Catégorie : Livres

 

La mort a ses entrées par F. Brown

Fiche de La mort a ses entrées

Titre : La mort a ses entrées (Tome 5 sur 7 – Ed et Am Hunter)
Auteur : F. Brown
Date de parution : 1951
Traduction : J. Lenclud
Editeur : 10/18

Première page de La mort a ses entrées

« Ce jour-là, en plein mois d’août, on étouffait littéralement ; une de ces chaleurs torrides et moites dont Chicago a le secret s’était abattue sur la ville. Installé dans la pièce de devant, celle que nous destinions à une éventuelle secrétaire, je tapotais d’un doigt inexpert les touches de ma machine. Sur une feuille à en-tête de l’agence Hunter & Hunter s’inscrivait, avec une lenteur exaspérante, le texte d’une lettre adressée à une compagnie financière à qui nous avions proposé nos services – dans le domaine de la recherche des individus qui prennent la poudre d’escampette au volant de voitures volées – et qui voulait connaître nos conditions. Je bougonnais à mi-voix contre ma fichue maladresse : si nous ne pouvions sous peu nous offrir le luxe d’une secrétaire, il me faudrait impérativement apprendre à me servir au moins de deux doigts. »

Extrait de : F. Brown. « Ed et Am Hunter – La mort a ses entrées. »

Le monstre vous salue bien par F. Brown

Fiche de Le monstre vous salue bien

Titre : Le monstre vous salue bien (Tome 4 sur 7 – Ed et Am Hunter)
Auteur : F. Brown
Date de parution : 1950
Traduction : J. Lenclud
Editeur : 10/18

Première page de Le monstre vous salue bien

« Ce soir-là, oncle Am n’était pas rentré. Il avait une affaire en route, moi, je me tournais les pouces depuis un bon moment et comme l’heure de fermeture avait sonné – nous travaillons tous les deux à l’agence Starlock Détectives Privés – je ne fis ni une ni deux et rentrai à la maison en me disant qu’il m’y retrouverait à six heures et que nous irions dîner ensemble. Sept heures : toujours pas d’oncle Am, j’avais l’estomac dans les talons et filai sans plus attendre au petit restaurant de Clark Street dont j’appréciais
les « grillades spéciales ».

Estelle Beck, qui loge dans la même maison meublée que nous, vint me faire un bout de causette à la fin du repas. Quand j’avais passé ma commande, elle était très affairée derrière son comptoir et m’avait à peine jeté un coup d’œil. À présent il y avait moins de monde. »

Extrait de : F. Brown. « Ed et Am Hunter – Le Monstre Vous Salue Bien. »

Un cadavre au clair de lune par F. Brown

Fiche d’Un cadavre au clair de lune

Titre : Un cadavre au clair de lune (Tome 3 sur 7 – Ed et Am Hunter)
Auteur : F. Brown
Date de parution : 1949
Traduction : J. Lenclud
Editeur : 10/18

Première page d’Un cadavre au clair de lune

« C’était presque l’heure de la sortie quand Oncle Am fit irruption dans la petite pièce de derrière qui nous servait de bureau à tous deux, à l’agence Starlock. Il s’assit, les jambes allongées, les pieds sur la
table, et me fit un large sourire.

« Quoi de neuf, petit ? »

Je me contentai de répondre par une moue éloquente.

Voici deux jours que j’exerçais les fonctions de détective ; j’avais passé la première matinée à parcourir les feuillets dactylographiés où étaient consignés règlements et recommandations à l’usage de l’apprenti détective. Dans l’après-midi, je m’étais rendu à West Madison Street pour m’entretenir avec un tenancier de bar, dont le cousin avait pris la poudre d’escampette au volant d’une auto dont il n’avait réglé que les deux premiers versements. Ignorait-il vraiment où était »

Extrait de : F. Brown. « Ed et Am Hunter – Un Cadavre au Clair de Lune. »

Le fantôme du chimpanzé par F. Brown

Fiche de Le fantôme du chimpanzé

Titre : Le fantôme du chimpanzé (Tome 2 sur 7 – Ed et Am Hunter)
Auteur : F. Brown
Date de parution : 1948
Traduction : J. Ginsberg
Editeur : 10/18

Première page de Le fantôme du chimpanzé

« Cela ne semblait pas du tout être un prélude au meurtre. L’après-midi avait été sombre et gris, mais chaud, il y avait eu foule sur le champ de foire et nous avions fait de bonnes affaires. C’était le quinze août, un jeudi, notre quatrième jour à Evansville, dans l’Indiana.

