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Rendez-vous sur un monde perdu par Arthur Bertram Chandler

Fiche de Rendez-vous sur un monde perdu

Titre : Rendez-vous sur un monde perdu
Auteur : Arthur Bertram Chandler
Date de parution : 1961
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de Rendez-vous sur un monde perdu

« Quand meurt le rêve, que devient le rêveur ? »

« Ce rêve fut le rêve de Kemp, bien que nous l’ayons partagé. Ce fut le rêve de Kemp, mais Jim Larsen, Dudley Hill et moi, nous y avons participé. Ce fut un rêve qui n’était pas exceptionnel chez les hommes de l’espace, surtout chez ceux qui exercent leur métier en dehors et loin des routes spatiales bien entretenues. Ce fut un rêve que peu d’astronautes ont réalisé.

Alan Kemp, quand je le rencontrai pour la première fois, était second sur le vieux Lévrier. Il avait assez le type de l’officier caboteur des Pourtours galaxiques en ce sens que, comme la plupart de ceux d’entre nous qui exercions le même métier, il avait servi sur de grands vaisseaux avant de gagner le large. Il en avait gardé une dignité, une allure presque pompeuse qui s’accordaient mal avec l’usure de son uniforme et la décrépitude de son vaisseau.

Pour le reste, c’était un homme gros, grand, aux cheveux gris, aux yeux du bleu pâle dont les astronautes semblent toujours gratifiés dans les romans, mais qu’en fait ils possèdent si rarement. Quand on le connaissait, qu’on parvenait à franchir le mur de sa réserve, on se rendait compte qu’il était un bon camarade de bord et un excellent ami. S’il n’en avait pas été ainsi, nous autres, nous ne l’aurions jamais accompagné dans son entreprise hasardeuse. »

Extrait de : A. B. Chandler. « Rendez-vous sur un monde perdu. »

Verte destinée par Kenneth Bulmer

Fiche de Verte destinée

Titre : Verte destinée
Auteur : Kenneth Bulmer
Date de parution : 1957
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de Verte destinée

« L’eau était profonde, froide et noire. Prises dans l’étau d’une pression écrasante, les molécules bougeaient à peine au-dessus du limon pélagique dont la profondeur confond l’imagination, dont la masse, au sein d’une immense obscurité, masque un monde mystérieux de nuit éternelle.

L’eau pèse sur le limon du fond océanique et pousse contre le mur pâle de l’escarpement qui s’élève en colonnes de roc fissurées. Des cascades de boue drapent comme des rideaux les crevasses rocheuses et suintent en éventails onduleux. On ne voit ici aucune couleur. Seules règnent d’éternelles ténèbres.

Fendus et dentelés, les flancs du talus s’élèvent en une chaîne ininterrompue, sans cassure, et forment la plus longue paroi continue du monde. Vingt mille pieds de roche nue et de boue, sans lumière, sans végétation, s’élancent du fond océanique vers la surface avec une inclinaison presque verticale pour soutenir et étayer le plateau continental. Des ténèbres épaisses, et cependant des lumières. Des lumières partout. Des points brillants colorés se ruent, s’arrêtent net un temps infinitésimal, puis s’envolent, disparaissent, s’ébattent et resplendissent dans le triomphe sauvage, stupide, de la faim rassasiée. »

Extrait de : K. Bulmer. « Verte Destinée. »

Qui parle de conquête par Lan Wright

Fiche de Qui parle de conquête

Titre : Qui parle de conquête
Auteur : Lan Wright
Date de parution : 1957
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de Qui parle de conquête

« La première expédition interstellaire entreprise par l’escadre astronautique des Terres Réunies, sous la direction du commandant Stephen Brady, atterrit, le 8 juillet 2223, temps solaire, sur la cinquième planète de l’étoile Sirius où elle trouva, attendant son arrivée, un comité d’accueil.
Le vol fut effectué trois ans après la découverte initiale du propulseur stellaire, le Drive et l’on peut affirmer, sans risque de se tromper, que l’expédition, si elle avait prévu des rencontres, aurait fait figurer en dernière place sur sa liste celle d’un comité d’accueil.
Quatre mois exactement après leur atterrissage sur la cinquième planète de Sirius, les cinq vaisseaux de l’expédition arrêtèrent le propulseur stellaire à vingt-cinq mille milles de la Terre et achevèrent leur voyage sur les turboréacteurs de leurs fusées que n’avait pas encore détrônées leur puissant successeur, le Drive. Trois heures plus tard, ils se posaient sur l’astroport des Sables Blancs. »

