Catégorie : Livres

 

Petits arrangements avec l’histoire par Jodi Taylor

Fiche de Petits arrangements avec l’histoire

Titre : Petits arrangements avec l’histoire (Tome 7 sur 14 – Les chroniques de St Mary)
Auteur : Jodi Taylor
Date de parution : 2015
Traduction : C. Colin Kapen
Editeur : Editions Hervé Chopin

Première page de Petits arrangements avec l’histoire

« Je n’ai jamais été très à cheval sur les règles. Elles ne semblent pas s’appliquer à moi. J’ai perdu le compte de toutes les fois où j’ai été convoquée dans un bureau pour subir des sermons souvent interminables. À ma décharge, je n’entraîne généralement dans mes frasques personne d’autre que moi-même.

Mais pas cette fois. Cette fois, j’étais dans un sérieux pétrin. Cette fois, j’avais commis une faute réellement grave. Qu’importe si je pensais que c’était pour la meilleure des raisons possibles. Cette fois, j’étais vraiment allée trop loin.

Je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même. Il n’y a pas très longtemps, le Dr Bairstow, qui voyait toujours bien plus loin que quiconque à St Mary, avait essayé de me mettre en garde, prononçant cette phrase dont je me souviens encore : « Vous devez faire attention, Max. Très attention. Vous commencez à flirter dangereusement avec les limites de l’acceptable. À partir de là, il ne suffit que d’un minuscule pas dans la mauvaise direction pour franchir cette limite. Vous avez fait la mauvaise chose pour une bonne raison. Je vous conseille d’être, dans le futur, très, très prudente. »

Extrait de : J. Taylor. « Petits arrangements avec l’Histoire – Les chroniques de St Mary. »

En cas de problème par Jodi Taylor

Fiche de En cas de problème

Titre : En cas de problème (Tome 6 sur 14 – Les chroniques de St Mary)
Auteur : Jodi Taylor
Date de parution : 2015
Traduction : C. Colin Kapen
Editeur : Editions Hervé Chopin

Première page de En cas de problème

« Je pense être l’une des personnes les plus privilégiées au monde. Faire ce que je fais, aller où je vais, voir ce que je vois : c’est un privilège merveilleux, unique, qui ne devrait jamais être tenu pour acquis.

Cependant, de grands privilèges impliquent de grandes responsabilités. Cela ne figure nulle part dans nos contrats, mais c’est une évidence qu’aucun d’entre nous n’ignore. En cas de problème, c’est à nous que reviendrait la responsabilité d’y remédier. À nous seuls. Nous le savons. Nous savons que c’est l’unique raison pour laquelle l’Histoire nous permet de faire ce que nous faisons.

Et si nous ne réagissons pas – si nous ne réparons pas les dégâts que nous avons causés – alors quelqu’un le fera à notre place. Et peut-être à nos dépens.

Aussi, lorsque nous pourchassons un fanatique armé d’un pistolet qui s’est mis en tête de changer le cours de l’Histoire, qu’importe si nous risquons d’y laisser notre vie. Car si nous ne faisons rien, nous y laisserons notre vie à coup sûr. »

Extrait de : J. Taylor. « Les Chroniques de St Mary – En cas de problème. »

Hier ou jamais par Jodi Taylor

Fiche de Hier ou jamais

Titre : Hier ou jamais (Tome 5 sur 14 – Les chroniques de St Mary)
Auteur : Jodi Taylor
Date de parution : 2015
Traduction : C. Colin Kapen
Editeur : Editions Hervé Chopin

Première page de Hier ou jamais

« J’ai toujours trouvé curieux qu’un édifice aussi ancien que celui de St Mary ne soit hanté par aucun fantôme.

Pas de moine sans tête ni de dame grise, ni d’ombre sinistre qui hante les couloirs en énonçant des prophéties à vous glacer le sang au sujet de vengeance et de châtiment – hormis le Dr Bairstow lorsqu’il distribue son formulaire de « Retenues sur salaires pour détérioration de matériel », naturellement.

Si bien que lorsque Markham a affirmé avoir vu un fantôme, nul ne l’a cru.

Et puis ça a recommencé.

Et encore.

Et encore. Sans que personne ne voie jamais rien. Personne à l’exception de Markham, qui faisait irruption dans mon bureau, agité comme jamais, en baragouinant des inepties au sujet d’un revenant qu’il était le seul à voir. »

Extrait de : J. Taylor. « Hier ou jamais – Les chroniques de St Mary. »

Une trace dans le temps par Jodi Taylor

Fiche de Une trace dans le temps

Titre : Une trace dans le temps (Tome 4 sur 14 – Les chroniques de St Mary)
Auteur : Jodi Taylor
Date de parution : 2015
Traduction : C. Colin Kapen
Editeur : Editions Hervé Chopin

Première page de Une trace dans le temps

« Et me revoilà en train de fuir.

J’avais passé toute ma putain de vie à fuir.

