Catégorie : Livres

 

Neuromancien par W. Gibson

Fiche de Neuromancien

Titre : Neuromancien (Tome 1 sur 4 – Conurb)
Auteur : William Gibson
Date de parution : 1984
Traduction : J. Bonnefoy
Editeur : J’ai lu

Première page de Neuromancien

« Le ciel au-dessus du port était couleur télé calée sur un émetteur hors service.

« Faudrait pas m’prendre pour un camé, entendit dire Case tandis qu’il se frayait un passage dans la foule pour gagner la porte du Tchat. C’est juste que mon organisme souffre d’une énorme carence en drogue. » C’était un accent de la Conurb et une vanne de la Conurb. Le Tchatsubo était un bar pour expatriés de profession ; vous pouviez y zoner une semaine sans jamais entendre deux mots de japonais.

Ratz officiait au comptoir, avec son bras artificiel qui tressautait sur un rythme monotone pour remplir les chopes de Kirin-pression. Il vit Case et lui sourit de toutes ses dents, treillis d’acier est-européen et de caries brunâtres. Case se trouva une place près du bar, entre le bronzage improbable d’une pute à Lonny Zone et l’uniforme impeccable d’un grand marin africain dont les pommettes s’ornaient des balafres régulières de marques tribales. »

Extrait de : W. Gibson. « Neuromancien – Conurb. »

Une bourrée pastorale par J. F. Farmer

Fiche de Une bourrée pastorale

Titre : Une bourrée pastorale
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1968
Traduction : M. Pétris
Editeur : Jean-Claude Lattès

Première page de Une bourrée pastorale

« La foule massée devant la Maison-Blanche parlait, criait, riait. Les femmes poussaient des cris stridents. Les hommes faisaient entendre leur voix de basse. Ne manquait que le timbre fluet des voix des enfants, confiés à la garde de leurs aînés encore impubères – frères, sœurs, cousins et cousines. Il n’était pas convenable pour eux d’assister à ce qui allait se passer ce soir, incapables qu’ils étaient de comprendre la signification de la très sainte liturgie en l’honneur de la Grande Mère Blanche.

Et ce n’était pas non plus une place indiquée pour eux. Bien des siècles avant la date du jour présent (2860 dans l’ancien calendrier), alors que se célébraient les premières cérémonies, les enfants avaient été admis à y assister. Nombre d’entre eux avaient trouvé la mort, littéralement déchiquetés, au cours des délires. »

Extrait de : P. J. Farmer. « Une bourrée pastorale. »

Un martien nommé Jésus par P. J. Farmer

Fiche de Un martien nommé Jésus

Titre : Un martien nommé Jésus
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1979
Traduction : E. Bakhadzé
Editeur : Jean-Claude Lattès

Première page de Un martien nommé Jésus

« Orme allait émerger, et comme il flottait encore juste au bord de l’éveil, il retrouva cette impression familière, presque rassurante, que quelqu’un se tenait au pied de son lit. Il ouvrit les yeux. Un homme était debout devant lui, un homme dont émanait une brillante lumière. Il portait une robe noire, sa barbe et sa chevelure jetaient des reflets de feu. Il avait les traits aquilins et resplendissait de beauté, bien que le regard fût celui de quelqu’un qui avait souffert.

Orme ne chercha pas à se relever. Il demeura allongé sur le dos, le visage tourné vers l’homme, le cœur battant, les poings serrés. Cet homme ressemblait à Jésus tel qu’il se l’était toujours imaginé ; et en dépit de sa frayeur, les images conventionnelles suspendues aux murs de la maison de ses parents lui revinrent en mémoire. »

Extrait de : P. J. Farmer. « Un martien nommé Jésus. »

Tarzan vous salue bien par P. J. Farmer

Fiche de Tarzan vous salue bien

Titre : Tarzan vous salue bien
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1972
Traduction : M. Pétris
Editeur : Chute Libre

Première page de Tarzan vous salue bien

« Ceci est la biographie d’une personne vivante.

Cet ouvrage devrait donc être classé dans les bibliothèques à la lettre B, et répertorié sous le titre de Vie de Lord Greystoke, de 1888 à 1946. »

Extrait de : P. J. Farmer. « Tarzan vous salue bien. »

Station du cauchemar par P. J. Farmer

Fiche de Station du cauchemar

Titre : Station du cauchemar
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1982
Traduction : J. Guiod, J. Martinache
Editeur : Presses de la cité

Première page de Station du cauchemar

« Paul Eyre abattit une soucoupe volante. Ce matin-là, il traversait un champ en direction de la lisière d’un bois qu’un petit cours d’eau partageait en deux lorsque Riley, son setter, se mit à l’arrêt. Le corps tendu à en vibrer, l’animal pointait le museau vers l’aimant qui l’attirait, la caille invisible. Le cœur battant, Eyre regarda le buisson distant de quelques mètres derrière lequel devait se trouver la compagnie.

Les oiseaux s’envolèrent avec ce boucan qui avait coutume de le faire sursauter quand il n’était qu’un novice. On eût dit que la terre venait d’engendrer avec violence plusieurs petites planètes. Ils n’étaient pas une douzaine, comme il s’y attendait, mais seulement deux. Le premier était beaucoup plus gros que l’autre – si gros même que Paul, cette fois, sursauta. Au moment même où son fusil grondait et lui frappait l’épaule, Eyre savait déjà que ce n’était pas une caille. »

Extrait de : P. J. Farmer. « Station du cauchemar. »

Silver Grandcoeur par P. J. Farmer

Fiche de Silver Grandcoeur

Titre : Silver Grandcoeur
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1982
Traduction : A. Hamel
Editeur : Presses de la cité

Première page de Silver Grandcoeur

« Le Fokker Fou avait encore frappé.

