Catégorie : Livres
L’age noir de la Terre par Jimmy Guieu

Fiche de L’age noir de la Terre
Titre : L’age noir de la Terre (Tome 2 sur 2 – Opération Ozma)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1962
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’age noir de la Terre
« L’astronef géant réduisit considérablement sa vitesse à l’approche de la Terre dont le halo atmosphérique, ponctué de formations nuageuses, tamisait les contrastes de sa surface bistre et bleue. En son milieu, l’engin de forme pyramidale était ceinturé par un énorme cercle translucide qui, lors de la décélération, prit une coloration orangée.
D’une taille légèrement inférieure à celle des Terriens, trois Xluongs occupaient les sièges pivotants du poste de pilotage. Seul leur aspect corporel autorisait une comparaison avec la morphologie humaine. Leur tête était massive, avec un crâne plat sans le moindre cheveu ni duvet ; leur faciès mongoloïde déconcertait avec ce nez proéminent, busqué ; quant à leur peau, d’une blancheur d’albâtre, elle luisait avec des reflets livides sous la lumière crue des réflecteurs alvéolaires du plafond. De longues mains aux doigts spatulés contrastaient avec leurs membres, courts et épais, laissés à découvert par leur short noir et leur jaquette grise, sans manche. »
Extrait de : J. Guieu. « L’Âge noir de la terre – Opération Ozma. »
Opération Ozma par Jimmy Guieu

Fiche de Opération Ozma
Titre : Opération Ozma (Tome 1 sur 2 – Opération Ozma)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1962
Editeur : Plon
Première page de Opération Ozma
« L’immeuble de l’Evening Star Radio and TV Broadcasting Co, surplombait de ses dix-neuf étages le parc de Soapstone Valley, près du centre de Washington. Ce parallélogramme de béton, aux innombrables baies dessinant un canevas de lumières laiteuses, s’élevait à l’angle de Connecticut Avenue et de Yuma Street et comptait parmi les « grands » édifices de la capitale fédérale américaine. En effet, à l’inverse de New York, Chicago ou San Francisco, Washington ne possède pas de véritables géants. Aussi, par cette froide soirée hivernale, la ville enneigée offrait-elle quelque (vague) ressemblance avec une métropole européenne.
Au 19e et dernier étage du building, les studios de télévision de l’Evening Star, douillettement chauffés par des climatiseurs, soigneusement isolés de la bruyante circulation de Connecticut Avenue, pouvaient se comparer à un havre de paix dont le faible ronronnement des caméras électroniques troublait à peine la quiétude. »
Extrait de : J. Guieu. « Opération Ozma. »
Cité Noé n°2 par Jimmy Guieu

Fiche de Cité Noé n°2
Titre : Cité Noé n°2 (Tome 3 sur 3 – Le règne des mutants)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1957
Editeur : Plon
Première page de Cité Noé n°2
« Le lac Mackay scintillait comme une turquoise au cœur du grand désert de sable australien. A l’est et au sud, le territoire brûlé par le soleil faisait place aux monts Mac Donne !, rocaille désertique aux formes torturées. A l’ouest et au nord du lac — sur les rives duquel poussaient d’étranges végétaux rabougris d’un mauve bleuâtre — le sable jaune et ocre s’étendait à perte de vue.
A 5 miles au nord du lac Mackay, un édifice insolite rompait l’uniformité désolée. Semblant émerger du sable, une formidable coupole transparente d’un diamètre de trois mille cinq cents mètres dressait sa masse haute d’environ cinq cents mètres. Le pouvoir réfléchissant de sa surface polie était tel qu’on ne pouvait, de loin, distinguer qu’un hémisphère de lumière aveuglante. Tranchant sur la morne étendue ocre du désert et se détachant sur le bleu limpide du ciel, la chose aurait pu faire songer à un monstrueux champignon de cristal planté dans un décor surréaliste. »
Extrait de : J. Guieu. « Cité Noé N°2 – Le règne des mutants. »
Le règne des mutants par Jimmy Guieu

