Catégorie : Livres
Cache-cache par Arthur C. Clarke et Paul Preuss
Fiche de Cache-cache
Titre : Cache-cache (Tome 3 sur 6 – Base Vénus)
Auteur : Arthur C. Clarke et Paul Preuss
Date de parution : 1989
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu
Première page de Cache-cache
« Dare Chin n’avait pas un tempérament inquiet, mais ce soir-là il était nerveux. À cause de la plaque, cette maudite plaque martienne découverte une décennie plus tôt quelque part dans le Nord, à proximité de la calotte glacière. Nul ne savait où, car l’auteur de cette découverte s’était refusé à en parler et un accident de forage lui avait coûté la vie avant qu’il n’ait pu revenir sur sa décision.
La plaque en question n’était en fait qu’un morceau de métal poli tel un miroir et gros comme une assiette, sur lequel avaient été gravées de nombreuses lignes de symboles indéchiffrables. La mise au jour et l’authentification de cet objet apportaient la preuve que des êtres sachant écrire – car tous les experts s’accordaient à dire que ces inscriptions devaient avoir un sens, même s’ils ne pouvaient le trouver – avaient vécu sur Mars un milliard d’années avant que le processus d’évolution de l’espèce humaine n’eût débuté sur Terre.
La précieuse relique était exposée au rez-de-chaussée de l’Hôtel de ville depuis une dizaine d’années ; pas une copie comme l’eût voulu le bon sens, mais l’original. Ce vestige d’un lointain passé était pour l’instant unique dans tout l’univers et cela lui »
Extrait de : A. C. Clarke et P. Preuss. « Base Vénus – Cache-cache. »
Maelström par Arthur C. Clarke et Paul Preuss
Fiche de Maelström
Titre : Maelström (Tome 2 sur 6 – Base Vénus)
Auteur : Arthur C. Clarke et Paul Preuss
Date de parution : 1988
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu
Première page de Maelström
« Le vent balayait l’immense étendue désertique en sifflant et arrachait au sable des aiguilles de glace que des tourbillons de poussière se chargeaient d’emporter au loin. Perchées au sommet de hautes falaises, des gargouilles d’eau gelée semblaient contempler tristement cette morne plaine polaire.
Si l’air était trop ténu pour assurer la sustentation d’une créature vivante, la violence de ses déplacements lui permettait de charrier les petites particules abrasives qui érodaient la roche, de déplacer le sable et de l’entasser en petites dunes, de façonner la glace et la pierre en arches, en contreforts et en buttes. Ce vent avait une vocation de sculpteur.
La cavité qu’il était occupé à creuser dans le sol contenait un objet de métal brillant. Si ce dernier avait été brisé – nul n’aurait pu dire à quelle époque ou en quelles circonstances – rien n’était parvenu à ternir sa surface, lisse comme celle d’un miroir.
Et si des sillons y apparaissaient, ils n’étaient pas attribuables à des causes naturelles. Aucune de ces entailles ne ressemblait à une autre, même si toutes avaient une largeur et une profondeur identiques. Leur tracé était en outre parfaitement recti- »
Extrait de : A. C. Clarke et P. Preuss. « Base Vénus – Maelstrom. »
Point de rupture par Arthur C. Clarke et Paul Preuss
Fiche de Point de rupture
Titre : Point de rupture (Tome 1 sur 6 – Base Vénus)
Auteur : Arthur C. Clarke et Paul Preuss
Date de parution : 1987
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu
Première page de Point de rupture
« — Le mot Sparta évoque-t-il quelque chose de particulier, pour vous ?
La jeune femme assise sur une chaise de pin verni regardait par la haute fenêtre et la clarté blafarde réverbérée par le paysage hivernal dépouillait son visage de toutes ses couleurs.
En attendant une réponse, l’homme qui l’interrogeait tiraillait sa courte barbe poivre et sel et la lorgnait par-dessus ses lunettes. Ce personnage débonnaire installé derrière un bureau de chêne plus que centenaire ne manifestait pas la moindre hâte et semblait avoir l’éternité devant lui.
— Évidemment.
La fille avait un visage ovale, avec des sourcils bien marqués et des yeux bruns. Sous son nez retroussé, l’absence de fard apportait de l’innocence à ses lèvres pleines. Sa chevelure brune qui tombait en mèches raides sur ses joues et sa robe de chambre informe ne parvenait pas à atténuer sa beauté.
— Que signifie-t-il ?
— Quoi ?
— Le mot Sparta. Que représente-t-il pour vous ?
