Catégorie : Livres
Mme Atomos prolonge la vie par André Caroff

Fiche de Mme Atomos prolonge la vie
Titre : Mme Atomos prolonge la vie (Tome 8 sur 22 – Madame Atomos)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1967
Editeur : Fleuve noir
Première page de Mme Atomos prolonge la vie
« Cela commença très simplement dans une ferme située non loin de Coventry. Cette petite ville fait partie de l’État de Rhode Island, au nord-est des États-Unis, et il est intéressant de noter que le Rhode Island est le plus petit des États de l’Union (66 km sur 77).
On était au mois de juillet. Le temps était beau et, si l’on se fiait aux prévisions météorologiques, les jours à venir risquaient d’être positivement caniculaires.
Donc, la ferme en question occupait le flanc d’un coteau entouré de douces collines d’aspect agréable. Pour l’heure, c’était d’ailleurs tout ce qui était agréable chez les Smith. Malgré la température clémente, l’abondance des récoltes, la bonne santé surprenante des membres de la famille. Bob Smith et sa femme Jeanne gardaient un front soucieux en suivant les gestes du docteur Humphrey.
Ce dernier était pédiatre, examinait depuis déjà plus de vingt minutes le petit John qui venait d’atteindre son troisième mois d’existence. Il le saisit délicatement, le posa sur la balance, eut aussitôt un geste d’impuissance. »
Extrait de : A. Caroff. « Mme Atomos prolonge la vie. »
L’erreur de Mme Atomos par André Caroff

Fiche de L’erreur de Mme Atomos
Titre : L’erreur de Mme Atomos (Tome 7 sur 22 – Madame Atomos)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1966
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’erreur de Mme Atomos
« Depuis plus de quatre mois, c’était le calme plat. Mme Atomos semblait avoir disparu en même temps que Smith Beffort et Mie Azusa, et certains pensaient que la sinistre Japonaise avait renoncé à réduire en cendres les Etats-Unis.
Cela était évidemment l’opinion du grand public. Les spécialistes, James Edward Evans, Yosho Akamatsu, le docteur Alan Soblen et bien d’autres savaient que ce calme risquait fort d’être celui qui précède la tempête.
Ce jour-là, Soblen pénétra en trombe dans le bureau de James Edward Evans, plaqua un télégramme sur la table de travail, et dit en souriant :
— Ça y est, c’est un garçon !
J.E.E. lâcha un soupir.
— Pas trop tôt, grogna-t-il, je me demandais si Mie allait réussir à accoucher avant que Mme Atomos ne retrouve sa trace ! Bon sang ! C’est un grand jour, docteur !
Son sourire s’effaça, et il ajouta lugubrement :
— Même si le fils de Beffort est français ! »
Extrait de : A. Caroff. « L’erreur de Mme Atomos. »
Miss Atomos contre K.K.K. par André Caroff

Fiche de Miss Atomos contre K.K.K.
Titre : Miss Atomos contre K.K.K. (Tome 6 sur 22 – Madame Atomos)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1966
Editeur : Fleuve noir
Première page de Miss Atomos contre K.K.K.
« Septembre. Birmingham, Alabama.
Une grosse Chevrolet verte, couverte de poussière, pénétra dans la ville par Fairfield, réduisit considérablement son allure et se mêla au flot continu des voitures qui roulaient vers le centre. En cette fin de semaine, la ville était bourdonnante d’activité. La Chevrolet suivit la lente procession, se rangea enfin le long du trottoir, dans une large avenue, face à un immeuble moderne. Cependant, l’endroit n’était pas spécialement indiqué pour se garer : juste sous un panneau d’interdiction de stationnement …
Un agent, qui faisait les cent pas à quelques mètres de là, aperçut le véhicule que son conducteur ne semblait pas pressé de quitter, s’avança, déjà menaçant. Contre toute attente, il n’alla pas loin, s’immobilisa, l’œil attentif ! La main gauche du conducteur exécutait sur la portière un curieux ballet. Les doigts s’agitaient, l’un après l’autre, à intervalles réguliers, puis la paume frappait la carrosserie en cadence. »
Extrait de : A. Caroff. « Miss Atomos contre K.K.K. »
Le retour de Mme Atomos par André Caroff

