Catégorie : Livres

 

Le trône d’ébène par T. Day

Fiche de Le trône d’ébène

Titre : Le trône d’ébène
Auteur : Thomas Day
Date de parution : 2011
Editeur : Bélial

Première page de Le trône d’ébène

« Nous, Zoulous ! avons une prophétie.

Elle date de l’époque où Serpent-Des-Eaux-Vives, Grand Lion, éléphant Blanc, Marabout-Haut-Comme-Un-Arbre, Crocodile-Aux-Yeux-D’Émeraude et Gorille-Au-Dos-Argenté vivaient en frères sur les coteaux boisés du mont Mwénezi, dans le petit lac qui s’y niche ou la rivière furieuse qui en descend ; elle date de l’époque où la sorcière Isangoma était jeune et si belle que chaque lune des hommes mouraient par dizaines, incapables d’arracher ne serait-ce qu’une étincelle au brasier de son amour qui ne brûlait, chose connue de tous, que pour les dieux et leurs secrets; elle date de l’époque où nous vivions heureux, en communion parfaite avec une nature des plus sauvage à laquelle chaque membre de notre tribu devait le plus grand respect. »

Extrait de : T. Day. « Le Trône d’ébène. »

Le double corps du roi par T. Day et U. Bellagamba

Fiche de Le double corps du roi

Titre : Le double corps du roi
Auteur : Thomas Day et Ugo Bellagamba
Date de parution : 2003
Editeur : Gallimard

Première page de Le double corps du roi

« Nous y sommes, Général. C’est ici que tout va se jouer », annonça Argo de Thrace.

Ce dernier avait arrêté sa monture juste avant l’ombre portée par les monts arasés au cœur desquels s’ouvrait le défilé d’Alankhar.

Sans prendre la peine de commenter la remarque de son officier en second, ou de jeter un coup d’œil à la petite troupe qui les escortait, le général Déléthérion posa la main droite sur le pommeau de la selle et stoppa sa chimère en tirant sur les rênes. La monture cristalline obéit instantanément, s’immobilisant aux côtés de celle d’Argo ; quand cela serait nécessaire, un claquement de langue suffirait à la faire repartir. L’officier en second tendit une gourde à son général, mais ce dernier l’ignora. »

Extrait de : U. Bellagamba et T. Day. « Le Double Corps Du Roi. »

La maison aux fenêtres de papier par T. Day

Fiche de La maison aux fenêtres de papier

Titre : La maison aux fenêtres de papier
Auteur : Thomas Day
Date de parution : 2009
Editeur : Gallimard

Première page de La maison aux fenêtres de papier

« C’est une sorte de rituel entre nous, de temps à autre, Wei me demande : « À quoi ressemble votre esprit, aujourd’hui ? »

Au fil des semaines que nous avons passées l’un au contact de l’autre, ma réponse a évolué ; ce qui ne m’empêche aucunement de me souvenir de la première fois que nous avons eu cette discussion, sur la plage, alors que le soleil disparaissait derrière les reliefs d’Amami. Je me souviens au mot près de ce que je lui ai dit et de ce qu’il m’a répondu. À cette époque, nos rapports étaient différents, embryonnaires, faussés en un sens. Un gouffre nous séparait. C’est fou à quel point les êtres peuvent changer en quelques semaines. Il leur suffit de se battre, côte à côte, de perdre des êtres qui leur sont chers, de faire des choix sur lesquels nul ne pourra revenir, de tomber puis de se relever. C’est ce qui nous est arrivé, à tous les deux. Entre le 9 août et le 3 octobre de cette cruelle année. »

Extrait de : T. Day. « La maison aux fenêtres de papier. »

La cité des crânes par T. Day

Fiche de La cité des crânes

Titre : La cité des crânes
Auteur : Thomas Day
Date de parution : 2010
Editeur : Bélial

