Catégorie : Livres

 

Grève infernale par Norman Spinrad

Fiche de Grève infernale

Titre : Grève infernale
Auteur : Norman Spinrad
Date de parution : 2014
Traduction : A. Mottier
Editeur : Goater

Sommaire de Grève infernale

  • Grève infernale
  • Aucun regret, aucune retraite, aucune reddition
  • L’anormale nouvelle réalité

Première page de Grève infernale

« — Avance !
— Aïe ! Ça fait mal !
— C’est fait pour. Il n’y a rien de personnel là-dedans.
La dernière chose dont pouvait se souvenir Jimmy DiAngelo était le lit d’hôpital dans lequel il claquait ; et voilà que maintenant il se retrouvait à se faire botter son cul nu par un taser électrique en forme de fourche, manié par un démon de plus de deux mètres à la peau rouge et bâti comme un joueur de dernière ligne de football américain.
Les vapeurs de soufre, l’humidité ambiante et les cent degrés qui régnaient dans le lieu rendaient cela pire qu’un défilé du 1er mai à La Nouvelle-Orléans. Ça puait comme dans un vestiaire rempli de chaussettes abandonnées que l’on aurait trempées dans de la pisse de chat. »

Extrait de : N. Spinrad. « Grève infernale. »

En direct par Norman Spinrad

Fiche d’En direct

Titre : En direct
Auteur : Norman Spinrad
Date de parution : 1994
Traduction : B. Sigaud
Editeur : Gallimard

Première page d’En direct

« 16 h 45

La climatisation de la Blazer encapsulait Toby Inman, l’abritant des 35 degrés de la température extérieure et du smog saturé de cette journée de juin, mais elle ne pouvait en rien le blinder contre l’ennui agressif distillé par une circulation qui avançait par à-coups. Aussi, tout en se traînant sur Sunset en direction de la station, Toby se surprit-il une fois de plus, comme des millions d’autres Angelenos, à regretter sincèrement de ne pas pouvoir aller au boulot en métro.
Même si son emploi du temps le faisait circuler à contresens du flux sortant et, théoriquement, en dehors des heures de pointe, même si sa navette journalière entre Van Nuys et East Hollywood n’était qu’un saut de puce selon les normes de Los Angeles, il lui fallait malgré tout, quels que soient les trésors d’ingéniosité qu’il déployait dans le choix de ses itinéraires, une demi-heure minimum pour se rendre à son travail dans l’embouteillage qui paralysait L.A. de façon plus ou moins permanente. »

Extrait de : N. Spinrad. « En direct. »

Deus ex par Norman Spinrad

Fiche de Deus ex

Titre : Deus ex
Auteur : Norman Spinrad
Date de parution : 1992
Traduction : I. Delord-Philippe
Editeur : Denoël

Première page de Deus ex

« On dit que ce sont les derniers jours, que maman Gaïa a été assassinée par ses rejetons dégénérés, que les récifs sont couverts de cadavres coralliens, que la glace continue à fondre, les eaux à monter et la biosphère à se liquéfier sous le soleil supertropical comme une grosse méduse échouée sur le rivage de Mars.
Nous sommes les descendants et les descendantes de vieux singes moins que sages, c’est sûr. Mais par ailleurs, un de nos livres sacrés dit que nous sommes tous faits de glaise. Vu nos origines, on s’en est donc peut-être pas trop mal tirés ! Et de par mon métier, j’ai acquis la certitude que même les entités de l’Autre Côté jouent seulement de leur mieux les cartes que quelqu’un d’autre leur a données…
Il me revient que c’est là une mauvaise attitude. Mais beaucoup de ceux qui disent ça me payent grassement pour l’adopter dans leurs propres combines. »

Extrait de : N. Spinrad. « Deus Ex. »

Chants des étoiles par Norman Spinrad

Fiche de Chants des étoiles

Titre : Chants des étoiles
Auteur : Norman Spinrad
Date de parution : 1980
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : Pocket

Première page de Chants des étoiles

« LOU BLEU LIMPIDE

 C’ÉTAIT un après-midi magnifique pour faire de l’aigle et Lou Bleu Limpide avait mis le cap au sud-est, laissant le monde derrière lui. Il survolait les contreforts de la Sierra, tachetés d’ombre comme une pièce froissée de velours vert, et le ciel libre de tout nuage l’emplissait d’un bonheur bleu et limpide. Tel un oiseau, il percevait les écarts et les plongeons des courants aériens au-dessus des montagnes. Il était Lou Bleu Limpide, le maître parfait de la Voie Bleue et Limpide. Dans les villes, les communautés et les fermes d’Aquaria, il lui incombait de purifier le karma des autres mais ici, seul dans le Bleu Limpide du ciel, il trouvait lui-même sa voie. Tout maître se doit de suivre la voie qu’il a tracée.
Suspendu sous son aigle bleu limpide gonflé d’hélium, Lou flottait à la fois dans le temps et dans l’espace. Vu du sol, il semblait porté par une aile uniquement composée d’air, pratiquement invisible.  »