Puis, vers six heures et demie, alors que nous commencions à nous préparer pour le travail de la soirée, il s’est mis à pleuvoir. C’est généralement la catastrophe pour une fête foraine, mais cette fois, personne n’en a été très ennuyé. Depuis des semaines, tout au long de notre traversée au sud de l’Ohio et du Kentucky, le temps ne nous avait pas accordé une seule pause. Nous avions travaillé tous les jours et nous étions tous pleins de pognon. Une soirée libre, pour changer, cela semblait bon.

Mon oncle Am venait de remonter le store en toile du stand du « chamboule-tout » que nous »

Extrait de : F. Brown. « Ed et Am Hunter – Le Fantôme du Chimpanzé. »

Crime à Chicago par F. Brown

Fiche de Crime à Chicago

Titre : Crime à Chicago (Tome 1 sur 7 – Ed et Am Hunter)
Auteur : F. Brown
Date de parution : 1947
Traduction : R. Saint-Prix
Editeur : Clancier-Guénaud

Première page de Crime à Chicago

« Dans mon rêve, je passais la main à travers la vitre d’un bric-à-brac, celui de North Clark Street et j’essayais de palper un trombone d’argent. Les autres objets, je ne les voyais pas distinctement.

Un chant me fit tourner la tête, arrêter mon geste : c’était Gardie qui chantait, tout en sautant à la corde. Comme elle faisait encore avant de commencer ses études secondaires, c’est-à-dire l’année dernière. Maintenant, elle se poudrait, mettait du rouge à lèvres, ne pensait plus qu’aux garçons. Âgée de quinze ans à peine, elle était ma cadette de trois ans et demi. Toute fardée, dans mon rêve, elle sautait à la corde et chantait à pleine voix : « Un, deux trois, O’Leary ; quatre, cinq, six, O’Leary ; sept, huit… »

Je m’éveillais progressivement. C’est drôle, quand on est comme ça, un peu ceci, un peu cela. Le vrombissement du métro aérien fait presque »

Extrait de : F. Brown. « Ed et Am Hunter – Crime à Chicago. »

Sabotage sur la Lune par Murray Leinster

Fiche de Sabotage sur la Lune

Titre : Sabotage sur la Lune
Auteur : Murray Leinster
Date de parution : 1957
Traduction : A. Averlant
Editeur : Editions Ditis

Première page de Sabotage sur la Lune

« Le moteur de la jeep lunaire ronflait et claquetait. Ce bruit se répercutait à l’intérieur de la cabine étanche où il était entendu par les deux passagers. Mais quiconque, par extraordinaire, aurait croisé la jeep aurait pu la prendre pour un fantôme. L’énorme véhicule trop chargé brinqueballait sans le moindre bruit. Les immenses roues métalliques roulaient sur de la pierre. Leur vacarme était perceptible à l’intérieur de la coque hermétique. Au-dehors régnait un silence absolu.

Ceci se passait sur la Lune, un monde sans air, un monde où il ne peut y avoir le moindre son. Le véhicule évoluait au milieu d’un paysage de montagnes fantastiques. Perché sur des pattes de six mètres de haut, il progressait comme une araignée montée sur roues.

Il faisait nuit. La pleine Terre brillait au-dessus de la jeep, au milieu d’étoiles innombrables qui ne scintillaient pas. Le clair de Terre se répandait sur le paysage, découpant des ombres nettes. »

Extrait de : M. Leinster. « Sabotage sur la lune. »

Opération espace par Murray Leinster

Fiche de Opération espace

Titre : Opération espace
Auteur : Murray Leinster
Date de parution : 1958
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de Opération espace

« Dans l’hélicab qui bourdonnait doucement dans la nuit, par-dessus la cité, Jed Cochrane essaya de considérer les événements avec cynisme. Le cab volait à deux mille pieds. Les édifices illuminés semblaient s’élancer des cañons, qui étaient les rues, pour monter vers lui. Il y avait partout de la lumière et des gens. Cochrane, de mauvaise humeur, se répéta qu’il n’était supérieur à personne. Il avait seulement tenté d’écarter de lui cette idée. Il regarda en dessous de lui les arbres et les bosquets des toits. Un bal se donnait au faîte d’un des plus gigantesques édifices. Tous les toits étaient maintenant réservés aux distractions. C’étaient les seuls en espaces utilisables. Lorsqu’on regardait d’en haut une ville de ce genre, les pensées prenaient un tour désabusé. Quatorze millions d’individus dans cette ville. Dix millions dans celle-là. Huit dans cette autre. Dix par là et douze ailleurs… De grandes cités. »