Extrait de : L. Wright. « Qui parle de conquête. »

Le navire étoile par Edwin Charles Tubb

Fiche de Le navire étoile

Titre : Le navire étoile
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : A. Audiberti
Date de parution : 1955
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le navire étoile

« Le Psycho-policier Jay West arriva tout juste à temps au quartier général pour assister au jugement d’un cas porté devant la cour de justice du Vaisseau. Comme à l’ordinaire, Gregson, président de la cour, faisait fonction de juge et, à part Kennedy et le préposé aux communications, il n’y avait personne d’autre dans le bureau. Jay sourit à l’employé, poussa du coude son collègue officier pour avoir de la place sur le banc et, avec un signe de tête vers la vitre qui les séparait de la salle du débat, il demanda :
— Que se passe-t-il ?
— Un cas de gaspillage, répondit Kennedy sans détacher son regard de la scène. Secteur quatre. Vous connaissez ?
— Non.
Jay regarda l’accusé qui, comme l’indiquait son short vert, était un jardinier encore célibataire. Ses membres minces et sa peau délicate montraient qu’il avait passé la plus grande partie de sa vie aux étages supérieurs, où la force de gravitation était faible. L’homme était nerveux et il écarquillait les yeux pour regarder l’aménagement de la pièce sommairement meublée. »

Extrait de : E. C. Tubb. « Le navire étoile. »

Piège dans le temps par Rog Phillips

Fiche de Piège dans le temps

Titre : Piège dans le temps
Auteur : Rog Phillips
Date de parution : 1949
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de Piège dans le temps

« Il y eut un léger déclic, et, à l’autre bout du fil, une voix féminine très agréable murmura :

— Allô ?…

Ray Bradley fit un clin d’œil à Joe Ashford, son associé, puis toussota nerveusement avant de répondre dans le téléphone :

— Pardon de vous déranger, madame, mais pourriez-vous s’il vous plaît m’indiquer la date de ce jour et l’heure actuelle ?

— Est-ce vous qui m’avez téléphoné il y a deux ans pour me poser la même question ? demanda la voix au téléphone.

Et elle ajouta presque immédiatement :

— Oui, c’est bien vous, je pense. La voix est la même.

Il y eut un bref silence, puis la femme reprit encore :

— Bon, peu importe ! Il est exactement dix heures du matin, et nous sommes aujourd’hui le 4 juin 1961… J’espère que vous attendrez encore deux ans avant de me déranger pour me poser votre stupide question ?

— Je vous le promets, madame, dit Ray Bradley. Et merci infiniment. »

Extrait de : R. Phillips. « Piège dans le temps. »

Mystérieux délai par Vargo Statten

Fiche de Mystérieux délai

Titre : Mystérieux délai
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1954
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de Mystérieux délai

« Le Nuage Cosmique, vaisseau sidéral géant de l’année 1990, effectuait son premier voyage à destination de Vénus.  Il se trouvait à vingt-huit millions de milles environ de la Terre. Jamais les hommes n’avaient tenté une aussi longue randonnée interplanétaire. Leurs efforts antérieurs s’étaient limités à des essais à bord de petits vaisseaux, avec pour principal objectif la Lune et ses environs.

Ainsi avaient-ils obtenu la preuve que l’espace, jusqu’à la Lune, ne présentait aucun danger.

De courageux ilotes avaient aussitôt supposé qu’il n’y avait non plus rien à craindre dans les profondeurs qui s’étendaient au-delà du satellite de la Terre.

Cependant, entre deux cent quarante mille milles, distance déjà parcourue, et soixante millions de milles, distance à affronter, la différence était énorme. Bien qu’il n’en laissât rien paraître, le commandant du Nuage Cosmique avait hâte de voir achevé ce voyage à destination de Vénus. »

Extrait de : V. Statten. « Mystérieux délai. »

Métal de mort par Vargo Statten

Fiche de Métal de mort

Titre : Métal de mort
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1952
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de Métal de mort

« À quarante millions de milles du soleil, Mercure suit son orbite inclinée sur l’écliptique. Une face de la planète est solidifiée par le gel d’innombrables cycles de temps ; l’autre est en fusion et les métaux en ébullition y grésillent sous l’action terrifiante des rayons solaires. Monde absolument mort, planète de terreur.