Extrait de : N. Spinrad. « Chants des étoiles. »

Ces hommes dans la jungle par Norman Spinrad

Fiche de Ces hommes dans la jungle

Titre : Ces hommes dans la jungle
Auteur : Norman Spinrad
Date de parution : 1967
Traduction : M. Pétris
Editeur : Milady

Première page de Ces hommes dans la jungle

« Bart Fraden était assis sur le bord de son bureau, dans une attitude à la fois tendue et nonchalante, tel un grand félin au repos. Après tout, merde ! se dit-il en mordant voracement dans la chair succulente de la cuisse de faisan. Une planque pareille ne pouvait pas durer éternellement.
Il rejeta avec désinvolture la cuisse entamée dans le précieux plateau d’argent posé sur le bureau en noyer ciré, prit la bouteille de vin du Rhin bien frais à demi pleine et en but une rasade pour faire passer la bouchée de gibier. Le jaja était bon, foutrement bon même – et il avait intérêt à l’être, vu que chaque bouteille de cette gnôle coûtait 30 confédollars à l’État libre de la Ceinture. Le faisan, par contre, était un peu sécot. Trop cuit. Mais, admit volontiers Fraden, Ah Ming a encore bien du mérite à se concentrer sur ses fourneaux pendant que ce cher vieil État libre se déglingue autour de nous. »

Extrait de : N. Spinrad. « Ces hommes dans la jungle. »

Bleue comme une orange par Norman Spinrad

Fiche de Bleue comme une orange

Titre : Bleue comme une orange
Auteur : Norman Spinrad
Date de parution : 1999
Traduction : R. C. Wagner
Editeur : J’ai lu

Première page de Bleue comme une orange

«  À Panem et Circenses », dit Mervin Appelbaum à Monique Calhoun.
Et il porta un toast avec un dernier verre de Champagne de prix, tandis que le vol RightStuff en provenance de Tripoli quittait sa trajectoire d’attente pour traverser la couverture nuageuse et effectuer son approche finale de l’aéroport international de Newark.
« Aux Jardins d’Allah », répondit-elle avec un semblant de sourire tout en levant un semblant de verre.
Son client ignorait que l’étiquette apposée par elle sur le projet constituait une référence sarcastique à un motel miteux d’Hollywood où de célèbres lions littéraires du XXe siècle comme Fitzgerald et Faulkner avaient pondu non sans peine des scénarios de films pour les usines à rêves capitalistes en anesthésiant leur conscience dans un océan d’alcool.
Ce sont les gens comme vous qui rendent ce boulot écœurant, Mervin, se retint-elle d’ajouter. »

Extrait de : N. Spinrad. « Bleue comme une orange. »

Au coeur de l’orage par Norman Spinrad

Fiche d’Au coeur de l’orage

Titre : Au coeur de l’orage
Auteur : Norman Spinrad
Date de parution : 1979
Traduction : P. Duvic, F. Straschitz, P. Alpérine, D. Halin, M. Deutsch
Editeur : Pocket

Sommaire d’Au coeur de l’orage

  • Expansion
  • Enfant de l’esprit
  • L’égalisateur
  • Question de technique
  • Agonie
  • Thérapie
  • Chéri, recommençons !
  • Le syndrome infernal
  • Les héros ne meurent qu’une fois
  • Les portes de l’univers
  • Au coeur de l’orage
  • Sur la route de Mindalla
  • En terrain neutre
  • L’âge de l’invention
  • Impasse
  • L’entropie, bébé, quel pied d’acier !

Première page d’Expansion

« En flottant, le capitaine Peter Reed se rapprocha du grand hublot central d’observation de la sphère de commandement.
Devant lui, emplissant la moitié de son champ visuel, se trouvait la planète Maxwell, avec ses continents verdoyants et ses mers bleues qui lui rappelaient la Terre.
Il secoua sa tête chenue. La Terre était à cinquante années-lumière, autrement dit à soixante-dix ans, ou encore à quatre mois seulement. Reed haussa les épaules, ce qui n’était guère facile pour un homme de soixante-dix ans qui tombait en chute libre. Soixante-dix ans, autrement dit huit cents ans.
Il ne put s’empêcher d’éclater de rire. Cinquante années subjectives dans l’espace, pensa-t-il, huit cents ans de temps objectif, et, pour moi, cela a toujours quelque chose de surprenant.
Comme il regardait, un grain de lumière se détacha du disque de Maxwell en suivant une parabole ascendante. »

