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Le seigneur des âmes par Greg Keyes
Fiche de Le seigneur des âmes
Titre : Le seigneur des âmes (The Elder Scrolls)
Auteur : Greg Keyes
Date de parution : G. Le Pennec
Traduction par : 2009
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le seigneur des âmes
« Attrebus n’avait rien vu de la créature qui l’avait éventré et obligé à retenir ses propres entrailles entre ses doigts. C’était arrivé dans l’obscurité et tout ce dont il se rappelait, en dehors de l’insoutenable souffrance, était la puanteur de ses viscères et une odeur semblable au gingembre pourri. Et puis Sul qui le tirait derrière lui en jurant dans une langue qu’Attrebus ne comprenait pas.
À présent la douleur, devenue rapidement la seule chose réelle à ses yeux, s’évanouissait. Son corps comprenait enfin qu’il touchait à sa fin.
Peut-être était-il déjà mort. Il n’était pas certain de ce à quoi la mort était censée ressembler. Il n’avait pas prêté beaucoup d’attention à ce genre de choses à l’époque où il aurait dû.
Il sursauta, comme lorsqu’on se réveille brusquement en rêvant que l’on chute, et l’espace d’un instant il crut qu’il était effectivement en train de tomber car il ne sentait plus son poids. Il fit l’effort d’ouvrir les yeux, mais il n’y avait pas grand-chose à voir. L’air était plein de cendres, un nuage gris qui s’étendait dans toutes les directions. »
Extrait de : G. Keyes. « Le Seigneur des Âmes – The Elder Scrolls. »
La cité infernale par Greg Keyes

Fiche de La cité infernale
Titre : La cité infernale (The Elder Scrolls)
Auteur : Greg Keyes
Date de parution : G. Le Pennec
Traduction par : 2009
Editeur : Fleuve noir
Première page de La cité infernale
« Quand Iffech sentit trembler la mer, il sut. Le vent était déjà retombé depuis les cieux, telle une chose morte qui hoquetait en heurtant les vagues de fer pour lâcher son dernier souffle aux oreilles du marin. Le ciel était toujours le premier à savoir. La mer était lente, terriblement lente, à s’adapter.
La mer frémit de nouveau, ou plutôt parut racler contre leur quille. Là-haut sur la vigie, Keem poussa un cri et fut violemment projeté dans les airs, tel un chaton impuissant. Iffech le vit se contorsionner d’une manière presque impossible, pour se rattraper aux gréements du bout de ses griffes de Cathay Raht.
— Stendarr ! jura Grayne dans son patois du Niben Sud. Qu’est-ce que c’était ? Un tsunami ?
Ses faibles yeux d’humaine scrutaient en vain le crépuscule.
— Non, murmura Iffech. J’étais au large des îles de Summerset quand la mer a voulu les avaler et j’ai senti l’une de ces secousses passer sous mon navire. Et une autre encore, quand j’étais plus jeune, au large de Morrowind. Sur les eaux profondes, on ne sent pas grand-chose. Nous sommes en eaux profondes. »
Extrait de : G. Keyes. « La cité infernale – The Elder Scrolls. »
L’ultime prophétie par Greg Keyes
Fiche de L’ultime prophétie
Titre : L’ultime prophétie (Star Wars Le nouvel ordre Jedi)
Auteur : Greg Keyes
Date de parution : B. Soelzer
Traduction par : 2003
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’ultime prophétie
« De trois kilomètres sous la surface de Yuuzhan’tar – un monde jadis appelé Coruscant –, montaient des mélopées, hymne mélancolique adressé aux quelques étoiles lointaines visibles de si bas.
Et dans le pâle éclairage bleuté des roseaux luminescents se dessinaient les visages ravagés des chanteurs aux corps déformés.
Les Honteux des Yuuzhan Vong psalmodiaient à la gloire de leur Prophète.
Les regardant, Nom Anor eut un haut-le-cœur. Depuis qu’il jouait le rôle du Prophète, il n’était pas parvenu à se débarrasser du mépris qu’ils lui avaient inspiré pendant de longues années.
A présent, il y avait de l’espoir. Ils constituaient son armée. Dans un passé récent, il avait caressé le rêve de pouvoir, avec leur soutien, arracher Shimrra, le seigneur suprême, de son trône polype, de le jeter dans les mines et de prendre sa place.
