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Micro par Michael Crichton et Richard Preston

Fiche de Micro

Titre : Micro
Auteur : Michael Crichton et Richard Preston
Date de parution : 2011
Traduction : C. Bouchareine
Editeur : Robert Laffont

Première page de Micro

« Il suivait le Farrington Highway, à l’ouest de Pearl Harbor, et longeait les champs de canne à sucre d’un vert sombre sous le clair de lune. Cette partie d’Oahu, longtemps consacrée à l’agriculture, commençait à changer. Sur sa gauche, il aperçut les toits métalliques et plats du nouveau parc industriel de Kalikimaki, d’un éclat argenté sur le vert environnant. Mais Marcos Rodriguez savait que cet endroit n’avait de parc industriel que le nom : il comprenait surtout des entrepôts d’un loyer modique. Il s’y trouvait également un magasin d’accastillage, quelques ateliers mécaniques, un ferronnier. C’était à peu près tout… sans compter, bien sûr, la raison de sa visite ce soir : Nanigen MicroTechnologies, une nouvelle société venue du continent, installée dans un grand hangar, à l’extrémité du parc.

Rodriguez quitta l’autoroute et roula entre les bâtiments silencieux. Il était presque minuit ; le parc industriel était désert. Il se gara devant Nanigen. »

Extrait de : M. Crichton + R. Preston. « Micro. »

Eruption par Michael Crichton et James Patterson

Fiche de Eruption

Titre : Eruption
Auteur : Michael Crichton et James Patterson
Date de parution : 2024
Traduction : C. Gaillard-Paris, S. Guillot, R. Morin
Editeur : Robert Laffont

Première page de Eruption

« Rachel Sherrill, qui allait fêter ses trente ans quelques jours plus tard, était titulaire d’un master de Stanford en biologie de la conservation et une étoile montante dans son domaine, et se voyait toujours comme la plus intelligente de sa classe. De toutes les classes, d’ailleurs.
Mais ce jour-là, au Jardin botanique de Hilo, elle jouait le rôle de la prof remplaçante cool auprès d’un groupe d’élèves de CM2 venus du continent, des enfants agités et aux yeux grands ouverts.
Tôt ce matin même, le directeur général du Jardin botanique, Theo Nakamura, lui avait dit : « Voyons les choses en face, Rachel. Faire visiter les jardins à ces touristes miniatures te permettra de mettre ton immaturité à profit.
— Vous sous-entendez que je me comporte comme une enfant de dix ans ?
— Dans les bons jours », avait répondu Theo. »

Extrait de : M. Crichton + J. Patterson. « Eruption. »

Zéro cool par Michael Crichton

Fiche de Zéro cool

Titre : Zéro cool
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 1969
Traduction : I.D. Philippe
Editeur : Robert Laffont

Première page de Zéro cool

« — Tu es bien installé, papy ?
Tressaillant à ce nom, Peter Ross se cala dans son fauteuil pour fixer son petit-fils Todd, onze ans, qui pressait une petite caméra vidéo contre son visage.
— Je suis très bien, Todd.
Peter Ross s’éclaircit la voix. Ils séjournaient dans sa résidence d’été au cap Cod. Toute la famille était là pour le week-end, son fils James, sa fille Emily et leurs enfants. Dont son petit-fils aîné.
— Ceci est un entretien vidéo avec mon grand-père, le Dr Peter Ross, directeur du service de radiologie au Memorial Hospital de Boston. Tu es prêt ?
— Oui, Todd. Tu peux y aller quand tu veux.
Dehors, il entendait les rires des enfants qui dévalaient la pelouse menant à la plage. Il aurait préféré être avec eux, plutôt que se livrer à cet exercice. Mais c’était le projet scolaire de Todd, et il avait promis de l’aider des semaines auparavant.
— J’aimerais t’interroger, commença Todd, sur tes débuts en médecine.
— Ça n’a pas grand intérêt, répondit Peter Ross. J’ai suivi le cursus assez ordinaire d’un jeune radiologue des années soixante. »

Extrait de : M. Crichton. « Zéro cool. »

Voyages par Michael Crichton

Fiche de Voyages

Titre : Voyages
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 1988
Traduction : P.E Dauzat
Editeur : Pocket