Fiche de Le règne des mutants
Titre : Le règne des mutants (Tome 2 sur 3 – Le règne des mutants)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1957
Editeur : Plon
Première page de Le règne des mutants
« Aux aguets, Perry Jenkins prêtait l’oreille, tapi dans les buissons. Son ouïe, très développée, avait perçu un bruit de pas encore fort éloigné. Il rampa jusqu’à un éperon rocheux surplombant l’Hudson, se coula dans une large fissure et, les sens en éveil, attendit. Dans sa ceinture d’écorce était passé un long poignard au manche en os.
La nuit tombait et Jenkins n’avait pas très chaud sous le blouson de cuir élimé qui recouvrait son torse d’adolescent athlétique. Son short en toile plastifiée était déchiré, usé. Au hasard de sa route, à travers les cités en ruine éloignées des zones encore peuplées, peut-être découvrirait-il des vêtements en plastex imputrescible, sous les décombres d’un magasin, par exemple, ou d’une maison qui aurait pu échapper aux investigations de ses semblables… ou des autres ?
En plus des vêtements, il lui fallait des vivres. Le sac grossier qu’il portait dans son dos ne contenait plus que des fruits secs, un morceau de viande fumée et une ligne en nylon avec
quelques hameçons de rechange. La pêche, bientôt, constituerait son unique ressource. L’Hudson, plus en aval, était-il poissonneux ? »
Extrait de : J. Guieu. « Le règne des Mutants. »
La mort de la vie par Jimmy Guieu

Fiche de La mort de la vie
Titre : La mort de la vie (Tome 1 sur 3 – Le règne des mutants)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1957
Editeur : Vaugirard
Première page de La mort de la vie
« L’aérogare de Moscou était grouillante de monde. Au bar, dans l’immense hall aux murs en plexiglas laissant voir les pistes d’envol, de nombreux touristes soviétiques, français, américains ou anglais bavardaient bruyamment, écoutant avec plus ou moins d’attention les consignes et messages sans cesse déversés dans les haut-parleurs par un speaker polyglotte.
Les accords internationaux bannissant l’emploi — même expérimental — des bombes atomiques n’avaient, certes pas, supprimé les frontières, mais ils avaient cependant permis un rapprochement des peuples. Cette mise hors-la-loi des armes atomiques, nul ne l’ignorait, avait été à l’origine motivée plus par la crainte des effets radioactifs que par un souci de fraternité. Une autre raison, non moins sérieuse, avait été déterminante dans cette décision : les sanglantes insurrections qui, dans tous les pays, avaient succédé à l’expérimentation désastreuse de la tristement « fameuse » super-bombe au platino-palladium. La censure avait été impuissante à cacher efficacement l’action pernicieuse des torrents de radiations déversés sur le monde par cette explosion diabolique. »
Extrait de : J. Guieu. « La mort de la vie – Le règne des mutants. »
Prisonniers du passé par Jimmy Guieu

Fiche de Prisonniers du passé
Titre : Prisonniers du passé (Tome 12 sur 12 – Jean Kariven)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1956
Editeur : Plon
Première page de Prisonniers du passé
« Le Boeing qui transportait la Commission Internationale d’Etudes déléguée par le CMRS (Centre Mondial de la Recherche Scientifique) avait décollé de Tokyo, à 10 h
30, heure locale, à destination de Nagasaki.
Ce 9 août 1982, soit exactement trente-sept ans après la destruction de Nagasaki par la seconde bombe atomique, l’ONU et le CMRS envoyaient sur les lieux une équipe de chercheurs de diverses nationalités. Durant quinze jours, ils se consacreraient à l’étude systématique des éventuelles altérations génétiques et manifestations récurrentes observées sur les descendants directs des survivants atteints jadis par les radiations.
A bord du Boeing, et sous la conduite du docteur Saïgo Kato, tératologiste japonais de renommée mondiale, avaient pris place le docteur Jean Kariven, anthropologue ; Michel Dormoy, géophysicien et Robert Angelvin, ethnographe, représentant la délégation française. »
Extrait de : J. Guieu. « Prisonniers du passé – Jean Kariven. »