Des contretemps avaient ralenti ses opérations : les espions infiltrés dans le palais de Shimrra avaient été démasqués. D’autres disciples du Prophète étaient tombés et le nombre de ses fidèles diminuait de jour en jour.
Leur foi vacillait. Le moment était venu de raviver la flamme. »
Extrait de : G. Keyes. « L’Ultime Prophétie – Star Wars Le nouvel ordre Jedi. »
L’envoyé du vide par Greg Keyes
Fiche de L’envoyé du vide
Titre : L’envoyé du vide (Star Wars Le nouvel ordre Jedi)
Auteur : Greg Keyes
Date de parution :
Traduction par :
Editeur :
Première page de L’envoyé du vide
« Voilà qui est intéressant, pensa Uldir Lochett quand une paire de jambes féminines en collants noirs déboula par dessus son épaule gauche. Au-dessus des collants, il aperçut vaguement une jupe jaune foncé et plus haut encore, un visage jeune et déterminé encadré par de courts cheveux sombres. Mais ce furent les pieds qui accaparèrent son attention quand ils atterrirent pile au centre de la table à laquelle il était assis avec ses partenaires, entrechoquant leurs verres qui partirent brièvement en trajectoire sous-orbitale. Puis les pieds disparurent, propulsant les jambes, la jupe jaune et le reste du corps à environ deux mètres de haut et un en avant en direction du balcon situé au-dessus d’eux. Des armes projetèrent leurs éclairs sifflants et Uldir se retrouva en train de tâtonner pour finalement atteindre un holster vide.
– Arrêtez-la ! cria un homme derrière Uldir.
Uldir vit deux de ses trois partenaires chercher comme lui des armes qui n’étaient pas là. La troisième,une femme humaine aux étonnants cheveux platine, essuya une éclaboussure de whisky Corellien de la grande cicatrice se trouvant sous son œil gauche. »
Extrait de : G. Keyes. « L’Envoyé du Vide – Star Wars Le nouvel ordre Jedi. »
Renaissance par Greg Keyes
Fiche de Renaissance
Titre : Renaissance (Tome 2 sur 2 – L’aurore de la victoire – Star Wars Le nouvel ordre Jedi)
Auteur : Greg Keyes
Date de parution : 2001
Traduction par : R. Guillaume
Editeur : Fleuve noir
Première page de Renaissance
« Le sang dérivait à la lueur des étoiles.
Ce fut la première chose que Jacen Solo vit en ouvrant les yeux. Le sang s’était coagulé en gouttelettes – autant de perles noires reflétant la lumière stellaire derrière le transpacier, à un mètre de là. Jacen remarqua que les sphéroïdes tournaient tous dans le même sens.
Lui aussi tournait lentement sur lui-même, au milieu de la nébuleuse de sang, à quelques centimètres d’un mur.
D’après la douleur dans sa jambe et son crâne, il se fit une idée précise de l’origine du sang. Malgré le froid, l’air était étouffant.
Que se passait-il ?
Un immense objet vint cacher les étoiles… et il se souvint.
Tsavong Lah, le maître de guerre des Yuuzhan Vong, fit cliqueter les griffes noires de son nouveau pied sur le sol en corail vivant de sa salle de commandement et l’observa à la pâle lueur des murs mycoluminescents.
Il aurait pu faire remplacer le pied que lui avait pris ce maudit Jeedai par un clone du sien, mais cela l’aurait déshonoré, sans lui apporter la moindre satisfaction. Qu’un infidèle lui ait ôté une partie de son corps était déjà grave. Prétendre que la blessure n’avait jamais existé aurait été impensable. »
Extrait de : G. Keyes. « L’aurore de la victoire – Renaissance – Star Wars Le nouvel ordre Jedi. »
Conquête par Greg Keyes
Fiche de Conquête
Titre : Conquête (Tome 1 sur 2 – L’aurore de la victoire – Star Wars Le nouvel ordre Jedi)
Auteur : Greg Keyes
Date de parution : 2001
Traduction par : R. Guillaume
Editeur : Fleuve noir
Première page de Conquête
« Dorsk 82 bondit derrière les marches du quai à temps pour éviter un coup de blaster…
— Dépêchez-vous d’embarquer ! lança-t-il à ses compagnons. On nous a repérés !
