Catégorie : Livres

 

Le syndic par Cyril M. Kornbluth et Frederik Pohl

Fiche de Le syndic

Titre : Le syndic
Auteur : Frederik Pohl et Cyril M. Kornbluth
Date de parution : 1977
Traduction : B. Martin
Editeur : Opta

Sommaire de Le syndic

  • Le syndic par Cyril M. Kornbluth
  • Les sillons du ciel par Frederik Pohl et Cyril M. Kornbluth

Première page de Le syndic

«  Le Gouvernement ne déclara l’état d’alerte illimitée que le 14 février. L’incident qui précipita cette décision fut le bombardement aérien et la destruction de la compagnie B du 27e Régiment blindé, sur la hauteur de Fort George, à New York. Les chefs du Syndic local avaient occupé et fortifié l’école secondaire George-Washington avec l’aide enthousiaste des élèves, de la Faculté et de tout le voisinage. Le plus remarquable de tous était Thomas « la Loterie » Cleveland, qui fit preuve du même calme et du même génie organisateur qui lui avaient donné une place de choix dans le cadre de la police métropolitaine avant qu’il ait atteint sa trente-cinquième année.

» À cinq heures et quart du matin, le 1er bataillon du 27e blindé adopta le dispositif suivant : compagnie A à l’angle de la 190e Rue et de St Nicholas Avenue, avec mission d’empêcher l’arrivée de renforts pour l’école par la station de métro IRT sise au même point ; compagnies B, C et D, tous véhicules dissimulés de l’école, en contrebas de la »

Extrait de : C. M. Kornbluth et F. Pohl. « Le syndic – Les sillons du ciel. »

La tribu des loups par Frederik Pohl et Cyril M. Kornbluth

Fiche de La tribu des loups

Titre : La tribu des loups
Auteur : Frederik Pohl et Cyril M. Kornbluth
Date de parution : 1976
Traduction : A. Rosenblum
Editeur : Opta

Sommaire de La tribu des loups

  • La tribu des loups par Frederik Pohl et Cyril M. Kornbluth
  • Le promenade de l’ivrogne par Frederik Pohl

Première page de La tribu des loups

« Roget Germyn, banquier de Wheeling (Virginie Occidentale), un Citoyen, s’éveilla en douceur d’un sommeil sans rêve de Citoyen. La troisième heure avait sonné, l’heure convenable pour se lever le jour où il y a quelque chose d’exceptionnel à apprécier.

Le Citoyen Germyn revêtit le costume adéquat pour apprécier un spectacle grandiose – contempler, par exemple, les ruines de l’Empire State sur fond de ciel d’orage depuis une barque ou traverser silencieusement à pied en file indienne l’unique voie restante du Golden Gâte Bridge. Ou encore – comme aujourd’hui (espérons que ce sera aujourd’hui) – assister à la Re-Création du Soleil.

Germyn conservait avec peine le calme nécessaire à un Citoyen – la tentation était forte de méditer sur des sujets malséants : le Soleil sera-t-il »

Extrait de : C. M. Kornbluth et F. Pohl. « La tribu des loups – La promenade de l’ivrogne. »

L’ère des gladiateurs par Frederik Pohl et Cyril M. Kornbluth

Fiche de L’ère des gladiateurs

Titre : L’ère des gladiateurs
Auteur : Frederik Pohl et Cyril M. Kornbluth
Date de parution : 1965
Traduction : M. Deutsch, P. Billon
Editeur : Opta / Galaxie

Sommaire de L’ère des gladiateurs

  • L’ère des gladiateurs
  • Une mort douce
  • Masse critique

Première page de L’ère des gladiateurs

« LE teint blafard, le visage taillé en museau de belette, l’accusé était le type même du psychopathe constitutif inférieur. « Faut que vous me tiriez de là », fit-il d’une voix geignante à l’adresse de maître Charles Mundin. « C’est la troisième fois et, ce coup-là, je suis bon pour le conditionnement ! » Mundin examina son premier client d’un air dégoûté : « Vous ne voulez vraiment pas plaider coupable ? » lui demanda-t-il à nouveau par acquit de conscience.