Première page de La cité des crânes

« [La bande magnétique sur laquelle ont été enregistrées les phrases retranscrites infra a été retrouvée dans les treillis d’un homme décapité, quelque part au nord-Cambodge, dans la région quasi-inexplorée de Ban Kham Dorang. Tout porte à croire que la victime, de race blanche, découverte fin 1978, en pleine « folie Khmers Rouges », est américaine. Le Foreign Office, la CIA, le contre-espionnage thaïlandais, les gouvernements cambodgien et vietnamien et la DGSE, toujours active dans la région, nient être impliqués dans cet assassinat. Des sources « non autorisées » affirment que :

1/ la victime était une « balle magique » employée par la Shadow Company pour une mission de type « extrême préjudice » ;

2/ l’enregistrement est authentique. Il daterait de mai 1969, période durant laquelle eurent lieu les « événements du mont Apbia ».

Aucune autopsie n’a pu être réalisée, le corps ayant disparu avant son exfiltration.] »

Extrait de : T. Day. « La Cité Des Crânes. »

L’instinct de l’équarrisseur par T. Day

Fiche de L’instinct de l’équarrisseur

Titre : L’instinct de l’équarrisseur – Vie et mort de Sherlock Holmes
Auteur : Thomas Day
Date de parution : 2002
Editeur : Gallimard

Première page de L’instinct de l’équarrisseur

« Parce que Madame Smith, sa gouvernante, avait pris un congé exceptionnel pour rendre visite à un neveu à Salisbury, que Touie était au lit avec un ventre rendu capricieux par sa toute récente grossesse et que l’atmosphère calme de la maison, bien que propice au travail, était devenue rapidement trop pesante, Arthur quitta le refuge de son cabinet médical tôt dans l’après-midi, après avoir embrassé sa femme et lui avoir administré un placebo contre les nausées ― craignant qu’un traitement plus puissant ne nuise à l’enfant qu’elle portait.

Dans les heures qui suivirent, il fit une longue promenade qui le mena de Southsea au centre-ville de Portsmouth, puis au pub The hammer and the fox où il vida une bonne pinte de bièrecrémeuse. »

Extrait de : T. Day. « L’instinct de l’équarrisseur. »

L’école des assassins par T. Day et U. Bellagamba

Fiche de L’école des assassins

Titre : L’école des assassins
Auteur : Thomas Day et Ugo Bellagamba
Date de parution : 2010
Editeur : Bélial

Première page de L’école des assassins

« Des deux mains, non sans avoir hésité, Masuji écarte les pans de tissu bleu nuit qui masquent l’entrée de l’Araki’s, un « bar-sans-culotte » en plein centre du quartier de Shinjuku. Déséquilibrée sur les hauts talons qu’elle réserve à ses soirées vénales, elle avance, passe le portique de sécurité. Maintenant, elle peut soit se diriger vers le bar, où l’on paye chacune de ses consommations – à l’occidentale –, soit vers le sous-sol. D’une salle à l’autre, la clientèle et l’ambiance varient. Elle se faufile entre les serveuses sans culotte, au sourire éternel, pour rejoindre la volée de marches écarlates menant au client du sous-sol, forcément aisé, qui, les yeux rivés sur le plafond transparent, paye sa présence par tranches d’une demi-heure et boit à volonté. »

Extrait de : T. Day et U. Bellagamba. « L’École Des Assassins. »

L’automate de Nuremberg par T. Day

Fiche de L’automate de Nuremberg

Titre : L’automate de Nuremberg
Auteur : Thomas Day
Date de parution : 2006
Editeur : Gallimard

Première page de L’automate de Nuremberg

« Il fallait bien que cela arrive un jour, et je commence donc mon cinquième journal par la conclusion logique des événements précédemment relatés pages 91 à 128 du quatrième volume de mes mémoires et interrogations ; ainsi, l’histoire d’amour et de haine qui lie, depuis les toutes premières années du siècle, Napoléon Bonaparte à la Russie (victoires d’Austerlitz et d’Iéna, signature du traité de Tilsit, catastrophique campagne de 1812 soldée par le passage tragique de la Berezina, siège de Paris, contre-offensive de 1815 et victoire d’Aix-la-Chapelle), cette histoire semble aujourd’hui, 13 septembre 1824, trouver son point final dans la chute de Moscou et la signature du traité de Nijni (cette grosse bourgade située à l’est de Moscou et dotée d’une académie militaire, où le tsar Alexandre et sa suite, dont je fais encore partie pour quelques heures, se sont réfugiés alors que les troupes françaises approchaient de la capitale). »

