Catégorie : Livres

 

Le roi peste par Edgar Allan Poe

Fiche de Le roi peste

Titre : Le roi peste
Auteur : Edgar Allan Poe
Date de parution : 1835
Traduction : C. Baudelaire
Editeur : Bibebook

Première page de Le roi peste

« Vers minuit environ, pendant une nuit du mois d’octobre, sous le règne chevaleresque d’Edouard III, deux matelots appartenant à l’équipage du Free-and-Easy, goélette de commerce faisant le service entre l’Écluse (Belgique) et la Tamise, et qui était alors à l’ancre dans cette rivière, furent très émerveillés de se trouver assis dans la salle d’une taverne de la paroisse Saint-André, à Londres, – laquelle taverne portait pour enseigne la portraiture du Joyeux Loup de mer.

La salle, quoique mal construite, noircie par la fumée, basse de plafond, et ressemblant d’ailleurs à tous les cabarets de cette époque, était néanmoins, dans l’opinion des groupes grotesques de buveurs disséminés çà et là, suffisamment bien appropriée à sa destination. »

Extrait de : Edgar Allan Poe. « Le roi peste. »

Le puits et le pendule par Edgar Allan Poe

Fiche de Le puits et le pendule

Titre : Le puits et le pendule
Auteur : Edgar Allan Poe
Date de parution : 1842
Traduction : C. Baudelaire
Editeur : Bibebook

Première page de Le puits et le pendule

« J’étais brisé, – brisé jusqu’à la mort par cette longue agonie ; et, quand enfin ils me délièrent et qu’il me fut permis de m’asseoir, je sentis que mes sens m’abandonnaient. La sentence, – la terrible sentence de mort, – fut la dernière phrase distinctement accentuée qui frappa mes oreilles. Après quoi, le son des voix des inquisiteurs me parut se noyer dans le bourdonnement indéfini d’un rêve. Ce bruit apportait dans mon âme l’idée d’une rotation, – peut-être parce que dans mon imagination je l’associais avec une roue de moulin. Mais cela ne dura que fort peu de temps ; car tout d’un coup je n’entendis plus rien. Toutefois, pendant quelque temps encore, je vis mais avec quelle terrible exagération ! Je voyais les lèvres des juges en robe noire. Elles m’apparaissaient blanches, – plus blanches que la feuille sur laquelle je trace ces mots, – et minces jusqu’au grotesque ; amincies par l’intensité de leur expression de dureté, – d’immuable résolution, – de rigoureux mépris de la douleur humaine. »

Extrait de : Edgar Allan Poe. « Le puits et le pendule. »

Les Psychos de Logir par Pierre Barbet

Fiche de Les Psychos de Logir

Titre : Les Psychos de Logir (Tome 3 sur 9 – Alex Courville)
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1981
Editeur : Fleuve Noir

Première page de Les Psychos de Logir

« L’équilibre psychique d’Alex Courville avait subi une rude épreuve lors de son séjour chez les Aliriens. Le synthal, ce subtil aphrodisiaque, avait laissé sa terrible empreinte sur son organisme.

L’imprégnateur psychique avait, certes, lavé son cerveau, supprimant son assuétude à ce poison. Pourtant, le lancinant souvenir du paradis auquel il accédait entre les bras experts d’une esclave fiff le faisait parfois grincer les dents…

L’agent galactique découvrit un soir qu’une bonne rasade de croccine supprimait cette torture. Depuis, il se soignait voluptueusement, traînant jusqu’à l’aube dans les boîtes sophistiquées de Paris, s’offrant même quelques bagarres qui, grâce à ses dons exceptionnels renforcés par la bionique, se terminaient en général à son avantage… »

Extrait de : P. Barbet. « Alex Courville – Les psychos de Logir. »

Cités des astéroides par Pierre Barbet

Fiche de Cités des astéroides

Titre : Cités des astéroides (Tome 2 sur 5 – Cités de l’espace)
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1981
Editeur : Fleuve Noir

Première page de Cités des astéroides

« Jacques Maurel, assis dans le poste de commandes du Boussenard, contemplait attentivement le Soleil familier vers lequel se dirigeait l’astronef, cap sur la Cité Von Braun, qui orbitait entre la Terre et la Lune.

