Catégorie : Livres
Les profondeurs furieuses par G. Benford
Fiche de Les profondeurs furieuses
Titre : Les profondeurs furieuses (Tome 5 sur 5 – Le Centre galactique)
Auteur : G. Benford
Date de parution : 1994
Traduction : G. Abadia
Editeur : Le livre de poche
Première page de Les profondeurs furieuses
« LE CENTRE VÉRITABLE
Toby regardait son père en train d’arpenter la coque.
Killeen offrait l’aspect d’une silhouette argentée à la combinaison réglée de manière à refléter le plus de rayonnement possible. Un homme-miroir. La lumière fluide glissait sur lui tandis qu’il avançait, elle miroitait avec la phosphorescence des étoiles ou d’un gaz. Toby suivait sa progression à grands pas sous la forme d’une distorsion ondoyante contre le fond stellaire majestueux.
— P’pa ! l’appela-t-il sur la bande comm de sa combinaison-peau.
— Hein ? Oh… (La voix surprise de Killeen lui parvenait par-dessus les crépitements de la liaison comm.) Qu’est-ce que tu fais là, toi ? »
Extrait de: G. Benford. « Le Centre galactique – Les profondeurs furieuses. »
Marées de lumière par G. Benford
Fiche de Marées de lumière
Titre : Marées de lumière (Tome 4 sur 5 – Le Centre galactique)
Auteur : G. Benford
Date de parution : 1982
Traduction : H. Collon
Editeur : Le livre de poche
Première page de Marées de lumière
« L’ÉTOILE D’ABRAHAM
Le Cap’taine aimait arpenter la coque.
Nulle part il ne se sentait aussi seul. À l’intérieur de l’Argo régnait en permanence le bruissement incessant d’une humanité confinée depuis deux ans dans les entrailles exiguës, quoique généralement jugées confortables, d’un vaisseau spatial.
Pis, à l’intérieur il était toujours susceptible d’être dérangé. La Famille avait fini par comprendre qu’on devait le laisser tranquille pendant les premières heures de la matinée ; cela, il le leur concé »
Extrait de : G. Benford. « Le Centre galactique – Marées de lumière. »
La grande rivière du ciel par G. Benford
Fiche de La grande rivière du ciel
Titre : La grande rivière du ciel (Tome 3 sur 5 – Le Centre galactique)
Auteur : G. Benford
Date de parution : 1982
Traduction : H. Collon
Editeur : Le livre de poche
Première page de La grande rivière du ciel
« LA CALAMITÉ
Killeen parcourait les ruines immenses.
Épuisé, il progressait au milieu d’un enchevêtrement de poutrelles brisées, de plafonds effondrés, de gravats, de pierres et de meubles fracassés.
La respiration sifflante, il criait le nom de son père :
« Abraham ! »
Le nom fut emporté par le murmure glacial du vent. De feux crépitants s’échappaient des bouillonnements de fumée qui ruisselaient autour de lui et donnaient à l’air une apparence liquide, instable.
Devant lui s’étalait la Citadelle, dévalant le vaste flanc bosselé de la colline. Le dédale des rues effon »
Extrait de : G. Benford. « Centre Galactique – La Grande Riviere du Ciel. »
A travers la mer des soleils par G. Benford
Fiche d’A travers la mer des soleils
Titre : A travers la mer des soleils (Tome 2 sur 5 – Le Centre galactique)
Auteur : G. Benford
Date de parution : 1984
Traduction : W. O. Desmond, G. Goullet
Editeur : Le livre de poche
Première page d’A travers la mer des soleils
« Les réacteurs se déchaînent, poussent le vaisseau à la limite même de la vitesse de la lumière. Ses gorges magnétiques rident l’immaculé du champ dipolaire.
— flèche qui déchire le noir –
— vapeurs d’échappement blanc bleuté de l’hydrogène sifflant –
— astéroïde grisâtre monté sur un chalumeau hurlant –
Il aspire les poussières interstellaires. Mitonne un cocktail d’isotopes. Et recrache derrière lui, jet d’ultraviolets qui se perd dans les abysses.
À l’intérieur, Nigel Walmsley dégustait des huîtres.
