Catégorie : Livres
Le vaisseau des rêves par Brian Lumley

Fiche de Le vaisseau des rêves
Titre : Le vaisseau des rêves (Tome 2 sur 3 – Terre des rêves)
Auteur : Brian Lumley
Date de parution : 1986
Traduction : I. Troin Joubaud
Editeur : Pocket
Première page de Le vaisseau des rêves
« GRABUGE À CELEPHAIS
Dans le tribunal de la cité, Leewas Nith, Haut Magistrat de Celephais, se pencha sur le pupitre de bois surélevé et plissa son long nez en dévisageant les deux hommes appelés à comparaître devant lui. Leurs vêtements, bien qu’à la mode des Contrées du Rêve, semblaient un peu trop bien coupés pour de simples vagabonds.
L’œil exercé du magistrat ne s’y trompa point : ces deux-là n’étaient pas des citoyens ordinaires. Ils appartenaient ou avaient appartenu au monde éveillé ; seules les circonstances de leur mort, dans leur plan d’origine, les soumettaient à présent aux lois des Contrées du Rêve.
Ce genre d’énergumènes n’était pas particulièrement rare à Celephais. Parfois, ils se hissaient à des postes importants, ou acquéraient un certain pouvoir. La plupart se fondaient dans le paysage des Contrées ; ils s’y installaient et se comportaient comme s’ils y avaient toujours vécu. »
Extrait de : B. Lumley. « Le Vaisseau des rêves – Terre des rêves. »
Le héros des rêves par Brian Lumley

Fiche de Le héros des rêves
Titre : Le héros des rêves (Tome 1 sur 3 – Terre des rêves)
Auteur : Brian Lumley
Date de parution : 1986
Traduction : R. Guillaume
Editeur : Pocket
Première page de Le héros des rêves
« PREMIÈRE RENCONTRE
Un soir glacial descendait sur les hautes terres du rêve. Les herbes agitées par la brise se tordaient pour former des figures étranges, Gorgones végétales couronnant les buttes rocailleuses. Bientôt, les étoiles remplaceraient le soleil au firmament des Contrées du Rêve. David Hero ne connaissait pas les lieux, car ses songes ne l’y avaient encore jamais conduit, mais il pouvait déjà dire qu’il n’aimait pas cet endroit, où les plaines verdoyantes cédaient la place à des broussailles, à des éboulis et à des avancées d’ardoise. Avec l’arrivée de la nuit, les ombres portées des rochers escarpés se mueraient en d’effrayants puits de ténèbres. »
Extrait de : B. Lumley. « Le héros des rêves – Terre des rêves. »
Les origines par Brian Lumley

Fiche de Les origines
Titre : Les origines (Tome 3 sur 3 – Nécroscope)
Auteur : Brian Lumley
Date de parution : 1989
Traduction : F. Truchaud
Editeur : Bragelonne
Première page de Les origines
« SIMONOV
L’agent était allongé à plat ventre sur un pan de neige au milieu d’un amas de gros rochers blancs, sur la crête est de ce qui avait été jadis le défilé de Perchorsk dans le Khrebet de l’Oural central. Il scrutait avec des jumelles de vision nocturne une surface courbe gris argenté qui recouvrait le fond du ravin sur près de un hectare. À la lumière de la lune, on aurait pu facilement prendre cette surface pour de la glace, mais Mikhaïl Simonov savait que ce n’était pas un glacier ni une rivière gelée ; c’était une masse de métal d’environ cent vingt mètres de long et un peu moins de soixante mètres de large. Le long de ses bords irréguliers, à l’endroit où son dôme légèrement incurvé rejoignait les parois de la gorge, ainsi qu’à ses extrémités, où l’arc de métal s’encastrait dans des murs massifs ou des digues, l’objet faisait « seulement » quinze centimètres d’épaisseur, mais la masse façonnée en son centre était épaisse de soixante centimètres. »
Extrait de : B. Lumley. « Les origines – Nécroscope. »
Wamphyri ! par Brian Lumley

Fiche de Wamphyri !
Titre : Wamphyri ! (Tome 2 sur 3 – Nécroscope)
Auteur : Brian Lumley
Date de parution : 1988
Traduction : D. Osborne
Editeur : Bragelonne
Première page de Wamphyri !
« Le dernier lundi de janvier 1977, château Bronnitsy, à l’écart de la route de Serpoukhov, près de Moscou, 14 h 40 heure locale.
Dans la salle qui abritait provisoirement le contrôle des recherches, un téléphone sonnait sans relâche.
Le château Bronnitsy se dressait au milieu d’une clairière au sol de tourbe cernée d’une épaisse forêt alors enneigée. L’édifice était un manoir décrépit de styles architecturaux variés, flanqué de plusieurs ailes de construction récente en brique, certaines appuyées sur d’anciennes fondations de pierre, d’autres composées de parpaings de mauvaise qualité camouflés d’enduit vert et gris. Ce qui était autrefois une cour en U entre les bâtiments où travaillaient les polyglottes était maintenant couvert d’un toit peint de façon à ce qu’il se fonde dans l’environnement. Deux tourelles au toit en forme de bulbe s’élevaient, dominant tout le paysage, bien ancrées dans les soubassements massifs des murs à pignons, leurs fenêtres condamnées ressemblant à des yeux bandés. »
Extrait de : B. Lumley. « Wamphyri ! – Nécroscope. »
Nécroscope par Brian Lumley