Au fil des ans, j’avais fui Jack l’Éventreur, des dinosaures assoiffés de sang, des soldats assyriens, une horde de citoyens de Cambridge déterminés à me faire inculper de vol de miroir et de sorcellerie… Je pourrais continuer longtemps, mais vous voyez le tableau. J’ai fui tous les ennemis possibles et imaginables. Avec plus ou moins de succès.

Mais ce que je veux dire, c’est que j’ai toujours su ce que je fuyais. Je savais rarement ce qui m’attendait au bout de ma course – je suis historienne, nous ne voyons jamais si loin dans le futur – mais je savais en général ce qui me pourchassait.

Malheureusement, cette fois, ce n’était pas le cas. Cette fois, je courais comme si j’avais le diable aux trousses et je ne savais même pas pourquoi. »

Extrait de : J. Taylor. « Les chroniques de St Mary – Une trace dans le temps. »

Une seconde chance par Jodi Taylor

Fiche de Une seconde chance

Titre : Une seconde chance (Tome 3 sur 14 – Les chroniques de St Mary)
Auteur : Jodi Taylor
Date de parution : 2015
Traduction : C. Colin Kapen
Editeur : Editions Hervé Chopin

Première page de Une seconde chance

« Troie est tombée.

C’est ce qu’on lit dans tous les récits depuis Homère. Juste trois mots. Une formule courte et impersonnelle. Troie est tombée. Des mots qui ne traduisent en rien le carnage, la brutalité, la souffrance et l’horreur qui accompagnent inévitablement la fin d’une guerre longue de dix ans et la chute d’une grande civilisation.

Car j’y étais. Sur le sable imbibé de sang, parmi les Troyennes attendant sur le rivage d’être chargées tel du bétail sur un bateau, le regard vide, abasourdies par le choc et le chagrin.

J’y étais.

J’ai vu des nouveau-nés arrachés à des mères pleurant déjà la mort de leur mari, de leurs fils, de leurs frères. Certains étaient empalés au bout d’une lance. D’autres étaient jetés sur le sable ou dans les vagues, sur lesquelles ils dansaient en hurlant pendant quelques secondes avant de disparaître sous la surface. De temps en temps, une femme trouvait la force de se débattre et un combat perdu d’avance commençait. Le long du rivage, des hommes marchaient à grands pas, jurant, poussant, frappant. Impatients de restaurer l’ordre, de se partager le butin et de mettre les voiles. »

Extrait de : J. Taylor. « Les Chroniques de St Mary – Une seconde chance. »

D’écho en échos par Jodi Taylor

Fiche de D’écho en échos

Titre : D’écho en échos (Tome 2 sur 14 – Les chroniques de St Mary)
Auteur : Jodi Taylor
Date de parution : 2013
Traduction : C. Colin Kapen
Editeur : Editions Hervé Chopin

Première page de D’écho en échos

« Un des aspects les plus excitants de notre travail est la possibilité qui nous est offerte, en supposant que nous ayons la chance de vivre assez longtemps, de choisir notre dernier saut.

Un de ses aspects les plus frustrants est que, jusqu’à présent, personne n’a vécu assez longtemps pour choisir son dernier saut.

Le dernier saut est censé être une récompense, un moment paisible, la possibilité de vivre un de ses événements historiques préférés – visiter Azincourt peut-être, ou voir Antoine et Cléopâtre descendre le Nil en bateau, ou encore entendre Élisabeth Ire s’adresser à ses troupes à Tilbury. Être témoin d’un événement clé de l’Histoire que l’on aura choisi. Réaliser un rêve, une ambition.

Pour résumer, c’est supposé être une expérience agréable.

Nous ne sommes pas censés être entraînés dans un tourbillon cauchemardesque de sang, de douleur et de terreur.

Nous ne sommes pas censés assister à des scènes de carnage, mutilation, décapitation, ni nous faire arracher la moitié du visage.

Nous ne sommes pas censés mourir dans une capsule inondée de sang, piégés avec un monstre pour l’éternité.

Nous ne sommes pas censés devoir abréger les souffrances de notre meilleure amie, dont le corps lacéré jusqu’à l’os gît sous nos yeux horrifiés.

Nous ne sommes pas censés être abandonnés sans le moindre espoir de revoir un jour le soleil.