Le dernier vin, pensa-t-il, morose, les yeux fixés sur le fond du verre. C’était exact. Personne n’avait apporté plus d’une bouteille avec lui, et les réserves s’étaient épuisées au cours des deux dernières années. »
Extrait de : G. Benford. « Le Centre galactique – A travers la mer des soleils. »
Dans l’océan de la nuit 2 par G. Benford
Fiche de Dans l’océan de la nuit 2
Titre : Dans l’océan de la nuit 2 (Tome 1 sur 5 – Le Centre galactique)
Auteur : G. Benford
Date de parution : 1978
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Denoël
Première page de Dans l’océan de la nuit 2
« Tout se passa en un éclair, divisant sa vie en deux parties bien distinctes.
L’instant d’avant, elle était en train de planer en toute sérénité au-dessus du paysage lunaire tourmenté. Elle était distraite et préparait son mouvement suivant tout en mâchant des raisins secs sucrés. Son appareil décrivait une série d’ellipses tangentielles, tandis que, globe de cristal resplendissant, se levait la Terre à l’horizon tourmenté de la Lune.
Il y eut un coup violent qu’elle ressentit plus qu’elle ne l’entendit. L’horizon s’inclina sous un angle insensé ; elle fut projetée contre son harnais, et l’appareil se mit à tomber.
Sa planchette à dessin partit en tourbillonnant, et il y eut le grincement du métal contre le métal. L’appareil n’était plus contrôlé. Elle s’empara du manche à balai et commença à pianoter sur le clavier des moteurs. Ceux de droite étaient morts. Une partie de ceux de gauche réagissaient ; elle les poussa au maximum. Quelque chose faisait un bruit de ferraille, comme si des pièces étaient à moitié détachées. L’appareil fit une embardée vers l’avant, et le harnais s’enfonça dans ses épaules. »
Extrait de : G. Benford. « Le Centre galactique – Dans l’océan de la nuit 2. »
Dans l’océan de la nuit 1 par G. Benford
Fiche de Dans l’océan de la nuit 1
Titre : Dans l’océan de la nuit 1 (Tome 1 sur 5 – Le Centre galactique)
Auteur : G. Benford
Date de parution : 1978
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Denoël
Première page de Dans l’océan de la nuit 1
« C’est grâce à son ombre qu’il découvrit la montagne volante.
Un brouillard tourbillonnant de poussière voilait le soleil sur l’avant et Nigel aperçut Icare pour la première, fois sous la forme de la pointe effilée d’un doigt d’ombre noyé dans le nuage.
« J’ai trouvé le noyau, dit-il par radio. Il est solide.
— En es-tu bien sûr ? » répondit Len. Sa voix, lointaine et faible, se détachait mal sur les crachouillis du bruit de fond, alors que le Dragon, le module de commande, ne se trouvait qu’à un millier de kilomètres de là.
« Oui. Il y a un truc fichtrement gros qui se découpe en ombre chinoise dans la poussière et la virgule dessinée par la queue.
— Je communique avec Houston. De retour dans une seconde, mon vieux. »
Extrait de : G. Benford. « Le Centre galactique – Dans l’océan de la nuit 1. »
Protecteur par Larry Niven
Fiche de Protecteur
Titre : Protecteur
Auteur : Larry Niven
Date de parution : 1973
Traduction : R. Latour
Editeur : Albin Michel
Première page de Protecteur
« Il était assis devant un cercle de deux mètres cinquante de twing clair, sans quitter des yeux un panorama qui n’avait rien de très passionnant.
Dix ans plus tôt, ces étoiles-là avaient été un saupoudrage de points rouge mat dans son sillage. Lorsqu’il avait pu les regarder de face, elles luisaient d’un éclat bleu diabolique, assez puissant pour lui permettre de lire. Vues latéralement, les plus grosses s’étaient nettement aplaties. Mais à présent elles n’étaient plus que des points blancs éparpillés sur un ciel presque tout noir. C’était un ciel de solitude. Des nuages de poussière cachaient la splendeur flamboyante de la patrie.