Extrait de : T. Day. « L’automate de Nuremberg. »

Je suis l’ennemi par T. Day

Fiche de Je suis l’ennemi

Titre : Je suis l’ennemi
Auteur : Thomas Day
Date de parution : 1997
Editeur : Bélial

Première page de Je suis l’ennemi

« Johnny a beaucoup dormi ; on a déplacé sa cage tôt ce matin, il n’est plus stocké dans le laboratoire de cryotechnologie. Sa prison se réchauffe peu à peu, et par voie de conséquence son corps devient plus souple : il peut de nouveau se déplier dans la sphère de Walton sans risquer de s’effriter, de casser net, comme un glaçon sur lequel on verse du thé brûlant. À quelques mètres à peine, dans la coursive, des soldats discutent. Johnny réorganise sa structure pour entendre ce qui est dit. Quelqu’un tente de relever la section de garde, mais un des hommes qui est de faction depuis une bonne heure, probablement un sous-officier, proteste en essayant de ne pas trop hausser le ton. Johnny redouble d’attention – depuis qu’on l’a trimbalé d’un bout à l’autre de la station orbitale, il a vu tous les comportements possibles et imaginables. Il a contemplé le regard dément de celui qui admire son ennemi, le regard éveillé de celui qui le craint et le regard avide de ceux qui espèrent pourvoir utiliser ses talents hors normes. »

Extrait de : T. Day. « Je Suis L’Ennemi. »

Gotland par T. Day et N. Fructus

Fiche de Gotland

Titre : Gotland
Auteur : Thomas Day et Nicolas Fructus
Date de parution : 2016
Editeur : Wotan

Sommaire de Gotland

  • Gotland
  • Forbach
  • Mémoire des mondes troubles

Première page de Gotland

« Entre nous.
Entre nous, je vous parle de Björn… Björn

LARSSON, TALENTUEUX COMPAGNON DE ROUTE, homme éclairé du septième siècle de votre ère. Il vivait sur Gotland, ce bloc de roche planté au milieu de la Baltique, cette terre chargée de signes, lourde de symboles. Si je vous raconte l’histoire de Björn, c’est parce que je l’ai rencontré là-bas et qu’à sa façon, avec les moyens dont il disposait, lui-même m’a tout raconté. Björn résidait un peu au nord de l’île, dans un paisible village du nom de Klösby. Cultivé, en parfaite harmonie avec la nature, Björn possédait la faculté de faire le lien entre les hommes. Il vivait seul, toutefois. Un contemplatif. »

Extrait de : T. Day et N. Fructus. « Gotland. »

Forbach par T. Day

Fiche de Forbach

Titre : Forbach
Auteur : Thomas Day
Date de parution : 2015
Editeur : Bélial

Première page de Forbach

« Dans sa voiture de location garée en bordure de chemin, Lin relit pour la quinzième fois, peut-être, la lettre datée du 16 janvier 1998 que Marc Wallenberg a laissé à l’intention de son petit-fils Matteo. Quand le serrurier a enfin réussi à ouvrir le coffre-fort qui contenait le pli cacheté à la cire rouge, le clerc de notaire a semblé déçu ; sans doute espérait-il des liasses de devises, des bijoux, des diamants bruts, de quoi grossir davantage une succession déjà plus que conséquente.

Hasards, rancune tenace et accidents de la vie, Matteo restait le seul héritier du vieux Wallenberg, mais ne l’avait jamais rencontré.

Un petit-fils qui passe plus de cinq ans en France sans aller voir ne serait-ce qu’une fois son grand-père paternel, c’est quand même peu courant.

Quelle famille de cinglés. »

Extrait de : T. Day. « Forbach. »