Silver Grandcœur était à mille lieues de penser qu’il allait bientôt se retrouver nez à nez avec lui. Oh ! ça, il en connaissait un bout à son sujet ! Depuis six mois, le monde entier entendait parler de lui et du gang qui terrorisaient la Californie et tout le sud-ouest des États-Unis. Il avait braqué des banques et des bureaux de prêt, kidnappé des ploutocrates, piraté des dirigeables, vidé des réservoirs de pétrole, dérobé des substances radioactives, pillé des arsenaux. Fokker avait un goût prononcé pour l’extorsion mégalo. »

Extrait de : P. J. Farmer. « Silver Grandcoeur. »

Rien ne brûle en enfer par P. J. Farmer

Fiche de Rien ne brûle en enfer

Titre : Rien ne brûle en enfer
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1998
Traduction : L. Devaux
Editeur : Gallimard

Première page de Rien ne brûle en enfer

« Ces derniers temps, mes plus atroces cauchemars sont à propos de l’argent.

J’étais dans le bureau du directeur de la Banque Nationale Pourrie. Je suppliais : « Monsieur, si vous repoussez la date de remboursement de mon prêt, je vous cire les pompes et j’embrasse votre gros cul lisse et brillant. S’il vous plaît ! »

Le directeur avait l’air assez vieux pour être à l’origine du Big Bang. Ses yeux, même s’il lui en manquait un, je le savais, étaient cachés par des lunettes de soleil bleu ciel. La plus grande partie de son costume, lui aussi bleu ciel, disparaissait sous une énorme barbe blanche. Sur le bureau géant en cendre de bois derrière lequel il était assis, se trouvait une statuette de sainte Fric, Notre-Dame-des-Recettes. Tout près, trônait un téléphone en forme de Bugs Bunny. Il n’arrêtait pas de sonner, mais le vieil homme n’y prêtait aucune attention. »

Extrait de : P. J. Farmer. « Rien ne brûle en Enfer. »

Ose par P. J. Farmer

Fiche de Ose

Titre : Ose
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1965
Traduction : P. Versins, M. Renaud
Editeur : J’ai lu

Première page de Ose

« Jack Cage descendait l’antique route. Son chapeau, haute calotte et large bord, le protégeait du brûlant soleil de cette fin de printemps. Sous son ombre ses yeux bruns surveillaient les bois des deux côtés de la route. Sa main gauche tenait un arc en bois de totum. Son carquois était plein. Dans un fourreau de cuir, à gauche, un cimeterre. À droite, un sac pendait de sa large ceinture. Il contenait une bombe ronde en verre, emplie de poudre noire. Un détonateur très court sortait de son col épais.

À côté du sac était un étui abritant un couteau en bois de cuivre rouge.

Si le « dragon » dévalait la route, ou surgissait du bois, Jack serait prêt. D’abord, il expédierait une flèche dans un de ses yeux énormes. Inutile d’essayer ailleurs. Les pointes de silex ne traverseraient pas deux pouces de cuir. »

Extrait de : P. J. Farmer. « Ose. »

Les amants étrangers par P. J. Farmer

Fiche de Les amants étrangers

Titre : Les amants étrangers
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1961
Traduction : M. Deutsch, N. Fischer
Editeur : Gallimard

Première page de Les amants étrangers

« Très loin, quelqu’un murmurait : « Il faut que je parte. Il doit bien y avoir une issue. »
Hal Yarrow se réveilla en sursaut et se rendit compte que c’était lui qui avait parlé. Pourtant, les paroles prononcées ne correspondaient pas au rêve dont il émergeait.
Qu’avait-il voulu dire en marmonnant ces mots ? Et quel était cet endroit? Avait-il véritablement voyagé dans le temps ou s’agissait-il d’un rêve subjectif? Le souvenir demeurait si vif que Hal peinait à réintégrer l’univers ambiant.
Un coup d’œil sur l’homme assis à ses côtés lui éclaircit l’esprit. Il se trouvait dans la malle de Sigmenville, en 550 apr. S. — 3050 apr. J.-C., ancien style, lui souffla son cerveau d’érudit —, non sur une planète étrangère à des années-lumière d’ici, comme dans son rêve, et encore moins face au glorieux Isaac Sigmen, le Précurseur, réel soit son nom. »

Extrait de : P. J. Farmer. « Les Amants étrangers. »

Le maître harpiste de Pern par A. McCaffrey

Fiche de Le maître harpiste de Pern

Titre : Le maître harpiste de Pern (Tome 17 sur 17 – Pern)
Auteur : Anne McCaffrey
Date de parution : 1998
Traduction : S. Hilling
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le maître harpiste de Pern

« — Une chose est sûre, dit Betrice, mi-figue, mi-raisin, tout en enveloppant le bébé hurlant et gigotant dans le fin lange de coton que sa mère avait tissé tout exprès à cette fin, il a hérité de tes poumons, Petiron. Là ! Maintenant, je vais m’occuper de Merelan.

Le bébé, cramoisi à force de s’époumoner, et qui serrait furieusement ses petits poings, fut déposé dans les bras de son père alarmé. Secouant le nouveau-né comme il l’avait vu faire aux autres pères, Petiron l’emporta près de la fenêtre pour dévisager son premier-né.

Il ne vit pas le regard qu’échangèrent la sage-femme et son assistante, ni cette dernière sortir discrètement pour quérir la guérisseuse. »

Extrait de : A. McCaffrey. « Le Maître harpiste de Pern – Pern. »