Catégorie : Livres

 

Soleil levant par Michael Crichton

Fiche de Soleil levant

Titre : Soleil levant
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 1992
Traduction : B. Ferry
Editeur : Pocket

Première page de Soleil levant

« Je me trouvais donc dans mon appartement de Culver City ; j’étais assis sur mon lit, et je regardais à la télévision un match des Lakers, le son coupé, tout en étudiant le vocabulaire de mon cours élémentaire de japonais.

C’était une soirée tranquille : j’avais envoyé ma fille au lit à huit heures. Le lecteur de cassettes posé sur le lit à côté de moi, j’écoutais la voix enjouée d’une femme qui me disait des choses du genre : « Bonjour, je suis policier. Puis-je vous aider ? » Ou bien : « Pourriez-vous me donner le menu ? » Après chaque phrase, un silence était ménagé pour me permettre de répondre… en japonais. Je m’y efforçais du mieux que je le pouvais. Elle reprenait alors : « Le marchand de légumes est fermé. Où se trouve le bureau de poste ? » Des choses comme ça. Parfois, il était difficile de se concentrer, mais je faisais de mon mieux. « M. Hayashi a deux enfants.  »

Extrait de : M. Crichton. « Soleil levant. »

Prisonniers du temps par Michael Crichton

Fiche de Prisonniers du temps

Titre : Prisonniers du temps
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 1999
Traduction : P. Berthon
Editeur : France Loisirs

Première page de Prisonniers du temps

« Jamais il n’aurait dû prendre ce raccourci.

Au volant de la Mercedes 5500 flambant neuve qui filait en cahotant sur la route de terre, Dan Baker grimaça. Autour de la voiture qui s’enfonçait dans la réserve navajo du nord de l’Arizona le paysage était de plus en plus désolé : à l’est, au loin, des mesas de roche rouge ; à l’ouest, le désert s’étendant à perte de vue. Ils avaient traversé un village une demi-heure plus tôt – quelques habitations poussiéreuses, une église et une petite école blotties contre la paroi rocheuse –, mais, depuis, plus rien, pas même une clôture. Rien d’autre que ce désert vide et rouge. Ils n’avaient pas croisé une seule voiture depuis au moins une heure ; midi et ils étaient sous un soleil de plomb. Baker, quarante et un
ans, entrepreneur à Phoenix, sentait l’inquiétude le gagner. D’autant plus que sa femme, architecte, était de ces natures artistes qui ne se préoccupent aucunement de détails pratiques tels que faire le plein ou prévoir une bouteille d’eau. Le réservoir était à moitié vide, le moteur commençait à chauffer.

— Es-tu sûre, Liz, que nous allons dans la bonne direction ?

Penchée sur la carte, sa femme suivait leur itinéraire du bout du doigt.

— On ne peut pas s’être trompés, répondit-elle. D’après le guide, il y a six kilomètres après l’embranchement du canyon Corazón. »

Extrait de : M. Crichton. « Prisonniers du temps. »

Pirates par Michael Crichton

Fiche de Pirates

Titre : Pirates
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 2009
Traduction : C. Bouchareine
Editeur : Robert Laffont

Première page de Pirates

« Sir James Almont, gouverneur de la Jamaïque de par la grâce du roi Charles II, se levait généralement tôt. D’abord, parce que ce veuf, les années passant, souffrait de plus en plus de la goutte, mais aussi parce qu’il tenait à profiter des quelques heures de fraîcheur précédant la chaleur et l’humidité qui s’abattaient sur la colonie jamaïcaine dès le milieu de la matinée.

Au matin du 7 septembre 1665, fidèle à sa routine, Sir James Almont quitta son lit pour se rendre directement à la fenêtre afin de juger sous quels auspices se présentait la journée. Le palais du gouverneur, une impressionnante demeure en brique couverte d’un toit de tuile rouge, se trouvait être la seule construction sur trois niveaux de Port
Royal. Elle offrait ainsi à Sir James, de sa chambre au dernier étage, une vue unique sur la cité. Dans les rues en contrebas, les allumeurs de réverbères se chargeaient à présent de les éteindre. Sur Ridge Street, la première patrouille
de la garnison ramassait les ivrognes et les cadavres étalés dans la boue alors que, juste sous ses fenêtres, résonnait le grondement du premier tombereau des porteurs d’eau qui revenaient du Rio Cobra, situé à quelques kilomètres de la
ville, leurs barriques remplies d’eau fraîche. Sinon, tout était calme. Port Royal jouissait d’un bref répit entre le moment où les derniers fêtards, hébétés par l’alcool, avaient cessé de brailler et le début de l’activité commerciale, du côté des docks. »

Extrait de : M. Crichton. « Pirates. »