Extrait de : N. Spinrad. « Au coeur de l’orage. »

Des fleurs pour Algernon par Daniel Keyes

Fiche de Des fleurs pour Algernon

Titre : Des fleurs pour Algernon
Auteur : Daniel Keyes
Date de parution : 1972
Traduction : G. H. Gallet
Editeur : J’ai lu

Première page de Des fleurs pour Algernon

« Conte randn N° 1

3 mars. Le Dr Strauss dit que je devrez écrire tout ce que je panse et que je me rapèle et tout ce qui marive à partir de mintenan. Je sait pas pourquoi mais il dit que ces un portan pour qu’ils voie si ils peuve mutilisé. J’espaire qu’ils mutiliserons pas que Miss Kinnian dit qu’ils peuve peut être me rendre un télijan. Je m’apèle Charlie Gordon et je travail à la boulangerie Donner. Mr Donner me donne 11 dolar par semène et du pain ou des gâteau si j’en veut. J’ai 32 ans et mon aniversère est le mois prochin. J’ai dit au Dr Strauss et au proféseur Nemur que je sait pas bien écrire mes il dit que sa fait rien il dit que je dois écrire corne je parle et come j’écrit les composisions dans la clase de Miss Kinnian au cour d’adultes atardé du Colege Bikman où je vait 3 fois par semène a mes heure de liberté. Le Dr Strauss dit d’écrire bocou tou ce que je panse et tou ce qui m’arive mes je peux pas pansé plus pasque j’ait plus rien a écrire et je vais marété pour ojourdui.
Charlie Gordon. »

Extrait de : D. Keyes. « Des fleurs pour Algernon. »

Les mille et une guerres de Billy Milligan par Daniel Keyes

Fiche de Les mille et une guerres de Billy Milligan

Titre : Les mille et une guerres de Billy Milligan (Tome 2 sur 2 – Billy Milligan)
Auteur : Daniel Keyes
Date de parution : 2009
Traduction : M. Hubert
Editeur : Calmann-Lévy

Première page de Les mille et une guerres de Billy Milligan

« Au cours des deux dernières semaines d’octobre 1977, à quelques jours d’intervalle, trois jeunes femmes furent kidnappées aux abords du campus de l’université de l’Ohio. Les victimes racontèrent toutes la même histoire : après être monté à bord de leur automobile, leur agresseur les avait contraintes sous la menace d’un revolver à s’enfoncer dans la campagne, puis les avait violées.
Moins de quarante heures après le troisième enlèvement, un inspecteur de police de Columbus lisait ses droits à un jeune homme de 22 ans, William Stanley Milligan. L’arrestation du « sadique du campus » constitua un succès spectaculaire pour le commissariat de Columbus.
L’un des avocats des victimes, qui se targuait de n’avoir jamais perdu un seul procès pour viol, déclara : « Cette affaire est gagnée d’avance. Les mandats de la police étaient valides. Avec les pièces à conviction découvertes chez l’accusé, l’identification effectuée par les victimes et les empreintes digitales retrouvées, nous avons tout ce qu’il nous faut. La défense n’a pas la moindre chance.  »

Extrait de : D. Keyes. « Billy Milligan – Les mille et une guerres de Billy Milligan. »

Les mille et une vies de Billy Milligan par Daniel Keyes

Fiche de Les mille et une vies de Billy Milligan

Titre : Les mille et une vies de Billy Milligan (Tome 1 sur 2 – Billy Milligan)
Auteur : Daniel Keyes
Date de parution : 1981
Traduction : J.-P. Carasso
Editeur : Calmann-Lévy

Première page de Les mille et une vies de Billy Milligan

« Samedi 22 octobre 1977 : John Kleberg, responsable fédéral de la sécurité dans les universités de l’Ohio, vient de placer la faculté de médecine sous surveillance policière. Des véhicules de patrouille et des escouades de policiers armés quadrillent le campus, des tireurs d’élite sont postés sur les toits et les femmes ont reçu des conseils de prudence : qu’elles évitent de se promener seules et surtout, si elles s’apprêtent à prendre le volant et qu’un homme les observe, méfiance !
Pour la deuxième fois en huit jours, une femme vient d’être enlevée sous la menace d’une arme à feu entre sept heures et huit heures du matin sur le campus. Les deux victimes sont une étudiante en optométrie de vingt-cinq ans et une infirmière de vingt-quatre ans. Dans les deux cas le scénario a été identique : après avoir conduit sa victime hors de la ville pour la violer, le ravisseur lui a ordonné de toucher des chèques et lui a dérobé le contenu de son sac à main. »

Extrait de : D. Keyes. « Billy Milligan – Les mille et une vies de Billy Milligan. »