Il avait été commis d’office et considérait que le tribunal lui avait joué là un tour de cochon. Les empreintes digitales du client buté s’étalaient sur la pièce à conviction, une cassette de fer-blanc dérobée au guichet du Stade de Monmouth. Même technique que dans les deux affaires précédentes : un fil et un hameçon. Un soi-disant complice, qui avait détourné l’attention du caissier pendant les cinq minutes nécessaires à l’opération, était prêt à »

Extrait de : F. Pohl et C. M. Kornbluth. « L’ère des gladiateurs. »

Les gogos contre-attaquent par Frederik Pohl

Fiche de Les gogos contre-attaquent

Titre : Les gogos contre-attaquent (Tome 2 sur 2 – Les gogos)
Auteur : Frederik Pohl
Date de parution : 1984
Traduction : J. Bonnefoy
Editeur : Denoël

Première page de Les gogos contre-attaquent

« La femme était une loque. Elle avait fait de pathétiques efforts pour se rendre jolie en vue de l’entretien. Pure perte de temps. J’avais devant moi une petite créature au teint cireux, à l’air maladif et qui s’humectait les lèvres en scrutant d’un regard apeuré mon bureau. Ce n’est pas un accident si tous les murs de la salle d’entretien sont intégralement tapissés d’affiches commerciales en tridi animée. « Seigneur, fit-elle. Je ferais n’importe quoi pour une bonne vieille tasse de Surcafé ! »

Je la gratifiai de mon plus menteur regard de sincère surprise. J’effleurai l’écran où s’affichait son dossier. « C’est marrant ! Je vois là que vous avez prévenu les Vénusiens des risques d’accoutumance induits par le Surcafé et des dangers qu’il faisait courir à la santé. »

Extrait de : F. Pohl. « Les gogos – Les gogos contre-attaquent. »

Planète à gogos par Frederik Pohl et Cyril M. Kornbluth

Fiche de Planète à gogos

Titre : Planètes à gogos (Tome 1 sur 2 – Les gogos)
Auteur : Frederik Pohl et Cyril M. Kornbluth
Date de parution : 1953
Traduction : J. Rosenthal
Editeur : Denoël

Première page de Planète à gogos

« Tout en m’habillant ce matin-là, je repassais dans ma tête la longue liste de statistiques, d’échappatoires et d’exagérations qu’on s’attendrait à trouver dans mon rapport. Dans mon service, la Production, nous avions eu une série de maladies et de démissions, et il est quand même difficile que le travail soit fait quand le personnel manque pour cela. Mais le conseil d’administration n’accepterait probablement pas cette excuse.

Je me frottai le visage au savon épilatoire et me rinçai à l’eau douce. C’était du gaspillage, bien sûr, mais après tout je paie des impôts, et puis l’eau salée me laisse toujours une sensation de démangeaison. Je n’avais pas tout à fait fini de me rincer la figure que le filet d’eau s’arrêtait de couler ; je jurai sous cape et dus terminer à l’eau salée. »

Extrait de : F. Pohl et C. M. Kornbluth. « Les gogos – Planète à gogos. »

Sang doré par Jack Williamson

Fiche de Sang doré

Titre : Sang doré
Auteur : Jack Williamson
Date de parution : 1933
Traduction : M. Blond
Editeur : Garancière

Première page de Sang doré

« LA LÉGION SECRÈTE

Le soleil d’Arabie à midi ressemble étrangement au clair de lune. Tout comme la lune, sa brillance aveuglante élimine toutes couleurs, en un impitoyable contraste de noir et de blanc. Les sens se rétractent devant sa flamme pénétrante, et la sieste ou kaylulah arabe est un moment de totale reddition devant la puissance du jour.

Price Durand, affalé sous un auvent décoloré par le soleil sur le pont craquelé par la chaleur de la goélette, reposait dans ce bizarre semi-sommeil où l’on rêve tout en sachant que l’on rêve et où l’on regarde ses visions comme un spectacle. Et Price, ou tout au moins la partie éveillée de son esprit, était étonné par son rêve. »

Extrait de : J. Williamson. « Sang doré. »

Plus noir que vous ne pensez par Jack Williamson

Fiche de Plus noir que vous ne pensez

Titre : Plus noir que vous ne pensez
Auteur : Jack Williamson
Date de parution : 1940
Traduction : M. Chrestien
Editeur : Le rayon fantastique