Le voyage de huit mois touchait à sa fin : il avait mené les pionniers de l’espace vers Jupiter et les astéroïdes pour une mission de reconnaissance dont les résultats s’avéraient prometteurs. Des blocs de glace avaient été prélevés parmi les Troyens et, propulsés par des remorqueurs spéciaux, ils s’acheminaient vers les points de Lagrange où se trouvaient l’Oasis de l’espace européen, Von Braun, les deux Cités américaines Armstrong et Glen, les satellites russes Gagarine et Terechkova, ainsi que les deux nouvelles stations orbitales chinoise et indienne.

Le calme régnait à bord ; il se remémorait les péripéties de la lutte menée à bord de Von Braun contre le commando qui avait réussi à s’emparer de la Cité. »

Extrait de : P. Barbet. « Cités des astéroïdes – Cités de l’espace. »

Le Maréchal rebelle par Pierre Barbet

Fiche de Le Maréchal rebelle

Titre : Le Maréchal rebelle
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1980
Editeur : Fleuve Noir

Première page de Le Maréchal rebelle

« Ceci est l’histoire du conflit qui opposa les planètes du Bras de Véla, où se trouve Sol dans la Voie lactée, aux envahisseurs perséiens venus d’un Amas extragalactique.

Désunis par un ancien affrontement Nord contre Sud, les Véliens perdirent tout d’abord nombre de constellations, et parmi elles, celle du Léopard dont la capitale était Loor, fief des Nordistes.

Les habitants du Bras galactique voisin de Véla, les Zimkiens, hésitèrent longtemps avant de se ranger à côté des Perséiens. Lorsqu’ils se lancèrent dans la bataille, la situation déjà grave devint désespérée.

Le maréchal vélien Carver dut affronter ces graves problèmes… Seul atout majeur : ses bombes d’antim, mais leur pouvoir destructeur était si effroyable que le président vélien Oltov refusait de lui donner l’autorisation d’en faire usage… »

Extrait de : P. Barbet. « Le Maréchal Rebelle. »

Périple galactique par Pierre Barbet

Fiche de Périple galactique

Titre : Périple galactique (Tome 2 sur 2 – Le chercheur)
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1980
Editeur : Fleuve Noir

Première page de Périple galactique

« Le problème de l’exploration galactique sur de longues distances n’a pas été résolu avant le XXIIe siècle. Jusqu’alors, le rayon d’action des astronefs, même supraluminiques, ne permettait de visiter que l’étroit secteur de la Voie lactée où se trouvent Sol et la planète Terre… Enfin, la sonde 5227 parvint à contacter un système habité par des êtres ayant atteint un degré d’évolution comparable à celui des Terriens, à ce détail près : les Zondiens (voir ce mot, bobine psychique 569) avaient misé sur une technologie non polluante dérivée de la bionique.

Le système de Zond se trouvait dans la constellation d’Andromède, à cinquante-deux années-lumière de la Terre. »

Extrait de : P. Barbet. « Périple Galactique – Le chercheur. »

Oasis de l’espace par Pierre Barbet

Fiche de Oasis de l’espace

Titre : Oasis de l’espace (Tome 1 sur 5 – Cités de l’espace)
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1979
Editeur : Fleuve Noir

Première page de Oasis de l’espace

« — Wladimir ? Tout est O.K. ! Nous partons avec la prochaine navette lunaire. Jacques t’a appelé ?

— Oui : il m’a donné rendez-vous à la station dans vingt minutes.

— A tout à l’heure !