Première page de Voyages

« Il n’est pas facile de découper la tête d’un homme à la scie à métaux. La lame ne cessait de faire des accrocs à la peau et de déraper sur l’os lisse du front. Si je faisais une erreur, je glissais d’un côté ou de l’autre, et il m’aurait été impossible de voir avec précision le centre du nez, de la bouche, du menton et de la gorge. Il y fallait une formidable concentration. Je devais être très attentif et, en même temps, ne pas trop penser à ce que j’étais en train de faire, parce que c’était trop horrible.
Quatre étudiants se partageaient ce cadavre depuis des mois, mais c’est sur moi que c’est tombé. C’est moi qui ai dû ouvrir la tête de la vieille femme. Je demandai aux autres de quitter la pièce pendant que je m’affairais. Ils ne pouvaient pas regarder sans faire de plaisanteries, sans troubler ma concentration.
Les os du nez étaient particulièrement délicats. Il me fallait procéder avec soin, découper sans émietter ses os qui avaient la finesse d’un tissu. »

Extrait de : M. Crichton. « Voyages. »

Un train d’or pour la Crimée par Michael Crichton

Fiche de Un train d’or pour la Crimée

Titre : Un train d’or pour la Crimée
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 1975
Traduction : M.L Ponty-Audibert
Editeur : Pocket

Première page de Un train d’or pour la Crimée

« A quarante minutes de Londres, après avoir traversé les champs verts et les cerisaies du Kent, le train du matin de la Compagnie du chemin de fer du Sud-Est atteignit sa vitesse maximale de quarante milles à l’heure. On pouvait voir le mécanicien en uniforme rouge, debout à l’extérieur, sans cabine ni pare-brise, tandis qu’à ses pieds le chauffeur accroupi jetait des pelletées de charbon dans la fournaise rougeoyante de la locomotive bleu vif. Derrière la locomotive haletante et le tender, venaient trois voitures jaunes de première classe, suivies de sept voitures vertes de seconde classe, et, tout au bout, un fourgon gris à bagages, sans fenêtres.

Alors que le train descendait avec fracas vers la côte, la porte du fourgon à bagages s’ouvrit brusquement, laissant voir à l’intérieur un combat désespéré. Les forces étaient très inégales : un jeune homme mince, dépenaillé, se battait contre un gaillard en uniforme bleu, gardien du chemin de fer. Bien que plus faible, le jeune homme ne se défendait pas mal, et il assena à son adversaire un ou deux coups bien placés. »

Extrait de : M. Crichton. « Un train d’or pour la Crimée. »

Turbulences par Michael Crichton

Fiche de Turbulences

Titre : Turbulences
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 1996
Traduction : G. Méssadié
Editeur : Pocket

Première page de Turbulences

« Emily Jansen poussa un soupir de soulagement. Le long vol approchait de son terme. Le soleil du matin filtrait par les hublots de l’avion. Assise dans son giron, la petite Sarah cligna des yeux dans cette lumière inhabituelle tandis qu’elle aspirait bruyamment le reste de son biberon, qu’elle repoussa ensuite de ses petits poings. « C’était bon, hein ? dit Emily. Bon… on se lève maintenant… »

Elle souleva le bébé, l’appuya à son épaule et commença à lui tapoter le dos. Sarah émit un rot et son corps se détendit.

Dans le siège voisin, Tim Jansen bâilla et se frotta les yeux. Il avait dormi toute la nuit, depuis Hong Kong. Emily ne dormait jamais en avion ; elle était trop nerveuse. »

Extrait de : M. Crichton. « Turbulences. »

Sphère par Michael Crichton

Fiche de Sphère

Titre : Sphère
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 1987
Traduction : J. Polanis
Editeur : Pocket

Première page de Sphère

« Depuis un long moment, l’horizon n’était qu’une ligne bleue monotone et sans relief qui séparait le ciel de l’océan Pacifique. Dans l’hélicoptère de la Marine qui filait au ras des vagues, Norman Johnson s’endormit malgré le bruit et la vibration saccadée des pales du rotor. Il était fatigué. Plus de quatorze heures de voyage à bord de divers appareils militaires n’était pas le genre d’activité que pratiquait habituellement un professeur de psychologie âgé de cinquante-trois ans.
Quand il s’éveilla, sans aucune idée du temps qui avait passé, l’horizon était toujours aussi plat ; devant eux se dessinaient en demi-cercles des atolls de corail.
— Qu’est-ce que c’est ? demanda-t-il dans l’intercom.
— Les îles de Ninihina et Tafahi, répondit le pilote. Elles font techniquement partie de Tonga, mais elles sont inhabitées. Bien dormi ?
— Pas trop mal.
Norman regarda les îles qui défilaient au-dessous d’eux ; une courbe de sable blanc, quelques palmiers, puis plus rien… de nouveau l’uniformité de l’océan. »

Extrait de : M. Crichton. « Sphère. »

Soleil levant par Michael Crichton

Fiche de Soleil levant

Titre : Soleil levant
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 1992
Traduction : B. Ferry
Editeur : Pocket

Première page de Soleil levant

« Je me trouvais donc dans mon appartement de Culver City ; j’étais assis sur mon lit, et je regardais à la télévision un match des Lakers, le son coupé, tout en étudiant le vocabulaire de mon cours élémentaire de japonais.