Mais l’esprit d’aventure est si grand, chez l’homme, que même cette planète infernale l’a finalement attiré.

Deux silhouettes, déformées par les pesants vidoscaphes et par les énormes bottes destinées à créer une force de gravitation équivalente à celle de la Terre, avançaient lentement le long de la « Ligne Terminatrice ». Cette ligne frontière, au centre de ce monde vacillant sur lequel étaient séparés la nuit éternelle et le jour sans fin, délimitait approximativement les deux régions. »

Extrait de : V. Statten. « Métal de mort. »

Les fabricants de soleil par Vargo Statten

Fiche de Les fabricants de soleil

Titre : Les fabricants de soleil
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1950
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les fabricants de soleil

« L’inauguration du Grand Planétarium de Londres fut l’un des événements les plus sensationnels des festivités organisées un peu partout dans le monde pour célébrer l’an 2000.

Ce nouveau musée astronomique était du reste un authentique chef-d’œuvre. Il s’élevait sur le terrain qui, primitivement, avait été occupé par l’ancien observatoire de Greenwich et couvrait une immense esplanade de plus de cinq mille mètres carrés.

Financé par l’Etat, il était destiné-à faire connaître à un public scientifique toujours plus nombreux les merveilles de l’univers et du système solaire. Dans les vastes halls étaient reproduits, à l’échelle exacte, tous les astres connus et toutes les planètes, y compris naturellement la Terre, le Soleil et les constellations identifiées.

Au cours des cérémonies inauguratives, l’Administrateur général du Planétarium fut officiellement décoré pour services rendus au pays, et la presse lui décerna de vifs éloges. »

Extrait de : V. Statten. « Les fabricants de soleil. »

Le martien vengeur par Vargo Statten

Fiche de Le martien vengeur

Titre : Le martien vengeur
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1951
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le martien vengeur

« La planète Vénus allait mourir. On ne pouvait en douter. La haute civilisation scientifique qui existait sur Vénus avait atteint son apogée et elle devait affronter maintenant l’ultime problème qui toujours, inéluctablement, se présente à toutes les races : trouver le moyen de continuer à vivre sur une planète qui est à son déclin.

La mort prochaine de Vénus était l’unique préoccupation de tous les savants qui habitaient la planète. Pendant de nombreux siècles, ils avaient négligé les premiers signes précurseurs du désastre : la lente raréfaction des nuages, l’évaporation progressive des océans que l’espace indifférent aspirait peu à peu, la disparition presque complète de vapeur d’eau.

La planète était devenue insensiblement un monde brûlé par le soleil, par ce soleil qui ne se trouvait qu’à soixante-trois millions de milles et qui dardait sur Vénus sa terrible chaleur. Des rafales torrides balayaient les blanches plaines poudreuses et faisaient monter dans le bleu-violet du ciel d’énormes volutes de poussière. »

Extrait de : V. Statten. « Le Martien vengeur. »

La planète pétrifiée par Vargo Statten

Fiche de La planète pétrifiée

Titre : La planète pétrifiée
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1951
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de La planète pétrifiée

« Le vaisseau-fusée, lancé à une vitesse prodigieuse dans le gouffre énorme de l’Espace, changea brusquement de direction lorsqu’il entra dans le champ d’attraction de la planète Vénus. Cette fois, l’avion bolide approchait du but ! C’était la dernière étape de cette croisière fantastique, c’était la victoire, c’était la réussite de l’exploit aérien le plus audacieux, le plus extraordinaire !

Malheureusement, les deux héros qui venaient d’accomplir cette prouesse magnifique n’en savaient rien eux-mêmes ! Dans la cabine de la fusée, un jeune homme et une jeune femme étaient étendus à plat ventre sur le plancher de métal, tous deux évanouis. Les régulateurs du dispositif d’approvisionnement d’air avaient cessé de fonctionner, subitement bloqués sans qu’on sût pourquoi ni comment. »

Extrait de : V. Statten. « La planète pétrifiée. »