L’Américain raccrocha et la physionomie de son collègue s’effaça de l’écran vidéo. Bob sourit : ce sacré Wladimir évoquait irrésistiblement Khrouchtchev, même type d’homme, trapu, obstiné, avec sa tête ronde massive et sa demi-calvitie. Lebedev était l’homologue de Bob Douglas, chargé du Service de Sécurité des deux îles de l’espace russes : Youri Gagarine et Valentina Terechkova. Un travail passionnant, il fallait aussi bien savoir colmater une brèche dans la coque des immenses cylindres, que juguler un incendie ou faire la police à bord. »

Extrait de : P. Barbet. « Oasis De l’espace – Cités de l’espace. »

Trafic stellaire par Pierre Barbet

Fiche de Trafic stellaire

Titre : Trafic stellaire (Tome 2 sur 9 – Alex Courville)
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1979
Editeur : Fleuve Noir

Première page de Trafic stellaire

« Allongé sur le sable doré d’un atoll, Alex Courville, officier des Services de Renseignements Galactiques, somnolait ; les yeux mi-clos, il détaillait les charmes de la superbe vahiné lovée contre lui dans le plus simple appareil.

Cette plage réservée aux V.I.P. jouissait de tous les raffinements d’une station balnéaire dernier cri, tout en préservant le cadre incomparable qui avait séduit depuis plusieurs siècles les amoureux de la nature. Seule différence : le soleil avait un peu perdu de son éclat.

La puissante Fédération Terrienne avait en effet établi autour de cet astre des sphères de Dyson. Ces étonnants miroirs de l’espace, construits avec les débris de Mercure et des astéroïdes, captaient une bonne partie du rayonnement stellaire, transférant son énergie sous forme de micro-ondes jusqu’à la planète reine. »

Extrait de : P. Barbet. « Alex Courville – Trafic stellaire. »

Odyssée galactique par Pierre Barbet

Fiche de Odyssée galactique

Titre : Odyssée galactique (Tome 1 sur 2 – Le chercheur)
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1978
Editeur : Fleuve Noir

Première page de Odyssée galactique

« Le problème de l’exploration galactique sur de longues distances n’a pas été résolu avant le XXIIe siècle. Jusqu’alors le rayon d’action des astronefs, même supraluminiques, ne permettait de visiter qu’un secteur étroit de l’éperon de Véla, bras de la Voie lactée où se trouvent Sol et la planète Terre.

Tous les espoirs s’étaient reportés sur les contacts hertziens par ondes accélérées se propageant dans le subespace. La radio normale, en particulier sur la longueur d’onde de l’hydrogène, était de faible portée et trop parasitée ; les essais d’utilisation des neutrinos, peu absorbés sur de longues distances, se heurtaient à un autre obstacle, le trop grand élargissement du pinceau émis, ce qui, au-delà de 10 années-lumière, ne permettait de capter qu’une infime partie de l’énergie incidente. »

Extrait de : P. Barbet. « Odyssée Galactique – Le chercheur. »

Le portrait ovale par Edgar Allan Poe

Fiche de Le portrait ovale

Titre : Le portrait ovale
Auteur : Edgar Allan Poe
Date de parution : 1842
Traduction : C. Baudelaire
Editeur : Bibebook

Première page de Le portrait ovale

« Le château dans lequel mon domestique s’était avisé de pénétrer de force, plutôt que de me permettre, déplorablement blessé comme je l’étais, de passer une nuit en plein air, était un de ces bâtiments, mélange de grandeur et de mélancolie, qui ont si longtemps dressé leurs fronts sourcilleux au milieu des Apennins, aussi bien dans la réalité que dans l’imagination de mistress Radcliffe. Selon toute apparence, il avait été temporairement et tout récemment abandonné. Nous nous installâmes dans une des chambres les plus petites et les moins somptueusement meublées. Elle était située dans une tour écartée du bâtiment. Sa décoration était riche, mais antique et délabrée. Les murs étaient tendus de tapisseries et décorés de nombreux trophées héraldiques de toute forme, ainsi que d’une quantité vraiment prodigieuse de peintures modernes, pleines de style, dans de riches cadres d’or d’un goût arabesque. Je pris un profond intérêt, – ce fut peut-être mon délire qui commençait qui en fut cause, – je pris un profond intérêt à ces peintures qui étaient suspendues non seulement sur les faces principales des murs, mais aussi dans une foule de recoins que la bizarre architecture du château rendait inévitables »

Extrait de : Edgar Allan Poe. « Le portrait ovale. »