C’était peu dire ! Une troupe d’une cinquantaine d’Aqualishs accourait, hérissée d’armes improvisées : massues, couteaux et pierres. Certains avaient des bâtons paralysants et des blasters – comme en témoignait le trou fumant, dans le quai…
— Venez, maître Dorsk ! cria le droïd de protocole 3D-4.
Dorsk hocha sa tête chauve pommelée de jaune et de vert.
— Une minute ! Je vais ralentir ces fous furieux, histoire de permettre à tout le monde d’embarquer !
— Vous ne parviendrez pas à les retenir.
— Si. Je dois essayer de les raisonner. Tout ça est insensé !
— Ils sont devenus fous ! gémit 3D-4. Ils détruisent les droïds dans toute la ville !
— Ils sont surtout effrayés. Les Yuuzhan Vong sont sur Ando, et ils risquent de conquérir la planète.
— Mais pourquoi détruire les droïds, maître Dorsk ?
— Les Yuuzhan Vong haïssent les machines, répondit le clone khommite. Ils les considèrent comme des abominations. »
Extrait de : G. Keyes. « L’aurore de la victoire – Conquête – Star Wars Le nouvel ordre Jedi. »
La dernière reine par Greg Keyes
Fiche de La dernière reine
Titre : La dernière reine (Tome 4 sur 4 – Les royaumes d’épines et d’os)
Auteur : Greg Keyes
Date de parution : 2008
Traduction par : J. Collin
Editeur : Fleuve noir
Première page de La dernière reine
« Un hurlement de douleur s’éleva dans le ciel nacré et flotta dans le vent au-dessus de Tarnshead comme un oiseau de mer. Roger Harriot ne détourna pas la tête : il avait déjà entendu bien des cris ce matin, et en entendrait beaucoup d’autres avant que la journée ne fût achevée. En lieu de cela, il concentra toute son attention sur le paysage, en grande part constitué par la tour occidentale du château de Fiderech. La pointe en était dirigée vers le couchant, pour l’instant à sa main gauche. Des empilements de pierre blanche saillaient dans l’herbe émeraude, assez hauts pour cacher la mer, dont les vagues gris-vert devinrent néanmoins visibles à mesure qu’ils montaient vers le nord, et la ville. Le long de l’escarpement, des arbres tordus par le vent tendaient tous dans la même direction leur ramure, comme pour arracher quelque récompense au vent. De ces branches difformes pendaient d’étranges fruits. Il se demanda s’il les aurait reconnus, n’eût-il pas déjà su ce qu’ils étaient.
Probablement.
— Tout le monde ne supporte pas la torture, énonça une voix qu’il reconnut pour être celle du sacritor Praecum, en la prosie duquel ils se trouvaient.
— Je la trouve ennuyeuse, répondit Roger en parcourant du regard le village avec ses petites maisons, ses jardinets et ses ruelles.
Des mâts se balançaient doucement derrière les toits. »
Extrait de : G. Keyes. « La dernière reine – Les royaumes d’épines et d’os. »
Le chevalier de sang par Greg Keyes
Fiche de Le chevalier de sang
Titre : Le chevalier de sang (Tome 3 sur 4 – Les royaumes d’épines et d’os)
Auteur : Greg Keyes
Date de parution : 2006
Traduction par : J. Collin
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le chevalier de sang
« En souriant, Robert Dare offrit une rose à Murielle.
— Garde-la, suggéra-t-elle. Elle améliorera peut-être ton odeur.
Robert soupira, en caressant la petite barbe noire qui aiguisait ses traits déjà naturellement fins. Puis la main sur sa poitrine, il fixa son regard ténébreux sur Murielle.
Il paraissait bien plus âgé que les vingt hivers qu’il avait passés dans ce monde, et un infime instant, elle ressentit un lointain élan de sympathie pour cet homme qui avait assassiné son époux et ses filles. Pour ce qu’il était devenu.
Mais quoi que cela pût être, ce n’était pas humain, et sa sympathie fut emportée par une vague de répulsion.