La lumière au centre du panorama n’était pas une étoile. Grande comme un soleil et sombre en son centre, elle brillait avec une force capable de perforer une rétine d’homme. C’était la lueur d’un statoréacteur Bussard à une douzaine de kilomètres. À quelques années d’intervalle, Phssthpok passait un peu de temps à observer le jet du propulseur, rien que pour vérifier sa régularité. Une fois, il avait repéré une lente oscillation périodique assez tôt pour empêcher son vaisseau de devenir une minus- »
Extrait de : L. Niven. « Protecteur. »
Le monde des Ptavvs par Larry Niven
Fiche de Le monde des Ptavvs
Titre : Le monde des Ptavvs
Auteur : Larry Niven
Date de parution : 1974
Traduction : J. Polanis
Editeur : Opta
Première page de Le monde des Ptavvs
« Un instant s’écoula. Cet instant – si court qu’on n’était jamais parvenu à le mesurer et pourtant toujours beaucoup trop long – durant lequel chaque esprit dans l’univers, chaque esprit qui avait jamais existé ou qui existerait jamais, semblait lui hurler ses émotions les plus profondes.
Puis ce fut fini. Les étoiles avaient changé à nouveau.
Même pour Kzanol, pourtant bon astrogateur, il était vain de vouloir, ne serait-ce que par une approximation fort imprécise, tenter d’estimer la position actuelle du vaisseau. À 0,93 lumière, vitesse à laquelle la masse moyenne de l’univers devient assez grande pour permettre l’entrée dans l’hyperespace, les étoiles devenaient méconnaissables. En avant, elles flamboyaient d’un blanc bleuté douloureux. En arrière, elles étaient d’un rouge terne, comme des braises éparpillées. »
Extrait de: L. Niven. « Le monde des Ptavvs. »
Un monde hors du temps par Larry Niven
Fiche d’Un monde hors du temps
Titre : Un monde hors du temps
Auteur : Larry Niven
Date de parution : 1976
Traduction : F. Serph, G. H. Gallet
Editeur : Albin Michel
Première page d’Un monde hors du temps
« Fonceur
Il était une fois un homme mort.
Il attendait depuis deux cents ans à l’intérieur d’un cercueil convenablement étiqueté dont l’enveloppe extérieure renfermait de l’azote liquide. Il y avait des nodules cancéreux congelés un peu partout dans son corps glacé. Il avait été très atteint.
Il attendait que la science médicale découvre un traitement.
Il avait attendu en vain. Presque tous les cancers pouvaient être soignés à l’heure actuelle, mais il n’existait aucun traitement pour les billions de parois cellulaires rompues par l’augmentation volumique des cristaux de glace. Il avait été informé du risque qu’il courait. Il avait joué le jeu. Pourquoi pas ? Il allait mourir.
Les caveaux contenaient plus d’un million de ces corps congelés. Pourquoi pas ? Ils allaient mourir. »
Extrait de : L. Niven. « Un monde hors du temps. »
Nouvelles de l’espace connu par Larry Niven
Fiche de Nouvelles de l’espace connu
Titre : Nouvelles de l’espace connu
Auteur : Larry Niven
Date de parution : 1971
Traduction : P. Billon, B. Martin, Y. Hersant, F. Truchaud
Editeur : Galaxie / Opta
Sommaire de Nouvelles de l’espace connu
- Les guerriers
- Jusqu’au fond de l’univers
- L’étoile invisible
- Jusqu’au coeur
- L’arme molle
Première page de Les guerriers
« — « Ils nous ont vu arriver, j’en suis certain, réitéra l’officier des technologies étrangères. Voyez-vous cet anneau, commandant ? »
L’image argentée du vaisseau ennemi occupait presque toute la surface de l’écran vidéo. Elle se présentait sous la forme d’un vaste et large anneau encerclant un axe cylindrique, comparable à un crayon, flottant au centre d’un bracelet de platine. Un engin empenné saillait de l’extrémité pointue du corps axial. Des lettres anguleuses étaient tracées le long du cylindre, dont la forme ne rappelait en rien les points et virgules de l’écriture kzinti.
— « Bien entendu, je le vois, » répondit le commandant.
— « Il se trouvait en rotation lorsque nous l’avons repéré pour la première fois. Il s’est immobilisé lorsque nous sommes parvenus à moins de trois cent mille kilomètres, et il n’a pas bougé depuis. »
Le commandant remua la queue d’avant en arrière, doucement, pensivement, comme une lanière rose.
— « Vous me rendez perplexe, », dit-il « S’ils sont avertis de notre présence, pourquoi n’ont-ils pas essayé de s’esquiver ? Seraient-ils tellement cer »
Extrait de : L. Niven. « Nouvelles de l’espace connu. »