Fiche de Le retour de Mme Atomos
Titre : Le retour de Mme Atomos (Tome 5 sur 22 – Madame Atomos)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1966
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le retour de Mme Atomos
« C’était un vieux Dodge de l’armée, racheté juste après la guerre au bureau des surplus de Little Rock. Le vieux Sam Bennet le pilotait, le réparait, le soignait, et lui parlait parfois tout comme s’il se fût agi d’un être humain. Pourtant, il n’avait aucune raison d’aimer cette vieille mécanique qui lui en faisait voir de toutes les couleurs, qui craquait de partout comme un vieux sommier déglingué, et qui consommait des énormes quantités d’huile, d’eau et d’essence.
Seulement, Sam était un homme qui s’attachait aux choses, à une maison, à un paysage familier. C’était pour cela qu’il n’avait jamais quitté Story, ni l’Arkansas. Avant lui, son père sillonnait déjà les routes pour livrer du ravitaillement aux fermes isolées du lac Ouachita. À l’époque, le père trimbalait ses marchandises dans une carriole, tirée par un mulet, sur des routes à peine tracées. Maintenant, le travail était plus facile, mais la clientèle beaucoup plus rare… »
Extrait de : A. Caroff. « Le retour de Madame Atomos. »
Miss Atomos par André Caroff

Fiche de Miss Atomos
Titre : Miss Atomos (Tome 4 sur 22 – Madame Atomos)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1965
Editeur : Fleuve noir
Première page de Miss Atomos
« Kanoto Yoshimuta, alias Mme Atomos, était morte depuis quatre mois. Elle avait assassiné des milliers d’Américains, fait régner la panique à New York, à Dallas, à San Francisco; et le Monde entier s’était plus ou moins affolé. Vivante, elle avait été un monstre. Morte, elle aurait dû être enterrée en plein désert dans un endroit ignoré de tous.
Au lieu de cela, Mme Atomos reposait sous un mausolée extraordinaire érigé au beau milieu d’un cimetière de San Francisco !
Les Américains sont des gens curieux. Après la mort du meurtrier de Kennedy, Mme Oswald a reçu tant d’argent qu’elle peut désormais vivre sans travailler. Dans ce pays étrange où les femmes des criminels reçoivent une pension, le même phénomène s’était produit en ce qui concernait Mme Atomos, et les dons ne cessaient d’affluer au siège de la Ligue pour la Préservation du Souvenir de Kanoto Yoshimuta. L’Amérique est couverte de ligues de ce genre. Preuve qu’elle est bien le pays de la liberté et que tous les déments n’y sont pas systématiquement enfermés …
Néanmoins, les Américains équilibrés — et ils sont heureusement majoritaires — s’efforçaient d’oublier les terribles coups infligés par la sinistre Japonaise. »
Extrait de : A. Caroff. « Miss Atomos. »
Madame Atomos frappe à la tête par André Caroff

Fiche de Madame Atomos frappe à la tête
Titre : Madame Atomos frappe à la tête (Tome 3 sur 22 – Madame Atomos)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1965
Editeur : Fleuve noir
Première page de Madame Atomos frappe à la tête
« Peter Anton examina longuement le paysage qui s’offrait à ses yeux, déplaça son chevalet d’un mètre, jugea du résultat et s’installa sur son pliant avec un soupir de satisfaction.
Plus loin, à peu près au centre de la vaste clairière, Lisa Anton somnolait sur une chaise longue. Son fils, Bob, et sa fille, Bette, tous deux étudiants au collège de San José, potassaient, sans beaucoup d’enthousiasme, les matières devant faire l’objet des cours du lendemain.
Ce dimanche 13 septembre était particulièrement beau et, en contrebas, les eaux de la baie de San Francisco miroitaient sous le soleil. La famille Anton se trouvait là depuis le matin et venait de vider le panier de victuailles prévu pour le repas de midi.
Peter Anton était ingénieur, sa femme travaillait à la rédaction d’un journal de Santa Clara. Bob terminait sa deuxième année de médecine tandis que sa sœur, fiancée depuis plusieurs mois, commençait à ressentir pour les études une solide aversion. »
Extrait de : A. Caroff. « Mme Atomos frappe à la tête. »
Madame Atomos sème la terreur par André Caroff