— Aussi charmante qu’à l’habitude, ma chère, dit Robert d’une voix posée. (Son regard se tourna subrepticement vers l’autre femme qui se trouvait avec eux dans la pièce, comme s’il eût été un chat épiant deux souris.) Et comment se porte la belle dame Berrye, aujourd’hui ?
Alis Berrye, la servante et protectrice de Murielle, gratifia Robert d’un sourire cordial.
— Je vais très bien, Altesse.
— Oui, je vois cela, dit Robert.
Il se rapprocha et tendit la main droite pour caresser les boucles brun-roux d’Alis.
La jeune femme ne broncha pas, sauf peut-être pour un léger cillement. De fait, elle était totalement figée. Murielle l’imagina réagissant ainsi à la vue d’une vipère prête à frapper. »
Extrait de : G. Keyes. « Le chevalier de sang – Les royaumes d’épines et d’os. »
Le prince charnel par Greg Keyes
Fiche de Le prince charnel
Titre : Le prince charnel (Tome 2 sur 4 – Les royaumes d’épines et d’os)
Auteur : Greg Keyes
Date de parution : 2004
Traduction par : J. Collin
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le prince charnel
« — J’entends un bruit, murmura Martyn en serrant la bride à son étalon gris pommelé. Et ce n’est pas un bruit naturel.
Le moine plissa ses yeux bleus prédateurs, comme si son regard de braise eût pu dévorer les chênes-fer colossaux et les versants rocheux de la forêt du roi. Ehawk put voir à la position de ses épaules sous sa robe rouge sang que tous les muscles de son corps étaient tendus.
— Sans aucun doute, répondit jovialement sire Oneu. Cette forêt cancane comme une femme rendue moitié folle par l’amour.
Nonobstant son ton, les yeux noirs de sire Oneu étaient sérieux lorsqu’il se tourna pour parler à Ehawk. Comme toujours, Ehawk fut surpris par le visage de son aîné, doux et fuselé, les commissures des yeux creusées par cinquante années de rires. Le chevalier était bien loin de correspondre à sa réputation de guerrier féroce.
— Qu’en dis-tu, mon garçon ? demanda Oneu.
— D’après ce que j’en ai vu, commença Ehawk, frère Martyn peut entendre un serpent respirer de l’autre côté d’une colline. Je n’ai pas une telle ouïe, et pour l’instant n’entends pas grand-chose. Mais sire, c’est en soi étrange. Il devrait y avoir plus de chants d’oiseaux. »
Extrait de : G. Keyes. « Le prince charnel – Les royaumes d’épines et d’os. »
Le roi de bruyère par Greg Keyes
Fiche de Le roi de bruyère
Titre : Le roi de bruyère (Tome 1 sur 4 – Les royaumes d’épines et d’os)
Auteur : Greg Keyes
Date de parution : 2003
Traduction par : J. Collin
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le roi de bruyère
« Le ciel se déchira et la foudre s’abattit à travers ses coutures torses. Avec elle vint une noire neige fondue au goût de fumée, de cuivre et de soufre. Avec elle vint un hurlement comme un souffle des enfers.
Carsek se redressa en tenant ses bandages ensanglantés, en espérant qu’ils suffiraient à maintenir ses entrailles à l’intérieur assez longtemps pour qu’il vît la fin de tout cela, quelle qu’en fût l’issue.
— Il faut qu’elle ordonne très vite la charge, grommela-t-il en se levant, à l’appui du talon de sa lance.
Une main jaillit à la cheville de Carsek :
— Baisse-toi, inconscient, si tu veux vivre jusqu’à la charge.
Carsek jeta un regard à son compagnon, un homme à la cotte de mailles déchirée et sans casque, ses yeux bleus implorant à travers le voile mat de ses cheveux mouillés.
— Toi, reste accroupi, Thaniel, marmonna Carsek. Moi, je me suis accroupi assez longtemps. Quatorze jours que nous croupissons dans ces trous de porcs, à dormir dans notre merde et notre sang. Tu n’entends donc pas ? On se bat, là-devant, et je vais aller voir, j’en serai.
Il se tendit sous la pluie battante, s’efforçant de discerner ce qui se passait. »
Extrait de : G. Keyes. « Le roi de bruyère – Les royaumes d’épines et d’os. »