— C’est mon nom. »
Extrait de : A. C. Clarke et P. Preuss. « Base Vénus – Point de rupture. »
Les yeux d’Heisenberg par Frank Herbert
Fiche de Les yeux d’Heisenberg
Titre : Les yeux d’Heisenberg
Auteur : Frank Herbert
Date de parution : 1966
Traduction : E. Carsault, E. Caron-Towins
Editeur : Pocket
Première page de Les yeux d’Heisenberg
« Ils ont dû programmer de la pluie pour ce matin, pensa le docteur Thei Svengaard. La pluie énerve toujours les parents… sans parler de l’effet qu’elle a sur les médecins eux-mêmes…
Une bourrasque d’humidité hivernale ébranla la fenêtre située derrière son bureau. Il se leva pour la calfeutrer, mais un silence anormal risquait d’inquiéter un peu plus les Durant, les parents qu’il devait recevoir ce matin.
Il s’approcha de la fenêtre et observa la circulation intense des passants : les équipes de jour, qui se rendaient à leur travail dans la mégalopole, croisaient les équipes de nuit aspirant à un repos bien gagné. En dépit de l’existence de troglodyte qui était la sienne, les allées et venues de cette foule dégageaient une impression de force et de puissance. La plupart de ces hommes et de ces femmes, Svengaard le savait, étaient des Stéri… Ils étaient stériles, archi-stériles. Ils s’agitaient inlassablement, tous numérotés, pourtant innombrables. »
Extrait de : F. Herbert. « Les yeux d’Heisenberg. »
Les prêtres du psi par Frank Herbert
Fiche de Les prêtres du psi
Titre : Les prêtres du psi
Auteur : Frank Herbert
Date de parution : 1985
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket
Sommaire de Les prêtres du psi
- Les prêtres du psi
- Les marrons du feu
- La course du rat
- Délicatesses de terroristes
- La drôle de maison sur la colline
- Le rien-du-tout
Première page de Les prêtres du psi
« A l’instant précis où, mettant le pied sur la rampe d’accès baignée par la chaude lumière du soleil d’Amel, Orne échappa à la protection des boucliers de l’engin de transport, il fut assailli par la puissance de l’environnement psi. Il eut l’impression d’être prisonnier d’un extraordinaire champ magnétique. Il se cramponna à la rampe comme en proie à un étourdissement et baissa les yeux sur l’étendue luisante de tribéton du spatioport, deux cents mètres plus bas. Des ondes de chaleur en faisaient vibrer la surface étincelante, transformant l’air en étuve jusqu’à sa hauteur. Il n’y avait pas un souffle alentour, mais en lui-même, c’étaient des tourbillons de champs de force psi qui se déchaînaient contre ses sens nouvellement éveillés.
Les technos qui avaient entraîné Orne à l’utilisation des détecteurs psi implantés dans sa chair lui avaient donné un petit avant-goût de cette sensation dans leur laboratoire de Marak, mais cela n’avait »
Extrait de : F. Herbert. « Les Prêtres Du Psi. »
Les fabricants d’Eden par Frank Herbert
Fiche de Les fabricants d’Eden
Titre : Les fabricants d’Eden
Auteur : Frank Herbert
Date de parution : 1968
Traduction : M. Lebailly
Editeur : J.-C. Lattès
Première page de Les fabricants d’Eden
« Rempli de sombres pressentiments et soumis aux pires tensions qu’un Chem adulte ait jamais supportées, Kelexel, l’Investigateur, plongea dans l’océan où se tenait caché l’historia-nef. Son véhicule fusiforme se fraya un passage au-delà de la barrière qui se dressait, telle une rangée de pattes d’insecte, au cœur de la pénombre verte, et se posa sur la grande et grise plate-forme d’atterrissage.
Arrivaient et décollaient à l’entour les disques et les sphères des équipes de travail dont les lumières jaunes palpitaient. Là-haut, à la surface, c’était le petit matin et Fraffin le Directeur, au cœur de sa nef, composait une histoire.
Etre ici, pensa Kelexel. Etre réellement sur le monde de Fraffin.
Il avait l’impression de connaître intimement ce monde – toutes ces heures passées devant le senso-total, à contempler les histoires que Fraffin racontait, se déroulèrent devant ses yeux. Les données de base indispensables à sa mission, lui avait-on dit. »
Extrait de : F. Herbert. « Les Fabricants d’Eden. »
Le preneur d’âmes par Frank Herbert
Fiche de Le preneur d’âmes
Titre : Le preneur d’âmes
Auteur : Frank Herbert
Date de parution : 1972
Traduction : P. Berthon
Editeur : Pocket
Première page de Le preneur d’âmes
« Quand le père du garçon arriva au camp de Six Rivers, on lui montra un certain nombre de choses que l’on eût peut-être pas exhibées pour une personnalité de moindre importance. Mais le père, on le sait, était Howard Marshall, et cela signifiait le département d’État et ses relations avec des personnages influents à Washington, D.C. ; alors on lui montra la déposition du professeur et les entretiens avec les moniteurs du camp, ce genre de chose. Marshall vit, bien entendu, le soi-disant avis d’enlèvement et les coupures de journaux que les hommes du F.B.I. avaient apportés au camp le matin même.