Next par Michael Crichton

Fiche de Next

Titre : Next
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 2006
Traduction : P. Berthon
Editeur : Pocket

Première page de Next

« Vasco Borden tira sur les revers de son veston et arrangea sa cravate en suivant le couloir recouvert d’une épaisse moquette. Il n’avait pas l’habitude de porter un complet, même celui-ci, marine, qu’il avait fait exécuter sur mesure pour masquer sa puissante musculature. Vasco était costaud, un mètre quatre-vingt-douze pour cent huit kilos, un gabarit de footballeur. Âgé de quarante-neuf ans, détective privé de son état, il était spécialisé dans la recherche de fugitifs. L’homme qu’il filait, trente ans, le crâne dégarni, chercheur à MicroProteonomics, à Cambridge, Massachusetts, se dirigeait vers la grande salle de conférences.
Le congrès Bio Change 2006, dont le slogan optimiste était « C’est pour aujourd’hui ! », se tenait à l’hôtel Venetian, à Las Vegas. Les deux mille participants représentaient tous ceux qui travaillaient dans le secteur de la biotechnologie, y compris les investisseurs, les directeurs des ressources humaines qui engageaient les scientifiques, les responsables de transfert de technologie, les P-DG, les avocats spécialistes de la propriété intellectuelle. D’une manière ou d’une autre, la quasi-totalité des entreprises de biotechnologie américaines était représentée. »

Extrait de : M. Crichton. « Next. »

Les mangeurs de morts par Michael Crichton

Fiche de Les mangeurs de morts

Titre : Les mangeurs de morts
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 1976
Traduction : L. Rosenbaum
Editeur : Pocket

Première page de Les mangeurs de morts

« Le manuscrit d’Ibn Fadlan constitue le premier témoignage connu sur la vie et la société vikings. Cet extraordinaire document décrit d’une façon très vivante et détaillée des événements vieux de plus de mille ans. Bien entendu, il ne nous est pas parvenu intact. Il a sa propre histoire et celle-ci n’est pas moins remarquable que le texte lui-même.

Provenance du manuscrit

En juin 921 après J.-C., le calife de Bagdad envoya l’un de ses courtisans, Ahmed Ibn Fadlan, en ambassade auprès du roi des Bulgares. Ibn Fadlan resta absent trois ans sans toutefois réussir à accomplir sa mission : en route, il rencontra une troupe de Normands avec lesquels il eut de nombreuses aventures. »

Extrait de : M. Crichton. « Les mangeurs de morts. »

La proie par Michael Crichton

Fiche de La proie

Titre : La proie
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 2002
Traduction : P. Berthon
Editeur : Robert Laffont

Première page de La proie

« Il est minuit. La maison est plongée dans l’obscurité. Je ne sais pas comment tout cela va finir. Les enfants sont affreusement malades : ils n’arrêtent pas de vomir. J’entends les haut-le-cœur de mon fils et de ma fille, chacun dans une salle de bains. Je suis allé il y a quelques minutes voir ce qu’ils régurgitaient. Je m’inquiète pour la petite ; j’ai été obligé de la rendre malade, elle aussi : c’était le seul espoir.

Je crois que je ne suis pas atteint, du moins pour le moment. Mais j’aurai de la chance si je m’en sors : la plupart de ceux qui ont joué un rôle dans cette histoire sont déjà morts. Et comment être certain de quoi que ce soit ?

L’installation est détruite, mais peut-être était-il déjà trop tard.

J’attends Mae. Elle est partie au labo, à Palo Alto, il y a douze heures ; j’espère qu’elle a réussi. Qu’elle est parvenue à leur faire prendre conscience de la gravité de la situation. J’attendais des nouvelles : rien jusqu’à présent. »

Extrait de : M. Crichton. « La proie. »

L’homme terminal par Michael Crichton

Fiche de L’homme terminal

Titre : L’homme terminal
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 1972
Traduction : M. Matignon
Editeur : Pocket

Première page de L’homme terminal

« Ils arrivèrent au service des urgences à midi et s’installèrent sur le banc, derrière les portes battantes qui donnaient sur le parking des ambulances. Ellis, le plus âgé, avait l’air nerveux, préoccupé et distant. Très détendu, le plus jeune, Morris, mangeait un bonbon. Il fourra la papillote chiffonnée dans la poche de sa blouse blanche.

De l’endroit où ils étaient assis, ils voyaient le soleil dont les rayons éclairaient le grand écriteau indiquant : Service des urgences, Défense de se garer, Réservé aux ambulances. Ils entendirent un bruit de sirène, au loin.