Nous ne sommes pas censés vivre quoi que ce soit de ce genre. »

Extrait de : J. Taylor. « Les Chroniques de St Mary – D’Echo en Echos. »

Un monde après l’autre par Jodi Taylor

Fiche de Un monde après l’autre

Titre : Un monde après l’autre (Tome 1 sur 14 – Les chroniques de St Mary)
Auteur : Jodi Taylor
Date de parution : 2013
Traduction : C. Colin Kapen
Editeur : Editions Hervé Chopin

Première page de Un monde après l’autre

« Il y a deux moments dans ma vie où tout a changé. Des moments où les choses auraient pu aller dans un sens ou dans l’autre. Des moments où j’ai dû faire un choix.
Le premier a eu lieu lorsque, après une nouvelle journée de turbulences à l’école, je me tenais devant ma professeure principale, Mme de Winter. J’avais employé la méthode du silence boudeur et attendais la nouvelle de mon expulsion, ayant depuis longtemps dépassé le stade des trois avertissements. Mais ce n’est jamais arrivé.
À la place, elle m’a dit, avec une curieuse urgence :
— Madeleine, vous ne pouvez pas laisser votre situation familiale définir toute votre vie. Vous êtes intelligente – vous avez des capacités dont vous n’êtes même pas consciente. C’est la seule chance que vous aurez. Je peux vous aider. Vous voulez bien me laisser essayer ?
Personne n’avait jamais essayé de m’aider. Quelque chose s’est éveillé en moi, mais la méfiance et le soupçon ont la vie dure.
— Je peux vous aider, a-t-elle ajouté d’une voix douce. C’est votre dernière chance, Madeleine. Oui ou non ? »

Extrait de : J. Taylor. « Les chroniques de St Mary – Un monde après l’autre. »

Romans extraordinaires par René Barjavel

Fiche de Romans extraordinaires

Titre : Romans extraordinaires
Auteur : René Barjavel
Date de parution : 1995
Editeur : Omnibus

Sommaire de Romans extraordinaires :

  • Ravage
  • Le voyageur imprudent
  • Le diable l’emporte
  • Colomb de la Lune
  • La nuit des temps
  • Le grand secret
  • Le prince blessé et autres nouvelles
  • La tempête

Aladin et Sinbad par Piers Anthony et J. R. Rain

Fiche de Aladin et Sinbad

Titre : Aladin et Sinbad (Tome 2 sur 3 – Le retour d’Aladin)
Auteur : Piers Anthony et J. R. Rain
Date de parution : 2011
Traduction :
Editeur :

Première page de Aladin et Sinbad

«  Tu es quoi ? » ai-je demandé, abasourdi.
« Je suis enceinte », répondit Jewel. « Je savais que je n’aurais pas dû guérir ton impuissance. Cela ne mène qu’à des ennuis. »
Soudain, tout semblait clair : elle était enceinte ! C’était une excellente nouvelle à plusieurs égards. D’abord, cela signifiait que j’aurais à nouveau un héritier de sang. Ensuite, cela expliquait son comportement étrange et difficile de ces derniers temps. Elle s’était mise à manger des choses bizarres, et ses sautes d’humeur étaient devenues déconcertantes. « C’est formidable », dis-je d’une voix faible.
« Naturellement, je ne serai pas à ta disposition pour le lit pendant toute cette période », dit-elle. « Je dois protéger le bébé. Tu devras te contenter de concubines. »
« Mais je suis impuissant avec les concubines ! » ai-je protesté. « Tu es la seule avec qui je peux avoir des rapports. »
J’étais impuissant depuis la mort de ma première femme et de mon fils, jusqu’à ce que Jewel prenne soin de moi, pour ainsi dire. C’était l’amour dont j’avais besoin. »

Extrait de : P. Anthony + J.R Rain. « Aladin et Sindbad. »

L’ombre d’un soldat par Francis Berthelot

Fiche de L’ombre d’un soldat

Titre : L’ombre d’un soldat (Tome 1 sur 9 – Rêve du démiurge)
Auteur : Francis Berthelot
Date de parution : 1994
Editeur : France Loisirs

Première page de L’ombre d’un soldat

« Que la neige tombe sur le passé ou sur le présent, elle a la classe des grandes mystificatrices. La semaine avant Noël, les nuages qui s’amoncelaient sur Montaiguière (1 250 habitants) sont passés insensiblement du blanc à l’ocre sale. Puis, d’un coup, ils ont viré à une espèce de vert-de-gris, rappelant moins la feuille de l’olivier que la crasse des convois militaires. Dans les profondeurs, on a vu se profiler le spectre des bombardiers et des chars. Mais au moment où leur ombre allait recouvrir la garrigue, le ciel a crevé en flocons diaphanes, comme pour tout lénifier, l’inquiétude des bêtes, la mémoire des hommes, et renvoyer dans les limbes les secrets malséants.

Planté au fin fond de la Drôme, le village élance ses maisons à l’assaut d’une colline que couronne le château d’une légendaire duchesse, morte sous la Révolution. Les miniatures qu’elle peignait et un martyre dont on frémit encore furent les titres de gloire de cette dame. Mais en cette fin 1953, elle n’est plus qu’une statue de bronze, au socle entouré de quatre fontaines, trônant sur la Grand-Place. Et ses froides épaules, son front glacé, ne tressaillent même plus sous les flocons qui les recouvrent. »

Extrait de : F. Berthelot. « Le rêve du Démiurge – L’ombre d’un soldat. »