara – Shannara)
Auteur : Terry Brooks
Traduction : R. Guillaume
Date de parution : 1982
Editeur : J’ai lu
Première page de Les pierres elfiques de Shannara
« L’aube pointait déjà quand les Élus entrèrent dans les jardins de la Vie. Tout autour, la ville elfique d’Arborlon dormait encore, ses habitants blottis dans la chaleur de leurs lits. Mais pour les Élus, la journée avait déjà commencé. Leurs robes blanches soulevées par la brise estivale, ils passèrent entre les sentinelles de la garde Noire, immobiles et raides comme tous les hommes qui avaient monté la garde au fil des siècles devant le portail en fer forgé incrusté de volutes d’argent et d’éclats d’ivoire. Rien ne perturbait le calme matinal, à part le son de leurs voix et le bruit de leurs sandales sur les graviers. Ils avancèrent rapidement, entrant dans les jardins ombragés en se frayant un chemin parmi les grands pins.
Les Élus prenaient soin de l’Ellcrys, l’arbre étrange et merveilleux qui trônait au centre des Jardins. Selon les légendes, il servait de protection contre des forces maléfiques primales qui avaient presque détruit les elfes des siècles plus tôt. Ces forces avaient été isolées de la Terre en des temps antérieurs à l’apparition de la race des hommes. Depuis, il y avait toujours eu des Élus pour s’occuper de l’Ellcrys. Ils suivaient la tradition transmise par des générations d’elfes – ce qu’ils considéraient à la fois comme un honneur et un devoir sacré. »
Extrait de : T. Brooks. « Les Pierres Elfiques De Shannara. »
L’épée de Shannara par Terry Brooks

Fiche de L’épée de Shannara
Titre : L’épée de Shannara (Tome 1 sur 3 – Shannara – Shannara)
Auteur : Terry Brooks
Traduction : R. Guillaume
Date de parution : 1977
Editeur : J’ai lu
Première page de L’épée de Shannara
« Quand Flick Ohmsford commença la descente, le soleil qui se couchait déjà derrière les collines, à l’ouest de la vallée, incendiait l’horizon de rouge et de rose. Sur la face nord, la piste serpentait entre de gros rochers avant de disparaître dans les forêts touffues des basses terres. Mais, dans les clairières ou à la faveur de trouées entre les arbres, certains lacets redevenaient visibles de loin en loin.
Un sac léger à l’épaule, Flick suivait du regard le chemin familier en marchant d’un pas fatigué. Tanné par le vent, son visage frappait par sa placidité. Seuls ses grands yeux gris révélaient l’énergie qui bouillonnait sous un calme trompeur. Sa carrure, ses cheveux brun grisonnant et ses sourcils touffus le faisaient paraître bien plus vieux que son âge. Il portait les vêtements de travail amples des gens de la vallée. Dans son sac, des objets métalliques tintaient sans cesse les uns contre les autres.
L’air du soir étant frais, Flick resserra le col de sa chemise en laine. Sa randonnée allait le conduire à travers des forêts et des plaines vallonnées qu’il connaissait déjà. »
Extrait de : T. Brooks. « L’épée de Shannara. »
Le premier roi de Shannara par Terry Brooks

Fiche de Le premier roi de Shannara
Titre : Le premier roi de Shannara (Tome 1 sur 1 – Prequelle – Shannara)
Auteur : Terry Brooks
Traduction : R. Guillaume
Date de parution : 1996
Editeur : Bragelonne
Première page de Le premier roi de Shannara
« Le vieil homme apparut, venu de nulle part. Le frontalier le guettait, assis dans les ombres d’un grand arbre touffu au sommet d’une colline qui surplombait les plaines de Streleheim et les pistes qui en sortaient. Grâce à la lumière de la pleine lune, la visibilité était excellente sur dix lieues à la ronde ; pourtant, le frontalier n’avait pas vu arriver le vieillard. C’était irritant et un peu embarrassant…
Même si c’était pareil à chaque fois, ça ne rendait pas la chose plus agréable. Comment le vieil homme s’y prenait-il ? Le frontalier avait passé presque toute sa vie dans ce pays, où il avait survécu grâce à son habileté et à son expérience. Voyant des choses dont les autres ignoraient jusqu’à l’existence, il savait lire les mouvements d’un animal grâce aux signes laissés dans les hautes herbes. Il pouvait dire à quelle distance les bêtes se trouvaient et à quelle allure elles se déplaçaient. Mais il était incapable de repérer le vieil homme par une nuit claire, dans une grande plaine, même quand il l’attendait. »
Extrait de : T. Brooks. « Le Premier Roi de Shannara. »
Princesse de Landover par Terry Brooks