Première page de Plus noir que vous ne pensez

« Une mortelle terreur hante l’expédition Mondrick qui revient du désert de Gobi. Le coffre bardé de fer qu’elle ramène contiendrait la preuve d’une lutte qui n’a cessé depuis des siècles sans nombre. Lutte jusque-là profondément enfouie dans le subconscient de la race humaine. Mais qu’est-ce que la race humaine ?
En faisant le reportage de ce retour, Will Barbee rencontre la splendide April Bell qui se dit elle-même reporter pour un journal rival.
Et le voilà entraîné dans un drame étrange.
… Plus noir que vous ne pensez. »

Extrait de : J. Williamson. « Plus noir que vous ne pensez. »

Les planètes en sursis par Jack Williamson

Fiche de Les planètes en sursis

Titre : Les planètes en sursis
Auteur : Jack Williamson
Date de parution : 1953
Traduction : M. Barrière
Editeur : Le Masque

Première page de Les planètes en sursis

« Sur la Terre, un agent secret nommé Charles Fort, qui avait revêtu l’apparence des habitants de cette planète, passa de nombreuses années à leur faire croire à des phénomènes incroyables. Il publia des études qui faisaient état d’étranges lumières qui apparaissent, d’Ambrose Bierce qui disparaissent, d’imitations d’êtres humains, de pluies de poissons et de vierges, de trous dans le ciel.

Sur le satellite de cette planète, une fois sa mission terminée, il fut fier d’annoncer à ses supérieurs : « Les habitants de la Terre ne soupçonneront jamais qu’ils sont soumis à une quarantaine. J’ai réussi à les faire douter de tout. Aujourd’hui, nous pourrions faire atterrir un de nos vaisseaux en plein jour au beau milieu de leur plus important village sans qu’ils aient la moindre idée de qui nous sommes !  »

Extrait de : J. Williamson. « Les planètes en sursis. »

Les humanoïdes par Jack Williamson

Fiche de Les humanoïdes

Titre : Les humanoïdes
Auteur : Jack Williamson
Date de parution : 1949
Traduction : P. Sterne
Editeur : Le livre de poche

Première page de Les humanoïdes

« Le sergent du corps de garde, celui dont les traits paraissaient taillés dans du granit, la découvrit debout devant la haute grille d’acier, levant vers lui des yeux timides et implorants. Une petite épave crasseuse en robe jaune bon marché. Ses pieds nus et brunis traînassaient, mal à l’aise sur l’asphalte brûlant, et il pensa d’abord qu’elle était venue mendier quelque pitance.

« S’il vous plaît, monsieur, c’est ici l’Observatoire Starmont ? »

Elle semblait essoufflée et effrayée.

« Puis-je voir le directeur, s’il vous plaît ? Le docteur Clay Forester ? »

Ses yeux mouillés brillèrent.

« S’il vous plaît, monsieur ! C’est très, très important !  »

Extrait de : J. Williamson. « Les humanoïdes. »

Les enfants de la Lune par Jack Williamson

Fiche de Les enfants de la Lune

Titre : Les enfants de la Lune
Auteur : Jack Williamson
Date de parution : 1972
Traduction : R. Latour
Editeur : Albin Michel

Première page de Les enfants de la Lune

« En ce jour épique où l’homme, pour la première fois, posa le pied sur la lune, nous étions étalés, mon frère Tom et moi, sur le plancher de notre deux pièces au-dessus du magasin paternel à Newark, et nous nous grisions du spectacle extraordinaire que nous offrait notre vieille télévision en noir et blanc.

« Pour un homme, un petit pas ; pour l’humanité, un bond de géant… »

Ces mots électrisants d’Armstrong résonnent encore dans ma mémoire. Le tapis usé sentait le tabac turc de notre père et la poudre de lavande dont se parfumait notre mère ; je ne peux pas séparer ces odeurs fortes de l’inoubliable bouffée d’orgueil qui faillit m’étouffer quand sa botte tâtonnante foula le sol lunaire.

« Leur fortune est faite ! s’écria Tom avec un accent d’envie qui me gâcha presque ce moment historique. Et moi, je suis toujours coincé à Hotzenplotz !  »

Extrait de : J. Williamson. « Les enfants de la Lune. »