Marshall se montra à la hauteur de la situation. Il s’exprima avec la clarté et la mesure de quelqu’un pour qui crises et décisions forment la trame de l’existence. En réponse à une question, il déclara : »
Extrait de : F. Herbert. « Le preneur d’ames. »
Le livre d’or par Frank Herbert
Fiche de Le livre d’or
Titre : Le livre d’or de la science-fiction
Auteur : Frank Herbert
Date de parution : 1976
Traduction : D. Abonyi, C. Meistermann, P. Billon
Editeur : Pocket
Sommaire de Le livre d’or
- Opération musikron
- Les primitifs
- Etranger au paradis
- Chant nuptial
- L’oeuf et les cendres
- Semence
- Passage pour piano
- Vous cherchez quelque chose ?
- Forces d’occupation
- L’effet M. G.
- Le syndrome de la Marie-Céleste
- La bombe mentale
Première page d’Opération Musikron
« HONOLULU est apaisée ; les morts ont été enterrés, les décombres des bâtiments, évacués. Un bateau de sauvetage se balance au gré des flots du Pacifique, au large de Diamond Head. Des plongeurs suivent une tramée de bulles au fond des eaux vertes, dans la direction de l’épave du spatiotrain de stateside. Ce sont les effets du Syndrome de Brouillage. À terre, dans des bâtiments militaires récupérés, des psychologues travaillent vainement dans les séquelles de l’aliénation. C’est là que le Syndrome de Brouillage a frappé pour la première fois : en une seconde, une cité tranquille était atteinte de folie furieuse.
Neuf villes contaminées en quarante jours.
Par la Peste Noire du XXe siècle.
SEATTLE
D’abord un tintement dans les oreilles, puis un son flûté qui se transforma en un sifflement, lequel devint le hurlement de sirène d’un train de cauchemar qui traversait son rêve en grondant et en cliquetant. »
Extrait de : F. Herbert. « Le livre d’or de la science fiction. »
Le dragon sous la mer par Frank Herbert
Fiche de Le dragon sous la mer
Titre : Le dragon sous la mer
Auteur : Frank Herbert
Date de parution : 1956
Traduction : P. Chwat
Editeur : Presses Pocket
Première page de Le dragon sous la mer
« La WAVE blonde assise à la réception éloigna de sa bouche le micro la reliant à une machine à écrire acoustique, se pencha sur l’interphone.
« L’enseigne Ramsey est arrivé, monsieur », dit-elle.
Elle se redressa, leva les yeux sur l’officier roux debout près de son bureau. Son col portait au-dessus des initiales P.B. – Bureau Psychologique – le zigzag de spécialiste en électronique. L’homme était grand, la tête ronde, l’aspect doux et mou des gens trop gros. Son visage rosé était piqueté de taches de rousseur qui lui donnaient l’air d’un Tom Sawyer adulte.
« L’amiral met généralement un certain temps à répondre », dit la réceptionniste.
Ramsey acquiesça de la tête, regarda la porte placée derrière elle. En lettres d’or sur un épais panneau de chêne : SALLE DE CONFÉRENCE – Sec. I. Sécurité, Premier Bureau. Couvrant le brouhaha provenant de cette pièce, il distinguait le claquement de dents d’un perturbateur de détection. Les questions qu’il ne pouvait en aucune circonstance éviter de se poser à son propre sujet, les doutes qui »
Extrait de : F. Herbert. « Le dragon sous la mer. »
Le cerveau vert par Frank Herbert
Fiche de Le cerveau vert
Titre : Le cerveau vert
Auteur : Frank Herbert
Date de parution : 1966
Traduction : J. Huet
Editeur : Le Masque
Première page de Le cerveau vert
« On l’aurait facilement pris pour le fruit des amours clandestines d’un Indien guarani et de la fille d’un colon de l’intérieur. Une sertanista qui aurait « mangé le fer », comme on dit dans le pays des demoiselles qui se prêtent à l’amour à travers les jalousies de fer forgé de leur balcon, pour oublier les interdits pesants du système de l’ encomendero.
Son aspect frisait la perfection mais, quand il traversait l’une des clairières profondes dont la jungle est trouée, il lui arrivait de se laisser aller.
Sa peau tirait alors vers le vert pour se fondre dans le fouillis de lianes et de feuillages, et la chemise gris poussière, les pantalons loqueteux, les sandales de cuir brut à la semelle taillée dans un vieux pneu, aussi inévitables que le chapeau de paille effiloché, en devenaient étrangement fantomatiques. »
Extrait de : F. Herbert. « Le Cerveau Vert. »