Extrait de : M. Leinster. « Opération espace. »

Les voleurs de cerveaux par Murray Leinster

Fiche de Les voleurs de cerveaux

Titre : Les voleurs de cerveaux
Auteur : Murray Leinster
Date de parution : 1956
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les voleurs de cerveaux

« Le vaisseau de l’espace venait d’atterrir en silence, doucement, dans l’épaisseur de la forêt…

Il s’était posé au milieu des arbres géants dont les lourdes branches s’étaient écartées puis s’étaient refermées au-dessus de lui. À présent, on ne pouvait plus l’apercevoir d’en haut ; mais des taches de lumière lunaire qui passaient à travers les feuillages éclairaient faiblement les flancs de la carlingue de métal.

L’engin n’était pas grand, du moins pour un appareil intersidéral. Et la vie qui régnait dans sa coque immobile ne ressemblait pas du tout à celle des créatures humaines. Il ne s’agissait pour ainsi dire que de… pensées ! Pensées voraces, avides et furieuses. Pensées de haine et de cruauté. Pensées amères, féroces, inaudibles et pourtant violentes…

Soudain, une pensée froide, dure et autoritaire, s’impose, domine toutes les autres et résume les faits : au dehors, l’air qui entoure le vaisseau est bon et la température supportable. »

Extrait de : M. Leinster. « Les Voleurs de cerveaux. »

Le seigneur des Uffts par Murray Leinster

Fiche de Le seigneur des Uffts

Titre : Le seigneur des Uffts
Auteur : Murray Leinster
Date de parution : 1964
Traduction : P. Billon
Editeur : Galaxie / Opta

Première page de Le seigneur des Uffts

« Avec une pointe de regret, Link Denham sentit qu’il était sur le point de s’éveiller, or la soirée précédente avait été beaucoup trop satisfaisante pour qu’il eût envie de quitter le domaine des songes. Il se trouvait dans un état intermédiaire entre le sommeil et l’état de veille avec un sentiment de paix ineffable et les festivités dans lesquelles il s’était retrempé après six mois passés sur Glaeth lui revenaient agréablement à l’esprit 
Désormais, il ne voulait plus penser à Glaeth. Il s’était offert une grande soirée de détente parce qu’il voulait oublier cette planète mangeuse d’hommes. À présent, s’il était loin de dormir à poings fermés, il n’était pas non plus complètement éveillé et des fragments de souvenirs agréables défilaient dans son esprit On avait chanté au cours de cette soirée. On avait bavardé, échangé des propos de très grand intérêt pour des hommes, mais sans la moindre importance par ailleurs. Et les heures s’étaient écoulées, de plus en plus agréables. »

Extrait de : M. Leinster. « Le seigneur des Uffts. »

La planète oubliée par Murray Leinster

Fiche de La planète oubliée

Titre : La planète oubliée
Auteur : Murray Leinster
Date de parution : 1954
Traduction : M. Averlant
Editeur : J’ai lu

Première page de La planète oubliée

« Le navire de prospection spatiale Téthys fut le premier astronef à se poser sur la planète sans nom. C’était une planète admirable à bien des égards. Elle possédait des océans nombreux que le soleil tout proche chauffait si généreusement qu’un perpétuel écran de nuages les cachait à la vue – comme il cachait la plus grande partie du sol. Il y avait des montagnes et des continents, des îles et des hauts plateaux. Il y avait le jour et la nuit, le vent et la pluie. La température moyenne se situait dans les limites auxquelles les êtres humains pouvaient aisément s’adapter. Le climat était plutôt tropical, mais pas désagréable.

Seulement il n’existait aucune vie sur la planète sans nom.

Aucun animal ne rôdait sur ses continents. Aucune végétation ne poussait sur ses roches. Aucune bactérie, même, ne luttait avec ses pierres pour les transformer en poussière. »

Extrait de : M. Leinster. « La planète oubliée. »