Fiche de Madame Atomos sème la terreur
Titre : Madame Atomos sème la terreur (Tome 2 sur 22 – Madame Atomos)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1965
Editeur : Fleuve noir
Première page de Madame Atomos sème la terreur
« Dans son bureau de New York, Smith Beffort transpirait doucement. Le soleil chauffait la ville à blanc et aucun souffle d’air ne pénétrait par la fenêtre grande ouverte.
Il était dix heures du matin et, lorsque Beffort tourna la page de son éphéméride, il constata sans ennui, mais non plus sans joie particulière que ce vendredi 13 mai marquait en quelque sorte un anniversaire.
Exactement trois mois plus tôt, ses collègues du F.B.I. arrêtaient Hisato Keichuu, complice très obéissant de Kanoto Yoshimuta, alias Mme Atomos …
Depuis, Hisato était mort, Sam Forbes était mort, des milliers d’innocents avaient succombé aux coups terribles assénés par la sinistre Japonaise, mais elle-même avait totalement disparu sans payer ses crimes.
Beffort ne parvenait pas à oublier, et il ne croyait pas à la mort de Mme Atomos. Il savait qu’un jour viendrait où elle se manifesterait de nouveau, et se tenait prêt à s’opposer à ses projets. »
Extrait de : A. Caroff. « Madame Atomos sème la terreur. »
La sinistre Madame Atomos par André Caroff
Fiche de La sinistre Madame Atomos
Titre : La sinistre Madame Atomos (Tome 1 sur 22 – Madame Atomos)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1964
Editeur : Fleuve noir
Première page de La sinistre Madame Atomos
« Tac, tap … tac, tap … tac, tap …
C’était aussi régulier qu’un battement de moteur Diesel, et le balayeur finit par se retourner. La pluie tombait depuis le matin, et les rues désertes étaient d’une tristesse infinie.
Balayer des kilomètres de goudron toute son existence n’est pas tellement réjouissant, mais lorsqu’il faut le faire dans la solitude, sans prononcer un mot, c’est proprement intolérable.
Donc, le balayeur s’appuya sur son balai et pivota.
L’homme boitait de la jambe droite. Il était tête nue, sans manteau, mais malgré ses Cheveux blancs, son teint livide, le froid et la pluie, il avançait en se tenant très droit, sans un regard pour le bord du trottoir qu’il suivait, les arbres dénudés, les lampadaires, les flaques d’eau …
Le balayeur souffla dans ses mains, sourit aimablement.
— Sale temps ! Jeta-t-il.
Le vieillard passa à un mètre raide, glacé. »
Extrait de : A. Caroff. « La sinistre Madame Atomos. »
La couronne de fer par André Caroff

Fiche de La couronne de fer
Titre : La couronne de fer (Tome 1 sur 4 – Couronne de fer)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 2006
Editeur : Rivière blanche
Première page de La couronne de fer
« Le vieillard se mourait sur le bord de la piste. Son regard voilé ne voyait au loin que la masse sombre des montagnes. Sans le vouloir vraiment, il avait survécu aux explosions atomiques qui avaient fait des millions et des millions de morts, dont les cadavres bridés pourrissaient là où ils étaient tombés.
Fantastique, le cataclysme avait ravagé la planète, les habitations, les constructions techniques, déplacé les cours d’eau et bouleversé le tracé des frontières, relié entre eux les continents, modifié les mers et les océans. Les survivants fuyaient les zones irradiées par groupes dépenaillés, hirsutes, épuisés. Il ne pleuvait plus que rarement, on manquait de nourriture et les hommes forts ou armés faisaient la loi.
Le mourant avait été abandonné. On ne l’avait pas achevé ni découpé en quartiers de viande, parce qu’il était trop vieux et n’avait plus que la peau sur les os. Il se nommait Devere, était un savant, un scientifique. Il avait prévu ce qui venait de se produire, l’avait dit et écrit. Mais les responsables politiques ne l’avaient pas écouté. En haut lieu, on savait qu’il fallait éviter d’affoler la population. Les gouvernants s’étaient comportés ainsi de tout temps. La vie des citoyens ordinaires ne comptait que lorsque des fortunes étaient en jeu. »
Extrait de : A. Caroff. « La Couronne de Fer. »
Bonder « mach 3 » par André Caroff

Fiche de Bonder « mach 3 »
Titre : Bonder « mach 3 » (Tome 36 sur 42 – Bonder)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1977
Editeur : Fleuve noir
Première page de Bonder « mach 3 »
« Parce que sa myopie s’était accentuée, le colonel Walcott portait maintenant des verres épais à travers lesquels ses yeux bleus ressemblaient à des huîtres. À part cela, il était toujours aussi chauve, avait le teint crémeux de ceux qui vivent en vase clos et, par ce matin de juillet, semblait être d’excellente humeur.
— Asseyez-vous, Paul, invita-t-il affablement, et fumez si vous le désirez.
Bonder se laissa choir dans un fauteuil, refusa d’un geste la boîte de cigares que Walcott lui présentait. En vacances à Miami, rappelé d’urgence par le colonel, il ne retrouvait pas Fort Monroe avec une grande allégresse.
— Beau temps en Floride ? s’informa Walcott en décapitant un cigare d’un coup de dents.
Là, il poussait ! Une chaleur torride régnait depuis plus de six semaines sur les États-Unis ; on manquait d’eau en certaines régions pour les cultures et le bétail. S’il n’avait pas fait beau à Miami, c’eût été un comble !
— Beau temps, confirma Bonder. J’étais bien sur la plage et, ne m’en veuillez pas, je vous avais complètement oublié… Pourquoi une affaire urgente éclate-t-elle toujours pendant mes congés ?
Walcott enflamma son cigare, fut instantanément environné d’un nuage de fumée grise. »
Extrait de : A. Caroff. « Bonder Mach 3. »