Fiche de Nécroscope
Titre : Nécroscope (Tome 1 sur 3 – Nécroscope)
Auteur : Brian Lumley
Date de parution : 1986
Traduction : F. Truchaud
Editeur : Bragelonne
Première page de Nécroscope
« L’hôtel était vaste, plutôt réputé, fastueux sinon ouvertement flamboyant, situé à deux pas de Whitehall, et… pas tout à fait ce qu’il semblait être. Le dernier étage était entièrement réservé à une société de promoteurs internationaux, et c’était tout ce que savait le gérant de l’hôtel. Les occupants de cette zone supérieure inconnue avaient leur propre ascenseur à l’arrière du bâtiment, également un escalier privé à l’arrière, complètement séparé de l’hôtel lui-même, et même leur propre issue de secours. En réalité, ils – « ils » étant le seul nom qu’on puisse raisonnablement leur donner en de telles circonstances – étaient les « propriétaires » du dernier étage et, de ce fait, échappaient totalement à la sphère de contrôle et de fonctionnement de l’hôtel. Excepté que, vu de l’extérieur, peu de gens auraient soupçonné que le bâtiment dans son intégralité était autre chose que ce qu’il était censé être, ce qui était exactement l’image – ou l’absence d’image – qu’« ils » désiraient donner. »
Extrait de : B. Lumley. « Nécroscope – Nécroscope. »
Car la vie est dans le sang par F. M. Crawford

Fiche de Car la vie est dans le sang
Titre : Car la vie est dans le sang
Auteur : F. M. Crawford
Date de parution : 1911
Traduction : G. Coisne, J. Finné, E. Chardome
Editeur : Néo
Sommaire de Car la vie est dans le sang
- Car la vie est dans le sang
- Le cri
- La poupée fantôme
- Le sourire mort
- Un homme à la mer
- Les fontaines du paradis
- La couchette supérieure
- Le messager
Première page de Car la vie est dans le sang
« Nous avions dîné, aux derniers rayons du soleil couchant, sur l’imposante terrasse de la vieille tour : au milieu de la terrible chaleur de l’été, nous y trouvions encore quelque fraîcheur. En outre, la petite cuisine se situait dans un coin de la vaste plate-forme carrée, de sorte qu’il se révélait bien plus facile d’apporter directement les plats sur la table que de devoir les descendre par d’innombrables marches de pierre que l’âge avait brisées en certains endroits et érodées partout. La tour elle-même était une de ces constructions qui se dressaient un peu partout le long de la côte occidentale de la Calabre, selon les plans de Charles Quint qui désirait tenir en respect les pirates barbares, à l’époque où les Infidèles s’entendaient un peu trop bien avec François Ier pour combattre l’Empereur et l’Eglise. »
Extrait de : F. M. Crawford. « Car la vie est dans le sang. »
La sphère d’or par E. Cox

Fiche de La sphère d’or
Titre : La sphère d’or
Auteur : E. Cox
Date de parution : 1919
Traduction : P. Versin, M. Renaud
Editeur : Néo
Première page de La sphère d’or
« Bryce arrêta sa voiture devant la profonde véranda de la ferme, et, avant de descendre, laissa errer ses regards sur le vert intense des vignes, pour en chercher le propriétaire. C’était un jour torride et le soleil, tombant d’un ciel laiteux immaculé, semblait avoir arrêté toute vie et tout mouvement. La mer verte des feuilles ne révélait pas la moindre trace de Dundas.
De temps à autre un tourbillon de poussière entraînait dans sa ronde une poignée d’herbe et de feuilles sèches, mais paraissait trop las pour en faire plus. De son siège, Bryce pouvait apercevoir les bras à bouts de cuivre d’une charrette émergeant par-dessus la porte de son hangar. Un peu plus loin, à l’ombre restreinte d’un appentis en tôle, s’abritaient deux gros chevaux de trait et un poney rouan ; ce dernier (une célébrité locale sous le nom de Billy Blue Blazes) était destiné aux charrois. C’était un cheval doué d’un certain caractère, très mauvais pour l’essentiel. »
Extrait de : E. Cox. « La sphère d’Or. »
Que sont les fantômes devenus ? par B. Blanc