Fiche de Princesse de Landover
Titre : Princesse de Landover (Tome 6 sur 6 – Royaume magique à vendre)
Auteur : Terry Brooks
Traduction : I. Pernot
Date de parution : 2009
Editeur : Bragelonne
Première page de Princesse de Landover
« Sur la plus haute branche de l’arbre le plus éloigné, au fin fond de la volière, le corbeau aux yeux rouges était plongé dans des rêves noirs et terribles. Si ces rêves avaient eu la moindre substance, ils auraient fait bouillonner la terre et fondre les barreaux en fer et les filets en acier qui retenaient l’oiseau prisonnier. S’ils avaient eu de la substance, ils auraient créé un trou dans les airs et ouvert un passage vers cet autre monde auquel l’oiseau appartenait et dans lequel il avait désespérément besoin de retourner. Mais ces rêves n’étaient qu’éther et ne servaient qu’à passer le temps. Ils avaient beau devenir de plus en plus noirs au fil des jours, le corbeau demeurait
prisonnier.
Celui-ci n’était autre que Nocturna, la sorcière du Gouffre Noir. Cela faisait plus de cinq ans qu’elle vivait loin de Landover, piégée sous cette forme.
Elle y pensait chaque jour de sa captivité. Elle restait perchée là, sur cette branche, à l’écart des autres oiseaux, ceux qui ne connaissaient pas la pensée critique et qui trouvaient un peu de bonheur et de contentement dans leur pitoyable situation. »
Extrait de : T. Brooks. « Royaume magique à vendre – Princesse De Landover. »
Le brouet des sorcières par Terry Brooks

Fiche de Le brouet des sorcières
Titre : Le brouet des sorcières (Tome 5 sur 6 – Royaume magique à vendre)
Auteur : Terry Brooks
Traduction : F. Le Boucher
Date de parution : 1995
Editeur : Bragelonne
Première page de Le brouet des sorcières
« Perché sur la plus haute branche d’un vieux chêne blanc, dominant la clairière éclaboussée de soleil, le corbeau aux yeux rouges surveillait le remue-ménage en contrebas. Un « pique-nique », voilà comme Holiday appelait la chose ! Les victuailles contenues dans les paniers d’osier étaient disposées sur une étoffe chatoyante étendue sur l’herbe printanière. Viandes rôties, fromages, crudités, fruits, miches de pain, pichets de bière et d’eau fraîche : pour un humain en appétit, probablement de quoi mettre l’eau à la bouche ! Assiettes, serviettes, gobelets couverts… rien n’y manquait. On avait même placé dans un vase un gros bouquet champêtre qui trônait au centre de la nappe.
Quelle futile agitation ! songeait l’oiseau.
C’était Salica qui faisait le plus gros du travail. Salica, la belle sylphide aux tresses émeraude. Riant et discutant avec animation, elle semblait en joie et s’activait diligemment. Le chien et le kobold lui prêtaient main-forte. Le chien : Abernathy, Scribe Royal de Landover, et le kobold : Navet, chef cuisinier du château. Questor Thews – le vieillard à barbe blanche qui se prétendait magicien – déambulait alentour, s’extasiant devant la profusion des bourgeons et l’incroyable diversité des fleurs sauvages. Ciboule, l’autre kobold, le plus dangereux des deux – celui qui pouvait détecter un intrus à dix pas et traquer une proie sans relâche des jours entiers –, patrouillait en lisière de forêt, toujours aux aguets. »
Extrait de : T. Brooks. « Royaume magique à vendre – Le brouet des sorcières. »
La boîte à malice par Terry Brooks

Fiche de La boîte à malice
Titre : La boîte à malice (Tome 4 sur 6 – Royaume magique à vendre)
Auteur : Terry Brooks
Traduction : F. Le Boucher
Date de parution : 1994
Editeur : Bragelonne
Première page de La boîte à malice
« Horris Kew avait tout d’un Iznogoud, revu et corrigé par Walt Disney. Avec son grand corps sec, sa tête trop petite, ses bras et ses jambes trop longs, ses oreilles, son nez, sa pomme d’Adam et sa tignasse qui paraissaient fuir aux quatre vents, il ressemblait à quelque grotesque pantin désarticulé, fait de bric et de broc. Il avait l’air inoffensif et un peu niais. Il n’était ni l’un ni l’autre. Comme tous ceux qui possèdent un modeste pouvoir – trop modeste pour ne pas en abuser –, il se croyait supérieurement intelligent, se prenait pour un génie. À tort. Il était, par conséquent, un véritable danger public – y compris pour lui-même – et, bien évidemment, ne le soupçonnait même pas.
Ce matin-là ne dérogeait pas à la règle.
Remontant l’allée au pas de charge, il ouvrit la barrière, la claqua avec hargne – comme s’il lui reprochait de ne pas s’être docilement écartée devant lui – et se dirigea vers le manoir, sans un regard pour la profusion de fleurs estivales qu’offraient parterres méticuleusement sarclés, arbustes soigneusement taillés et pergola fraîchement repeinte. Il dédaigna tout autant les subtils effluves flottant dans l’air tiède et ne prêta pas davantage attention aux joyeux trilles des deux rouges-gorges juchés sur une branche basse du vieux hickory, au centre de la pelouse qui montait en pente douce jusqu’au manoir. Indifférent au reste du monde, il fonçait droit devant lui, comme un rhinocéros en furie. »
Extrait de : T. Brooks. « Royaume magique à vendre – La boîte à malice. »