« Est-ce lui ? » demanda Ellis. Morris jeta un coup d’œil à sa montre. «J’en doute, il est trop tôt. »

Assis sur le banc, ils écoutaient la sirène qui se rapprochait. Ellis retira ses lunettes qu’il essuya avec sa cravate. L’une des infirmières, dont Morris ignorait le nom, vint à eux et leur demanda gaiement : « C’est vous le comité d’accueil ? »

Ellis la dévisagea. « Nous le ferons entrer directement, dit Morris. Avez-vous son dossier, ici ?

— Je crois que oui, docteur », fit l’infirmière, et elle partit, l’air agacé. »

Extrait de : M. Crichton. « L’Homme Terminal. »

Harcèlement par Michael Crichton

Fiche de Harcèlement

Titre : Harcèlement
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 1993
Traduction : B. Gilles
Editeur : Pocket

Première page de Harcèlement

« En ce lundi 15 juin, Tom Sanders n’avait nullement l’intention d’arriver en retard au travail. Il avait dix minutes pour se raser et s’habiller s’il voulait prendre le ferry-boat de 7 h 50 et se trouver au bureau à 8 h 30. Avant la réunion avec les avocats de Conley-White, il avait encore quelques questions à régler avec Stephanie Kaplan. Une journée de travail éprouvante l’attendait, et le fax qu’il venait de recevoir de Malaisie ne faisait qu’assombrir l’horizon.

Sanders était chef de service chez Digital Communications Technology, à Seattle. Depuis une semaine, l’ambiance était survoltée au bureau, car Conley-White, un groupe de presse de New York, venait de se porter acquéreur de DigiCom. Cette fusion devait permettre à Conley d’acquérir une technologie d’importance vitale pour l’édition au cours du siècle à venir.

Mais les dernières nouvelles de Malaisie n’étaient pas bonnes, et Arthur avait eu raison de lui envoyer ce fax chez lui. Il allait avoir du mal à expliquer la situation aux gens de Conley-White parce qu’ils ne…

— Tom ? Où es-tu, Tom ?

Sa femme, Susan, l’appelait depuis la chambre. Il sortit la tête de sous le jet d’eau. »

Extrait de : M. Crichton. « Harcèlement. »

Extrême urgence par Michael Crichton

Fiche de Extrême urgence

Titre : Extrême urgence
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 1968
Traduction : G. Colson
Editeur : Pocket

Première page de Extrême urgence

« Tous les chirurgiens du cœur sont des salauds et Conway ne fait pas exception à la règle. À huit heures trente, ce matin-là, il entra en coup de vent dans le labo d’anatomie pathologique, encore vêtu de sa blouse verte et coiffé de son bonnet de chirurgien ; il était fou de rage et quand Conway est furieux, il serre les dents et parle d’une voix blanche et monotone. Son visage tourne au rouge vif et des taches pourpres apparaissent sur ses tempes.

— Crétins ! siffla Conway, damnés crétins !

Il frappa du poing sur le mur et les flacons cliquetèrent dans les armoires.

Tous, nous savions ce qui se passait. Conway fait deux opérations à cœur ouvert par jour, la première à six heures trente du matin. Quand il se montre au labo d’anatomie pathologique deux heures plus tard, il n’y a qu’une raison possible.

— Ce salaud qui ne sait rien faire de ses dix doigts ! (D’un coup de talon, Conway renversa une corbeille à papier qui roula bruyamment sur le sol.) Je lui casserai la gueule, sa sale gueule d’imbécile ! vociféra-t-il. »

Extrait de : M. Crichton. « Extrême urgence. »

Etat d’urgence par Michael Crichton

Fiche de Etat d’urgence

Titre : Etat d’urgence
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 2004
Traduction : P. Berthon
Editeur : Pocket

Première page de Etat d’urgence

« – Restez là, fit-il en effleurant son bras dans l’obscurité.

Elle attendit sans bouger. L’odeur de l’eau salée était forte ; elle percevait le murmure de l’eau.

Quand les lumières s’allumèrent, leur éclat se réfléchit sur la surface du réservoir long d’une cinquantaine de mètres et large de vingt. Il ressemblait à une grande piscine couverte, avec cette différence qu’il était entouré de tout un appareillage électronique.

Et qu’une étrange machine se trouvait à l’extrémité du bassin.

Jonathan Marshall revint, un sourire niais sur le visage.

– Qu’est-ce que tu en penses ? lança-t-il en français, avec sa prononciation épouvantable.

– C’est magnifique, répondit la jeune femme en anglais.

Jonathan trouvait son accent exotique ; tout en elle lui paraissait exotique. Avec sa peau mate, ses pommettes hautes et ses cheveux de jais, elle aurait pu être mannequin. Et elle marchait comme un mannequin en jupe courte et talons aiguilles. Elle s’appelait Marisa ; elle était eurasienne, de mère vietnamienne. »

Extrait de : M. Crichton. « État d’urgence. »