Fiche de Que sont les fantômes devenus ?
Titre : Que sont les fantômes devenus ?
Auteur : B. Blanc
Date de parution : 1980
Editeur : Néo
Sommaire de Que sont les fantômes devenus ?
- Goudrons
- Bitume terreur par B. Léandri
- City music par D. Walther
- Car ceci est de la chair, et ceci est du sang par S. Brussolo
- Misères
- Lady Victoria par L. Korb
- Toc toc ouvrez-moi la porte par R. Milési
- Une maille à l’endroit, une maille à l’envers par P. Curval
- Mesquinerie des morts par M. Benoit-Jeannin
- Psychoses
- Vaudou contre Fantomas par J.-P. Bastid
- Joémi, évanoui, épanoui par R. Durand
- A quoi pensent les fantômes dans les prisons modernes ? par S. Corgiat
- Tortures
- Après moi la nuit par M. Grimaud
- Les deux dents par A. Carbaret
- Média
- Une séance médiumnique par G. Masson
- Les messagers de la tribu par J.-P. Hubert
- Le fantôme du répondeur par J. Mondoloni
- Deux futurs
- Tristes tropismes par J. Wintrebert
- Utopie à jamais par M. Favarel
Première page de Bitume terreur
« L’employé du central de dépannage autoroutier de Beaune était sur le point de s’assoupir. Sa tête dodelinait et le livre posé devant lui sur le standard se refermait de lui-même, entraîné par la rigidité de la couverture. Quand la sonnerie retentit, en même temps que clignotait le bouton d’appel, l’employé sursauta et son premier réflexe fut de regarder la pendule murale. Il était trois heures et demie du matin. Il répondit.
— Central autoroutier de Beaune, j’écoute.
Une voix dont le grésillement cachait peu l’énervement répondit :
— Je suis en panne. Vous pouvez venir ?
— Vous êtes sur l’autoroute ? Vous appelez d’une borne téléphonique ?
— Oui…
— Quel est le numéro de la borne ?
Le correspondant sembla hésiter. »
Extrait de : B. Blanc. « Bitume Terreur par B. Léandri – Que sont les fantômes devenus ?. »
C’est la lune finale par B. Blanc

Fiche de C’est la lune finale
Titre : C’est la lune finale
Auteur : B. Blanc
Date de parution : 1980
Editeur : Encre
Sommaire de C’est la lune finale
- Ailleurs, jamais
- Le soviet de Rétrograd de Y. Frémion
- La révolution patauge dans le yaourt de B. Blanc
- Ailleurs, demain
- L’éclatement de Y. Olivier-Martin
- Planétaires de la galaxie, unissez-vous ! de P. Larose
- Ici, maintenant
- Comme un soleil qui explose de D. Martinange
- Une vie sans problème de M. Favarel
- Ailleurs, demain
- Variation autour d’un soupir de J.-P. Hubert
- Grève générale de F. Jacomin
- Ici, dedans
- Sans temps morts et sans entraves de M. Benoit-Jeannin
- Loto-gestion de P. Christin
- Chacun de nous est une minorité ethnique de R. Durand
- Ici, toujours
- Le voyageur du rêveur de D. Douay
- Le voyage de la morille de M. Jeury
Première page de La révolution patauge dans le yaout
« Je suis plongé dans une bande dessinée porno quand deux coups de sonnette me font sursauter. Pendant quelques secondes, je regarde autour de moi, sans trop savoir où je suis. Faut dire que les dessins pornos m’entraînent vers une douce rêverie, et que les coups de sonnette c’est plutôt le contraire. Vous me comprenez. C’était juste au moment palpitant où le gros monstre vert aux yeux pédonculés promenait ses quatre mains velues sur le corps blanc d’une actrice célèbre, un peu comme dans la troisième version de King Kong, mais en plus misérable.
Les bandes pornos, c’est tout ce qu’il me reste pour rêver. Je n’ai même plus envie d’aller au ciné sensoriel… Oh, à vous je ne vais pas raconter d’histoires… J’adore le sensoriel, mais c’est devenu trop cher pour moi. Voilà. Les quatre sous que j’ai mis de côté passent dans la bouffe de ma tendre petite famille. »
Extrait de : B. Blanc. « C’est la Lune finale. »
Chute libre par A. Crémieux

Fiche de Chute libre
Titre : Chute libre
Auteur : A. Crémieux
Date de parution : 1954
Editeur : Néo
Première page de Chute libre
« Mystérieuse arrivée de l’aérolithe
J’ai toujours pensé que les hommes étaient stupides de s’agglomérer dans de grandes villes où ils sont la proie du bruit, de la poussière et de la saleté ; aussi ai-je, depuis bien longtemps, transporté mes pénates dans un petit bourg du Puy-de-Dôme. Je vis là entre mes livres, mes poulets, mon chien, ma chèvre, ma bibliothèque et mes souvenirs.
Ma vie a été unie, toute simple. Je suis, de mon naturel, fort paisible. Cependant, j’ai activement participé à la guerre comme « chiffreur » et « déchiffreur » sous le pseudo de BG 48 !
Pourquoi diable, moi, Frédéric Boisson, ai-je pris parti ? M. de la Bardinière, mon vieil ami, professeur de psychologie comparée à la Faculté de Clermont-Ferrand, m’a fourni, de cette extravagante attitude, la seule explication plausible : chaque être vivant est, paraît-il, formé de la juxtaposition de deux êtres, « l’habituel » et, en quelque sorte, son contraire. »
Extrait de : A. Crémieux. « Chute libre. »