C’était une soirée tranquille : j’avais envoyé ma fille au lit à huit heures. Le lecteur de cassettes posé sur le lit à côté de moi, j’écoutais la voix enjouée d’une femme qui me disait des choses du genre : « Bonjour, je suis policier. Puis-je vous aider ? » Ou bien : « Pourriez-vous me donner le menu ? » Après chaque phrase, un silence était ménagé pour me permettre de répondre… en japonais. Je m’y efforçais du mieux que je le pouvais. Elle reprenait alors : « Le marchand de légumes est fermé. Où se trouve le bureau de poste ? » Des choses comme ça. Parfois, il était difficile de se concentrer, mais je faisais de mon mieux. « M. Hayashi a deux enfants.  »

Extrait de : M. Crichton. « Soleil levant. »

Prisonniers du temps par Michael Crichton

Fiche de Prisonniers du temps

Titre : Prisonniers du temps
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 1999
Traduction : P. Berthon
Editeur : France Loisirs

Première page de Prisonniers du temps

« Jamais il n’aurait dû prendre ce raccourci.

Au volant de la Mercedes 5500 flambant neuve qui filait en cahotant sur la route de terre, Dan Baker grimaça. Autour de la voiture qui s’enfonçait dans la réserve navajo du nord de l’Arizona le paysage était de plus en plus désolé : à l’est, au loin, des mesas de roche rouge ; à l’ouest, le désert s’étendant à perte de vue. Ils avaient traversé un village une demi-heure plus tôt – quelques habitations poussiéreuses, une église et une petite école blotties contre la paroi rocheuse –, mais, depuis, plus rien, pas même une clôture. Rien d’autre que ce désert vide et rouge. Ils n’avaient pas croisé une seule voiture depuis au moins une heure ; midi et ils étaient sous un soleil de plomb. Baker, quarante et un
ans, entrepreneur à Phoenix, sentait l’inquiétude le gagner. D’autant plus que sa femme, architecte, était de ces natures artistes qui ne se préoccupent aucunement de détails pratiques tels que faire le plein ou prévoir une bouteille d’eau. Le réservoir était à moitié vide, le moteur commençait à chauffer.

— Es-tu sûre, Liz, que nous allons dans la bonne direction ?

Penchée sur la carte, sa femme suivait leur itinéraire du bout du doigt.

— On ne peut pas s’être trompés, répondit-elle. D’après le guide, il y a six kilomètres après l’embranchement du canyon Corazón. »

Extrait de : M. Crichton. « Prisonniers du temps. »

Pirates par Michael Crichton

Fiche de Pirates

Titre : Pirates
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 2009
Traduction : C. Bouchareine
Editeur : Robert Laffont

Première page de Pirates

« Sir James Almont, gouverneur de la Jamaïque de par la grâce du roi Charles II, se levait généralement tôt. D’abord, parce que ce veuf, les années passant, souffrait de plus en plus de la goutte, mais aussi parce qu’il tenait à profiter des quelques heures de fraîcheur précédant la chaleur et l’humidité qui s’abattaient sur la colonie jamaïcaine dès le milieu de la matinée.

Au matin du 7 septembre 1665, fidèle à sa routine, Sir James Almont quitta son lit pour se rendre directement à la fenêtre afin de juger sous quels auspices se présentait la journée. Le palais du gouverneur, une impressionnante demeure en brique couverte d’un toit de tuile rouge, se trouvait être la seule construction sur trois niveaux de Port
Royal. Elle offrait ainsi à Sir James, de sa chambre au dernier étage, une vue unique sur la cité. Dans les rues en contrebas, les allumeurs de réverbères se chargeaient à présent de les éteindre. Sur Ridge Street, la première patrouille
de la garnison ramassait les ivrognes et les cadavres étalés dans la boue alors que, juste sous ses fenêtres, résonnait le grondement du premier tombereau des porteurs d’eau qui revenaient du Rio Cobra, situé à quelques kilomètres de la
ville, leurs barriques remplies d’eau fraîche. Sinon, tout était calme. Port Royal jouissait d’un bref répit entre le moment où les derniers fêtards, hébétés par l’alcool, avaient cessé de brailler et le début de l’activité commerciale, du côté des docks. »

Extrait de : M. Crichton. « Pirates. »